Avec la liste des SS et autres nazis récupérés par l’Egypte après la guerre de 40/45… Dossier spécial: Le führer et le mufti, un titre de conte oriental pour une réalité tragique… (Vidéo)

By 19 novembre 2019 Le mot du jour

Un titre de conte oriental pour une réalité tragique que les bien-pensants d’aujourd’hui s’escriment à occulter, à nier ou à minimiser. Selon leur contradicteur. Attitude étrange de la part de « moralistes » qui ont fait de la lutte anti-fasciste leur fonds de commerce médiatique. Ces gens voient des fachos partout. Sauf là où il y en avait vraiment. Alors on va leur rafraîchir la mémoire…….Détails & Vidéo……..

Mohammed Amine Al Husseini né en 1895 s’engage en 1915 dans l’armée turque alors alliée de l’empereur d’Allemagne.
On ignore ses faits de guerre, ni même s’il y en eut, mais il a l’esprit assez vif pour apprendre à parler allemand.
Ça lui servira par la suite… Lorsque les Turcs se font laminer par les Anglais, il change de camp.
Les Brittons lui ont promis un état arabe quand les Turcs auront été chassés. Mais ils ne tiendront pas leur promesse.
Le futur oncle de Yasser Arafat devient à 26 ans grand mufti de Al Quds (Jerusalem en arabe) Un des postes les plus prestigieux chez les sunnites, obtenu avec l’appui des Anglais qui essaient d’amadouer les grandes familles arabes…
Ses coréligionnaires le trouvent un peu léger sur le plan théologique, mais c’est un brillant orateur doté d’un charisme puissant. Et surtout il est le premier leader à dire tout haut ce que les autres pensent tout bas : « Les Anglais dehors ! »
En outre, comme la plupart des dirigeants de ces pays-là, il excipe d’une filiation lointaine avec leur prophète.
C’est invérifiable mais ça fait toujours bien sur un C.V chez les mahométans. En tout cas, force est de constater qu’il conservera son titre de grand mufti de Jerusalem jusqu’en 1948, avec l’assentiment des Anglais, ce qui est assez troublant pour un ancien allié d’Hitler.
En 1929 Al Husseini est accusé d’être l’intigateur du massacre des juifs de Hébron.
Même s’il n’y a pas participé personnellement, ses prêches ne sont pas étrangers à ces crimes. Les Anglais ont une attitude ambiguë. Pris en tenaille entre les sionistes et les nationalistes arabes, ils promettent tout et son contraire selon leurs interlocuteurs. Jusqu’en 1948 la perfide Albion jouera un double jeu tordu avec Juifs et Arabes.
En 1936 le grand mufti devient président d’un Haut Comité Arabe, que les photos d’époque montrent coiffés du fez à la turque.
Puis il prend en marche une rébellion dont il ne tarde pas à devenir le chef, exigeant le départ des Anglais, revendiquant la création d’un état arabe, et l’expulsion des juifs sionistes fraîchement débarqués.
Il consent cependant à garder sous statut de dhimmis les juifs qui végètent en Palestine depuis le moyen âge.
En 1937, après l’assassinat du Haut Commissaire Britannique, il fuit en Syrie, puis se réfugie au Liban, puis file en Irak, avant de gagner l’Allemagne en 1941. Il y restera jusqu’en 1945.
Sa carrière internationale commence vraiment.

Le premier nazislamiste

Soutenant le coup d’État de Rachid Ali Al Gillani en Irak, il lance une fatwa à la radio appelant au djihad contre le Royaume Uni.
Et tout particulièrement contre les Anglais en Palestine, plus faciles à atteindre. Ceux-ci viennent le déloger de son sanctuaire et il se réfugie en Iran.
Après l’invasion de l’Iran par l’URSS en 1941, le grand mufti s’envole pour l’Italie où Mussolini, fin politique, le reçoit en grandes pompes. Ou en grandes babouches, l’histoire ne le dit pas.
En tout cas le duce saisit l’intérêt de créer un front secondaire dans les lignes britanniques d’Orient, et s’imagine que les foules arabes se lèveront contre l’envahisseur comme au temps de Saladin. Hitler est sceptique mais tout ce qui peut affaiblir les Anglais est bon à prendre.
Le 28 novembre 1941, Hitler reçoit pour la première fois Amine Al Husseini. Sur l’insistance de Mussolini car il n’était pas très chaud pour une telle rencontre. Pour lui, les Orientaux sont tous des « races inférieures ».
Mais très étonnamment le courant passe bien entre les deux hommes. Quelque part, ils se ressemblent.
Bons orateurs capables d’enflammer les foules. Sans scrupules, faisant éliminer ceux qui pourraient leur faire de l’ombre, y compris parmi leurs partisans. Négociateurs rusés entre puissants, et fanatiques dans leur haine exterminatrice des Juifs. Enthousiasmés, les nazis voient en Al Husseini un descendant des Goths, du fait de sa barbe rousse… Teintée au henné pour ressembler au prophète ! Adolf en fait un « Aryen d’honneur »
Les nazis l’installent dans une luxueuse villa de Berlin-Zehlendorf et lui versent un confortable salaire pour ses frais de logement, ses activités politiques et ses loisirs.
Il s’emploiera à mériter ses gages. D’abord de façon souterraine en faisant remonter auprès des services allemands les infos transmises par ses réseaux sur place. Mais la fiabilité n’est pas leur fort et les attentats anti-anglais promis tardent à se concrétiser.
Le mufti travaille alors à des émissions de la radio allemande en langue arabe où il exhorte ses auditeurs à « tuer tous les Juifs où qu’ils se trouvent car cela satisfait Dieu, l’histoire et la religion ».
Conquis par de si bonnes dispositions, Heinrich Himmler lui révèle en 1943 que les nazis en ont déjà liquidé trois millions et demi, l’invite à visiter les camps de la mort, et lui propose son expertise pour l’aider à régler le problème en Palestine, une fois les Anglais chassés.
Fin 1943, dans une déclaration publique à Berlin, Al Husseini dira : « Les musulmans devraient suivre l’exemple des Allemands qui ont trouvé une solution définitive au problème juif ».
Et en 1944 il affirmera à la radio nazie : « Les principes de l’islam et du nazisme sont très proches, en particulier dans leur affirmation des valeurs du combat et de la fraternité d’armes, dans la prééminence du rôle du chef, et dans l’idéal d’Ordre (…) Je suis heureux de voir, dans l’armée des musulmans SS, la mise en pratique indiscutable de nos visions du monde »
Après la guerre, le mufti niera ses mauvaises fréquentations et ses propos criminels, sans grand risque, puisque aucune enquête sérieuse ne sera diligentée.
Quant à ses efforts pour recruter des milliers de guerriers musulmans afin de renforcer les armées de l’axe, personne ne s’y intéressera vraiment.

Le religieux chef de guerre

Le grand mufti de Jerusalem et son second le mufti de Mostar, vont participer activement à la création d’une armée de musulmans nazifiés, forte de plusieurs dizaines de milliers de combattants aguerris.
Et pas « quelques centaines d’hommes chrétiens pour moitié » comme l’ont écrit ici des falsificateurs de l’histoire.
Le « vivier » de départ est constitué par les milices musulmanes bosniaques autonomistes. Pour le moment, ils règlent des comptes ancestraux entre tribus balkaniques.
Mais on peut leur trouver d’autres cibles en les motivant. Leur recrutement s’accélère, leur formation s’améliore, et l’Allemagne dès 1942 leur livre des armes lourdes pour venir à bout des partisans Serbes, alors les seuls dans la région à résister aux nazis.
Des combats féroces et des massacres de civils s’ensuivent.
Bien que les critères raciaux d’incorporation dans la SS soient très stricts, en février 1942 le führer accorde une dérogation pour que soit créée une waffen SS musulmane Handschar qui portera la tête de mort de l’élite SS sur le fez, et sur les cols de chemise et les épaulettes un cimeterre croisé avec une svastika au lieu des sieg runen.
Adolf prétend avoir dessiné lui même ces insignes. Le mufti remercie l’artiste.
Cette première division de waffen SS qui comptera jusqu’à 18.000 musulmans des Balkans à son apogée, sera complétée par près de 10.000 Turcs, Syriens, Irakiens, Égyptiens, appelés par Al Husseini.
Empruntant des routes d’acheminement discrètes organisées par le grand mufti, ils viennent s’enrôler. Avec l’approbation du reichführer Himmler qui leur fait délivrer des sauf-conduits.
Celui-ci apprécie les adeptes de cette religion qui promet le paradis aux soldats morts au combat, gage de leur pugnacité…
Des commissaires religieux, imams et mollahs selon l’obédience de chacun, encadrent la troupe. Des corans sont imprimés en Allemagne. De pieux officiers du Machrek sont nommés.
Cela met fin aux inquiétudes des dévôts qui doutaient de la foi des Slaves blonds, convertis par les Turcs plusieurs siècles auparavant, et grands buveurs de rajika et de slivovitz.
En 1943 le général SS Gottlob Berger qui supervise les opérations de recrutement rend compte directement au führer d’une armée de 30.000 waffen SS, « un peu éloignés (sic) de nos critères raciaux, mais d’une incontestable efficacité. »
Ces années-là, le grand mufti qui se fait appeler « le sabre de l’islam » adore passer ses troupes en revue, le bras tendu, accompagné de dignitaires du reich, auxquels il peut présenter 3 régiments de waffen SS : en plus de la Handschar d’origine, avec ses redoutables voltigeurs de montagne experts en embuscades, les Oustachis musulmans du Cadre Vert du colonel Hussein Miljkovic, finalement ralliés aux nazis à condition de former une unité indépendante. Sans oublier fin 1943 début 1944 la 21ème division SS Skanderbeg composée d’Albanais et de quelques Turcs.
Celle-ci ne tardera pas à faire ses preuves en massacrant les 800 habitants du village de Velika, et 670 autres dans les hameaux alentour. De hauts faits d’armes que les truqueurs de l’histoire font tout pour occulter aujourd’hui.
Pourtant les preuves existent.
Même si leur visibilité diminue sur le web où il semblerait qu’un grand effacement soit en cours, le temps n’a pas altéré toutes les photos, gommé tous les discours, déchiré tous les tracts, brûlés tous les films et tous les livres. Mais les donneurs de leçons républicaines n’évoquent jamais cela.
Ignorance ? Étonnant chez des gens qui ont presque tous fait Sciences Po ! Ou pour ne pas stigmatiser, comme aurait dit une ancienne gardienne des sots (féminisation des métiers oblige)

Après la guerre, la France se deshonore…

Elle s’était déjà deshonorée dans la défaite et sous l’occupation. Autant continuer !
Amin al Husseini est recherché par les Britanniques qui veulent pendre le nazi, et par les Yougoslaves qui voudraient fusiller le criminel de guerre. Il se cache du côté de Constance où il n’aurait que l’Obersee à traverser pour être à l’abri, mais les Suisses ne veulent pas de lui. Le 15 mai 1945 l’armée française l’arrête. À sa demande !
Huit jours plus tôt ont eu lieu les massacres de Sétif… Le 19 mai, il est transféré en région parisienne et hébergé avec ses deux femmes dans une confortable villa.
Ses repas halal lui sont servis par un restaurant réputé, avant que la mosquée de Paris mette à sa disposition un cuisinier. Payé par la France.
Craignant des représailles de la part de ses anciennes victimes, on le déménage de villa en hôtel particulier et de castel en palace, où il peut recevoir librement des invités triés sur le volet.
Entre autres des dignitaires nazis en fuite. Les services spéciaux qui protègent le mufti ont ordre d’oublier les noms des visiteurs…
Commence une errance d’un an pour ce criminel traqué par les Alliés mais protégé par la France.
La raison d’État évoquée pour justifier une telle mansuétude est qu’il aurait promis sa médiation après l’ insurrection avortée de mai 1945 en Algérie. Mais il n’en fera rien.
La France refuse de répondre à toutes les demandes d’extradition, et les autorités autorisent finalement cet ami encombrant à filer dans le pays arabe de son choix.
Le 29 mai 1946, il prend un vol régulier de la TWA d’Orly au Caire, avec un vrai-faux passeport fourni par le Quai d’Orsay. Il est accueilli en Égypte en héros, où il ne tarde pas à retrouver d’anciens comparses.
Avec l’aide active du Vatican (entre corbeaux on s’entend !) beaucoup de criminels nazis se sont réfugiés en Amérique du Sud, ou se cachent dans des monastères et des communautés religieuses en Europe.
Lorsque les Anglais partiront du proche Orient, un grand nombre de ces proscrits choisira d’émigrer dans les pays arabes.
Certes, pour être protégés et à l’abri de toute extradition, ils doivent prononcer la shahada.
Mais après, ils sont tranquilles. Avec une nouvelle identité et un travail lucratif dans un domaine où ils ont fait leurs preuves. Personne ne contrôle la sincérité de leurs prières ni leur consommation de schnaps.

… Et le grand mufti retrouve ses bons copains

Après la guerre, l’Égypte est gouvernée par le roi Farouk, d’origine albanaise, sous la tutelle officieuse des Anglais.
Le grand mufti reprend son job à la mosquée de Jerusalem sans que les Anglais s’y opposent, car pour eux il est redevenu un acteur incontournable dans la région.
Une diversion dans leur contentieux avec l’Irgoun et la Haganah… Ce seront les Jordaniens qui le feront dégager en 1948, lui interdisant de revenir à Jerusalem, en l’accusant de trahison.
La proclamation de l’état d’Israël et la guerre de 1948 accroissent l’antisémitisme jusqu’alors relativement contenu des Égyptiens.
Les premiers nazis arrivent et s’installent. Aidés par les très influents frères musulmans.
Ravis d’accueillir ces nouveaux convertis que le ciel leur envoie.
En 1951, Naguib et Nasser fomentent un coup d’État et s’emparent du pouvoir, tandis qu’en Europe la dénazification reprend son cours. À partir de là, plusieurs centaines de SS rejoignent la Syrie, l’Irak et l’Égypte.
Les simples soldats et les sous-off seront flics, gardiens de prisons, instructeurs militaires, miliciens, gardes du corps, tueurs à gages… Les officiers auront un sort plus enviable.

Parmi eux :

Johann Von Leers, le N°2 de la propagande après Goebbels, devient chef de la propagande anti-juive de Nasser. Quasiment un sous-ministre sous le nom de Amine Omar.
Louis Heiden (devenu Ali Al Hâji) directeur adjoint de l’Office central de sécurité du Reich l’assiste. Ce polyglotte traduira Mein Kampf en arabe. Un best seller que seul le coran dépasse au hit parade des ventes.
Dans leur entourage, à des postes importants dans les ministères de l’intérieur, des affaires étrangères, de l’armée et de la jutice, on trouve :
Heinrich Siegmann (devenu Ali Suleyman) général SS et diplomate arabophone, occupe un poste de direction au bureau égyptien des affaires extérieures (espionnage)
Wilhelm Fahrmbacher général d’artillerie, détenu en France jusqu’en 1950, deviendra conseiller militaire spécial du raïs.
Léopold Gleim (devenu An Nâsir), colonel dans la garde personnelle de Hitler, formera les cadres des sbires de Nasser et co-dirigera sa police politique.
Otto Skorzeny, colonel SS, paracommando de choc, décoré personnellement par Hitler, sera mercenaire tout terrain en Égypte avant de travailler pour Juan Peron.
Wilhem Berner (devenu Walid Bersali) lieutenant-colonel des commandos SS, entraînera les fedayin palestiniens, dans des exercices de combat rapproché avec tirs à balles réelles.
Gustav Wagner et Franz Stangl, anciens directeurs des camps d’extermination de Sobibor et Treblinka, superviseront les camps de concentration de Nasser.
Walter Bollmann, commandant SS et massacreur en chef en Ukraine. Organise à la demande de Nasser une école de guerre où il enseigne la stratégie militaire.
Franz Bartel commandant dans la Gestapo, tueur avéré de prisonniers de guerre après les avoir torturés, s’occupera du sort réservé aux opposants du raïs.
Albert Thielemann (devenu El Tili) commandant SS en Bohème, où il a effacé des villages entiers de la carte. Prépare des plans pour jeter les Israéliens à la mer.
Werner Birgel, major SS chef de la gestapo de Leipzig où il a terrorisé les Allemands trop tièdes. Donne des cours de psychologie et de contrôle des foules.
Erich Bunz (devenu Mehdi Bahas) capitaine SS expert dans le réglement de la question juive, l’assiste. Leurs cours sont suivis de travaux pratiques.
William Boeckler (devenu Abd el Karîm), capitaine de la Gestapo est intégré dans l’armée de Nasser pour y enseigner l’art du renseignement et des interrogatoires fructueux.
Wilhelm Boeckler, capitaine SS décoré pour s’être illustré dans la liquidation du ghetto de Varsovie, formera des unités spéciales à la riposte anti-guerilla urbaine.
Joachim Daeumling, chef de la Gestapo de Düsseldorf, réorganisera la police secrète égyptienne selon les normes d’efficacité germaniques,
Hans Moser (devenu Hasan Musey) intellectuel dévoyé, directeur de la culture à la propaganda staffel, modernisera les journaux et la radio en Égypte.
Aribert Heim (devenu Farid Hussein) Doktor Tod (docteur la mort) à Mauthausen où il massacrait des déportés pour ses expériences. Oublié à Baden Baden jusqu’en 1962, il s’éclipse quand le filet se resserre. Exercera comme médecin de quartier au Caire.

Leurs hôtes sont quand même déçus par ces foudres de guerre qui leur ont promis une blitzkrieg supposée effacer l’état d’Israël en 15 jours.
Quelques uns y perdont leurs sinécures, devenant des petits retraités du crime vivotant du zakat d’État versé par des fonctionnaires obséquieux.
Ils ont quand même plus de chance qu’Aloïs Brunner, un des principaux responsables de la solution finale réfugié en Syrie, que des paquets-cadeau du Mossad estropieront salement.

Un avenir tumultueux pour le grand mufti

Dans les années 1950, il renforce ses liens avec les cellules armées des Palestiniens et orchestre des attaques contre Israël, ce qui accroît sa popularité dans les pays arabes.
Avec son nouvel ami Omar Amine né Johann Von Leers, ils s’appliquent à former des fedayins efficaces.
Le premier en les galvanisant par ses discours mêlant la foi et la politique, le second en leur enseignant des techniques militaires d’évitement, de furtivité et de frappes surprise. Avec des succès mitigés…
En 1951, Amine Al Husseini devient président du Congrès Islamique Mondial à Karachi, au Pakistan. Il est alors à son zénith.
Plus influent que certains chefs d’État. Mais un tel pouvoir qu’il exerce de façon expéditive ne lui vaudra pas que des amis.
On doit reconnaître qu’il a fait très fort en évinçant Saïd Ramadan, cofondateur des frères musulmans, avant de se proposer lui même comme khalife ! Décision ajournée pour éviter une scission.
En 1955, le mufti participe à la Conférence de Bandung en Indonésie où il représente le Yemen.
Il s’efforce de convaincre les participants que les Juifs s’apprêtent à constituer, avec l’aide des Américains, un vaste empire de la mer rouge à l’Euphrate, incluant les villes saintes de l’islam.
Et proclame encore une fois le djihad. On l’applaudit par politesse. Et on voue les Juifs aux gémonies dans le communiqué final. Mais l’affaire en reste là. Sous leurs propos enflammés destinés à électriser les foules, la plupart des dirigeants des pays musulmans sont des gens réalistes.
Certains même sont des laïcs comme en Syrie, en Irak, en Turquie et en Perse.
La montée en puissance de l’OLP sous l’impulsion de son neveu Arafat marque le début du déclin d’Al Husseini.
Même s’il continue à produire depuis le Liban où il réside jusqu’à sa mort en 1974, des prêches incendiaires s’en prenant aux Juifs et justifiant les crimes des nazis, son auditoire s’amenuise…
Réconcilié avec la Jordanie qui envisage une paix des braves avec l’État hébreu, il devient le bouc émissaire responsable des défaites des armées arabes lors de la guerre du Kippour !
Dans les dix dernières années de sa vie, la presse d’Orient cite peu son nom, et si on l’invite encore aux conférences islamiques, c’est par respect pour son passé.
Pour sa dernière participation à Lahore, il n’a plus aucun statut officiel. Des hommes plus jeunes et plus activistes que lui dirigent désormais les mouvements palestiniens qui éclatent en de multiples groupuscules. Le terrorisme international se structure pour punir les présumés amis des Juifs partout dans le monde.
Tandis que les états arabes se méfient de plus en plus de ces milices protéiformes et fragmentées, difficilement contrôlables.

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Source AgoraVox

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