Elections aux USA / Etats-Unis : qui est Sidney Powell ?

By 29 novembre 2020Le mot du jour

par La Lumière

Par Élisabeth Dancet29 novembre 2020

Sydney Powell

Le système judiciaire états-unien montrera-t-il sa robustesse face à une fraude électorale dont la magnitude pourrait faire trembler les institutions démocratiques ? La démocratie américaine fonctionne avec un système judiciaire emboité : chaque état dispose de son propre système légal et de sa cour fédérale, le système fédéral couvre l’ensemble et assure le respect de la Constitution, fondation de la république américaine, avec son organe le plus haut placé, la Cour Suprême. Ce système se reflète dans les élections présidentielles, où chaque citoyen vote dans son état pour de grands électeurs qui, à leur tour, élisent le président.Sidney Powell, femme de loi américaine droite dans ses bottes, reconnue par ses pairs comme une superlawyer [1], sera-t-elle la justicière qui rassemblera les preuves ? Elle s’attelle avec Rudy Giuliani, avocat du Président Donald Trump et son équipe, à démontrer la fraude électorale massive intervenue dans plusieurs états clés durant l’élection présidentielle américaine de 2020 [2]. La fraude électorale n’est pas nouvelle dans une Amérique ultra moderne et connectée, où dans certains états, on peut aller voter sans pièce d’identité ni vérification de signature, ou voter sur une machine sans obtenir un reçu papier attestant de son choix… Souvenons-nous de l’élection présidentielle de l’an 2000 : Al Gore était donné gagnant le 7 novembre, alors qu’une fois effectué le recompte des voix en Floride, en définitive George Bush l’emporta.

La démocratie s’appuie sur 3 piliers, au moyen d’une séparation éclairée des pouvoirs : l’exécutif, le législatif et le judiciaire pour contrer l’appétit du pouvoir et toutes nos faiblesses humaines à l’œuvre depuis l’aube de l’humanité. Il faut des institutions solides pour résister à nos dérives humaines : les délits d’initiés, la tricherie, le chantage, les passe-droits, la lâcheté, la bassesse… Nous les connaissons car ils sont en chacun de nous à divers degrés. L’appétit du pouvoir surtout, partagé par définition par ceux qui occupent ces postes à responsabilité au sommet des organisations gouvernementales et des multinationales, a conduit à des dérives terribles avec des conséquences évidentes sur la population. La collusion d’intérêts privés avec les technocrates, les réseaux de pouvoir institutionnalisés, ont ébranlé les institutions et éclipsé le service de l’intérêt général pour servir l’appât du gain des mieux placés en instaurant une corruption endémique au sein des rouages démocratiques. Aux États-Unis où l’argent règne en maître, celui-ci est utilisé pour appâter les serviteurs de l’État profond et obtenir des deals en justice, et transforme les procès qui devraient assurer le respect de la loi et la condamnation de ceux qui l’ont enfreinte en chambres de transactions commerciales.

Sidney Powell en sait quelque chose. Auteur du best-seller « Licensed to lie [3] » ou « Permis de mentir », publié en 2014 sous la mandature d’Obama, cette avocate très respectée qui a été procureur fédéral pendant 10 ans dans plusieurs juridictions, a traité plus de 500 affaires face aux cours fédérales. Spécialiste des cas complexes impliquant acteurs politiques, dirigeants d’entreprises et représentants de la justice, elle dénonce les abus de pouvoir, les collusions d’intérêt au plus haut niveau, la manipulation des faits, les pots de vins dans certains cas devenus célèbres comme l’affaire Enron, Arthur Andersen, etc. Dans ce livre très documenté écrit comme un cri du cœur face au niveau de corruption du Département de la Justice, et qui se lit comme un thriller, l’auteur démontre preuves à l’appui comment des procureurs fédéraux déloyaux ont condamné des innocents alors que les coupables ont échappé à la justice et occupent encore aujourd’hui des postes de pouvoir au plus haut de l’État.

Sidney Powell évoque l’officier d’investigation Elliot Ness qui, durant la prohibition, a rassemblé autour de lui une équipe d’agents fiables pour poursuivre Al Capone dans le Chicago des années 30, gangréné par la pègre et la corruption. Cette équipe d’agents fédéraux parviendra à faire arrêter le célèbre gangster pour fraude fiscale, et passera à la postérité sous le nom des incorruptibles.

L’avocate Sidney Powell est de cette trempe ; le visage allongé, les yeux perçants, la voix légèrement tremblante, cette patriote est animée par la foi en la justice et croit en la puissance de la Constitution. En pervertissant le système judiciaire au profit de leurs objectifs et de leur avidité pour le pouvoir, ceux qui ont orchestré cette fraude doivent être poursuivis et inculpés pour restaurer le bon fonctionnement des institutions. Elle en est convaincue.

La justice triomphera-t-elle ?

C’est possible. Sidney Powell a démontré sa résilience dans la défense du Général Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, accusé d’avoir menti au FBI concernant ses échanges téléphoniques avec un diplomate russe. L’avocate a réussi à obtenir les notes montrant comment les officiers du FBI ont attiré Flynn dans un entretien informel, et utilisé cette conversation pour alimenter la cabale russe contre Trump, transformant Mike Flynn en bouc émissaire. Le rapport du procureur Mueller a fait un flop, révélant que cette cabale avait été montée de toutes pièces par les adversaires de Trump. Après la plaidoirie de défense de Sidney Powell, le Département de la Justice a abandonné les charges contre le Général Flynn [4]. Fin octobre pourtant, le juge fédéral fait appel de cette décision, situation tout à fait inédite après une décision du Département de la Justice.

Une femme de loi qui ne lâche pas ! Les suspicions de fraude durant ces élections s’accumulent dans plusieurs états clés. Le logiciel Smartmatic créé avec la CIA pour truquer les résultats des élections, déjà utilisé, semble-t-il, au Vénézuela, fonctionnait au sein de ces machines électroniques. Ces machines à voter tant décriées, fabriquées notamment par l’entreprise Dominion, permettraient de modifier en direct les résultats de l’élection américaine, selon un système simple de « drag and drop », pour retirer en temps réel des voix à un candidat et les attribuer à l’autre candidat : en l’occurrence Joe Biden. Des politiques, y compris Elizabeth Warren, candidate à la primaire démocrate, avaient alerté le CISA [5] et exigé la révision de ces systèmes [6]. Ces opérations logicielles expliqueraient-elles les changements soudains des résultats de l’élection dans certains états clés comme le Michigan et le Wisconsin ? Les journalistes TV commentent en direct les résultats état par état : ils ont laissé tomber leur mâchoire quand ils ont vu en live sur leurs écrans, ces augmentations brutales du nombre de voix monter à la verticale et faire subitement passer Biden en tête ! Du jamais vu en matière de statistiques… [*]

Les experts sont au travail pour démonter l’utilisation frauduleuse des machines à voter, alors que les commissions électorales des états clés recomptent les paquets de votes « oubliés », les votes en double, en triple ou plus, les votes des morts, les votes extorqués aux personnes âgées ou handicapées… Les langues se délient et des milliers d’Américains et des lanceurs d’alerte témoignent sous serment, l’équipe légale travaille sans relâche car le temps est compté.

Malgré les affirmations mensongères des médias dominants, la partie n’est pas jouée. Le candidat Joe Biden apparaissant devant un panneau « President Elect » pour répondre avec difficulté à 5 questions écrites d’avance, ne trompe que ceux qui le veulent bien. Wikipedia ose écrire le nom du successeur élu du Président actuel des Etats-Unis ! Ces médias vont peut-être devoir se rétracter, à moins de vouloir tirer définitivement un trait sur la démocratie…

85 % des électeurs américains quelle que soit leur affiliation, souhaitent des élections justes.

Les résultats des enquêtes menées dans 7 états seront annoncés avant le 14 Décembre 2020, date de la réunion du collège des Grands Electeurs.

A ce moment-là seulement nous saurons qui est le 46° Président élu des Etats-Unis.

[1] Avocate d’exception – https://www.federalappeals.com/

[2] https://everylegalvote.com/country

[3] https://www.sidneypowell.com/

[4] https://law.stanford.edu/2020/05/11/doj-drops-charges-against-former-national-security-advisor-michael-flynn/

[5] Cybersecurity and Infrastructure Security Agency

[6] https://www.cyberscoop.com/elizabeth-warren-plan-to-overhaul-u-s-election-security/

Source : http://www.francesoir.fr/politique-monde/etats-unis-qui-est-sidney-powell

Note de La Lumière :

[*] Voir, par exemple, ces extraits de deux courtes vidéos où : 1) l’on voit des journalistes qui assistent en direct abasourdis à la manipulation du logiciel Dominion sans comprendre ce qu’il vient de se passer : 140 000 voix viennent d’être ajoutées à Joe Biden dans le Wisconsin, et 2) Donald Trump perd 20 000 voix en Pennsylvanie en une fraction de seconde.

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