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A sa gloire! Série témoignages.

By 10 mars 2014avril 12th, 2014Lève-toi !

Chers amis,

Voici un court message (déjà ancien…) suivi de deux témoignages puissants sur un thème vraiment d’actualité: LA FOI.

Ce thème est d’une actualité brûlante car nous sommes entrés dans ces temps si spéciaux où comme l’Ecriture nous l’annonce la foi et l’amour de beaucoup se raréfient. Lisons ces témoignages toniques et fortifions-nous! Les temps difficiles devant nous vont requérir FOI FORTE ET AMOUR, joyeux, décidé, inconditionnel!

Meilleur shalom

Haim Goel

A SA GLOIRE ! TEMOIGNAGES (et leur pédagogie)

Par Haïm Goël

Témoignage n°3

Quand une minuscule équipe de croyants provoque une descente de puissance digne des Actes et un tremblement de terre dans le naturel et le surnaturel. Comment-est ce possible ? Quelles en sont les conditions ?

 

 

 

 

Jérusalem, 4 Nissan 5770, le 19 mars 2010.

 

« …/…Que chacun pense désormais que ses biens appartiennent en priorité au Seigneur et que la gestion de ses biens  Lui  soit soumise pour servir au Seigneur en priorité,… sans oublier le prochain (s’examiner à fond et honnêtement de ce point de vue). Que cette gestion soit soumise à D.ieu  et donc  à l’œuvre à laquelle Il nous a appelés ensemble, là où tous  les besoins (les individuels comme les collectifs)  se font connaître (Actes 2 : 44 à 47).

 

 De même que la famille X…….. a programmé récemment la vente d’une partie de ses biens pour pourvoir à l’œuvre de D.ieu, que chacun par exemple se prépare de même à se rendre ainsi disponible (c’est l’état d’esprit que vise le Seigneur en vue, par exemple mais pas seulement, des prochains voyages de l’équipe apostolique et prophétique des amis d’Elie).

Mais bien au-delà de cela aussi, le Seigneur nous parle en profondeur et nous allons tenter de capter tout le message qui « se cache », ou que nos résistances gardent caché, derrière cette interpellation. Ceci est une interpellation fortement reçue et qui « traîne » en mon cœur et y a germé avec insistance depuis presque deux ans, sans que je sache vraiment comment la formuler car le sujet est pour beaucoup, reconnaissons-le, tellement… « épineux ».

 

 Mais avec les temps que nous vivons et qui sont caractérisés par l’onction d’Elie  qui vient pour rétablir toutes choses avant le retour du Mashiah, cette disposition à mettre nos biens en priorité pour l’œuvre plutôt que nos choix privés est une étape de sanctification incontournable et une condition sans laquelle notre participation spirituelle sera stérile (et le fut d’ailleurs si souvent) a contrario de ce que nous lisons en Actes 2 : 47 : «… louant D.ieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Eglise ceux qui étaient sauvés ». Cette disposition nous ramène à l’incontournable (et combien c’est heureux) Livre des Actes et en particulier Actes 4 : 32 (« La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui apartinssent en propre, mais tout était commun entre eux ».).

 

Attention ! Ce point est d’une importance décisive et il n’est pas étonnant que dans toute l’Histoire non-biblique de l’Eglise jusqu’à ce jour le diable ait tout fait pour empêcher le plus souvent la répétition d’Actes 4 : 32 car il y a là une clé pour la descente en puissance de… la puissance de D.ieu qui permet que l’Evangile se répande avec… actes de puissance. Il y aurait aussi fort à parier que là où cela s’est vécu au cours de l’Histoire de l’Eglise la puissance de D.ieu fut automatiquement présente. Il serait extrêmement intéressant de faire une « Histoire de l’Eglise » à partir de ce point de vue… biblique. Et certains réveils anciens nous y invitent.

 

Le temps de l’amateurisme chrétien est passé. Le Seigneur appelle à un retour à l’esprit des disciples en Actes 4 : 32 ».

 

Voici donc ci-dessus la copie ici et là modifiée (sans rien altérer de fondamental) et amplifiée d’une parole adressée aux membres de notre œuvre en Europe voici quelques jours seulement. On touche ici un point extrêmement sensible pour beaucoup : l’argent, les biens rendus disponibles et le don de soi (deux valeurs qui vont évidemment de pair).

Et nous verrons au travers des deux témoignages qui suivent combien autour de l’attitude face à  l’argent… et du don de soi – deux choses qui vont de pair, je le répète, de façon flagrante dans l’Ecriture (voyez l’exemple du jeune homme riche en Matth. 19 : 16 à 24) – combien donc se joue un combat terrible qui peut engendrer, selon l’attitude foncière privilégiée, le choix qui est fait par le croyant, puissance immédiate descendue d’En Haut ou stérilité voire puissance venue d’en bas pour… effectuer une œuvre a contrario meurtrière.

Nous verrons comment, plus loin dans le second témoignage. Il y a là la clé d’une immense victoire pour l’avancée, ou plutôt l’apparition de la manifestation du royaume de D.ieu sur terre dans son expression la plus immédiate et la plus concrète. J’affirme donc que l’attitude généralement non-biblique d’une grande quantité de chrétiens et Juifs messianiques concernant l’argent et le don de soi sont des éléments qui expliquent la non- descente de D.ieu telle qu’on la trouve dans le Livre des Actes qui reste la référence éternelle et majeure dans la Brit HaHadasha à cet égard. On aurait pu aussi construire tout ce message sur le chapitre qui met en scène Elie et la veuve manquant de farine et d’huile (1 Rois 17 : 9 à 16). La chose est là aussi évidente et le don de soi de la veuve engendre la manifestation de la puissance de D.ieu du fait d’un duo de type don de soi : le prophète Elie et la veuve.

Peut-on éviter de nommer le don de soi d’un homme risquant sa vie pour aller au devant d’un prince cruel pour exiger la délivrance d’un peuple : Moshé ? La puissance de D.ieu en action dans la foulée, faut-il la raconter ici ? Même le cinéma mondial en a fait un must avec le film « Les dix commandements ». Avec Moshé, c’est à un duo don de soi avec l’Eternel Lui-même qu’on assiste, mais aussi avec Aaron. Et quelle puissance en survint… !

J’ai parlé de don de soi (jusqu’au don de sa vie) qui va de pair avec la disponibilité à mettre tous ses biens à la disposition du Seigneur au travers des apôtres, comme allant de pair comme « chambre d’accueil » de la puissance relâchée à la Pentecôte, ce qui n’est pas seulement le fait de la réception du parler en langues (à quoi se limitent tant de croyants). Et bien sûr je veux justifier une telle affirmation en signalant ici un autre passage des Actes, l’histoire du diacre Etienne en Actes 6 et 7… A contrario, il n’est pas non plus inutile de rappeller ici l’aventure d’Ananias et Saphira en Actes 5 : 1 à 11,  car la puissance de D.ieu s’y révèle aussi par l’apôtre Pierre en un climat de puissance et d’autorité qui est celui de la présence de D.ieu venue sur les disciples.

Posons-nous la question suivante (osons-le) : pourquoi tant de croyants s’engageant à des soutiens financiers et ne tenant pas leurs engagements (c’est hélas fréquent), allant même pour certains jusqu’à aller en justice pour y réclamer un don fait à une oeuvre, allant même pour d’autres ayant fait un don jusqu’à déposer sous serment devant des commissions anti-sectes dans l’espoir de retrouver un don libre et déclaré au départ comme voulu de D.ieu, ne subissent-ils plus le sort d’Ananias et de sa femme ?

Selon mon point de vue, cela révèle que la présence de D.ieu est inexistante et que la justice de D.ieu ne peut même pas s’appliquer car le contexte biblique des Actes n’est pas présent dans l’Eglise la plupart du temps aujourd’hui et, compte tenu de l’exceptionnelle (pourquoi exceptionnelle d’ailleurs ?) consécration visible des croyants du Livre des Actes, cette consécration avec la présence de D.ieu faisait du comportement d’Ananias un scandale inacceptable.

Mais en nos jours, le scandale est ailleurs. Il est dans l’ignorance (bien pratique parfois) et donc le non-vécu des standards de l’Ecriture.

J’ai une conviction, c’est que ce standard-là va être restauré en ces temps pour ceux qui le voudront car il est en synergie inévitable avec la réelle réapparition et manifestation du ministère apostolique en plénitude. Et cela vient.

Deux choses donc :

1/ Mes dispositions bibliques ou non concernant mes biens. Références Actes 4 : 32 et Actes 2 : 44 à 47, Le témoignage du jeune homme riche en Matth. 19 : 16 à 24 et les paroles de Yeshoua en Matth. 19 : 23 : «Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux » et en Matth. 6 : 19 – 20 : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent ». La trahison de Judas pour trente deniers et au nom d’ambitions terrestres. L’exemple d’Ananias et Saphira. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive.

2/ Ma disposition à me donner entièrement. L’attitude entière d’Etienne en Actes 7. L’attitude de cœur des douze hommes disponibles qui permit à Yeshoua de les appeler à Le suivre et à devenir disciples et futurs apôtres. L’attitude superficielle, intéressée uniquement, de nombreux autres « disciples » qui tournèrent le dos au Seigneur durant son ministère face aux exigences de la consécration.

 

TEMOIGNAGE N°1

Un témoignage qui illustre la disponibilité de cœur à donner tout son bien à l’Eternel sans arrière-pensée aucune. C’est-à-dire de faire un don d’un cœur entier… ce qui est déjà par essence une forme de don de soi. Vous voyez que les deux vont de pair.

Nous verrons comment se manifeste l’immédiate ouverture du sceau de la puissance de D.ieu tel qu’ouvert sans retard dans la foulée…

On me le pardonnera mais il s’agit d’un témoignage personnel. Mais je me sens vraiment poussé à le donner. J’espère qu’on n’y verra aucune forfanterie. Il n’y en a pas.

Mon épouse et moi étions de tout jeunes convertis (deux ou trois mois) et vivions, c’était notre choix de l’époque, en plein cœur des Ardennes belges en une région de forêts superbes et solitaires. J’aimais la nature et son contact m’était sain à tous égards. En effet, quelques temps auparavant, je terminais un contrat de théâtre en tant qu’acteur. Nous avions reçu le prix Europalia du meilleur spectacle de l’année avec une adaptation très remarquée du Bovary de Flaubert. Nos costumes taillés par Nina Ricci valaient à eux seuls des centaines de milliers de francs et mon désespoir de l’époque en valait des milliards. La foudre de D.ieu, gloire et amour infinis, était tombée soudain au fond de cet abîme intellectuel, moral et spirituel. Ma femme avait elle aussi fait cette expérience de nouvelle naissance et avait, du jour au lendemain sur direction de D.ieu, malgré la colère ou la stupeur de ses professeurs, abandonné sa septième et dernière année d’études à l’Académie des Beaux-Arts de Liège. Etudes brillantes d’une élève douée, promise au professorat quasi assuré à sa sortie d’études.

Nous vivions donc désormais au fond des Ardennes dans une chaumière avec comme unique nourriture spirituelle les seules cassettes audios reçues mensuellement d’un évangéliste et sur le plan matériel un petit pécule d’environ 20.000 francs (belges), le chômage. Lorsque nous avions payé le loyer et le téléphone,  l’électricité et quelques bricoles, il nous restait en tout et pour tout 2.000 francs pour nous nourrir, ce qui nous permettait de survivre pour une petite partie du mois, une semaine,… mais pas tout le mois, loin s’en fallait. Notre ordinaire comprenait alors souvent de chiches conserves.

La puissance de D.ieu nous avait été révélée individuellement et ensemble de manière très spectaculaire depuis notre baptême du Saint-Esprit, qui fut immédiat à l’instant de son acceptation du salut par mon épouse à l’époque de  Pâques 81 et qui suivit de deux semaines ma conversion à l’époque de Pentecôte de la même année.   Toute une série de puissants miracles avaient surgi alors si vite et si concentrés. Mais en fait cette puissance de l’Esprit fut déjà à l’œuvre de diverses manières (visions, etc.) de façon flagrante dans nos vies dans l’année qui précéda notre salut. En effet, en ce qui me concerne, près de six mois auparavant, me réveillant dans ma chambre de solitude épouvantable et désespérée d’artiste, vers les neuf heures du matin (je répétais au théâtre tard en soirée et rentrais chez moi à deux heures du matin chaque jour), avais-je vécu ébahi la présence de « Quelqu’un » dans ma chambre, dont la voix se fit majestueusement entendre en me disant : « Je suis ton Père et Je t’aime ».

D.ieu, compte tenu de critères passés très personnels, ne pouvait me toucher mieux que cela. Le résultat fut inouï de puissance, de bonté, d’esprit de réconciliation, en moi.

Revenons-en à nos Ardennes rustiques et à notre mini-budget qui nous amenait si souvent les sardines de la bohême sur la table à défaut de plus.

Dans ce climat de tous les extraordinaires que nous vivions (mais non dans le domaine financier), D.ieu le Père me parla un jour très clairement et en mots simples : « Dis-moi, 2000 francs, cela représente quoi par rapport à 20.000 francs ? ». A contrario de tant de nos réflexes courants ou rencontrés chez tant de croyants, JE COMPRIS IMMEDIATEMENT L’ALLUSION car D.ieu est toujours clair. J’avais déjà vaguement entendu parler de dîme mais très vaguement et cependant… je compris. De plus, nous ne fréquentions aucune assemblée, vivant dans une région sans assemblée connue de nous  à des dizaines et des dizaines de  kilomètres à la ronde.

Ma  réaction d’obéissance fut immédiate car DE CŒUR et je vivais depuis le premier jour un CŒUR à CŒUR avec D.ieu et cela malgré bien des brisements non effectués et une nature loin d’être encore bridée et complètement sanctifiée. Mais le rapport à l’Eternel était de cœur à cœur.

Je songeai donc : « de toute façon, avec ces deux mille francs  nous n’allons pas très loin, alors qu’importe, nous irons un peu moins loin encore, c’est-à-dire nulle part ET VOYONS CE QU’IL ADVIENDRA ». L’obéissance de cœur à D.ieu engendre une paix parfaite et une confiance quasi ingénue qui est aussi de la foi. J’avisai mon épouse qui sans difficulté se rangea à mon avis. Quelle épouse merveilleuse et disponible pour son D.ieu j’avais (et ai toujours) là. Nous envoyâmes joyeux et excités les deux mille francs à l’évangéliste qui nous envoyait sa cassette mensuelle.

Nous entrâmes alors immédiatement et de plein-pied dans un surnaturel prodigieux, en plein cœur de la toute puissance de D.ieu qui alors nous environna de partout.

Premièrement nous échappâmes au temps et vécûmes dans une joie du ciel le mois entier en un espace temps perçu comme étant de quelques secondes. Et quelles secondes ! Indescriptibles, et je ne tenterai pas de le faire, c’est impossible. Ce fut comme un songe et je me souviens par exemple que nous fûmes transportés chez « des amis » où nous mangeâmes (où, chez qui, comment ? Nous sommes incapables de vous le dire car ce fut complètement surnaturel). Dans la même période que cette échappée hors du temps nous vécûmes aussi, parallèlement, dans le temps et  fîmes une expérience miraculeuse et pour le moins humoristique. Je sais depuis que les deux dimensions peuvent très bien s’interpénétrer de façon miraculeuse.

La voici : Nous disposions d’une 2CV dans le réservoir de laquelle restait un peu d’essence. Il nous fallait nous rendre à Liège et étions tout à fait certains, compte tenu des quelques litres d’essence dont nous disposions, de ne pouvoir franchir qu’une distance d’approximativement dix kilomètres, ce qui était évidemment loin des plus ou moins septante (soixante-dix) nécessaires. Nous décidâmes de partir en faisant paisiblement confiance à D.ieu car nous vivions un mois surnaturel entre Ses bras. Nous franchîmes en pente ascendante une distance approximative de sept kilomètres après quoi nous arrivâmes sur un plat et sur les hauteurs de la ville de Spa. Et c’est sur ce plat que le moteur se mit à cafouiller. Plus de carburant. La voiture silencieuse continua à rouler sur son élan et arriva de plus en plus lentement vers le début de la pente descendante menant à la célèbre ville d’eau belge. Nous descendîmes donc cette longue route en lacets dans un silence encadré par le bruit du vent. Premier feu rouge à l’horizon, pied en amorce sur la pédale de frein. Mais à vingt mètres, le feu devint vert et nous passâmes.

Il en fut ainsi avec un ou deux autre feux (je ne sais plus au juste et cela se passait il y a bientôt trente années).

Arrivée au cœur de Spa et nouveau feu rouge qui passa encore au vert au moment où nous allions l’aborder. J’amorçai alors sur le plat désormais un long virage tout autour de ce que l’on nomme le « Pouhon Pierre le Grand », énorme bâtiment circulaire d’époque 1700 et lieu d’une source ferrugineuse, pour revenir face à un nouveau feu rouge précédant l’obligation de tourner à angle droit sur la droite vers un grand boulevard menant à plusieurs centaines de mètres… à une station d’essence.

Les 2CV sont souples mais franchement l’exercice ressembla à un gymkhana qui aurait été plus que périlleux (mais là, rendu étrangement souple) en temps ordinaire… car il m’était interdit de freiner faute d’essence et de moteur. Le feu rouge devint lui aussi vert et nous entamâmes la dernière ligne droite de plusieurs centaines de mètres vers la station d’essence. Comment nous y parvînmes, je ne le sais, mais la voiture vint « mourir » devant la pompe à essence juste derrière une énorme Mercédes hollandaise garée là pour faire le plein. Bien, nous étions là où il le fallait mais je n’avais en poche pas le moindre maravédis qui m’aurait permis de recevoir quelques gouttes d’essence.

C’est alors que devant nous se déroula un incident des plus ahurissants car, de l’autre côté de la pompe à essence en parallèle, se trouvait une autre grosse voiture, allemande celle-là, et les deux conducteurs se mirent l’un en néerlandais, l’autre en un fâcheux français matiné de germain, à rivaliser de politesse car, disait l’un  (traduction) : « Mais non, Monsieur c’est bien vous qui venez de mettre ces billets dans la machine ! » (c’était à l’époque des premières stations d’essence avec billets de banque à insérer) et l’autre de surenchérir avec ardeur et moult sourires: « Ah mais non, Monsieur ! C’est vous qui venez d’introduire de l’argent et je ne puis en aucun cas prendre l’essence ! » Et ainsi de suite durant de longs instants. Un distrait… et deux hommes très scrupuleux. Au final, les deux conducteurs ayant rivalisé jusqu’au bout d’honnêteté et de politesse disparurent l’un et l’autre vers une autre station d’essence. L’incident est absolument authentique. Mon épouse et moi restions silencieux et bouche bée au sein de notre pauvre carlingue et je priai (je priais en fait sans cesse…) et questionnai le Seigneur car : que faire ? Cette essence disponible ne m’appartenait pas. C’est alors que D.ieu me répondit qu’Il était Maître des circonstances et que cette essence avait été préparée pour moi par Lui avec le concours de deux hommes très honnêtes et que, si je ne me servais pas, l’essence reviendrait à un autre.

Leçon : L’obéissance du cœur et le don de toute notre maigre « fortune » disponible avait déclenché un « orage du surnaturel et de la passion de D.ieu à notre avantage ». Ceci est un des nombreux témoignages de ce style dont je pourrais faire état. Si D.ieu me le demande, je le ferai un jour pour illustrer une autre leçon. En parlant d’essence je vous raconterai un jour comment l’Eternel nous conduisit en pleine forêt par un chemin boueux vers une grande station d’essence construite le jour même par des anges en dehors de tout lieu habité. Ce sera pour illustrer le thème de la foi triomphante.

TEMOIGNAGE N°2

 

Je donnerai un titre à ce témoignage : Un tremblement de terre à Liège en Belgique. Nous allons voir ensemble que ce tremblement de terre-là fut bien plus profond de sens que ce que le naturel a transmis.

Mais avant de vous parler de cet événement consécutif dans le naturel à un jeûne d’Esther, il me faut planter le décor biblique qui précéda et encadra ce phénomène, ce divin acte de puissance qui ébranla spirituellement cette ville et y amena une œuvre impressionnante.

Et ce « décor » biblique est d’importance capitale car, comme écrit au départ de ce témoignage, les œuvres relationnelles d’Actes 2 : 42 à 47 étaient bien présentes parmi nous, l’état d’esprit était à l’amour fraternel non déclaré car évident dans les actes, les comportements.

Cela concernait-il tous les croyants de notre assemblée de Ligneuville/Malmédy (localité proche de l’Allemagne et située à plus ou moins 100 kilomètres de Liège, dont il sera question plus bas) ?

Non, seuls ma famille et une sœur en Christ en particulier avions franchi ce pas du cœur et de l’esprit d’un amour en actes et non en paroles suaves mais vaines. Les autres membres de notre assemblée missionnaire toute jeune (une vingtaine de personnes) représentaient pour la plupart ce genre de croyants « suiveurs », certes assidus aux réunions mais commettant l’erreur si commune de placer au fond leur intérêt propre avant le Seigneur Lui-même. Il y a là un point crucial que tant de croyants ne semblent même pas réaliser aujourd’hui comme hier (ce témoignage date d’il y a presque vingt-cinq ans).

En effet la plupart des croyants que j’ai croisés sur ma route sur quatre continents (spécialement en Europe et aux USA) sont préoccupés au mieux de leur progression spirituelle, de leur capacité à ceci et à cela et cela inclut tant de choses,  mais ils ne sont pas occupés à aimer D.ieu et leur prochain de tout leur cœur, du cœur reconnaissant de celui qui a vraiment compris de quoi l’amour de D.ieu l’a sauvé : l’enfer. Du cœur reconnaissant et ébloui de ce à quoi D.ieu l’a introduit en le sauvant : Le Royaume de D.ieu. Beaucoup de croyants aujourd’hui se sont approchés si près du Royaume de D.ieu… et ne l’ont pas vu ou l’ont à peine entraperçu, pour s’établir ensuite en pays de tiédeur ou de religiosité vaine. Je n’ai rencontré des croyants occupés à aimer D.ieu et le prochain comme dans le Livre des Actes qu’au fond de la brousse africaine par exemple,  ou en terre musulmane ou au Chiapas au Mexique, là où vous payez de votre vie le fait d’être croyant.

Cette unique sœur et nous partageâmes un état d’esprit digne des Actes durant de longs mois après la naissance de notre jeune assemblée. Nous offrîmes maints services coûteux en temps et en argent à cette femme et mère délaissée par un mari absent. Elle, de son côté, ne ratait jamais l’occasion de se rendre disponible. Un beau jour, le Seigneur me convainquit qu’il me fallait un nouveau véhicule, ce qui au vu des circonstances qui vinrent ensuite, s’avéra être vraiment du Seigneur, car j’allais être appelé à beaucoup voyager pour Son service, avec femme et enfants. Le Seigneur me désigna le véhicule, la marque, etc. Je me mis donc en prière car je ne disposais pas de l’argent pour l’achat mais sur une extraordinaoire conviction et avec une grande foi je téléphonai au concessionnaire… pour commander le véhicule. Je ne soufflai mot de tout cela à quiconque de l’assemblée, soucieux de laisser D.ieu agir seul.

Quelques temps après cela, la soeur dont question plus haut nous demanda à ma femme et moi de lui accorder un entretien. Rendez-vous fut pris et dans mon bureau cette sœur, tout en sortant une enveloppe de son sac, me pria de lui pardonner car, nous dit-elle, : «  j’ai hésité à obéir à D.ieu, voici une somme dont je n’ai en fait pas l’usage immédiat. Depuis des semaines, le Seigneur me met à cœur que je dois vous la donner pour l’achat d’un nouveau véhicule… ». Malgré notre surprise et émerveillement du fait que D.ieu lui ait parlé de manière aussi directe de notre besoin pourtant gardé bien secret, nous choisîmes malgré tout la sagesse et je demandai à cette sœur de prendre encore quelques jours de réflexion et de prière car je voulais absolument m’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une démarche émotionnelle. Je préciserai que nous ignorions qu’elle disposait de cette somme. La soeur reprit son argent mais en fin de semaine je découvris la somme sur mon compte en banque. Peu de temps après, dans des circonstances beaucoup moins dignes, je fis le chiffrage de mes services rendus à cette sœur et le comparai au montant de son don. Les deux étaient en balance parfaite et je compris là une loi profonde : lorsque D.ieu vous demande de donner quelque chose, c’est qu’Il vous a été aussi donné. Le royaume des finances et de tout le reste dirigé par D.ieu, c’est cela aussi et même surtout cela, le Royaume de D.ieu. Et la justice et la balance droite y règnent.

Il ressortit de tout cela qu’un merveilleux amour fraternel croissant (l’amour fraternel « stabilisé » n’existe pas, c’est tout au plus un concensus d’hypocrites ou de tièdes ou les deux à la fois) s’établit entre cette sœur et nous au fil des semaines et des mois. Quelle période merveilleuse où une poignée de croyants prenant soin les uns des autres y trouvent un bonheur extrême car, comme il est écrit en Actes 20 : 35, « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ». Même si nous n’étions que peu en nombre  (mon épouse  et moi avec nos quatre enfants et cette sœur) à vivre sans même nous en rendre compte le Livre des Actes en Actes 2 : 44 à 47 et 4 : 32, le fait était là et donc les conditions pour le déversement de la puissance de D.ieu étaient présentes, bien que nous n’y songions pas pour autant.

Lisez à présent ce qui suit et voyez ce que D.ieu peut faire à partir de trois personnes adultes décidées à vivre plus qu’à seulement déclarer leur foi, leur amour.

Je vous l’ai dit plus haut, nous étions une toute jeune assemblée en un milieu ardennais catholique à fort substrat de vieil occultisme germanique et celte. Les combats étaient rudes dans le naturel comme dans le surnaturel et nous déployions bien des efforts pour amener les gens à la connaissance des Ecritures.

Un beau jour cependant, en priant, le Seigneur nous convainquit d’organiser une campagne d’évangélisation dans la grande ville de Liège à 100 kms de distance. A vue humaine, la chose paraissait hors de sens. Nous étions une jeune assemblée déjà bien occupée à se consolider et à tenter d’investir un terrain si aride que celui de ces Ardennes proches de l’Eifel. Au reste il y avait sur Liège des assemblées et même deux grosses assemblées à l’époque qui organisaient sans guère de succès d’ailleurs une évangélisation commune par an. Dès lors que pouvions-nous, petit troupeau, minuscule équipe venue de si loin ? Mais les voies de D.ieu…

J’entamai  alors sur  claire direction divine la rédaction d’un traité biblique/invitation au sein duquel il était question entre autres d’un accroissement du nombre des tremblements de terre sur la planète avant le retour du Seigneur (Matth. 24 : 7)). Muni de ces traités imprimés par votre serviteur, nous allâmes plusieurs journées d’affilée effectuer une distribution en rue à Liège, non loin des deux lieux que nous avions pu louer (un premier miracle) pour une campagne d’évangélisation, le théâtre de variétes du quartier « En Roture » et le  Foyer International des Etudiants en centre ville. Deux lieux emblématiques de valeurs anti-bibliques, ô combien, croyez-moi, puisque le Foyer International des Etudiants abritait ou voyait défiler en ses locaux tout ce que le gauchisme africain et européen comptait à Liège. Avec en sus de nombreux étudiants arabophones très OLP.  La distribution des traités/invitations en rue s’avéra pénible. Refus des passants, regards et réflexions de mépris, moqueries, acceptations polies tout au plus, parfois.

C’est alors que D.ieu nous demanda d’organiser un jeûne d’Esther. Sur direction d’En Haut, je l’organisai comme suit : premier jour, purification personnelle intense et profonde. Deuxième jour, intercession pour la ville  et troisième jour, réception de l’exaucement selon décision divine.

 C’est exactement ainsi que nous procédâmes. Y participaient, outre moi et la sœur avec laquelle nous vivions le Livre des Actes, deux ou trois membres de l’assemblée. Ma chère épouse était en déplacement en France.

L’organisation était simple, chacun priait chez soi et tous se retrouvaient à 12 hrs et ensuite à 17 hrs pour un partage de ce qui avait été reçu et un temps de prière collective. Nous intercédâmes  intensément et accompagnés d’un amour fraternel si sincère, si enthousiaste… Le deuxième ou le troisième jour en fin d’après-midi nous en  étions à supplier D.ieu de faire grâce à cette ville et de l’amener à la repentance, au salut. Soudain le Rouah HaKodesh me visita plus intensément et D.ieu installa en moi une parole de grande autorité :

« Cessez de demander grâce pour cette ville. Cette ville se caractérise foncièrement par son caractère frondeur, impie et moqueur à mon égard. La débauche, la corruption et toutes espèces de crimes y sont majoritaires. Demandez-moi plutôt un jugement sur cette ville car c’est ce que Je veux apporter, mon amour plein de patience s’est révélé impuissant ! ».

 

Connaissant cette ville pour y avoir vécu sept années durant avant ma conversion, je savais que cela était vrai  car j’y avais fréquenté bien des milieux universitaires, cercles d’artistes mais aussi milieux populaires ou d’implication philosophique et parfois occulte marqués. Je communiquai cela et ce que j’avais reçu en esprit aux sœurs en prière présentes mais celles-ci reprirent de plus belle leurs suplications en faveur de la ville. Il est vrai que je dus moi-même m’y reprendre à deux fois pour m’assurer avoir bien entendu la voix du Seigneur tant les paroles étaient sévères. Je les interrompis donc et leur reprécisai clairement ce qui avait été reçu. Un silence s’ensuivit mais finalement nous priâmes sobrement mais en obéissance au Seigneur et nous lui demandâmes d’amener un jugement sur cette ville. Nous terminâmes donc notre jeûne d’Esther le troisième jour au soir et chacun de rentrer chez lui pour dormir.

Le tremblement de terre.

 

Vers deux heures du matin, au  moment du sommeil le plus profond, je fus réveillé par un vacarme violent et je crus que la chaudière du chauffage central venait d’exploser. C’était le choc de plaques tectoniques et le départ d’un tremblement de terre assez violent  (entre 5, 8 et 6 sur l’échelle de Richter) qui avait Liège comme épicentre, mais je l’ignorais bien sûr. Dans le même temps, mon lit se mit à tanguer de telle façon que je crus vraiment qu’il allait se briser et… que j’étais soumis à une attaque démoniaque consécutive à notre temps de prière. Je criai dans la pièce : « Satan, au nom de Jésus, cesse… ». Tout s’arrêta. Le matin au réveil, la rue bruissait de mille rumeurs car tous étaient en train de deviser sur ce qui s’était produit : un tremblement de terre dont l’épicentre était à Liège. Un tremblement de terre en Belgique ? De mémoire de Belges, on n’avait jamais entendu parler de cela. Dans la journée, un frère qui n’avait pas participé au jeûne me téléphona pour me dire qu’en priant il avait clairement reçu que ce tremblement de terre était le résultat de notre jeûne d’Esther. A ce stade, il n’est pas inutile de rappeler que le traité qui avait été distribué un peu auparavant dans les rues de Liège parlait clairement de l’augmentation du nombre de tremblements de terre comme signe annonciateur de la fin.

Consécutivement, nous retournâmes à Liège dans les jours qui suivirent pour y effectuer de nouvelles distributions de traités/invitations. En rue, bien des cheminées effondrées, des maisons aux lézardes profondes… mais aussi un sentiment étrange d’être porté par des anges, comme soulevés du sol, pour nous diriger vers les gens… qui accueillaient nos traités avec un étrange empressement. L’atmosphère spirituelle de la ville semblait avoir connu un véritable tsunami.

L’évangélisation proprement dite vint et fut menée par Shilo Haig, un évangéliste écossais, et moi-même. Au Foyer International des Etudiants, Shilo prêcha devant une salle enfumée et pleine d’universitaires gauchistes belges, arabes et africains. Leur présence attentive et respectueuse était à elle seule un immense miracle. J’en connaissais personnellement quelques-uns, dont des leaders farouches dévoués à la cause de l’OLP, dont la propagande via les milieux de gauche en universités se répandait en Europe. Au terme de la soirée, plusieurs s’avancèrent et acceptèrent le Seigneur. Cela fut sans doute le plus grand miracle de la campagne. Au théâtre de variétés où je prêchai, ce furent surtout des protestants non-nés de nouveau qui vinrent et là aussi la moisson fut belle.

Dans les semaines qui suivirent quelque chose s’étant vraiment ouvert dans le ciel de cette ville en terme de brèche, nous apprîmes (retournés dans nos Ardennes) que l’assemblée africaine du pasteur Mutyebele à Bruxelles venait de démarrer des réunions en maisons non loin de nos lieux d’évangélisation…( je crois profondément à l’œuvre du Saint-Esprit qui enchaîne les actions des ministères les uns aux autres comme nous le voyons en Actes 8 : 5 à 25, quand Philippe l’évangéliste amène un réveil en Samarie et qu’envoyé sur la route de Gaza il est suivi en Samarie par l’intervention des apôtres  Pierre et Jean qui viennent établir l’église locale).

Un ultime témoignage tout à la gloire de D.ieu dans le cadre de cette évangélisation vécue dans une extraordinaire atmosphère de puissance :

Le premier des trois jours de l’évangélisation, arrivés à Liège, nous réalisâmes avoir oublié un écran transportable. Obligés de retourner à deux, un frère et moi, à Ligneuville en vitesse… Arrivés dans la dernière ligne droite avant mon domicile, nous voyons venir à nous un autobus. La route n’est pas large, de gauche et de droite, des haies en bordures. Au moment de croiser l’autobus, de derrière lui surgit un énorme camion du genre transporteur de cailloux. Il effectue un dépassement et en un instant il se trouve face à nous. Impossible de dégager ni à droite ni à gauche et je me souviens encore des yeux bleus effarés du chauffeur dans sa haute cabine. Un seul réflexe, je ferme les yeux et je crie : « Jésus ! ». J’ouvre les yeux,… plus de camion et nous           voilà roulant paisiblement sur la route. « Seigneur, merci ! », avons-nous soupiré et crié d’aise.

Voilà  donc un deuxième témoignage par lequel il est clairement démontré que le vécu biblique tel que décrit en Actes déclenche les interventions de puissance de D.ieu. Rétrospectivement, je réalise ô combien qu’en plus de vingt-cinq années de ministère cela s’est produit plusieurs fois… lorsque ne serait-ce que deux vivaient cet amour fraternel-là accompagné de cet amour pour D.ieu exclusif qui nous a été commandé par le Seigneur, car résumant toute la loi (Deut. 6 : 5 et Lévitique 19 : 18)

Les principes de D.ieu et… leur contraire.

 

Ce que je vais rapporter à présent me brise encore le coeur aujourd’hui et certains me reprocheront sans doute de le faire, mais le sujet de ce courrier est d’une telle importance et tellement crucial pour que le Corps du Messie retrouve en tous lieux sa dignité biblique en des actions qui témoignent indubitablement de l’authentique action de D.ieu jointe à l’amour obéissant des hommes, que je me sens poussé à en témoigner. Dans cette perspective, donner le témoignage ultra-négatif qui va suivre n’est pas vain. Car si en effet il nous faut retrouver l’authenticité des débuts (aisément reproductible en nos jours comme on vient de s’en apercevoir), il est un fait que nous avons un adversaire qui utilisera tous les moyens possibles pour freiner cela et du sein même de l’Eglise s’il le peut. Car c’est de là que viennent le plus souvent en maints lieux les pires obstructions. Vous vous en souvenez, la chère sœur entretenait avec nous des rapports d’amour fraternel réciproques qui furent propices à établir un climat biblique entraînant la descente d’actes de puissance de la part de notre D.ieu.

 

Qu’arriva-t-il après les temps bénis décrits plus haut ? L’ennemi effectua son œuvre et de même qu’il est écrit en  Matth. 13 : 24 à 43 que de nuit le diable vient pour semer son ivraie dans le champ semé par D.ieu de jour, l’ennemi vint par je ne sus jamais quel détour semer peu à peu le levain dans l’âme de cette chère sœur qui jusque-là s’était trouvée être si positive et quelquefois même utilisée de façon très spectaculaire par le Saint-Esprit.

Le Seigneur ouvrant dans l’année suivante une porte importante de service dans le Sud de la France (porte ouverte qui fut reconnue comme telle par l’ensemble des croyants en prière) pour votre serviteur et sa famille et n’ayant pas trouvé de pasteur (missionnaires américains et rares pasteurs ouverts à l’Esprit ne cherchaient pour la plupart pas à exercer dans les Ardennes mais privilégiaient les villes du sillon Sambre et Meuse ou le Nord du pays), ni d’ancien disponible pour assumer la responsabilité de l’assemblée de Ligneuville, l’ensemble des membres après avoir prié de concert décidèrent que la dissolution devenait la seule solution et que les membres rejoindraient une des deux autres petites assemblées de la région.

Ainsi fut fait et nous déménageâmes vers le Sud de la France.

Quel ne fut pas notre choc et notre surprise d’apprendre ensuite que la chère sœur avec laquelle nous avions vécu une communion fraternelle si riche avait abandonné le Seigneur et… s’était établie en concubinage avec un païen. Comment cela fut possible, nous ne l’avons jamais su.

Ensuite les choses allèrent bon train. J’appris que dans les semaines qui suivirent cette ex-sœur avait carrément déposé une plainte en justice en prétextant l’abus de confiance. Elle cherchait tout simplement à récupérer son don… La chose fut classée sans suite par la justice mais je commis une erreur dans mon indignation du moment et j’écrivis à cette ex-sœur une lettre par laquelle je lui rappellai les circonstances de son offrande volontaire ainsi que mon intention future, puisque telle était son attitude, de lui rendre ce don lorsque j’en serais capable financièrement. Nous vivions par la foi et vivons encore ainsi. Je songeais à un héritage à venir…

Cette personne se saisit finalement de cette lettre pour me traîner en justice et me forcer à lui rendre ce don avec des pénalités. Mais dans l’intervalle, dans l’espoir sans doute de forcer encore plus vite la chose, elle déposa sous serment devant la commission anti-sectes de la Chambre belge. J’ignorai longtemps la chose, vivant en France depuis de longs mois. J’en fus averti par un frère deux ans après la publication du rapport de la Commission. Jamais cette Commission ne chercha à m’entendre (ce qu’elle accordait semble-t-il par ailleurs pour d’autres cas) ni à confronter les déclarations de cette dame avec celles d’autres membres de l’œuvre dissoute, ni auprès d’autorités religieuses compétentes… car j’avais été aussi à l’époque  professeur de religion protestante dans l’enseignement officiel d’Etat et communal. Il en advint que fut publié un rapport construit sur les seules déclarations faites « sur l’honneur » par cette dame. Un rapport truffé de mensonges  que son seul témoignage imprimé dans notre journal officiel de l’époque contredisait clairement pourtant. Un rapport truffé de déformations et d’exagérations pernicieuses qui illustrait, comme par hasard, tous les ingrédients du sectarisme.

Ainsi le beau relationnel d’amour fraternel réciproque de jadis était devenu une caricature inverse.

Le rapport de la Chambre fut publié sur internet et diffusé largement via des organisations telles que le « réseau Voltaire ».

J’eus la claire impression que cette dame avait en fait appris un langage construit pour la circonstance (où, comment, par quelle influence ?). Je n’ai jamais connu l’arrière-plan de cette affaire ni les influences subies par cette personne (nous avions dans la région quelques ennemis farouches qui faisaient partie d’un autre monde spirituel… et dont certains avaient été grandement humiliés par D.ieu alors même qu’ils complotaient contre nous).

Je n’eus pas la conviction à l’époque d’aller en justice contre cette femme car j’espérai longtemps sa repentance suivie de réparation spontanée et cela d’autant plus au souvenir du passé. Hélas cela ne vint jamais. Cette dame entra également en contact avec divers croyants de nos relations en vue de nous nuire, ce qui inaugura pour plusieurs années une saison de troubles. Nous découvrîmes aussi qu’une ex-membre dans l’œuvre à laquelle nous avions dû résister légitimement  sur un plan moral s’était promise de nous détruire et avait largement guetté un moment de faiblesse chez notre ex-sœur pour l’influencer. Derrière toute cette situation il y avait un  esprit de Jézabel et, considérant le combat que nous eûmes à mener durant les années suivantes en France contre l’esprit de la Reine du Ciel, je compris que l’ennemi avait en fait tenté de nous arrêter lorsque nous descendions vers la France avec une étrange et laide affaire derrière notre dos en Belgique.

J’aimerais que l’on me comprenne, car ce n’est vraiment pas avec complaisance que je rapporte ce dernier fait par lequel cette femme a contredit violemment son témoignage de départ. Si j’ai rapporté ces faits, c’est parce que je pense qu’il y a autour de ce principe d’amour fraternel engagé avec ses merveilleux fruits (et non de paroles vaines) un enjeu extraordinaire. Tous l’auront compris en lisant ce long témoignage N°3. La chute de cette femme démontre simplement qu’il existait encore des failles dans sa consécration et que l’ennemi n’a pas négligé l’occasion de les investir et de les utiliser. Il est donc d’une actualité totale que de partout des croyants vraiment désireux de voir le Royaume de D.ieu grandir avec accompagnement de la grande et authentique puissance de D.ieu se mettent en prière afin que ces choses viennent mais QU’ILS Y SOIENT PREPARES.

Car, comme je l’ai expérimenté moi-même, c’est lorsque nous vivons ce qu’il y a d’authentiquement biblique que l’ennemi se déchaîne le plus, soit pour tenter de nous faire chuter, soit pour lever contre nous des complots d’une ruse extrême. Je considère avec le recul n’avoir pas été vraiment prêt pour faire face à ces complots et persécutions et que cela a été permis par D.ieu pour m’amener à sonder les choses pour ce qu’elles sont, loin de toute illusion. Mon devoir est donc d’avertir les plus jeunes dans la foi.

Préparez-vous ! Et surtout rejoignez D.ieu en toute Sa Parole, essayez de joindre le Corps là où il est établi sur un fondement apostolique réel et avéré. On reconnaît l’arbre à ses fruits. Et à ce sujet je suis tenu de vous dire que quantité importante de mouvements, dénominations, assemblées ne sont pas bâtis sur des fondements apostoliques authentiques. J’en veux pour seul exemple que mon « procès » absolument inique dans son déroulement devant une commission anti-sectes a été connu de maints serviteurs et de maintes assemblées sans que jamais une seule fois je n’en fus averti en temps utile ou que l’on me questionna simplement sur la chose pour en vérifier la teneur réelle. Rien.

Au-delà de bien des discours lénifiants d’amour fraternel (souvent vécu à sens unique c’est-à-dire à sens inique), en tout endroit où le Corps n’est pas établi sur le fondement d’apôtres et prophètes dignes de ce nom, ne vous attendez à aucune justice réelle car il n’y existe aucune autorité biblique réelle. Et dès lors…

Dans le même ordre d’idées, j’aimerais encore aligner quelques mots concernant les comportements de certains « croyants ». Comportements qui ferment complètement et durablement sur toute une région la porte à tout (réel) réveil et descente de la puissance de D.ieu.

 

Un beau matin, alors que je logeais chez des croyants, on frappa à ma porte et le maître des lieux accompagné de son épouse entrèrent tout émus car, disaient-ils, il avait été fortement reçu le matin même en priant, de la part du Seigneur, de vendre une importante propriété et de m’en remettre le fruit sous forme de chèque.  Ces gens étaient fort riches. A l’époque nous envisagions un projet d’importance et étions en prière à ce sujet mais ils l’ignoraient.

Dans les temps qui suivirent, cette révélation et cette intention furent réitérées et confirmées. J’appris aussi qu’un « seviteur de D.ieu » au ministère très voyant effectua par l’entremise de son épouse des pressions annonçant jusqu’à des malédictions possibles de D.ieu sur le couple en question afin qu’ils leur cèdent ce bien… Effarant mais authentique. Fort de mon expérience passée, je restai dans toute cette affaire très, très sobre et en position de prudente attente.

A ce jour je n’ai plus jamais entendu parler de ce don. Je n’ai pas de doute concernant ce que D.ieu leur a demandé, c’était la première étape d’une consécration réelle : faire part de biens abondants (et superflus dans leur cas) en les mettant au service des besoins dans le Corps. Mais la convoitise et les pressions de ce « serviteur de D.ieu flamboyant » et les propres failles intérieures de ce couple les éloignèrent de D.ieu et de Ses plans.

Voilà, j’ai tenté de toucher un peu du doigt des choses ulra-sensibles qui, dans le Livre des Actes de notre Bible, débouchent sur un témoignage d’amour qui attirent la puissance véritable de D.ieu pour un seul but finalement, l’accroissement du royaume de D.ieu sur terre. Je vous ai démontré que ce Livre des Actes peut (aisément, très aisément et dans une joie du Ciel) et doit être impérativement vécu aujourd’hui comme hier sans quoi des comptes terribles pourraient nous être demandés immanquablement un jour prochain. Je vous ai donné aussi deux (parmi bien d’autres, hélas) témoignages de la façon dont Satan et nos propres failles, ainsi que notre souveraine capacité au choix du bien ou du mal, peuvent déshonorer le Seigneur Lui-même, nous déshonorer et amener sur nous et notre entourage (famille, etc.), voire une région entière un blocage spirituel durable. On s’expliquera peut-être dès lors pourquoi des régions entières d’Europe sont veuves de présence de croyants authentiquement réveillés tandis que les faux réveils claironnants et de toc en matière de signes abondent. On ne s’étonnera plus lorsqu’un Billy Graham, homme connu pour sa douceur, déclare qu’il serait heureux si 5% des fruits de ses campagnes célèbres représentaient des croyants vraiment nés de nouveau.

Soyez bénis!

Haïm Goël.

Reproduction autorisée avec mention de la source.

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Lève-toi ! / Etz Be-Tzion
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