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Bénédiction du père, bénédiction des pères de H.Goël /Extrait N° 14 : D’autre part, si Jésus a dit Lui-même : « Qui m’a vu a vu le Père », nous pouvons imaginer que beaucoup de croyants ont à recevoir une révélation bien plus profonde quant à la puissante divinité de Jésus Lui-même, puisqu’ils ne connaissent pas le Père. Mais ceci est une autre question, puisqu’il n’est pas question ici de recevoir Jésus comme Sauveur personnel, mais de voir Jésus. Or il semble, dans la Nouvelle Alliance, que le fait de voir Jésus soit par exemple le fait des apôtres.

D’autre part, si Jésus a dit Lui-même : « Qui m’a vu a vu le Père », nous pouvons imaginer que beaucoup de croyants ont à recevoir une révélation bien plus profonde quant à la puissante divinité de Jésus Lui-même, puisqu’ils ne connaissent pas le Père. Mais ceci est une autre question, puisqu’il n’est pas question ici de recevoir Jésus comme Sauveur personnel, mais de voir Jésus. Or il semble, dans la Nouvelle Alliance, que le fait de voir Jésus soit par exemple le fait des apôtres.

Lorsque l’on pose des questions concernant le Père céleste, avec le parallèle des pères bibliques singulièrement absents aujourd’hui, on obtient diverses réponses. Le frère Richard Tate, pasteur américain à Jérusalem, me donna son avis ainsi : « Aux Etats-Unis, la notion patriarcale commença à décliner après la guerre de Sécession. Cette guerre a été une véritable boucherie et a représenté un choc moral dont les Américains ne se sont jamais remis. » Il y a évidemment du vrai dans cette affirmation car, si les grandes guerres modernes ou anciennes furent l’occasion d’un progrès dans les domaines scientifiques ou technologiques, elles furent aussi chaque fois le départ d’un grand déclin moral.

Le vingtième siècle a été de toute évidence un siècle de déclin et un siècle de disparition des pères. Nous en voyons les horribles fruits dans nos sociétés dites modernes où les crises identitaires individuelles ou collectives sont légions et tellement omniprésentes qu’elles sont loin d’être courageusement discernées.

L’Eglise n’échappe pas aux problèmes. Elle a créé une « culture » religieuse presque exclusivement centrée sur la personne du Fils et c’est pourquoi l’Eglise traverse régulièrement de terribles crises d’identité qui comme une lame de fond laminent ses forces.

Lorsque je considère les Etats-Unis, ce grand pays où il y a plus de trente pour cent de chrétiens évangéliques, je ne puis m’empêcher de considérer une autre nation qui lui fait face et spécialement dans les trois ou quatre décennies écoulées. Cette nation est Israël. Les Etats-Unis ont été, durant les trois, quatre dernières décennies, majoritairement aux côtés d’Israël.

Israël, en tant que peuple « racines, tronc et branches » représente notre paternité dans l’Histoire. Le Nouveau Testament met particulièrement en avant la personne de Jésus, le Fils, venu pour nous sauver. L’Ancien Testament, sauf à travers l’une ou l’autre théophanie où il peut s’agir de Jésus, met essentiellement en valeur le D.ieu Père. Les exemples et modèles paternels abondent dans l’Ancienne Alliance.

N’y aurait-il pas comme un discours prophétique de la part de l’Eternel, (message qui n’aurait pas encore été lu), dans le fait qu’une nation que nous appellerons « fils », l’Amérique, et une nation que nous appellerons « père », Israël, vivent une forme de lune de miel depuis plusieurs décennies ? Plusieurs hommes politiques israéliens (et non des moindres) ont déclaré que les plus grands amis d’Israël dans le monde sont les chrétiens américains.

Que l’on ne trouve, par exemple en Europe, aucune nation qui soit aussi proche d’Israël que ne le sont l’Amérique et les chrétiens américains, vient du fait que ces nations sont toutes sous le gouvernement de la Reine du Ciel, d’une façon ou d’une autre, et de façon bien plus ancienne, plus profonde que les Etats-Unis.

Je prendrai quelques exemples dans l’Histoire du peuple israélite qui démontrent bien que ses grands leaders spirituels furent avant tout des figures de pères.

Sans pouvoir rentrer ici dans les détails d’une étude approfondie, considérons Moïse et son extraordinaire parcours : un Hébreu changé temporairement en Prince d’Egypte, conduit à travers un immense brisement de quarante ans dans le désert, devenu « ombre » de D.ieu au sens d’Esaïe 32:2, et par conséquent père spirituel de tout un peuple, canal de réception de la pensée de D.ieu (la Thora – la Loi) transmise pour donner identité à un peuple et en faire un modèle devant les nations.

Songeons à Jacob et son extraordinaire capacité prophétique pour transmettre et établir l’identité éternelle de ses douze fils qui deviendront les douze tribus d’Israël. Seul un homme profondément père pouvait être utilisé par D.ieu comme cela.

L’Ancien Testament nous livre encore une série consi-dérable d’hommes de D.ieu qui sont des pères authentiques. Songeons à Abraham, songeons à Zacharie, le père de Jean-Baptiste, et relisons son cantique en Luc 1:68-79. Un autre père – prophète (après Jacob cité plus haut) ! Et père – prophète de quel personnage ! Jean le Baptiste.

 

           LE PERE -PROPHETE ETABLIT TOUJOURS SUR LA TERRE DES ETRES OU DES_CIRCONSTANCES CAPITAUX.

 

Nous voyons ici apparaître en type le duo indissoluble Apôtre (père) – Prophète de la nouvelle alliance et que nous aspirons tant à voir à nouveau manifesté.

En quoi, nous chrétiens évangéliques, sommes-nous finalement assez semblables aux catholiques ? Au cinquième siècle,  un Concile de l’Eglise, dans la ville d’Ephèse, a établi le dogme suivant : Marie est « Théotokos », c’est-à-dire « Mère de D.ieu ». Cela n’est évidemment pas un hasard spirituel si c’est à Ephèse que l’Eglise s’est ainsi corrompue. Ephèse était une capitale mondiale du culte de la déesse Terre-mère et de la Reine du Ciel. Ce culte était réputé mondial (Actes 19:27).

Ne relevons qu’un détail de ce culte : si nous analysons la représentation de cette idole dont il existe encore des reproductions aujourd’hui, nous découvrons que sur la poitrine de cette femme divinisée sont accrochées d’étonnantes et nombreuses boursouflures qui représentent symboliquement des seins. Oui, vous avez bien lu : des  seins.

L’intention sous-jacente et lourde de sens spirituel est ici scandaleusement évidente . Que signifie cela? C’est le principe mâle et le principe paternel qui sont ici comme sacrifiés à la toute-puissance d’une divinité femelle exaltée, donneuse de vie par le colostrum (premier lait maternel) en lieu et place de la semence masculine. (Je vous renvoie à la lecture de mon livre intitulé EHAD qui traite en détails du sujet de la Reine du ciel, des déesses terre-mères, etc…)

Comprenez-vous ce qui signifie, à présent, le fait de déclarer Marie « Théotokos », mère de D.ieu, à Ephèse ? Il s’agit de la reproduction, sous forme « chrétienne », du culte à la Diane d’Ephèse, à la Reine du Ciel. Il s’agissait bien d’évincer l’image de la paternité divine et humaine par conséquent. Que de telles manipulations aient pu avoir un tel succès, car le culte de Marie, dite « Mère de D.ieu » est considérable encore aujourd’hui sur la planète*, démontre à quel point la puissance du mensonge dans le domaine spirituel peut être grande. Car enfin, si Marie est, comme le proclame ce dogme repris par l’Eglise catholique romaine, « Mère de D.ieu », D.ieu doit avoir un père, et pourquoi nous arrêter en si bon chemin ? D.ieu doit alors avoir des oncles et des cousins….

La réalité spirituelle de ce terrible mensonge possède de multiples variables. Mais l’aspect peut-être le plus subtil est le suivant. Lorsque les catholiques prétendent que Marie est « Mère de D.ieu », ils sous-entendent qu’elle est en fait mère de Jésus, qui est D.ieu ( voyez là aussi le livre EHAD). Mais Jésus est D.ieu avec le Père et avec le Saint-Esprit. D.ieu le Père et D.ieu le Saint-Esprit sont donc quelque part écartés de la divinité à travers cette doctrine abominable. L’Eglise à Ephèse a ouvert la porte à une terrible contrefaçon. Car un tel Jésus (sans le Père et sans l’Esprit), quel est-il ? Une espèce de prototype du « Jésus seul » des branhamistes, par exemple.

C’est le « Jésus » que l’on retrouve dans tout l’univers culturel et cultuel sous influence catholique romaine. C’est soit un Jésus petit, un bébé (voir les innombrables représentations de madones à l’enfant), soit un Jésus mort dans les bras de sa mère (voyez par exemple la Pieta de Michel-Ange). Ce Jésus- là n’est pas le Jésus de la Bible et bien rares, si pas inexistantes, sont les représentations faites (les manuels d’Histoire de l’Art et les musées sont là pour en témoigner) de Jésus dans toute la gloire de son ministère en tant que Fils de D.ieu fait homme avec Marie à ses pieds. Ceci explique d’ailleurs le phénoménal succès du film

* Il a été particulièrement renforcé par le pape romain actuel de manière ostentatoire en bien des lieux par de multiples reconsécrations à Marie. Prenons garde à ces choses.

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