Elle a dénoncé le silence de la communauté internationale face aux atrocités du 7 octobre et révélé les sévices subis durant ses 55 jours de captivité à Gaza.



Ilana Gritzewski, rescapée de la captivité du Hamas et compagne de l’otage Matan Zangauker, a livré mercredi un témoignage devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Enlevée lors de l’attaque du 7 octobre 2023 contre le kibboutz Nir Oz, elle a passé 55 jours en captivité à Gaza avant d’être libérée.
Face aux diplomates, elle a dénoncé l’inaction des organisations internationales : « Quand j’étais enfant au Mexique, on m’a appris à croire aux droits humains, à l’UNICEF, à la Croix-Rouge. Aujourd’hui je demande : où étaient-ils quand j’avais le plus besoin d’eux ? »
Elle a relaté avec précision les violences subies : frappes, humiliations, privations, et des attouchements à caractère sexuel : « Ils m’ont battue, traînée par les cheveux, jetée contre un mur… J’ai supplié qu’on ne me viole pas. » Pendant sa détention, elle dit avoir perdu 12 kilos, sans soins ni hygiène, « sous un terrorisme psychologique constant ». Ilana Gritzewski a interpellé directement les ambassadeurs : « Vous avez entendu ce que le Hamas a fait aux femmes et aux enfants, et vous vous taisez. Pourquoi le Hamas n’est-il pas condamné comme les autres organisations terroristes ? Pourquoi les victimes juives sont-elles mises en doute ? Le silence est une trahison. » Elle a conclu en appelant à un accord immédiat pour libérer les otages encore détenus : « Matan, sois fort, ne perds pas espoir. Nous t’attendons tous. »