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Israël répond à la Cour pénale de la Haye

Un mois après l’annonce scandaleuse de la Cour pénale et l’ultimatum adressé à Israël, le Premier ministre et un groupe de ministres et experts juridiques ont élaboré la politique à suivre face à cette instance devenue un instrument politique aux mains de l’Autorité Palestinienne. Dans la réponse adressée à la procureure Fatou Bensadou, l’Etat d’Israël a fait savoir jeudi qu’il ne reconnaît pas de compétence à la Cour pénale internationale pour enquêter sur de prétendus « crimes de guerre » commis par l’Etat hébreu ou Tsahal à Gaza ou en Judée-Samarie.

De manière particulièrement cynique, la CPI avait annoncé son intention d’enquêter sur des faits survenus à partir du 13 juin 2014, soit le lendemain de l’enlèvement et l’assassinat des trois adolescents, laissant cet horrible crime, bien réel celui-ci, en-dehors du dossier. Les enquêtes devraient également concerner l’opération antiterroriste Tzuk Eitan (2014) et l’attitude de Tsahal lors de la vague de provocations organisées par le Hamas le long de la clôture de sécurité avec la bande de Gaza.

L’avocate Nitzana Darshan-Leitner, présidente de l’organisation juridique Shurat Hadin a commenté cette information en critiquant l’attitude des Etats-Unis de Joe Biden qui viennent de lever les sanctions américaines imposées par Donald Trump à Fatou Bensouda et à d’autres hauts-fonctionnaires de la Cour pénale internationale : « Les Etats-Unis ont non seulement levé la menace sur la CPI mais ils en ont rajouté une sur Israël. Ils savent très bien bien que le point faible d’Israël face à Fatou Bensouda est la présence juive en Judée-Samarie et à Jérusalem-Est (ndlr : considérée comme un « crime de guerre » par la CPI…). En levant les sanctions, non seulement Washington vient de briser le front uni face à la CPI mais ils se sont rangés aux côtés de la démarche de l’Autorité Palestinienne qui entend utiliser la CPI comme moyen de pression sur Israël. Il s’agit d’une nouvelle réalité. Israël doit impérativement rester droit dans sa ligne et ne pas permettre à la Cour pénale internationale de mettre un pied dans le pays ».

Photo Wikipedia

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