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EHAD-UNITE de H. Goël / Extrait N° 39 : « En Russie et ailleurs »…

By 22 septembre 2021LECTURE QUOTIDIENNE

Chapitre 12

 

En Russie et ailleurs

 

 

Bien que disposant d’informations sur la culture et l’Histoire russe, j’ai à ce jour trop peu d’informations sur le terrain pour pouvoir apporter un point de vue suffisamment détaillé. Néanmoins, de récents voyages et certaines observations dans un musée de Saint-Pétersbourg ainsi que certaines expériences dans le vécu quotidien m’ont permis d’observer que, de manière générale, le monde russe semble profondément marqué par le phénomène « homme démissionnaire – femme dominatrice ».

 

Quelques pistes :

 

    Les poupées emboîtables. Généralement, une figurine féminine. Qui ne connaît cet objet répandu quasi universellement aujourd’hui ? Il fait partie du patrimoine slave. J’ai toujours personnellement été très mal à l’aise avec cet objet, sans en discerner la raison.

Mais en rédigeant cet ouvrage et en y réfléchissant, j’ai la conviction qu’il y a derrière ces poupées en apparence innocentes, et derrière leur principe d’emboîtements successifs, des principes spirituels et occultes. Le premier de ces principes est évidemment celui d’une déesse terre-mère, du ventre duquel jaillit une deuxième déesse terre-mère qui elle, à son tour, en contient une autre, etc. Sans nous étaler trop longuement sur toute la (et les) symbolique(s) que nous pourrions y trouver, il y en a une qui apparaît comme une malédiction : la ligne du temps (l’alignement des poupées de la plus grande à la plus petite représente une ligne du temps qui, d’ailleurs, dans son principe, se veut sans fin, éternelle).

Le deuxième principe – occulte – qui apparaît ici est celui de l’enfermement. La Russie, dans toute son Histoire, semble enfermée dans un destin très personnel qui nous parle d’une Histoire à bien des égards étrange et souvent d’une cruauté inouïe. Il y aurait beaucoup à dire bien sûr sur les arrière-plans historiques et spirituels de la Russie : la « Horde d’or » mongole, la domination tartare pendant plusieurs siècles, l’esprit profondément caïnique de cette horde d’or, son infinie sauvagerie et sa cruauté, etc., etc. Ce fut comme un cercle de fer déposé sur la Russie.

Dans l’imagerie et l’inconscient collectif russe, la femme est perçue comme éminemment maternelle et donc dominatrice. J’ai vécu pour ma part l’expérience des vieilles mamans slaves qui vous sur-accueillent d’une manière extrêmement pénible quelquefois.

 

On retrouve ici le principe de la « mise en boîte » des poupées russes emboîtables. Il y a comme l’obligation d’être rendus dépendants de la « trop » généreuse hospitalité. La zone finalement attribuée à l’homme dans le domaine relationnel du couple doit y être bien faible. Le résultat : vie extérieure, alcoolisme, etc.

L’Histoire de la Russie fourmille de personnages typiques (Catherine la Grande, véritable déesse terre-mère incarnée, dont la cruauté et la vie sentimentale et sexuelle mouvementées sont bien connues…).

Que dire du caractère de nombre de Tsars (Yvan le Terrible, Pierre le Grand, etc.) ? Ces hommes aux humeurs instables, habités tantôt par des appétits mystiques, tantôt par d’étranges fantaisies, des périodes de cruauté inouïe, étaient des hommes imprévisibles et inquiétants. Sous des régimes différents, les temps modernes n’ont fait que confirmer la chose (Staline, etc.).

Les deux pôles du comportement masculin : un balancement euphorique entre une sentimentalité et une sensibilité quelquefois extrêmes (ô, le sens nostalgique des Russes…) et une capacité de destruction, une cruauté et ce qu’il faut bien appeler une sauvagerie inouïe, à d’autres moments.

Femmes dominatrices, fantasmagorie, cruauté, sentimentalisme exacerbé : les ingrédients du monde de Caïn.

Les fastes et l’apparat de l’Eglise orthodoxe russe, où le culte marial est très puissant, sont loin d’être une facette négligeable de ce paysage de la Russie caïnique.

A Saint-Pétersbourg, j’ai visité un musée d’ethnologie remarquable. Dans ce domaine, il est sans doute un des plus beaux, si ce n’est le plus beau du monde. Parmi mille choses observées, le Saint-Esprit m’a poussé à considérer particulièrement une exposition d’oeufs peints et décorés de façon extraordinaire. Ces oeufs, qui correspondent à la tradition des oeufs de Pâques dans nos traditions chrétiennes occidentales, tirent leur origine d’un culte de la fécondité à l’époque du printemps : permanence de la féminité divinisée, dans les racines les plus profondes de la culture.

 

Notes et remarques :

 

  • C’est par un mouvement de femmes, qui donnèrent l’impulsion, que débuta la grande révolution en Russie au début de ce siècle. (Le processus fut identique au moment de la Révolution française.)
  • Dans le contexte de l’actuel effondrement économique de la Russie (automne 1998) la remarque faite le plus généralement par les observateurs (la presse, Soljenitsyne…), c’est l’extraordinaire passivité du peuple russe face aux circonstances.

Ah, démission… ! Récemment, lisant un article spécialisé, j’ai découvert quelque chose de très significatif. Connaissez-vous l’origine du mot « SLAVE » ? Le nom  « Slave »  ne  désigne  pas  seulement  les  peuples russes.  Une  bonne  moitié  de l’Europe est désignée par ce nom de « SLAVE ». Le nom « SLAVE » dérive en droite ligne du nom très antique de « SLAVA » qui désignait une déesse terre-mère unanimement révérée jadis. Il suffit d’en relever l’héritage à travers le culte de la vierge de KAZAN, avant une fameuse bataille dans le « Guerre et Paix » de Tolstoï, par exemple. Les peuples appelés « SLAVES » doivent être déliés de ce terrible héritage. Citons encore parmi tant d’autres cet extrait significatif de Thomas Gordeiev  écrit par Maxime Gorki :

 

« Et voici, Messieurs les négociants, un exemple de notre culture, de notre amour du travail : la Volga ! La voilà, notre petite mère chérie ! Elle peut de chaque goutte de son eau affermir notre honneur, réfuter les injures dont on nous accable… Cent ans seulement se sont écoulés, Messieurs, depuis que Pierre le Grand a lancé des voiliers sur ce fleuve ; et aujourd’hui des milliers de bateaux à vapeur y circulent… Qui les a construits ? Le moujik russe, un homme complètement ignorant ! Tous ces vapeurs énormes, ces chalands, à qui sont-ils ? A nous ! (…) Nous seuls avons extirpé la piraterie et mis en œuvre sur la Volga, sur des milliers de verstes de long, des milliers de bateaux à vapeur et de vaisseaux de toutes sortes. Quelle est la plus belle ville de la Volga ? Celle où il y a le plus de marchands ! »

Analysons le texte. Quels sont les héros? En premier la Volga (inconsciemment divinisée), la petite mère chérie protectrice de l’honneur, garante de culture, de travail amoureusement accompli (de vie avec un grand V, quoi !) et le moujik russe, le « petit homme russe », l’ignorant. Voici bien une ode typique de l’esprit russe, une ode au lien psychique et séculaire entre la petite mère et le petit homme russe. Et tout cela dans un cadre d’abondance, de fertilité, de gloire un rien triomphaliste.

 

 

Les pays de l’Est

 

    Hongrie : le seul peuple au monde avec une démographie négative. Un taux d’avortements exceptionnel. Caractère raffiné, sensuel, mais imprévisible des gens de Budapest.

Les armées romaines introduisirent le culte égyptien d’Isis sur le Danube. Isis et Horus, (son fils représenté assis sur les genoux de sa mère), Sémiramis et Nimrod, la Madone et le « Petit Jésus » : même combat.

Budapest après une observation même superficielle se révèle être une ville truffée de symboles déesse terre-mère. Devant une majorité d’églises catholiques : des femmes porteuses d’eau statufiées. Dans les parcs, au fronton des demeures 1900, d’énormes quantités de représentations de divinités femmes, presque exclusivement !

L’atmosphère hyper-sensuelle de la ville. La prostitution. Le nombre imposant de vêtements féminins provocants, l’art érotique 1900 omniprésent etc.

 

Biélorussie : les mamans hyper-protectrices.

 

    Ukraine : prostitution énorme, une église visitée où tout le cadre et le pasteur étaient entièrement féminins. En cause : l’absence d’hommes capables de responsabilité, la vodka…

 

dominant, le mépris de l’homme, à Bérégovo (ex-Beregstadt) à la frontière hongroise. Nous y avons sauvé du suicide une vieille Juive dans une ville ruinée par l’extermination ou le départ des Juifs qui en avaient posé les bases prospères avant guerre.

 

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