Le frère Haïm me demande de transmettre ceci… Faut-il commenter ? Danielle Le Gac

By 27 février 2026Lève-toi !

http://youtube.com/post/Ugkxx7HEb0i8cxeQNvXhRv9gZpA2KP-hYOw6?si=eoHCoy-wJ4rWZBxi

Torah-Box
Torah-Box il y a 13 heures
J’ai failli tout perdre.
Ma femme.
Mes trois enfants.
Ma vie.
Comment ?
Par négligence.
Par absence.
Par vide intérieur.
Et le coupable ?
Un petit objet.
Toujours dans ma main.
Mon téléphone.
Mon tyran.
Au début, rien d’alarmant.
Juste un coup d’œil le matin.
Puis deux.
Puis toute la journée.
Avant même d’ouvrir les yeux,
ma main cherchait l’écran.
Avant de dire bonjour à ma femme,
je vérifiais mes messages.
À table, je faisais semblant d’écouter.
Je hochais la tête.
Je souriais au bon moment.
Mais je n’étais pas là.
Mes yeux ?
Collés à l’écran.
Mes enfants le savaient.
Ma femme aussi.
Le soir… pire
“Dans deux minutes, chérie.”
Deux minutes… devenaient une heure.
Puis deux.
Sarah se tournait vers le mur.
Et s’endormait seule.
Chaque soir.
Quel gâchis.
Réunions de famille.
Sorties.
Loisirs.
J’étais présent… mais absent.
Dans ma tête :
les notifications.
les likes.
les vues.
Au restaurant,
au lieu de parler à mes enfants,
je photographiais mon plat.
Pour quoi ?
Pour qui ?
Aujourd’hui je le dis :
ma famille se serait sentie moins seule
si elle était sortie sans moi.
Tout a commencé doucement.
WhatsApp.
Puis Instagram.
Puis TikTok.
Le trou noir.
Les likes sont devenus mon baromètre.
Mon identité.
Ma valeur.
Mon bonheur ne venait plus
du sourire de ma fille
ni du regard de ma femme.
Il venait d’un objet froid
dans le creux de ma main.
Et puis… les images.
Au début, je détournais les yeux.
“Ce n’est rien”, me disais-je.
Puis une seconde.
Puis deux.
Puis on regarde vraiment.
“Juste cette fois.”
Mensonge.
L’algorithme avait compris.
Il observait.
Il poussait.
Il nourrissait.
Et moi… je tombais.
Un soir, ma femme Sarah m’a fixé.
Longuement.
Sans crier.
Sans pleurer.
Mais elle ne me croyait plus.
Mon fils Yossi, 9 ans :
“Papa, tu m’aides pour mes devoirs ?”
“Attends.”
Je regardais une vidéo stupide.
Quand j’ai levé les yeux…
il était parti.
Puis Sarah a dit :
“Jordan, je n’en peux plus.
Ton téléphone a déjà tout pris.
Je pars.”
Ces mots m’ont transpercé.
Je n’étais pas en train de perdre du temps.
J’étais en train de perdre ma vie.
J’ai compris une chose :
Le smartphone n’est pas neutre.
C’est une machine à capter l’âme.
Notifications = appâts.
Likes = micro-drogue.
Algorithmes = manipulateurs.
Tout est fait pour nous garder.
Pour quelqu’un qui veut vivre selon la Torah,
c’est un champ de mines.
Aujourd’hui, la tentation tient dans la poche.
Le sevrage a été dur.
Très dur.
J’ai commencé petit.
Supprimer TikTok.
Puis Instagram.
Puis la plupart des groupes WhatsApp.
Notifications ?
Coupées.
Sauf ma femme. Sarah.
Pas de téléphone avant 9h.
Pas après 20h.
Jamais à table.
Jamais dans la chambre.
Mon téléphone ?
Dans le tiroir de l’entrée.
Plus dans ma poche.
Plus dans ma vie.
J’ai installé un VRAI filtre.
Mot de passe : confié à ma femme.
Les premières semaines ?
Un combat.
Mais j’ai tenu.
Aujourd’hui, je parle à mes enfants.
Vraiment.
Je les écoute.
Vraiment.
Leur visage s’illumine
quand mes yeux rencontrent les leurs.
Avec Sarah,
nous avons retrouvé le lien des âmes.
Des silences complices.
Une vraie présence.
Mon smartphone est redevenu
ce qu’il doit être :
Un outil.
C’est moi qui l’utilise.
Plus lui qui m’utilise.
Je dors mieux.
Je pense mieux.
Je prie mieux.
Mon téléphone est absent.
Et moi… je suis présent.
Laisser un écran grignoter ma vie ?
Plus jamais.
Parce qu’une vie réelle,
pleine,
ancrée,
vaut tous les likes du monde.
Jordan Lévi

Leave a Reply

Share
Lève-toi ! / Etz Be-Tzion
Translate »