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Un mandat contre la présidente argentine retrouvé chez le procureur Nisman (i24News)

By 4 février 2015Etz Be Tzion

Nisman s »apprêtait également à arrêter Hector Timerman le ministre des Affaires étrangères

Alejandro Pagni (AFP/File)Alejandro Pagni (AFP/File)« Argentine President Cristina Kirchner ordered the overhaul of the Intelligence Secretariat, known as the SI, and the creation of a new Federal Intelligence Agency « 

Un projet de mandat d’arrêt contre la présidente argentine Cristina Kirchner a été retrouvé au domicile du procureurAlberto Nisman mort en janvierdans des conditions suspectes alors qu’il enquêtait sur l’attentat de 1994 contre le centre AMIA de la communauté juive de Buenos Aires, annonce mardi le New York Times, citant une magistrate.

Dans ce mandat, Alberto Nisman accusait Cristina Kirchner d’avoir essayé de couvrir des dirigeants iraniens responsables de l’attentat, rapporte le New York Times, citant Viviana Fein, la procureure chargée d’enquêter sur la mort d’Alberto Nisman qui a été retrouvé mort à son domicile le 18 janvier, avec une blessure par balle à la tête et une arme de calibre 22 à ses côtés, ainsi qu’une seule douille. Aucune trace de poudre n’a été découverte sur ses mains lors de l’autopsie, ce qui réfute la thèse du suicide.

Les documents trouvés dans les poubelles au domicile de Nisman par les policiers prévoyaient également l’arrestation du ministre des Affaires Hector Timerman.

C’est vers Cristina Kirchner et son gouvernement qu’ont convergé les soupçons quand la mort d’Alberto Nisman a été rendue publique, au matin de son intervention très attendue devant le Congrès, le 19 janvier.

D’après l’institut de sondage IPSOS, deux tiers des personnes interrogées considèrent qu’Alberto Nisman, en charge du dossier de l’attentat à Buenos Aires contre la mutuelle juive AMIA depuis 2004, a été assassiné et un quart croit au suicide. Les premiers éléments de l’enquête suggèrent un suicide.

Le politologue Rosendo Fraga juge que l’affaire Nisman va nuire durablement à Mme Kirchner, à la tête d’une coalition de centre-gauche, déjà durement critiquée par l’opposition.

Il note une communication gouvernementale hâtive, à chaud. La thèse du suicide « imposée dès les premiers instants par le secrétaire à la Sécurité (Sergio Berni) et réaffirmée par la présidente dans une lettre sur Facebook », puis « l’abandon de cette thèse de manière brutale, occasionnent un coût politique pour la présidente, mais il est encore difficile de le mesurer ».

La présidente, qui intervient pourtant souvent à la télévision, est restée en retrait alors que la majorité des Argentins étaient horrifiés et en état de choc, se contentant de deux lettres postées sur son compte Facebook. Elle a tardé 8 jours avant de prendre l’antenne pour annoncer la dissolution des services secrets, dont elle accuse un secteur d’avoir précipité la mort de Nisman, pour porter préjudice au gouvernement.

– ‘Une ligne a été franchie’ –

AFPAFP« People attend the arrival of the funeral cortege carrying the remains of Argentine prosecutor Alberto Nisman at La Tablada cemetery in Buenos Aires, on January 29, 2015 »

« L’image de la présidente est altérée au niveau national. Après la mort de Nisman, les gens ont perçu quelque chose d’obscur, ils ne croient pas au suicide. Si l’enquête établit que c’est un suicide, je ne sais pas si les gens vont y croire », note la sociologue Agustina Varas Mestre, de l’Université de San Juan.

« En terme d’image et de perception négative, estime-t-elle, le mal est fait. Reste à savoir si cela aura un impact dans les urnes ».

A neuf mois de l’élection présidentielle du 25 octobre, ajoute Rosendo Fraga, « il est clair que le cas Nisman crée une situation politique qui porte préjudice à n’importe quel candidat du pouvoir et qui bénéficie à l’opposition ».

(avec AFP)

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