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ISRAËL VA IMPORTER DES FRUITS ET LÉGUMES DE GAZA POUR LA 1ERE FOIS DEPUIS 2007

By 6 mars 2015 Etz Be Tzion

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Les Israéliens pourront consommer la semaine prochaine des fruits et des légumes directement importés de la bande de Gaza pour la première fois depuis 2007, a annoncé jeudi un organe du ministère israélien de la Défense. Des tomates et des aubergines tout droit venues de Gaza seront les premières à se retrouver sur les étals israéliens dans quelques jours, a indiqué le Cogat, organe du ministère de la Défense chargé de coordonner les activités israéliennes dans les territoires palestiniens.

Cela n’était pas arrivé depuis 2007 et la prise du pouvoir par le Hamas islamiste dans le territoire palestinien enclavé entre Israël, Egypte et Méditerranée.

La variété du panier de fruits et légumes gazaouis proposés en Israël doit ensuite s’agrandir, a dit le Cogat.

Il s’agit d’aider les producteurs de Gaza tout en prenant en compte l’une des obligations observées par les juifs les plus religieux : l’interdiction, tous les sept ans, de consommer ou de vendre des fruits et légumes produits en Israël sur des terres cultivés par des Juifs (la « Chemita »), a expliqué à l’AFP une porte-parole du Cogat.

Cette obligation résulte d’un des commandements du judaïsme: laisser la terre se reposer tous les sept ans, l’année de « shnat shmita »*. L’année de « snaht shmita » en cours (l’an juif 5775) a commencé le 24 septembre 2014. La précédente datait de 2007. Cela n’empêche pas les ultra-orthodoxes d’acheter des produits cultivés par des non-juifs comme des Arabes israéliens, ou encore des fruits et légumes produits en Judée et Samarie, en Jordanie et donc maintenant dans la bande de Gaza. [Note d’Etzbetzion : cette mesure concerne également tous les autres Juifs israéliens, y compris les laïcs, et signifie certainement en fait qu’il manque cruellement de fruits et légumes dans le pays à cause des conditions imposés par la shmita].

Des pans entiers de la bande de Gaza et de son économie ont été laissés en ruines par la guerre de l’été 2014 entre Israël d’une part, le Hamas et ses alliés arabes-palestiniens de l’autre. Le territoire à l’économie aux abois reste soumis au strict blocus israélien, aggravé par un quasi blocus égyptien.

« La politique de l’armée et des forces de sécurité israéliennes consiste à soutenir la reconstruction de l’économie de la bande de Gaza. Les mesures (annoncées jeudi) sont destinées à soutenir la population arabe palestinienne tout en isolant le Hamas, une entité terroriste qui empêche la reconstruction en détournant les ressources », a affirmé le général Yoav Mordehai, chef du Cogat, cité dans un communiqué de ce service.

Le mouvement des fruits et légumes gazaouis vers Israël fera lui-même l’objet de procédures strictes, a-t-il dit.

L’autorisation d’importer des fruits et légumes a été prise en coordination avec l’Autorité palestinienne, a précisé le Cogat.

L’Autorité, basée en Judée et Samarie et censée gouverner et les villes de Judée et Samarie sous son autorité et la bande de Gaza, a été évincée de ce dernier territoire par un coup de force du Hamas en 2007. Malgré une réconciliation intra-arabo-palestinienne en 2014, le Hamas n’a pas permis à « l’Autorité palestinienne » de reprendre pied dans la bande de Gaza.

Source : Adapté par Europe-Israël à partir de l’OLJ

Note Europe-Israël :

Il est dit dans la Torah : « Ce sol en repos vous appartiendra à tous pour la consommation » (Vayikra 25, 6). Les sages ont déduit du verset « pour la consommation » que les récoltes nous appartiennent seulement pour satisfaire tous nos besoin et donc ni pour le commerce, ni pour les gâcher. Ainsi, il est interdit de faire du commerce avec les récoltes de l’année de Chemita ou de les gâcher. Certains déduisent également de ce verset qu’il y a une mitsva (commandement) de manger ces fruits et légumes.

On peut donner la Tsedaka (« offrande ») avec des fruits de la Chemita à un nécessiteux qui se présente, mais il ne sera pas possible de régler une dette avec les récoltes de la 7e année.

Il est néanmoins possible de vendre des fruits et légumes de la « Chemita » qu’à la condition de n’en vendre qu’une petite quantité (l’équivalent de 3 repas).

Et lorsqu’on les vendra, il sera interdit de les vendre à l’unité ou en les pesant, mais il faudra donner à l’acheteur une quantité approximative. C’est à dire qu’il ne faudra pas compter précisément la quantité vendue afin que cette vente ne soit pas considérée comme du commerce.

Source: Europe Israël

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