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EHAD-UNITE de H. Goël / Extrait N°41: Exemples bénéfiques et maléfiques. Un type d’homme responsable et don de soi : BOAZ (livre de Ruth).

By 26 septembre 2021LECTURE QUOTIDIENNE

Chapitre 13

 

Exemples bénéfiques et maléfiques

 

 

Un type d’homme responsable et don de soi

 

    BOAZ (livre de Ruth).

 

L’histoire de Boaz est une histoire exemplaire. Avec Boaz, nous avons vraiment un type d’homme opposé au type d’homme démissionnaire. Boaz est un homme conduit par l’Esprit dans ses relations avec Ruth. A travers Boaz, D.ieu écrit une histoire extraordinaire. Boaz deviendra un type de Jésus : celui qui rachète. Avec quelle noblesse, quelle distinction, quel sens des responsabilités se comporte Boaz à l’égard de Ruth ! Nulle trace de convoitise ici. Rien d’une sentimentalité vague, mais une conviction inspirée et profonde. Boaz est un protecteur, un homme qui donne et qui se donne. Il entre dans la lignée qui conduit à David et au Messie Yeshoua.

 

Au verset 13 du chapitre 4 : « Boaz prit Ruth qui devint sa femme et il alla vers elle. L’Eternel permit à Ruth de concevoir ». Notez bien : « L’Eternel permit à Ruth de concevoir… ». Boaz était un homme profondément imprégné de sa relation avec D.ieu. Ruth était une femme protégée par Boaz. Boaz était à l’image de Christ soumis dans sa relation avec D.ieu. Rappelons que c’est conduit par l’Esprit qu’il prend Ruth pour épouse. Il est aussi à l’image de Christ dans l’amour sans réserve qu’il porte à son épouse.

 

 

Un père démissionnaire :

 

    ELI (1 Samuel 2:12 à 17 et 1 Samuel 3:11 à 14).

 

    « Les fils d’Eli étaient des hommes pervers, ils ne connaissaient point l’Eternel. Et voici quelle était la manière d’agir de ces sacrificateurs à l’égard du peuple. Lorsque  quelqu’un  offrait  un  sacrifice,   le  serviteur  du  sacrificateur  arrivait au moment où l’on faisait cuire la chair. Tenant à la main une fourchette à trois dents, il piquait dans la chaudière, dans le chaudron, dans la marmite, ou dans le pot ; et tout ce que la fourchette amenait, le sacrificateur le prenait pour lui. C’est ainsi qu’ils agissaient à l’égard de tous ceux d’Israël qui venaient là à Silo. Même avant qu’on fit brûler la graisse, le serviteur du sacrificateur arrivait et disait à celui qui offrait le sacrifice : Donne pour le sacrificateur de la chair à rôtir ; il ne recevra de toi point de chair cuite, c’est de la chair crue qu’il veut. Et si l’homme lui disait : Quand on aura brûlé la graisse, tu prendras ce qui te plaira, le serviteur répondait : Non ! Tu donneras maintenant, sinon je prends de force. Ces jeunes gens se rendaient coupables devant l’Eternel d’un très grand péché, parce qu’ils méprisaient les offrandes de l’Eternel ».

 

    « Alors l’Eternel dit à Samuel : Voici, Je vais faire en Israël une chose qui étourdira les oreilles de quiconque l’entendra. En ce jour, J’accomplirai sur Eli tout ce que J’ai prononcé contre sa maison ; Je commencerai et J’achèverai. Je lui ai déclaré que Je veux punir sa maison à perpétuité, à cause du crime dont il a connaissance, et par lequel ses fils se sont rendus méprisables, sans qu’il les ait réprimés. C’est pourquoi, Je jure à la maison d’Eli que jamais le crime de la maison d’Eli ne sera expié, ni par des sacrifices ni par des offrandes ».

 

Selon ce que nous avons lu, manifestement, Eli remplissait autant, si pas plus, les fonctions de père démissionnaire que celles de sacrificateur. A la lecture des paroles d’Eli (1 Samuel 3:18), après qu’il ait entendu de la bouche de Samuel le jugement que D.ieu réserve à sa maison : « Et Eli dit : – C’est l’Eternel, qu’Il fasse ce qui lui semblera bon », nous percevons très clairement un homme profondément démis-sionnaire, préoccupé de confort personnel et de facilité, bien plus que de l’éducation de ses fils. Eli, pourtant était préposé aux fonctions de sacrificateur.

 

Les fruits sont amers pour les enfants d’Eli : convoitise et débauche. Ils n’avaient certes pas une identité très claire, en tant que sacrificateurs, c’est le moins que l’on puisse dire. Tel père, tels fils.

 

Le pasteur Maurice Ray a écrit qu’il ne fallait pas trop s’étonner de surprendre les défauts de nos propres enfants, car ce sont en fait d’abord les nôtres.

 

 

Exemples positifs  :

 

    ANNE ET SAMUEL (1 Samuel 1:11)

 

    « Elle fit un voeux en disant : Eternel des armées ! Si tu daignes regarder l’affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n’oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le consacrerai à l’Eternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tête ». Comme nous sommes loin ici d’Eve, s’exclamant « J’ai acquis un fils de par l’Eternel » !

 

Anne est une de ces femmes de la Bible profondément soumises à l’Esprit de D.ieu. Dans les temps d’affliction, comme dans les temps de joie, elle n’oublie pas l’Eternel et elle sait que ce qui vient de l’Eternel appartient à l’Eternel. Le fruit sera : Samuel !

 

 

    YESHOUA

 

Pourrions-nous passer sous silence la personnalité PARFAITE DE JESUS ?

Qui a poussé si loin le don de soi ? Don de soi qui rend identité sainte et éternelle à l’humain déchu.

Jésus dira de Lui-même :

    « Qui m’a vu, a vu le Père »  (Jean chapitre 14 : 9).

Jésus assurément était de la race d’Abel !

(Luc 3 : 38) Jésus descendait en droite ligne d’Enosch et de Seth, restauration spirituelle d’Abel, (Genèse 4 : 25 et 26). Il faudrait des livres entiers pour parler de Jésus, relativement aux divers thèmes de ce livre-ci !

 

 

MYRIAM (Marie)

 

La mère de Jésus à travers son fameux cantique, un chef-d’œuvre de musicalité poétique, soit dit en passant, donne tout son frais éclat à la personnalité d’une femme, future mère humble et soumise.

Tout ici reflète le pur ordre divin et son adoration consciente, claire.

(Luc : 1 : 46 à 49)

Verset 46.

Et Marie dit :

 

   « Mon âme exalte le Seigneur, Et mon esprit se réjouit en D.ieu, mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante, car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint. »

 

Que nous sommes loin ici d’Eve en Genèse 4 : 1 !

 

« Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn, et elle dit : J’ai formé un homme avec l’aide de l’Eternel ».

 

 

La Bible et l’Histoire des hommes fourmillent d’exemples positifs et négatifs qui illustrent ce thème.

Prenons un exemple positif : la famille Mozart, en musique. Léopold Mozart put très tôt poser un regard intelligent sur les dons, les talents exceptionnels confiés par D.ieu à son fils, Wolfgang Amadeus.

    Léopold Mozart prêta une attention toute particulière et veilla avec sagesse sur les talents de son fils. Résultat : l’un des plus grands compositeurs de tous les temps. Le problème ici n’est pas de savoir si Mozart était chrétien ou non, né de nouveau ou non. Mais le principe du regard du père qui crée l’identité en amenant à la lumière les talents que D.ieu a déposés chez son enfant fut ici manifesté. Que de Mozart potentiels perdus à tout jamais… du fait de pères démissionnaires, lâches, égoïstes, absents.

 

 

Quelques exemples encore :

 

    HERODIAS et sa fille : leur pouvoir sur Hérode (Matthieu 14 : 1 à 11).

    HERODE : Lâcheté, démission, meurtre.

 

    ACHAB – JEZABEL  (1 Rois 21)

Type classique de couple anti-biblique.

Jézabel influence la convoitise d’Achab.

Soumission d’Achab – voleur, meurtrier.

Correspondance contemporaine : le couple Ceausescu en Roumanie par exemple.

 

    ABRAM – SARAÏ   (Plus tard : Abraham et Sarah)

Un moment de faiblesse, de démission chez Abraham, et Sarah prend les choses en mains… Perte de foi, démission d’Abraham aux conséquences redoutables : voyez l’actuel conflit Isaac – Ismaël (Genèse 16 : 1 à 12).

 

Relisons le verset 2 : « Et Saraï dit à Abram : Voici, l’Eternel m’a rendue stérile ; viens, je te prie, vers ma servante ; peut-être aurai-je par elle des enfants. »

« Abram écouta la voix de Saraï et non plus celle de D.ieu ». Redoutable modèle à éviter. Autant le personnage d’Abraham est un modèle biblique extraordinairement intéressant (l’homme de foi) autant sa faute dans cet épisode est à relever pour ses conséquences tragiques. Le sang ne coule-t-il pas chaque jour en ce moment au Moyen-Orient entre les fils d’Isaac et les fils d’Ismaël ? Dans le schéma -homme démissionnaire – femme en position de prise d’autorité- il y a toujours un désastre à la clef, du sang versé, de terribles destructions. Voyez Jézabel et Achab. Voyez Slobodan Milosevic et son épouse Mirjana Markovic et les massacres en ex-Yougoslavie (voir le texte consacré à Mirjana Markovic).

J’ai personnellement connu un désastre terrible il y a quelques années.

Un « pasteur » fit appel à moi en tant que serviteur dont la capacité apostolique avait été reconnue en rassemblement de ministères (Rencontres EHAD). Le couple en question et leur église souffraient de difficultés sérieuses. Après quatre mois de travail intense, sage et prudent pour dénouer bien des « sacs de noeuds » le pasteur me pria de reprendre son assemblée, les difficultés avec son épouse étant d’ordre toujours plus aiguës, (fugues, comportements très difficiles, désordres graves, etc.). Tout se déroula bien jusqu’au jour du premier culte dans la nouvelle assemblée. L’ex-pasteur changea radicalement d’attitude à mon égard, devint agressif, inventa toutes sortes de prétextes pour me dénigrer, rédigea et diffusa largement une lettre de calomnies sous prétexte « d’avertir le corps de Christ », créa le doute auprès de deux ministères, des amis proches et des piliers dans notre rencontre EHAD. Ceux-ci rompirent brutalement leur relation avec moi. J’en tombai gravement malade en subissant une longue période de dépression au terme de laquelle je me remis peu à peu. Quatre de mes plus belles années de la quarantaine furent gâchées. Ma santé fut ébranlée et j’en porte encore les séquelles. A l’époque des faits, je n’arrivais pas à comprendre la cause réelle de ce changement d’attitude chez cet homme devenu soudain cruel et d’une mauvaise foi confondante. Tout s’enchaîna si vite et cet homme refusa tous nos gestes (ceux d’un ancien, de moi-même et ceux d’un pasteur requis à la rescousse) de bonne volonté, tentatives de conciliation paisibles et honnêtes.

La réponse me fut donnée par une femme de prière qui m’expliqua ce que D.ieu lui avait révélé. Elle avait vu en vision la femme de ce « pasteur » lui faire un chantage. Quelque chose comme : « Si tu ne détruis pas Haïm Angot, tu ne me verras plus » (et pire encore). Je crois volontiers cette explication car elle venait d’une femme de prière très spirituelle et parce que l’épouse du « pasteur » avait un problème très profond et très grave avec les hommes en général. Elle avait trouvé un nouveau terrain pour exercer sa haine profonde de l’homme et son besoin terrible de contrôle qui s’exprimait dans son cas en causant des tourments à un homme au travers du sien (lui aussi objet de sa haine et de son besoin énorme de contrôle). Nous étions là en pleine manipulation, dans un schéma ACHAB – JEZABEL porté à blanc. Les dégâts furent terribles et si le sang n’a pas coulé, un esprit de meurtre était relâché contre moi et même indirectement contre les miens (femme et enfants) ainsi que contre un ministère et les relations entre de nombreux autres. Les destructions furent là aussi énormes. J’ai fait barrage à l’ennemi comme je l’ai pu en le payant très cher et durablement dans les principes vitaux de ma santé et de ma réputation.

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  • Arnaud dit :

    Merci Haïm pour cet extrait d’Ehad.
    Ces différents exemples montrent bien les conséquences de nos démissions et « non-démissions » en tant qu’homme et ça me parle.

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