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BENEDICTION DU PERE, BENEDICTION DES PERES de Haïm Goël (NB: le livre existe en anglais, italien, espagnol, hongrois et hébreu)/ Extrait N°2 : Au moment de terminer la rédaction de ce livre, je fais monter vers Toi, Père, une longue prière. Je réalise toujours plus combien nombreux sont ceux qui connaissent, sans l’avoir vu cependant, le Fils bien-aimé, Yeshoua*, mais méconnaissent le Père.             On nous a souvent parlé, et on ne nous parlera jamais assez, des souffrances du Fils sur la croix. Mais avons-nous seulement imaginé ce que furent les souffrances du Père céleste dans ces instants terribles pour Son Fils ? Nous prêchons ou entendons prêcher quelquefois l’histoire d’Abraham appelé à sacrifier son fils Isaac. Mais en réalité, la plupart d’entre nous ne mesurent pas ce qu’a représenté pour Abraham cette obéissance à une parole de l’Eternel, parce que la plupart d’entre nous ignorent ce qu’est être père.

Prière

Au moment de terminer la rédaction de ce livre, je fais monter vers Toi, Père, une longue prière. Je réalise toujours plus combien nombreux sont ceux qui connaissent, sans l’avoir vu cependant, le Fils bien-aimé, Yeshoua*, mais méconnaissent le Père.

On nous a souvent parlé, et on ne nous parlera jamais assez, des souffrances du Fils sur la croix. Mais avons-nous seulement imaginé ce que furent les souffrances du Père céleste dans ces instants terribles pour Son Fils ? Nous prêchons ou entendons prêcher quelquefois l’histoire d’Abraham appelé à sacrifier son fils Isaac. Mais en réalité, la plupart d’entre nous ne mesurent pas ce qu’a représenté pour Abraham cette obéissance à une parole de l’Eternel, parce que la plupart d’entre nous ignorent ce qu’est être père.

Seigneur, comme ton Fils l’a fait, je Te prie afin que cette génération Te connaisse, Toi, le Père. Ton Fils a dit: « Qui m’a vu a vu le Père. » Cette génération et les hommes de ce siècle ne voient pas le Père ou si peu. Il en a découlé tant de souffrances, tant d’erreurs. Combien d’entre nous usent toutes les forces d’une vie à la recherche inconsciente d’un père. Je ne ferai pas ici la différence entre un père spirituel et un père tout court, car je crois que le désir profond de D.ieu** est que  chaque père  soit  un  père

* Tout au long de ce livre, j’emploierai tantôt le terme « Yeshoua », nom originel du Messie en hébreu, tantôt le terme « Jésus », traduction française.

** Vous constaterez que j’écris « Dieu » avec un point après le « D », habitude juive choisie pour  me démarquer par rapport à l’origine grecque du mot « Dieu » (THEOS en grec, associé à Zeus, divinité grecque). Néanmoins, sur conseil d’autrui, je ne systématiserai pas la chose dans la suite du livre.

 

 

spirituel. Cette paternité spirituelle manifestée désengorgerait les corridors surchargés de nombreux pasteurs en ce qui concerne le conseil spirituel. Ce fait accompli rayerait de la carte en un instant toutes les démarches religieuses – au sens de l’esprit religieux et non pas de la foi -, tordrait le cou au besoin maladif et latent de gourous chez tant d’hommes, au besoin maladif de maîtres, références, figures d’autorité, pour employer les termes que l’on rencontre dans nos milieux évangéliques, à bien de tragiques immaturités ou impuissances relationnelles.

Le domaine de la « gouroutisation » est bien plus vaste et bien plus autre qu’on ne l’imagine ou que les autorités cherchent à le dénoncer aujourd’hui en France. La fascination qu’ont exercé et exercent encore sous de nouvelles formes des idéologies, de grands partis politiques de jadis et d’aujourd’hui, par exemple, sur les consciences et les volontés naïves des foules le démontre.

En dehors de la Parole de D.ieu et d’une identité clairement établie par le Père céleste à travers un père terrestre en position biblique,  l’homme déléguera presque toujours sa liberté de conscience, de pensée, auprès d’une « autorité » religieuse dont il ne connaît que les apparences et la séduction, ou auprès d’une autorité politique dont il ne connaît que les discours mais point la réalité.* L’homme est ainsi fait et les courages authentiques sont rares en ce bas monde. Il se choisira de faux dieux, ils sont nombreux aujourd’hui, et le résultat sera le même : il sera captivé, enrôlé, emprisonné.

Le vingtième siècle fut un siècle particulièrement riche en « gouroutisations » intellectuelles, idéologiques, artistiques, spirituelles, politiques et économiques. Le vingtième siècle fut donc un siècle de résistances obscures, de héros méconnus que seul D.ieu connaît et récompensera.

Le vingtième siècle n’aurait pu produire un Luther, homme

 

*Ceci n’infirme en rien le fait que nous devons prier pour les autorités. Ce commandement biblique en est au contraire renforcé.

à l’identité forte (qu’il se soit lourdement trompé à certains égards, à l’égard des Juifs par exemple, est une autre question). Et s’il éprouva si rudement la papauté, c’est de l’avoir bien observée, l’âme fortement chevillée à la notion de paternité, et de paternité spirituelle. Et c’est par ce chemin, et par voie de conséquence, qu’après avoir constaté la faillite de ses « pères » il développa ses recherches intensives dans la Sainte Ecriture. Nous en connaissons les fruits. L’authentique esprit de la réforme perdure encore aujourd’hui dans le Corps de Christ mais pas nécessairement là où on l’imaginerait.

La plupart d’entre nous aujourd’hui n’ont pas dans le coeur et dans l’esprit cette notion de père et ne sont donc pas capables d’être de solides résistants comme le furent Luther et tant d’autres en ces temps dits de réformation. Et nous ne sommes, par voie de conséquence, pas capables de chercher « furieusement », ardemment, désespérément, les réponses nécessaires aux hommes de ce temps, dans la Parole de D.ieu.

Et c’est pourquoi un nombre toujours plus important de prédicateurs de ce temps ont des messages qui ne sont que des répliques ou des stéréotypes dénominationnels ou autres, des messages qui n’interpellent pas. D’autres encore construisent leurs messages ou leurs réunions sur du « senti » bien plus que sur du fondé.

Père, tant d’entre nous développent une énergie énorme sur cette terre pour s’établir eux-mêmes, pour établir leur identité sociale, professionnelle ou de ministère ! Il en découle des luttes farouches, terribles qui dessinent un paysage et des fruits qui n’ont certes rien à voir avec Ton désir profond, et Ton plan primordial, Père très Saint. J’ai vu dans l’Eglise tant de Tes enfants devenir de farouches ennemis, ou tout au moins des inconnus les uns pour les autres, sans raison valable et parfois pour des raisons inavouables. Tes souffrances de Père et les souffrances expiatoires de Yeshoua sur la croix ne portent-elles pas en elles-mêmes un message d’unité pour chacun d’entre nous ? La plupart de nos conflits n’ont pas de raison d’être, pas plus que nos barrières dénominationnelles, ou forteresses fédératives.

 

La raison profonde, Père, est que la plupart de Tes enfants ont une angoisse chevillée à l’âme : « Qui suis-je ? ». Et dans ce « Qui suis-je ? », il y a tout le questionnement d’une destinée dont le sens ne leur a pas été accordé.

Père, je Te prie pour tous ceux-là, pour tous mes frères, pour toutes mes soeurs qui aujourd’hui souffrent de ce manque et font souffrir cruellement autour d’eux. Car partout, et Tu le sais, Père, dans le domaine des principes établis par Toi, s’il y a un vide, le diable se chargera de le remplir.

A ce point, j’élève vers Toi cette prière : Pardonne-nous nos offenses comme nous nous pardonnons les uns les autres (le faisons-nous ?). Père que vienne le temps où nous nous délierons les uns les autres des oeuvres du diable et de notre collaboration à ces oeuvres (nous sommes si souvent influencés par la Reine du Ciel ou l’esprit de Jézabel oeuvrant grâce à nos faiblesses, nos lâchetés même). Qu’enfin apaisés quant à notre identité, à notre destin, nous remettions à leur place la plupart des accusations qui nous ont séparés les uns des autres. Que nous commencions à mettre en pratique Ta Parole dans le domaine relationnel.*

Que nous fassions tomber les forteresses inutiles. Que nous devenions enfin des visionnaires, au moment de rompre le pain à la Sainte-Cène, d’un Corps vraiment uni, riche et vaste, plein de bonté et de force, établi pour manifester la gloire de D.ieu, pour annoncer le salut aux nations.

Père, Tes enfants se déchirent cruellement dans Ta maison. Père, je sais que Ton Esprit agit aujourd’hui  et  nous  surprend  et

* Les règles relationnelles sont nombreuses, claires et précises dans la Bible mais sont hélas à peu près tout le temps quasi méprisées et ignorées par la plupart des enfants de D.ieu aujourd’hui avec une lancinante permanence et répétitivité. A lui seul, ce constat démontre à quel point ce problème d’identité n’est pas réglé chez la plupart des chrétiens aujourd’hui. Pour comprendre la chose, observons les jeunes de certaines banlieues « chaudes » aujourd’hui. Ils méprisent délibérément les règles de base requises pour le simple fonctionnement d’une société. Ils n’ont pas de destinée, car ils n’ont pas d’identité. Et ils le savent.
nous dépasse, heureusement. Mais Père, je sais que beaucoup se perdent aussi, car, comme dans les familles désunies, les familles sans père, il vient un temps où les enfants s’entre-déchirent, avant de se quitter et de s’ignorer, le plus souvent, tout en continuant à s’accuser sauvagement.

Père, que chaque enfant de D.ieu puisse se tourner vers lui-même et reconnaître son vrai besoin de père, son besoin d’identité. Et qu’il puisse se retrouver en face de quelqu’un qui lui accorde cette bénédiction, comme un père le ferait pour son fils ou sa fille : « Je t’établis sur la terre des hommes… »

Père, j’ai conscience aujourd’hui de l’immense privilège que Tu m’as accordé il y a 21 ans dans cette manifestation en trois temps qui précéda ma conversion, notamment grâce aux prières d’une jeune Juive messianique de Belgique. La troisième de ces manifestations, et la dernière avant ma conversion, me fut donnée par l’Esprit de D.ieu quelques heures avant ma conversion à travers plusieurs visions.

La deuxième de ces manifestations survint quelques mois auparavant. J’ouvris avec désespoir et colère le seul livre que je n’avais pas encore lu dans ma grande bibliothèque, la Bible. Sur ce verset de l’Evangile de Jean ouvert devant mes yeux, une colonne de lumière s’éleva en esprit devant moi. Et je sus que dans cette colonne se trouvait le Verbe, Yeshoua en personne. Grands furent mon étonnement et ma frayeur. Je comprends

désespérément, d’où leur révolte. Un homme sans destin commettra toujours le pire, ne serait-ce que pour attirer l’attention sur son problème (ce qui n’est d’ailleurs pas une bonne raison pour agir mal). Disons-le avec franchise, de nombreux chrétiens et serviteurs de D.ieu, si du moins ils ont été réellement appelés à être serviteurs de D.ieu, sont très similaires à ces jeunes de banlieues. La présence au culte, la prédication, la louange, la vie chrétienne ne changent rien à l’affaire. En quoi les comportements relationnels de nombreux enfants de D.ieu aujourd’hui diffèrent-ils de ceux des désespérés des banlieues ? Sont-ce d’ailleurs ces chrétiens qui iraient apporter l’Evangile du salut à ces jeunes-là ? Certainement pas.

 

aujourd’hui le message qui m’était adressé alors : « Sans mon Esprit, tu ne peux rien comprendre à cette Parole. » La colonne de lumière qui s’élevait devant mes yeux et en esprit sur cette Bible ouverte s’élevait sur l’Evangile de Jean, l’Evangile de l’amour.

Mais la première expérience qui précéda ces deux-là – et je ne puis l’oublier – fut celle qui m’impressionna le plus. Quelques mois avant l’expérience de la colonne de lumière, je me réveillai un matin dans ma chambre de solitaire et Tu étais là et Ta voix se fit entendre à l’intérieur de moi-même et partout dans la pièce. Cette voix était claire, calme, audible et réelle. Et cette voix me dit simplement ceci : « Je suis Ton Père et Je t’aime. »

            Je ne cesserai de décrire partout où j’irai l’inouïe réaction de mon âme et de mon esprit, bien qu’encore homme non régéné- ré par la nouvelle naissance. Cette journée fut une journée de folie et de joie. La journée d’un coeur bouleversé. Et mon premier désir fut d’aller me réconcilier avec tous mes ennemis. Quel impact que de telles paroles : « Je suis ton Père et Je t’aime. » !

Père, Tu n’as pas oublié l’homme qui parlait des heures durant, entre minuit et quatre, cinq heures du matin, du D.ieu inconnu, dans les bistrots d’artistes, les clubs de poètes et autres lieux désespérés de recherche sensible.

Tu n’as pas oublié non plus l’enfant qui, effrayé par les disputes des grandes personnes, allait se réfugier au fond du grand parc de la villa plein de ses détresses et stupeurs, pour pleurer et parler avec le « Monsieur derrière le soleil rouge de l’été finissant ».

 

Père, Tu nous as donné Ton Fils. Et Ton Fils a voulu que nous voyions le Père. Exauce la prière de Ton Fils et sauve-nous de nos errances, car le diable est un père redoutable.

Fais en sorte que nous ne soyons jamais ou que nous ne soyons plus de ces hommes dont Jésus a dit : « Vous avez pour père le diable. » (Jean 8:44).

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  • Brigitte Pelletier dit :

    Que beaucoup en ces temps Seigneur puissent trouver le Père que tu es en nous.
    Avoir ce privilège de te connaître en tant que père.

    J’attends avec anticipation la suite du message.

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