Afrique du Sud : «Nous n’appelons pas au massacre des Blancs pour le moment» dit le marxiste Julius Malema, mais allons saisir leurs terres

By 4 mars 2018mai 13th, 2020Monde
PUBLIÉ PAR JEAN-PATRICK GRUMBERG LE 3 MARS 2018

Lorsque Julius Malema, le député marxiste du parti EFF (Economic Freedom Fighters – Combattants pour la liberté économique), a fait voter une motion raciste destinée à réformer la constitution pour voler les terres des Blancs, les dépouiller et les expulser sans les dédommager, après avoir déclaré, en 2016, qu’il « n’appelait pas au massacre des Blancs – du moins pour l’instant » (1), Le Monde (2) l’a décrit comme un « bouillant » politicien.

Je vous laisse imaginer les mots que Le Monde utiliserait si un Blanc appelait à confisquer les terres des noirs.

Je doute que les donneurs de leçon de politiquement correct parleraient d’un homme « bouillonnant ». Mais cela a un avantage : Le Monde clarifie sa position et confirme ce que je ne cesse de constater : quand l’idéologie l’exige, Le Monde sait se faire le complice des racistes.

Je ne suis en rien surpris que Le Monde soutienne la politique d’Apartheid de l’Afrique du Sud – l’Apartheid a changé de couleur mais pas de laideur. Après tout, quand on soutient les terroristes palestiniens contre la démocratie israélienne, il n’y a plus de limites.

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Le vote qui autorise le vol des terres des Blancs

Julius Malema

Par 241 voix contre 83, mardi 27 février, le Parlement a voté une motion permettant d’amender la Constitution du pays pour permettre la confiscation sans compensation – c’est à dire le vol légalisé – des terres appartenant aux Blancs, à la suite d’une motion déposée par un dirigeant raciste, le marxiste Julius Malema.

Plusieurs partis – l’Alliance démocratique, Freedom Front Plus, Cope et le Parti chrétien-démocrate africain – n’ont pas soutenu la motion.

Le directeur général adjoint du groupe de défense des droits civils Afriforum, Ernst Roets, a rappelé que la motion constituait une violation des accords conclus à la fin de l’apartheid.

Le ministre des Affaires rurales du parti communiste ANC (African National Congress) a déclaré:

« L’ANC soutient sans équivoque le principe de l’expropriation sans compensation. Il n’y a aucun doute là-dessus, il y aura expropriation des terres sans compensation. »

Pourtant le nouveau président de l’ANC, Cyril Ramaphosa, a promis il y a deux semaines lorsqu’il a été élu que sa réforme destinée à « panser les plaies du passé et à accélérer la redistribution de la terre aux Sud-Africains noirs » serait opérée sans « interventions s’apparentant à du vol ».

La réalité que ne dévoilent pas les médias

L’Afrique du Sud a une population de plus de 50 millions d’habitants. Un audit publié en 2017 par le gouvernement sud-africain avait révélé que les Blancs possèdent 72 % des terres agricoles. Et une étude récente confirme que les fermiers blancs contrôlent 73 % des terres arables contre 85 % lorsque l’apartheid a pris fin en 1994 (1).

C’est pourquoi en 2016, Malema déclarait « nous devons restaurer la dignité de notre peuple sans dédommager les criminels qui ont volé notre terre. »

Mais cette « faim de terre », expliquait Roets dans un tweet, « est peut-être le plus grand mythe de notre époque. Toutes les données disponibles indiquent que la grande majorité des Noirs – peut-être même 99 % – n’ont aucun intérêt à cultiver ou à posséder des terres agricoles. 93 % de ceux qui revendiquent des terres disent préférer avoir de l’argent. »

Selon l’ANC, les lois d’apartheid indiquaient qu’ »aucun Africain [noir] ne peut acheter des terres, ou posséder une propriété, où que ce soit dans la République. »

L’apartheid a disparu, la Constitution de 1996 a annulé les interdictions, mais les Noirs n’ont globalement pas été attirés par la terre.

Selon Samuel Osborne, dans The Independent (4) « la corruption et le manque de formation des agriculteurs [Noirs] restent des obstacles à la redistribution des terres. La politique de réforme agraire du gouvernement a été critiquée au fil des ans, car de nombreuses exploitations agricoles transférées à de nouveaux agriculteurs noirs étaient en jachère et improductives. »

Une affaire d’argent, pas de terres

  • Dans un article publié en 2016 par le Daily Mail (3), le ministre de la Réforme des terres Gugele Nkwinti déclarait qu’environ 30% des terres qui ont été achetées aux Blancs par le gouvernement pour les donner aux Noirs ont été revendues à leurs propriétaires d’origines par leurs nouveaux propriétaires », confirmant les propos d’Ernst Roets.
  • En 1994, lorsque l’ANC est arrivée au pouvoir, elle a promis à ses partisans que 30% des terres seraient redistribuées d’ici 2014. La démarche s’est transformée en un fiasco massif où, après 22 ans de règne de l’ANC, seulement 2% des terres ont été redistribuées.
  • Par conséquent, en 2016, le président Zuma annonçait un moratoire de cinq ans sur toutes les revendications de terres.

Finalement, on ne peut en arriver qu’à une seule conclusion: ce n’est pas une question de terre, mais une question d’argent. C’est dans ce contexte, et pour ne pas perdre ses électeurs, déçus qu’il ne puisse tenir ses promesses, que l’ANC a enclenché le processus de réforme de la constitution.

Des conséquences graves

Pieter Groenewald, chef du parti Front de la Liberté Plus, a déclaré que la décision de dépouiller les fermiers blancs de leurs terres entraînerait « des conséquences non anticipées qui ne sont pas dans l’intérêt de l’Afrique du Sud ».

Louis Meintjes, président du groupe des agriculteurs du Transvaal Agricultural Union, a averti que le pays risquait de basculer dans la même voie que le Zimbabwe, qui a sombré dans la famine après une purge des fermiers blancs approuvée par le gouvernement dans les années 2000.

« Où dans le monde l’expropriation sans compensation couplée au gaspillage des terres agricoles, a-t-elle abouti à la confiance étrangère, à la croissance économique et à l’augmentation de la production alimentaire ? », a demandé Meintjes, cité par l’agence australienne news.com.au.

« Si M. Ramaphosa veut créer une situation intenable, qu’il crée les circonstances propices à la famine. Sa promesse d’exproprier des terres sans compensation sème la semence de la révolution. L’expropriation sans compensation est un vol. »

Au Zimbabwe voisin, la confiscation (souvent violente) et la redistribution des terres a laissé de nombreuses fermes en ruines, la production s’est écroulée, déclenchant une crise économique profonde dont il ne s’est pas relevé.

Apartheid 2.0

Les terres agricoles d’Afrique du Sud appartiennent aux fermiers blancs depuis les années 1600. La question se pose de savoir qui doivent être les héritiers de ceux qui occupaient ces terres avant les années 1600.

Les groupes de défense des droits civiques ont accusé l’EFF et l’ANC d’inciter à des attaques incessantes contre les fermiers blancs, caractérisées par une brutalité extrême, des viols et des tortures.

« L’année dernière, plus de 70 personnes ont été tuées dans plus de 340 attaques de ce type », a rapporté l’Australian News.com (5).

Ernst Roets, directeur général adjoint du groupe de défense des droits civils AfriForum, a précisé que l’expression « expropriation sans compensation » était une « fraude sémantique ». Ce qui se passe n’est rien de plus qu’un « vol raciste », a-t-il expliqué.

Bien que la motion ait été adoptée par le Parlement, la question de l’amendement de la Constitution sera examinée par la Commission de révision constitutionnelle d’ici le 30 août prochain.

Le premier président de l’ANC était Nelson Mandela, qui a formé une coalition avec le Parti national et le Parti de la liberté Inkatha. Mais depuis sa mort en 1999, l’ANC est devenu de plus en plus raciste et sa politique est une nouvelle forme d’apartheid, contre la minorité blanche cette fois.

Les fermiers blancs sont en première ligne des cibles du racisme anti-Blanc, et la motion pour le vol légal de leurs terres n’est que le dernier épisode d’une tentative d’épuration ethnique qui ne dit pas son nom.

Le communisme sème partout la misère

Le Venezuela, qui est un riche pays producteur de pétrole, est plongé depuis des années, en raison des communistes au pouvoir, dans une misère extrême. Il n’y a plus rien à manger. Les habitants se nourrissent de racines et font les poubelles, les supermarchés sont vides, et les queues pour acheter les quelques denrées qui arrivent rappellent celles de l’URSS.

L’Afrique du Sud vient de rompre toutes relations diplomatiques avec Israël. Israël n’a pas besoin de relations diplomatiques avec un Etat raciste comme l’Afrique du Sud.

Crise de l’au à Cape Town

Récemment, Dreuz révélait dans un article que parce qu’elle boycotte Israël et a refusé les solutions que l’Etat juif lui proposait, la ville de Cape Town traverse une terrible crise de l’eau et a plongé ses habitants dans une situation qui va rapidement devenir explosive.

Mais il n’est pas question de faire le procès du communisme : cette idéologie criminelle est protégée de toute attaque par les médias.

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