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L’islam radical mène la guerre pour la gagner et ne s’arrêtera pas (Dreuz.info)

By 17 novembre 2014Etz Be Tzion

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Guy Millière – Un otage américain supplémentaire a donc été décapité par l’Etat Islamique.

Lors de sa décapitation, dix-huit soldats syriens ont été décapités eux aussi. Comme à l’accoutumée, les décapitations ont eu lieu au couteau, pour que cela dure plus longtemps et que cela donne à l’assassin le plaisir de voir souffrir ses victimes et d’entendre leurs râles. La video réalisée pour l’occasion suscite, comme à l’accoutumée encore, des sentiments d’horreur dans le monde occidental et des réactions indignées chez les dirigeants américains et européens qui parlent de « barbarie » et de « crime contre l’humanité », mais pas, ou aussi peu que possible, d’islam radical.

Les sentiments d’horreur et les réactions indignées ne changent rien à la réalité : il s’agit d’islam radical. C’est précisément pour cela que l’Etat Islamique continue à attirer des recrues par milliers venant mener le djihad au côté d’Abou Bakr al Bagdadi.

L’otage qui vient d’être décapité avait poussé l’esprit de servilité jusqu’à se convertir à l’islam

C’st précisément pour cela que la soumission servile ne sert strictement à rien : l’otage qui vient d’être décapité avait poussé l’esprit de servilité jusqu’à se convertir à l’islam, et sa mère est, sur les écrans de télévision américains, apparue voilée, ce qui n’a rien changé.

C’est précisément pour cela qu’il faudrait regarder la situation en face, ce qui n’est pas fait du tout.

L’islam radical est en guerre contre le monde occidental et contre tous ceux qu’il considère comme les alliés de celui-ci, et les alliés incluent l’Egypte du maréchal Sissi et l’Arabie Saoudite, entre autres.

L’islam radical mène la guerre pour la gagner et ne s’arrêtera pas tant qu’il ne sera pas écrasé. Totalement. Pleinement.

Comme tous les totalitarismes, l’islam radical ignore les contrats et les traités, et ne connaît que la force ou la faiblesse. Ses tenants considèrent que le monde occidental est faible, et ils en ont des preuves tous les jours. Tant que le monde occidental ne retrouvera pas le chemin de la force, les paramètres des tenants de l’islam radical ne changeront pas.

Et le monde occidental continue d’administrer des preuves de sa faiblesse.

Les bombardements contre l’Etat Islamique sont, pour l’heure, trop infimes pour inquiéter celui-ci. Et aucune intensification n’est prévue par le seul gouvernement susceptible de prendre une décision efficace : le gouvernement américain. Aucun envoi de troupes au sol n’est prévu non plus, même si mille cinq cent membres de l’US Army supplémentaires viennent d’être envoyés pour former l’armée irakienne.

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L’attitude rampante de Barack Obama devant les dirigeants iraniens (et les lettres implorantes envoyées par le même Barack Obama à Khamenei), la façon dont les dirigeants européens suivent Obama en rampant eux aussi montrent non seulement aux dirigeants iraniens, mais aussi à ceux de l’Etat Islamique, que les dirigeants occidentaux ont une consistance de serpillère. Et ils ne voient aucune raison de ne pas s’essuyer les pieds sur la serpillère.

L’attitude des dirigeants européens et de l’administration Obama vis-à-vis d’Israël et du gouvernement Fatah Hamas qui dirige l’Autorité Palestinienne, la véritable trahison d’Israël que montre cette attitude, montre aux mêmes dirigeants iraniens et aux dirigeants de l’Etat Islamique, mais aussi aux dirigeants « palestiniens », que l’Europe est à vendre pour une poignée de pois chiches, et se montre très tolérante envers la haine des Juifs, pourvu qu’elle pense pouvoir sauver sa misérable vie en échange de sa tolérance envers la haine des Juifs.

Un redressement et un retour à la force en Occident sont-ils possibles ? Nul élément ne va en ce sens en Europe, et je crains que cela ne s’arrange pas dans les années à venir.

Du côté, bien plus crucial, des Etats Unis, la victoire récente des Républicains aux élections de mi mandat offre quelques espoirs, mais le chemin à parcourir reste encore long. Barack Obama a encore deux années pour nuire, et ce seront de longues années : un accord avec le gouvernement iranien pourrait être signé le 24 novembre prochain qui serait, disent nombre de commentateurs américains, bien pire que les accords de Munich en 1938.

Les « Palestiniens » espèrent que Barack Obama choisira l’abstention lors d’un vote concernant la reconnaissance de la « Palestine » au Conseil de Sécurité de l’ONU : on peut penser qu’Obama, contraint et forcé, maintiendra le véto américain, mais le simple fait que les « Palestiniens » puissent espérer une abstention montre où nous en sommes.

Les Républicains devront très vite se mettre en ordre de bataille, ou prendre le risque d’une défaite en 2016, défaite qui pourrait être fatale aux Républicains eux-mêmes, mais fatale aussi à un ordre du monde qui a pu reposer sur les valeurs de la démocratie, du droit et de la liberté.

Pendant que dans le monde occidental on parlait d’autre chose, pendant qu’on y condamnait Israël en accusant le gouvernement israélien de ne pas accepter l’épuration ethnique de Jérusalem « Est » et du Mont du Temple qui, pour nombre d’Occidentaux, devraient être vides de toute présence juive, l’Etat Islamique continuait à tuer, des groupes islamiques égyptiens, libyens, égyptiens, saoudiens et yeménites faisaient allégeance à l’Etat Islamique, al Qaida passait un accord de partenariat avec lui, et Abou Bakr al Bagdadi (qui est bien vivant) prononçait un discours disant qu’il entendait conquérir le monde, par le feu et par le sang.

C’est ce qu’il avait dit, déjà, en quittant la prison, à ses geôliers : quand Barack Obama a eu l’heureuse idée de le libérer en 2009 pour lui donner sa chance. Abou Bakr al Bagdadi a saisi sa chance. On n’a pas tous les jours à la Maison Blanche un Président tel que Barack Obama.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

Join the discussion 2 Comments

  • Je retiens une chose, il y a des otages décapités parce que l’occident ne veut pas s’abaisser à la loi du talion qui est la règle commune à toutes les guerres: pour un otage décapités, 2 activistes de Daesh décapités…les décapitations auraient tôt fait de s’arrêter…

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