“Je ne suis pas une pleureuse” : Onfray défend Valeurs actuelles dans l’affaire Obono

By 6 septembre 2020Le mot du jour
PUBLIÉ PAR GAIA – DREUZ LE 6 SEPTEMBRE 2020

Source : Valeursactuelles

Au micro de LCI, le philosophe s’est inquiété de la liberté de la presse, rappelant que le texte publié par Valeurs actuelles sur la députée Danièle Obono était “une fiction”. 

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Un soutien de plus pour Valeurs actuelles. Après Éric Zemmour dans Face à l’info, c’est Michel Onfray qui a tenu à défendre notre hebdomadaire sur LCI, après la fiction publiée dans nos pages imaginant la députée LFI Danièle Obono au temps de l’esclavage. Alors que la journaliste Elisabeth Martichoux lui demandait si la republication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo n’était pas le symbole de la liberté d’expression, le philosophe a embrayé sur la polémique Obono : « Elle est aussi dans la possibilité de faire de l’ironie dans une fiction de Valeurs actuelles ».

« Je pense que c’est une fiction et qu’on a le droit à la fiction. Moi, je défends la liberté de la presse, pas seulement celle de la gauche », a fait valoir Michel Onfray sur le plateau de LCI, avant de faire remarquer que lui aussi est souvent critiqué et caricaturé dans les médias. « Moi, j’ai pas porté plainte, j’ai pas eu un tweet du président de la République […]. Je ne suis pas une pleureuse », a-t-il expliqué, ajoutant : « Il faut prendre des coups quand on donne des coups, c’est le jeu démocratique ».

« On n’est plus au pays de Voltaire »

Et le philosophe d’insister, en dressant un triste portrait de l’état de la liberté d’expression en France : « Je vous rappelle que ce texte est une fiction. On ne sait plus aujourd’hui faire la part de la fiction, de l’humour, de l’ironie, on n’est plus au pays de Voltaire, ni au pays de Rabelais. Il y a des choses qu’on ne peut plus dire aujourd’hui parce qu’effectivement immédiatement vous êtes dans l’idéologie. On a le droit de critiquer, de railler », a-t-il développé. Michel Onfray a conclu sur le sujet en critiquant ceux qui se sont insurgés contre ce texte : « Tous ces gens, comme Rokhaya Diallo, qui nous disent qu’ils ne sont que des descendants d’esclaves : le problème ce n’est pas de savoir ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont dit, ils sont des victimes du simple fait qu’ils sont des descendants d’esclaves. Tous ces gens veulent bien le dire eux, mais ne veulent pas que d’autres le disent ».

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