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Armin Arefi (Le Point) méprise les 3 lycéens kidnappés et attaque les « sionistes » comme Minute dans les années 70

By 25 juin 2014 Etz Be Tzion

Rachel Fraenkel, mère d’un des trois lycéens israéliens kidnappés : « mon fils m’a envoyé un texto pour me dire qu’il était sur le chemin de la maison, et puis il a disparu. C’est le cauchemar de toutes les mères. »

Armin Arefi

Armin Arefi, journaliste franco-iranien, dans un article du Point qui me rappelle la lecture – en me pinçant le nez – de Minute et de Rivarol contre Israël – feint d’ignorer le kidnapping des trois adolescents par des terroristes.

On pense avec un nœud à l’estomac aux mères des trois ados qui ne dorment plus depuis 11 jours.

Pas lui…

Lui, souffle sans jamais le dire, dans le style si reconnaissable d’une certaine extrême droite, que les Israéliens font tout une histoire d’une « disparition », car, dit-il, « les trois étudiants… se [sont] volatilisés à un arrêt pour auto-stoppeurs ».

non pas volatilisés, kidnappés

Dans la pure ligne de Minute ou Rivarol, il retourne la situation et accuse les Juifs israéliens de punition collective contre les Palestiniens.

Mais pas que…

Il glisse à bon entendeur l’accusation millénaire de crime rituel qui n’a pas pris une ride chez les petits copains intégristes : « Tsahal a lancé une vaste opération qui a coûté la vie à quatre civils palestiniens. En toute impunité ».

Arefi vous fait un blot : vous avez le crime rituel, le mensonge originel, le nettoyage ethnique, la victimisation shoatique, l’état voyou, l’antisionisme-qui-n’est-pas-de-l’antisémitisme, et le complot mondial en supplément gratuit pour le même prix !

Gouvernement australien: « l’utilisation du terme «occupé» pour l’est de Jérusalem est inapproprié »

Je vous passe les « territoires palestiniens occupés par les colonies juives » du fin spécialiste en géopolitique, aussi approximatives qu’inexactes, comme vient de le rappeler l’Australie (gouvernement Abbott: « « l’utilisation du terme «occupé» pour l’est de Jérusalem est inapproprié »… car « des territoires faisant l’objet de négociations ne devraient pas être décrits dans un langage chargé d’un jugement de valeur négatif »).

Je vous passe le « Hamas… mouvement islamiste ». Seule une personne de mauvaise foi verrait chez Arefi le moindre parti pris. C’est juste qu’il n’arrive pas retenir que pour la France, l’UE et les Etats Unis, le Hamas est une organisation terroriste, pas un « mouvement islamiste. »

Mais je ne vous passe le « au moins quatre civils palestiniens ont perdu la vie » : Arefi ne connait pas ses classiques : pas de crime sans mobile.

Je ne vous passe donc pas le « un adolescent de 14 ans a été tué par balle à la poitrine vendredi » ni « l’homme de 60 ans… décédé d’une crise cardiaque alors que l’armée fouillait son domicile à Naplouse. »

• Arefi ne sait pas que l’un des Arabes tué a tenté de faire brûler vif un soldat à l’aide d’un pneu en feu (quel drôle de civil) : la presse palestinienne n’a pas jugé le détail assez pertinent pour le mentionner. Arefi non plus.

• Le Daily Star libanais rapporte que les soldats israéliens ont tiré des coups de feu en l’air pour avertir un des Palestiniens tués de ne pas avancer, puis, voyant qu’il continuait, ils ont tiré. Arefi lui, considère sans doute cela comme un détail sans importance.

• Les journalistes libanais, décidément plus honnêtes que Arefi, ont indiqué que l’un des Palestiniens tués fait partie d’un groupe qui a affronté dans la nuit des soldats israéliens puis la police palestinienne, et que, je cite Associated Press : « on ne sait pas s’il a été tué par la police palestinienne ou l’armée israélienne ». Arefi, lui, considère que la présomption d’innocence ne s’applique pas à Israël, et l’accuse sans attendre les résultats de l’enquête en cours… pourquoi se gêner ?

• Arefi ne veut pas savoir qu’à Ramallah le Jihad Islamique a indiqué qu’un de ses « civils », comme dit Arefi, a été tué sous le feu israélien, mais qu’en fait, la victime, identifiée sous le nom de Mahmoud Ismail Atallah, a été tué par la police palestinienne, et non par Tsahal.

• Arefi ne sait pas non plus qu’un autre « civil » lançait un bloc de béton sur un soldat, qui a riposté en état de légitime défense : là encore, Arefi dira que … c’est un détail de l’histoire.

Arefi connait la déontologie de la profession de journaliste : toutes les chartes de déontologie insistent sur la vérification des faits. Arefi le sait, simplement il s’assoie dessus.

Liez la question du titre de l’article du Point : « comment Israël punit les Palestiniens » à la réponse apportée par Arefi : « au moins quatre civils tués », et voilà … une nouvelle fournée.

Il se pourrait qu’un « jeune », dans quelques jours ou quelques semaines, s’en prenne à un Juif croisé dans le 19e arrondissement de Paris pour venger les Palestiniens tués dont Armin Arefi a soigneusement « oublié » les responsabilités. Mais ça n’aura aucun rapport.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

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