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EHAD-UNITE de H. Goël / Extrait N° 35 : La France et les fils de la République

By 10 septembre 2021LECTURE QUOTIDIENNE

Chapitre 11

La France et les fils de la République

Il n’est pas inutile, après avoir effleuré les composantes de la société italienne à travers l’Histoire, de noter que la France a vécu sous influence romaine longtemps après la conquête de la Gaule, ni que la France est nommée par Rome elle-même « Fille aînée de l’Eglise », donc candidate obligée au rôle de Super-Mamma.

La partie la plus proche de l’Italie en France s’appelle aujourd’hui la Provence. Ce nom nous vient en droite ligne de l’époque où le Sud-Est de la France était appelé Provincia Romana (Province Romaine). L’apport méditerranéen est puissant dans la culture française.

L’apport marseillais ne fut pas négligeable dans la révolution de 1789 et dans la suite.

Ce titre de « Fille aînée de l’Eglise » appelle une question : qui sont le père ou la mère ? Voici par cette appellation la France mise sous contrôle direct des principes (et principautés) spirituels mis quelque peu en lumière dans les précédentes pages concernant l’Italie romaine. Nous savons – et c’est clair – à la lecture du chapitre précédent (qui mériterait d’immenses développements), qu’il n’est question ni de père ni de mère, mais d’une Super-mère. Une des principautés démoniaques fondamentales qui gouvernent la France est Gaïa. L’antique déesse terre-mère dont le culte est réactivé à travers le culte marial notamment. Les Celtes pratiquaient le culte de la déesse terre-mère. La composante gauloise est aujourd’hui encore très forte dans le caractère français et bien des lieux de culte à Marie ne sont que d’anciens lieux de culte gaulois, voire plus anciens même.

Le Massif Central est un des plus vieux réceptacles de ces sanctuaires anciens recouverts par les sanctuaires du culte marial.

La France est une terre marquée par la mariolâtrie de façon extrêmement forte*. Comme nous pouvons le lire dans les informations sur le culte de la Raison cité ci-après (texte de A. G. White, page 100), à l’époque de la Révolution Française, c’est dans un contexte profondément blasphématoire que fut institué le culte de la déesse Raison dont nous retrouvons un dérivé sur nos timbres sous la forme de Marianne, coiffée du bonnet phrygien. Le bonnet phrygien est un vieux symbole phallique, notons-le au passage.

* L’expérience vécue par l’auteur et sa famille à leur arrivée en France en 1992 fut, à cet égard, parlante. Voir page 44.

La déesse terre-mère des Gaulois, la Madone romaine, la Marianne républicaine, trois entités féminines, une triangulation spirituelle que nous ne pouvons ignorer. Trois réactivations du même principe anti-biblique intervenant dans trois périodes fondamentales de l’Histoire. Le fond gaulois, le fond catholique romain (et non pas chrétien), le fond révolutionnaire. Il n’y a pas de hasard et le principe trois fois réactivé de la femme élevée au rang de divinité est une réponse diabolique à la trinité divine. Un élan blasphématoire foncier dans l’Histoire de France.

Pour rappel, la trinité divine : le Père, le Fils et l’Esprit. Le Père gouverne le principe d’unité parfaite, l’Ehad, dans une dynamique d’amour parfait.

La trinité diabolique : l’Antichrist, la Bête, le Faux-prophète. Satan gouverne le principe de « désunité », dans une dynamique de haine et de destruction.

La Révolution française de 1789 aurait pu être un simple soubresaut de l’Histoire. Des révolutions, des coups d’Etats, des conspirations de palais, des jacqueries (révoltes paysannes), il y en eut par centaines et nombre de ces révoltes sont aujourd’hui oubliées ou à peine mentionnées dans nos manuels d’Histoire.

La Révolution française, elle, a été un moment-clé dans l’histoire spirituelle de l’Histoire de l’humanité. Elle a largement influencé la pensée européenne de l’époque (et au-delà), de manière profonde et durable. Via le mouvement romantique allemand, notamment, elle a largement répandu ses idées et il ne serait certainement pas très difficile de démontrer qu’elle a ainsi servi plus tard d’arrière-plan à un certain Karl Marx, né à Trèves. Une contrée de l’Allemagne qui se trouve aux marches de la France, contrée qui fut à l’époque romantique, et durablement, accueillante pour les idées de la Révolution française. Démontrer son influence dans la Suisse Romande où l’on en trouve la trace jusque dans les milieux chrétiens serait sans doute aisé. Marat était d’ailleurs issu d’un village proche de Neuchâtel.

La Révolution française est un fait historique qui rayonne spirituellement encore aujourd’hui sur le monde*. Pour en comprendre les véritables enjeux, pour en saisir les clés spirituelles, il nous faut nous mettre dans la prière. Si nous le faisons, le Saint-Esprit nous montrera très clairement que la Révolution française ne peut être comprise sans considérer un événement négatif aux conséquences tragiques qui a servi de tremplin pour l’émergence de la Révolution. Cet événement est la Révocation de l’Edit de Nantes.

A l’époque de cette Révocation, trois niveaux de pouvoir se sont profondément discrédités : le niveau royal, la noblesse catholique et le Haut Clergé catholique romain, qui ont attiré sur eux la venue d’un terrible jugement. A la Révolution française, ces trois niveaux de pouvoir récoltèrent les fruits de leurs sinistres semailles, la guillotine. Retour de balancier pour la terreur et le fer semés jadis parmi les croyants sincères.

* Le rôle de la franc-maçonnerie fut primordial à la Révolution française. Lafayette était franc-maçon. Quand on connaît le soutien qu’il apporta à la Révolution américaine… Ainsi la Révolution française, (franc-maçonne), par l’influence de son idéologie (naissance des idées communistes) et son soutien politique et occulte (Etats-Unis d’Amérique) présida à la naissance des deux blocs qui dominérent ce monde peu à peu pendant presque tout un siècle.

Un événement révolutionnaire fut la commune de Paris en 1870. Karl Marx la considéra comme le précurseur de la révolution ouvrière.

1789 inaugura une ère importante marquée jusqu’à aujourd’hui par « l’idéal » révolutionnaire.

 

 

DEESSE TERRE-MERE (Voyez le livre en format papier pour les illustrations)

GAULOISE (crayon)

Songeons aussi à ce que fut, le 24 août 1572, la fameuse Nuit de la Saint-Barthélemy. Ce qui s’est déroulé là, ainsi qu’au moment de la Révocation de l’Edit de Nantes, fut lourd de conséquences et la France en porte encore aujourd’hui les profonds stigmates. En choisissant de massacrer, de persécuter et d’exiler une majorité de protestants français, le pouvoir royal allié à l’Inquisition a privé la France d’une grande partie de son élite. Cette élite protestante française a essaimé un peu partout en Europe pour le plus grand profit des contrées qui l’ont hébergée (la Suisse, la Hollande, la Prusse, l’Afrique du Sud, l’Amérique, des régions qui connurent alors, comme une bénédiction, un essor indiscutable à tous points de vue).

La France, à l’occasion de la Révocation de l’Edit de Nantes et de toutes les persécutions perpétrées au fil des siècles, (contre les vaudois, les protestants, etc.) a vu ses trois niveaux d’autorité se compromettre, nous l’avons dit : la royauté, par exemple.

En examinant le contexte dans lequel fut prise par Charles IX le 23 août 1572 la décision du massacre des Huguenots de Paris, j’ai découvert des éléments tout à fait étonnants. Lisons ensemble les lignes qui suivent :

La nuit de la Saint-Barthélemy

Paris, 1572

En 1572, le jour précédant la Saint-Barthélemy, donc le 23 août, il faisait particulièrement chaud à Paris. Même l’eau de la Seine était chaude, après l’été torride que l’on avait connu, et le roi Charles IX de France prenait un bain dans le fleuve. Armand de Clermont, seigneur de Piles, essayait de lui apprendre à nager en le tenant par son royal menton. Peu de spectateurs de ce petit tableau idyllique pouvaient s’imaginer que la tête du seigneur de Piles, cette même nuit, serait fichée sur la hallebarde d’un garde royal, et qu’il rendrait le dernier soupir sous le regard approbateur du roi.

Aux premières heures du 24 août, Piles ne serait pas le seul mort. Des dizaines de ses frères protestants seraient massacrés par les troupes catholiques.

Ce massacre faisait partie d’un plan calculé de sang froid pour raffermir la position du roi. Comme les meurtres continuaient et échappaient au contrôle, ils s’étendirent à toute la France, où des milliers de personnes furent encore tuées.

 

    L’instigatrice de ce bain de sang était la reine mère Catherine de Médicis, petite-fille de Laurent le Magnifique, le mécène de la Renaissance à Florence. Catherine régnait, mais était décidée à conserver le pouvoir pour ses fils contre les factions de la cour.

Certes, la situation était difficile. Charles IX, à peine âgé de vingt-deux ans, était maladif et condamné à une mort précoce. Catherine avait deux autres fils, mais elle eut à lutter contre l’ambition des Guise, les oncles du roi et contre la minorité protestante, ceux qu’on appelait les huguenots, de l’allemand Eidgenossen (conjurés). La famille royale était catholique, mais Catherine espérait maintenir l’unité du pays. Jusqu’alors, elle n’y était nullement parvenue…

 

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