Binyamin Netanyahou met le système judiciaire devant ses contradictions

Avant d’entre dans la salle d’audience, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a donné une conférence de presse, entouré de tout en groupe de ministres et députés Likoud. Il s’est livré à un véritable réquisitoire contre tous ceux qui sont liés à ses dossiers depuis les enquêtes policières jusqu’au conseiller juridique du gouvernement en passant par les « journalistes de cour » du Parquet. « On essaie de renverser un Premier ministre et la droite parce qu’on est pas arrivé à le faire par les urnes », a martelé le Premier ministre. Il a rappelé la campagne tous azimuts dont il est l’objet depuis plusieurs années ainsi que le « hasard » par lequel des informations en sa défaveur en provenance des instances judiciaires avaient été diffusées juste avant les deux dernières élections afin d’influencer le vote des électeurs.

Binyamin Netanyahou a énuméré les nombreuses inexactitudes, fuites organisées et actions illégales constatées dans la procédure, les pressions et menaces exercées sur certains témoins, dont les auteurs n’ont jamais été inquiétés ainsi que les témoins en sa faveur que la police n’a jamais voulu interroger.  Le Premier ministre a rappelé qu’en 244 ans d’âge des démocraties modernes (date de naissance des Etats-Unis) c’est la première fois qu’un dirigeant de démocratie est  ainsi jugé pour une présupposée « couverture médiatique positive », qui dans son cas, n’a même pas été constatée.

Mais le point culminant de son intervention a été son exigence de « tout mettre sur la table ». Alors que dans un procès normal, l’accusé tient à ce que les choses restent dans une grande discrétion et que la justice a intérêt à un maximum de publicité, le Premier ministre a lancé un défi inverse au système judiciaire qui tente de cacher de nombreux éléments depuis le début: il a exigé la publication de la lettre du ministère de la Justice datant de 2017 qui le lavait de tout soupçon dans les douze décisions régulatrices concernant l’Affaire Bezeq-Yes (Dossier 4000) alors qu’il était ministre des Communications, lettre qui bizarrement n’a jamais été remise aux avocats du Premier ministre tout comme d’autres Il a également demandé la publication de tous les protocoles des enquêtes jamais dévoilés, ceux des interrogatoires illégaux des témoins à charge, la levée du secret sur les tous enregistrements Mandelblit-Ashkenazy et surtout, il a demandé que toutes audiences de son procès soient diffusées intégralement, sans montage. « Le peuple qui doit voir si la justice est appliquée ou si on lui ment, a estimé le Premier ministre.

Binyamin Netanyahou a conclu son intervention en disant: « C’est la tête haute et comme votre Premier ministre que je vais entrer dans la salle d’audience ». Il a également promis que ce procès ne l’empêchera aucunement de continuer à s’occuper des « vraies questions », celle du redressement économique du pays ainsi que de la santé et de la sécurité des citoyens ».

Photo Flash 90

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