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Résolution antisioniste : L’UNESCO remet ça / Dreuz

PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 17 JUILLET 2016

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Déjà le 16 avril dernier, une résolution était adoptée au Conseil exécutif qui avalisait, selon les mots de Shmuel Trigano, «…une réécriture de l’histoire selon laquelle les Juifs (et pas seulement les Israéliens) sont des intrus et des étrangers dans le Pays d’Israël, qu’ils n’ont aucun lieu saint à Jérusalem…».

Apparemment, les attaques contre Israël à l’UNESCO ne sont pas terminées puisque d’après UN Watch, la Jordanie et l’Autorité Palestinienne vont déposer une résolution de la même farine devant le Comité du Patrimoine mondial de cet organisme.

J’ai traduit le texte suivant, de Judith Bergman pour les lecteurs de Dreuz.

Judith Bergman
Judith Bergman

L’UNESCO va se remettre au travail de sape contre Israël

le projet de résolution est encore plus extrême que celui qui a été adopté en 2015

Plus tôt cette semaine, le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a commencé sa 40e session d’une durée de 10 jours à Istanbul, en Turquie.

Lors de cette session, elle examinera des propositions visant à inscrire 27 sites sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que l’état de conservation de 108 sites déjà inscrits sur la Liste et de 48 sites inscrits sur la Liste du Patrimoine en péril.

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO se réunit une fois par an. Il est composé de 21 représentants des États affiliés.

Ce sont de nobles objectifs, mais du genre que la plupart des délégués trouvent probablement un peu ternes.

Dix jours c’est long, pour s’occuper uniquement de la conservation de bâtiments anciens, quand tout ce que vous avez vraiment envie de faire c’est siroter votre champagne en dégustant les mets offerts au buffet.

Heureusement, ces diplomates ont Israël pour se défouler et se divertir un peu, car honnêtement, quel plaisir trouverait-on dans une réunion de l’ONU lors de laquelle on n’aurait aucune occasion de dénigrer Israël ?

La Jordanie et l’Autorité palestinienne ont pris sur elles de soumettre à l’UNESCO un projet de résolution niant tout lien du peuple juif avec le Mont du Temple, y compris le Mur occidental et aussi, selon leur habitude, accusant Israël d’endommager les lieux saints islamiques.

D’après UN Watch, le projet de résolution est encore plus extrême que celui qui a été adopté en 2015 :

  • La nouvelle version se réfère 10 fois à Haram Al-Sharif, en utilisant exclusivement ce terme islamique pour nommer le Mont du Temple, sans mentionner qu’il s’agit du site le plus sacré du Judaïsme.
  • La nouvelle version utilise également le terme islamique Buraq Plaza trois fois, tout en plaçant le nom, Place du Mur occidental, en guillemets et même pas entre parenthèses, comme il l’avait fait précédemment, intensifiant ainsi la négation de toute relation juive avec le site.

Il convient tout de même de mentionner que le Comité du Patrimoine mondial de l’UNESCO est un organisme politique et que la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a énergiquement dénoncé, en avril dernier, la politisation passée de l’UNESCO. Elle a même a pris ses distances avec les précédentes tentatives de nier les liens des Juifs avec le Mont du Temple.

Elle a fait connaître sa position en ces termes :

« J’ai émis une déclaration immédiatement après la réunion du conseil dans laquelle j’ai dit que Jérusalem est une terre sainte pour les trois religions monothéistes et un lieu de dialogue pour tous les Juifs, Chrétiens et Musulmans. Rien ne doit être entrepris pour modifier l’intégrité et l’authenticité de ce lieu.

Il s’agit d’une mosaïque de cultures et de peuples, dont l’histoire a façonné l’histoire de toute l’humanité. Seuls le respect et le dialogue peuvent nous aider à bâtir la confiance dont nous avons besoin pour aller de l’avant. C’est la force de l’UNESCO d’oeuvrer pour le bénéfice de tous.»

[…]

«… J’ai dit à plusieurs reprises dans le passé qu’il devrait être interdit de politiser l’UNESCO.

En tant que directrice générale, j’ai pris une position claire en ce qui a trait aux circonstances propres à enflammer les esprits au Moyen-Orient. La vieille ville de Jérusalem et ses remparts, sont reconnus comme sites du patrimoine mondial de l’UNESCO ».

Les 21 États composant actuellement le Comité du Patrimoine mondial et ceux qui devront en dernière instance décider si cette résolution insidieuse sera approuvée ou non, sont les suivants : l’Angola, l’Azerbaïdjan, le Burkina Faso, la Croatie, Cuba, la Finlande, l’Indonésie, la Jamaïque, le Kazakhstan, le Koweït, le Liban, le Pérou, les Philippines, la Pologne, le Portugal, la Corée du Sud, la Tanzanie, la Tunisie, la Turquie, le Vietnam et le Zimbabwe.

Si le projet de résolution est approuvé, il ne servira qu’un seul but : jeter plus d’huile sur le feu déjà allumé par la vague d’attentats terroristes contre les Israéliens orchestrés par l’Autorité Palestinienne.

La «communauté mondiale» aura une fois de plus démontré à quel point elle est incapable d’être équitable quand tout ce qu’elle sait faire c’est joindre sa voix à celle des Arabes s’opposant à toute présence juive dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Néanmoins, dans le monde entier, et cela inclut le monde occidental, l’ONU continue d’être considérée comme le dépositaire de la légitimité internationale.

C’est une des raisons pour lesquelles devant cette dernière manoeuvre, ce projet de résolution, nous ne pouvons pas simplement nous montrer résignés comme si nous avions affaire à des manigances de cinglés.

Les cinglés en question font partie de la communauté internationale. Ils prétendent exercer une influence sur des questions de droit international (alors qu’eux-mêmes s’en foutent).

Ce qui est décidé à l’ONU est pris comme vérité d’évangile par de nombreux observateurs dangereusement mal informés.

Voilà pourquoi les diplomates israéliens cherchent à faire pression sur les membres du Comité du Patrimoine mondial afin de les amener à voter contre le projet de résolution – et pourquoi tous ceux qui se soucient non seulement d’Israël, mais aussi du respect du droit international, devraient faire ce qu’ils peuvent pour expliquer que le fait de singulariser Israël dans une condamnation de l’ONU est non seulement moralement répréhensible mais va à l’encontre de l’intérêt de tous.

Peut-être alors, qu’éventuellement, les diplomates trouveront un passe-temps plus approprié que le dénigrement d’Israël à l’ONU.

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*Judith Bergman est auteure et analyste politique . Elle vit en Israël.
Source: site d’Israel Hayom, 12 juillet 2016

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pourDreuz.info.

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