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EHAD-UNITE de H.Goël /extrait N° 24 : Quelques archétypes de cette nature déchue : Néron, Idi Amin Dada, les Borgia, l’empereur Caligula, Mao Tsé Tung, ou certains de nos intouchables « grands hommes » politiques, littéraires, du spectacle, où d’ailleurs, hum ! … Mais il convient ici de nous rappeler que nous avons tous été infestés par le mal, de la même façon, à la racine même de notre vie.

Quelques archétypes de cette nature déchue :

Néron, Idi Amin Dada, les Borgia, l’empereur Caligula, Mao Tsé Tung, ou certains de nos intouchables « grands hommes » politiques, littéraires, du spectacle, où d’ailleurs, hum ! … Mais il convient ici de nous rappeler que nous avons tous été infestés par le mal, de la même façon, à la racine même de notre vie.

Un caractère tragique apparaît chez l’homme au moment de la chute : la démission.

En considérant les quelques schémas qui vont suivre (autour des pages 57, 65 et 86), nous pourrons comprendre à quel point ce caractère démissionnaire a pu engendrer de conséquences catastrophiques. Dans le jardin d’Eden, c’est à une démission totale, à un abandon de position, que nous assistons. Est-il encore besoin de décrire face à quelles merveilles reçues de D.ieu Adam démissionna ? Le fait est qu’Adam a démissionné d’une tâche qu’il lui était facile d’accomplir puisqu’il était rempli de la nature parfaitement relationnelle qui vient de D.ieu. Cette nature démissionnaire est depuis lors profondément marquée dans le coeur de l’homme et c’est pourquoi, entre autres, dans l’Apocalypse, chapitre 21, verset 8, nous voyons :

 

    « Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de souffre, ce qui est la seconde mort. »

 

Les lâches sont les premiers sur la liste de ceux qui sont destinés à l’étang de feu et de souffre, la seconde mort. La lâcheté est un rameau qui pousse sur l’arbre de la démission. Et c’est pourquoi le caractère bravache et macho de certains jeunes gens et de certains hommes adultes restés en fait de grands enfants, mais qui l’ignorent, donne un spectacle si triste, car derrière ces attitudes se cachent en réalité, et si mal, les grimaces de la crainte, de la lâcheté qui est dans le coeur de tout homme non régénéré en Christ. Un macho est en réalité toujours un pitoyable époux. L’incrédulité, la nature abominable, le meurtre, la débauche, la magie, l’idolâtrie et le mensonge, trouvent presque toujours leur place dans le coeur du macho.

N.B. : La démission a souvent l’apparence de la bonhomie, ce qui peut être extrêmement  trompeur. C’est ce qui correspond dans mon jargon au quotidien aux expressions : « Bonhomme camembert » ou « Michelin » – (pardon Michelin !).

 

Ces déviations abominables poussent toutes sur le terreau de la démission et ce n’est pas un hasard si nous rencontrons le machisme en tant que valeur culturelle et quasi folklorique dans des nations issues de cultures et de systèmes religieux qui font la part belle à la démission masculine, tout en idolâtrant la femme, (le monde du culte marial, par exemple).

Ainsi en fut-il de la génération adultère qui idolâtra Marilyn Monroe, mais ainsi en est-il aussi dans le bassin méditerranéen, vieux réceptacle de cultures et de civilisations païennes où le culte idolâtre de la femme, de la mamma, dérive d’un culte similaire dans ses effets, celui de la vierge Marie appelée Madonna en Italie, par exemple, ce qui signifie en fait « Mère de toutes les femmes » (en italien : Madre de tutte donne. Ce qui par contraction donne Madonna).

 

Il m’est difficile ici de ne pas me souvenir de ce témoignage d’une soeur. Je l’appellerai Madeleine (les prénoms des personnes ont été changés). Elle fréquenta nos réunions, il y a un certain temps. Elle avait la fâcheuse habitude pendant celles-ci de s’exprimer à tort et à travers, de m’interrompre. On ressentait chez elle le besoin d’exprimer quelque chose et ce quelque chose était tellement profond qu’il fallait une oreille très attentive pour comprendre. En fait il s’agissait d’une profonde détresse.

A plusieurs reprises, je dus avec tact la prier de se taire pour que nos réunions puissent continuer et se dérouler normalement. Mais un jour, alors que son attitude vraiment exacerbée perturbait gravement, j’allais devoir me résoudre à intervenir plus sévèrement. Et c’est alors que le Saint-Esprit me parla très clairement, en me disant : « Laisse faire et appelle cette soeur avec son époux dans ton bureau, après la réunion ».

A l’époque, je venais de connaître ma propre rémission sur le quai de la gare de Gap, ainsi que mon expérience à Bangui et je commençais à enseigner énormément le sujet autour de moi.

J’invitai donc à l’issue de la réunion Madeleine et son époux (nous l’appellerons : Albert), dans mon bureau. Et je me mis, dirigé par l’Esprit, à les questionner sur leurs relations de couple et plus spécialement le frère qui m’avoua passer bien plus de temps à pratiquer la philatélie et la chasse qu’à vivre dans son foyer. (Les détails, les noms de l’histoire sont modifiés pour des raisons faciles à discerner). J’enseignai ensuite Albert à prendre conscience de cette tare fondamentale qui minait sa vie d’époux. Albert avait tout extérieurement du « brave type », le Français moyen tel qu’on l’imagine généralement, le béret sur la tête et la lippe chargée de bonhomie, mais Albert était en fait tellement brave qu’il en était inexistant. Son côté « brave type » cachait un égoïsme phénoménal, un être profondément démissionnaire.

 

Cet entretien avec le couple mit tellement le doigt sur le problème fondamental que, la plaie mise à vif, Madeleine épancha pour la première fois sans doute, à plein torrent, toute son amertume, une peine refoulée depuis bien des années. Je vis cette femme agripper le bras de son mari et l’entendis littéralement crier, pleine de frustration et de supplication mêlées : « Tu vois, voilà ce que j’attends de toi depuis tant d’années et que je n’ai jamais eu ».

 

Plus tard, j’appris que, quelques semaines auparavant, la famille venait d’échapper à un drame. Le fils aîné, Fernand, garçon intelligent et doué, était régulièrement impuissant face à des situations d’adulte et se révélait incapable de choix. Profondément assoiffé d’une relation dont il n’avait jamais connu les effets bénéfiques, avec ce père absent d’esprit et de coeur, bien que présent de corps (et, de quelle présence ! Tant de silence, tant d’absence), l’enfant, d’une vingtaine d’années, ayant épuisé toutes les formules d’appel au secours, lors d’une ultime tentative de créer un contact avec ce père énigmatique, avait saisi sur la cheminée du salon un revolver chargé. (Que pouvait bien faire cette arme dans un foyer chrétien ?) Il l’avait violemment pointée vers son père dans le but de voir jaillir quelque chose, n’importe quoi, un cri, un geste, qui manifesterait la présence d’une vie quelconque dans le coeur de cet homme. De telles détresses chez des enfants ne sont pas rares. La démission des pères est le meilleur tremplin pour une solitude effroyable à l’intérieur des foyers où l’on finit par se côtoyer sans pouvoir rien communiquer. Il nous faut prier pour que dans nos foyers ce genre de situation disparaisse, car l’homme non régénéré impose la plupart du temps à son épouse une solitude spirituelle, affective et même sexuelle affreuse et il impose par le profond égoïsme de sa nature déchue la même solitude aux enfants. A des enfants qui n’auront qu’un choix : se révolter en hurlant leur détresse, leur colère, ou laisser mourir peu à peu une part entière de leur vie (et quelle part : leur identité) abandonnée à l’incohérence, à la mort lente, à l’infécondité.

 

N.B. : Les suicides d’adolescents sont, faut-il s’en étonner, en hausse vertigineuse aujourd’hui.

 

Dans un tout autre registre, j’ai une conviction (et qu’on me pardonne le coq à l’âne). Les personnalités politiques israéliennes qui se trouvent à l’origine de cette étrange paix dont nous voyons se dérouler les péripéties diverses sous nos yeux chaque jour, sont de nature profondément démissionnaire. (Ce livre fut, signalons-le, essentiellement rédigé au moment où démarraient les accords de paix Rabin – Arafat).

 

Le respect dû aux êtres qui passent par des situations difficiles m’impose distance et respect. Mais globalement, les choix actuels d’Israël, cette recherche de la paix à tout prix, tout en exposant un peuple à la turbulence mortelle et à une incertitude évidente pour le futur, ne relèvent-ils pas de la démission ? Dans la suite de ce livre, nous aurons l’occasion d’analyser quelque peu que les personnalités démissionnaires de chefs d’Etat ont toujours conduit des nations à la catastrophe. Ne nous fions pas aux apparences, car la démission chez l’homme est un mal profond. Les plus résolus, les plus déterminés d’entre nous, les plus intelligents et les plus éduqués en apparence révéleront un jour ou l’autre la faille si elle n’a pas été comblée.

 

Dans les temps de la fin, tout en appelant de tout coeur un chef capable de prendre à leur place les décisions, une majorité d’hommes, préoccupés de bonheur factice et vivant de démissions successives à tous niveaux, crieront : « Paix, paix » (en fait « tranquillité, jouissance, aisance, etc. »).

Et c’est alors qu’une ruine soudaine s’abattra sur eux (« Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! Alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l’enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n’échapperont point ». 1 Thessaloniciens 5 : 3).

Qu’en est-il de la femme et quelles sont les conséquences de la chute en Eden ?

 

Quelle que soit la responsabilité de l’homme, est-il utile de dire qu’elle fauta, elle aussi, en s’exposant à la réprobation de D.ieu et à celle de son mari (s’il était resté ferme dans sa position ?). Dans cette confrontation avec le choix d’obéissance ou de désobéissance, Eve fut aussi active et rejeta la couverture spirituelle de cet époux qu’elle aurait dû consulter. Ce qu’elle ne fit pas. C’est ainsi qu’un caractère d’indépendance, un aspect « boussole affolée » et une certaine rébellion entrèrent dans les composants de votre caractère, mes chères soeurs. Que dire ensuite du sentiment d’humiliation, de crainte qui prit la place du sentiment de protection et de bonheur dans le coeur de la femme, face à cet époux démissionnaire et lâche devenu soudain « adepte de la créature » en ayant perdu le statut de compagnon protecteur ?

 

C’est alors qu’entra dans le coeur de la femme pécheresse ce caractère imprévisible, réactif et quelquefois « énigmatique » qui vous caractérise hélas, mes soeurs.

Lorsque le Seigneur annonça à Eve que ses souffrances augmenteraient en accouchant, Il savait qu’une profonde angoisse métaphysique naîtrait au plus profond de la femme, qui mettrait au monde des êtres désormais pécheurs et de toute manière destinés à la mort.

 

    Démission, lâcheté, idolâtrie de la femme en tant que créature, chez l’homme.

    Indépendance, rébellion, crainte, douleur, chez la femme.

    Frustrations pour les deux.

 

Nous avons là pour l’essentiel les éléments de base qui, à eux seuls, vont engendrer toutes les frustrations relationnelles que nous rencontrons dans le domaine du couple. Dans les pages qui vont suivre, j’aimerais examiner avec vous des schémas qui font partie du séminaire que j’ai été appelé à prêcher un peu partout, en France, en Italie, en Suisse, en Israël et en Afrique.

 

L’un évoque la famille biblique. Les positions retrouvées pour l’homme et pour la femme bibliques, les répercussions au niveau familial et au niveau social. L’autre, le deuxième, fera l’objet d’un développement beaucoup plus conséquent, car il nous concerne tous à des degrés divers et représente ce qui doit être réformé en chacun d’entre nous. Il concerne le schéma de la famille non-biblique, les conséquences sur la vie de famille, l’engrenage négatif de génération en génération et les conséquences sociales aisément identifiables. Il nous aidera à comprendre l’évolution de la personnalité maternelle, et l’influence catastrophique de ce développement en dehors d’un ordre biblique.

Un troisième schéma viendra ensuite illustrer ce phénomène à un niveau maximum dans la famille et la société italienne (le syndrome de la super mamma). Nous découvrirons les liens très étroits et étranges entre ce dernier schéma férocement anti-biblique et celui de l’Eglise catholique romaine avec Marie en position dominante. Au-delà, nous parlerons un peu des civilisations dans lesquelles le principe féminin déchu devenu dominant et majoritairement influent sert de plan directif au désordre de l’humanité et à l’ordre séducteur de Satan sous tant d’aspects. Nous parlerons en fait de l’ordre babylonien.

 

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