Skip to main content

Comment Israël navigue dans l’ouragan de la guerre civile syrienne / Dreuz

By 14 mars 2016mai 3rd, 2020Etz Be Tzion
PUBLIÉ PAR MAGALI MARC LE 13 MARS 2016

237985655_b8f59f8b0e_b
Hauteurs du Golan, vue sur la Syrie depuis Israël

C’est sur le site du Middle East Forum dirigé par Daniel Pipes que j’ai trouvé un texte intelligent sur la situation d’Israël face à l’«ouragan» syrien.

Inutile de dire que les médias ne donnent jamais d’analyse de cette qualité. J’ai traduit ce texte de Jonathan Spyer* pour les lecteurs de Dreuz. Il est un peu long, mais les lecteurs de Dreuz n’ont pas froid aux yeux.

*****************************************************

La guerre civile syrienne est un désastre de proportion historique qui ne donne aucun signe d’essoufflement. Les derniers chiffres suggèrent qu’elle a tué près d’un demi million de personnes, ce qui en fait la plus grande catastrophe à frapper le Moyen Orient depuis 1945, éclipsant les crises précédentes en termes de coût humain.

Dans tout ce carnage, un seul pays en bordure de la Syrie a réussi à rester en grande partie à l’abri des effets secondaires de cette guerre. Ce pays c’est Israël.

Malgré des combats incessants de l’autre côté de la frontière, la vie dans la partie des hauteurs du Golan contrôlée par Israël et en Galilée continue à peu près comme avant le début de guerre syrienne en 2011.

Ce n’est pas simplement une question de chance.

Il s’agit du succès remarquable d’une politique israélienne menée discrètement au cours des quatre dernières années.

Cette politique consiste à éviter de prendre parti sur la vaste question de savoir qui doit gouverner la Syrie.

Au lieu de cela, Israël a cherché à forger des alliances locales avec des éléments rebelles près de la frontière afin d’empêcher l’Iran et ses alliés d’établir une rampe de lancement d’attaques contre Israël, et afin de maintenir loin de sa frontière les combattants de l’État Islamique.

Jusqu’à présent, cette stratégie a bien fonctionné.

Jérusalem a également œuvré à renforcer ses infrastructures à la frontière.

La présence militaire a été réorganisée, on a investi dans une nouvelle clôture frontalière. On a déployé des drones et d’autres moyens de surveillance électronique. Un nouveau bataillon spécialisé en collecte de renseignements sur les affrontements a aussi été créé.

En même temps, Israël a agi à plusieurs reprises de manière à empêcher le transfert d’armements et d’équipements perfectionnés au Hezbollah, au Liban, et a probablement mené des assassinats ciblés en sol syrien.

À présent que la donne dans cette guerre syrienne est modifiée par l’intervention russe, le moment est opportun d’examiner l’émergence de cette politique et les raisons de son succès.

Les institutions politiques et les responsables de la sécurité israéliens ont été en proie à des divergences concernant le conflit syrien depuis qu’il a éclaté.

Avant la guerre, une forte proportion de l’opinion au sein de l’establishment de la défense du pays considérait le régime du dictateur Bachar al-Assad comme le «maillon faible» dans un axe régional dirigé par l’Iran.

Il y avait l’espoir qu’un coup pourrait être porté aux Iraniens en attirant le régime Assad, non-Chiite et non-idéologique, loin de son alliance avec l’Iran et vers une position pro-USA, principalement par le biais de concessions territoriales israéliennes sur les hauteurs du Golan.

Ces hypothèses n’ont pas tenu longtemps lorsqu’il est devenu clair que le soutien de l’Iran et de la Russie était d’une importance capitale pour le régime d’Assad.

Contrairement aux régimes autoritaires alliés de l’Occident (Moubarak en Egypte, Ben Ali en Tunisie), le régime d’Assad n’a pas été rapidement abandonné par ses protecteurs au premier signe de difficulté.

Au lieu de cela, l’Iran et la Russie ont mobilisé toutes les ressources nécessaires pour préserver le régime, ce qui a conduit à la situation actuelle dans laquelle la survie d’Assad dans au moins une partie de la Syrie semble assurée.

Alors que la perspective de « retourner » Assad n’était plus à l’ordre du jour, et qu’une alliance pro-américaine cohérente n’était pas vraisemblable dans la région, les responsables de la sécurité israélienne, comme beaucoup d’autres, ont d’abord supposé que la survie du régime était peu probable.

Fin 2011, le ministre israélien de la Défense de l’époque, Ehud Barak prévoyait que le dictateur allait tomber «dans quelques semaines» et a salué son départ supposé imminent.

« La famille Assad et ses fidèles ont tué plus de 4.000 personnes en Syrie à ce jour», a t-il dit. « Il est impossible de savoir qui va gouverner la Syrie à l’avenir, mais en tout cas, ce sera un coup mortel porté à l’axe Iran/Hezbollah.»

Cependant, alors que les forces islamistes sunnites et les forces djihadistes arrivaient au premier plan en 2012-2013, et que l’aide iranienne et russe maintenait Assad en place, un point de vue minoritaire a émergé.

Selon ce point de vue, il était estimé que l’augmentation des arrivées de djihadistes salafistes parmi les rebelles syriens signifiait que la victoire de la rébellion ne serait pas dans l’intérêt d’Israël.

En outre, on a supposé que les islamistes sunnites était devenu un plus grand danger pour Israël.

Ce point de vue n’a pas obtenu le soutien de l’élite chargée de l’élaboration des politiques.

La menace islamiste sunnite était reconnue, mais on a donné la primauté à la menace iranienne.

Il en a résulté un point de vue qui faisait une synthèse de la façon suivante : l’Iran et ses alliés, dont le régime Assad en Syrie faisait partie, demeuraient la menace la plus puissante et la plus dangereuse pour Israël.

L’objectif principal de la politique israélienne devait être de stopper les gains iraniens, et d’empêcher l’Iran et ses alliés d’utiliser la situation en Syrie pour améliorer leur position contre Israël.

Mais étant donné la nature de la rébellion contre Assad et les forces qui la dominent, leur victoire pouvait également être préjudiciable à Israël.

Il y avait un danger que la chute d’Assad produise un régime islamiste sunnite non moins hostile que l’Iran, et peut-être plus déterminé à mettre en oeuvre cette hostilité.

En conséquence, Israël n’avait aucun intérêt à s’aligner avec ou à soutenir activement les rebelles. La forte aversion de l’establishment israélien envers l’interférence dans des processus politiques internes de pays voisins – découlant du «traumatisme» institutionnel causé par l’alliance infructueuse avec les Chrétiens libanais dans les années 1980 – a également joué contre tout effort manifeste de soutien à la rébellion syrienne.

En effet, d’un point de vue peut-être dur, mais réaliste, la guerre elle-même, et en particulier la fragmentation de la Syrie en enclaves rivales, n’étaient pas nécessairement mauvaises pour Israël.

Pour autant, l’acceptation du «statu quo» syrien ne devait pas induire une passivité excessive.

Israël devait au contraire, œuvrer de manière à sécuriser sa frontière contre les retombées de la guerre, tout en empêchant les Iraniens et leurs alliés d’obtenir l’avantage.

En outre, Israël devait être conscient de la menace moins importante mais significative que représentaient les combattants djihadistes sunnites.

Pour soutenir Dreuz financièrement, cliquez sur : Paypal.Dreuz, et choisissez le montant de votre don.

Il fallait les empêcher d’atteindre la frontière où ils seraient en mesure de lancer des attaques contre les communautés israéliennes.

Jusqu’à présent, la politique israélienne a été guidée par ces principes.

Quelle forme pratique a pris sa mise en œuvre?

Les rebelles syriens

C’est un secret de polichinelle en Israël que le pays entretient des relations avec des éléments rebelles sunnites dans la région adjacente à la frontière dans la province de Quneitra.

La raison en est de veiller à ce qu’ils demeurent la force dominante à la frontière, plutôt que les éléments alignés avec le régime Assad, l’Iran ou le groupe terroriste libanais Hezbollah.

La politique israélienne de fournir une aide médicale aux civils syriens et aux combattants rebelles blessés de cette zone est clairement un aspect de cette politique (en plus de considérations d’ordre humanitaire).

La nature précise de l’aide accordée aux rebelles n’est pas connue. Il n’y a cependant aucune preuve d’aide militaire directe.

Étant donné les grands efforts fournis par Israël dans le but d’assurer une « image » claire des événements du sud-ouest en Syrie, on peut supposer que le partage du renseignement constitue probablement une partie de la relation.

Les rebelles situés à proximité de la frontière sont un groupe mixte. Dans le coin sud se situe Liwa Shuhada alYarmouk, un groupe rebelle de longue date qui est maintenant clairement affilié à l’État islamique.

Israël a suivi de près le mouvement de cette organisation vers l’ÉI et s’en inquiète.

Les relations entre Israël et ce groupe sont empreintes d’hostilité, mais n’ont pas encore donné lieu à de la violence ouverte.

Il y a aussi la préoccupation israélienne qu’un second groupe rebelle dans la région, l’organisation Harakat alMuthanna al Islamiya, puisse également opérer un rapprochement vers l’État islamique.

Selon des sources bien informées, les contacts israéliens avec des éléments rebelles près de la frontière ne sont pas limités à la coalition rebelle appuyée par les Occidentaux connue sous le nom de Front Sud.

Ils comprennent aussi des éléments sympathisants et affiliés à des groupes islamistes sunnites.

Des sources israéliennes notent que la rébellion est un phénomène fragmenté et localisé.

En tant que tel, il a été possible de favoriser la coopération à petite échelle, indépendante des sympathies idéologiques plus larges de ces groupes.

En conséquence, un ancien responsable de la sécurité a décrit la zone à l’est de Quneitra Crossing comme une «zone de sécurité virtuelle» pour Israël.

La nature délicate et sensible de ces relations est évidente. Mais avec près cinq ans de guerre civile syrienne, le succès de cette politique parle de lui-même.

Aujourd’hui, à l’exception de la petite zone contrôlée par Shuhada alYarmouk dans le sud et une autre petite zone contrôlée par le régime dans l’extrême nord, la plus grande partie de la zone contiguë de la frontière israélienne est entre les mains de rebelles non-alignés avec l’ÉI.

Jusqu’à présent, ces groupes n’ont pas monté d’attaque transfrontalière contre Israël.

En outre, selon les rapports des médias, l’influence d’Israël sur les rebelles dans ce domaine a été utilisée pour empêcher une petite enclave pro-régime d’Assad au milieu d’eux, le village druze d’elKhader, d’être attaquée.

Le fait que les résidents d’elKhader soient eux-mêmes fanatiquement hostiles à Israël ajoute une touche d’ironie à cette réalité complexe.

Cette politique de coopération tranquille, qui a permis de tenir éloignés de la frontière à la fois les Iraniens, le régime Assad et le Hezbollah, a bien sûr été accompagnée d’une action plus dynamique de la part d’Israël.

Cela a inclus des actions près de la frontière pour empêcher les tentatives des Iraniens de construire des infrastructures qui faciliteraient des attaques vers les hauteurs du Golan.

Les assassinats du terroriste du Hezbollah, Jihad Mughniyeh, en janvier 2015, du colonel de l’IRGC, Ali Reza Tabatabai et d’un certain nombre d’agents du Hezbollah dans une zone proche de la frontière, ont été des manifestations voyantes de la volonté d’Israël d’agir directement pour contrecarrer les intentions iraniennes à cet égard .

La mort de Samir Kuntar dans la zone de Jaramana près de Damas aux côtés d’un certain nombre d’autres agents du Hezbollah est peut être un autre exemple du «bras long» d’Israël même si les rebelles syriens ont également revendiqué la responsabilité de l’attaque.

Israël ne prend pas la responsabilité d’attaques contre le régime Assad, l’Iran, ou des convois d’armes du Hezbollah en sol syrien. Mais il est probable que Jérusalem ait été responsable d’un certain nombre d’attaques de ce genre au cours de la dernière demi-décennie.

Ces actions sont destinées à empêcher ou à perturber le transfert d’armes, à travers la frontière, du régime Assad et de l’Iran vers leurs alliés du Hezbollah.

Ces attaques ont eu lieu sur des régions peuplées du régime, y compris la région de Damas, la région des montagnes Qalamoun, et au moins une fois en territoire libanais.

Alors qu’Israël ne commente pas les incidents spécifiques, les dirigeants israéliens ont clairement fait savoir qu’ils vont agir pour empêcher le Hezbollah d’obtenir des armes à technologie avancée susceptibles de modifier le rapport de force.

En avril 2015, le ministre de la Défense Moshe Ya’alon a déclaré ouvertement qu’Israël ne permettrait pas que l’Iran arme le Hezbollah avec des systèmes d’armements perfectionnés.

Évidemment, il est beaucoup plus difficile de mesurer le succès d’Israël à cet égard. Le calme à la frontière, cependant, est le témoignage d’un certain succès.

En ce qui a trait aux transferts d’armes, il est impossible d’évaluer de manière indépendante quels armements sont peut-être passés entre les mains du Hezbollah.

Une réponse définitive à cette question sera donnée lorsqu’il y aura une nouvelle guerre entre Israël et le groupe terroriste.

Cependant, l’engagement continu de l’Iran et du Hezbollah dans la guerre syrienne elle-même fournit un avantage par inadvertance à Israël.

Le Hezbollah a probablement autour de 10.000 combattants déployés en Syrie à un moment ou un autre. Le mouvement a perdu plus de 1.000 combattants dans la guerre. Il a des effectifs déployés dans la zone nord de la Bekaa pour éloigner la menace permanente des attaques transfrontalières par les forces sunnites.

Dans ce contexte, renouveler des attaques sur Israël pourrait bien être un luxe que le mouvement ne peut actuellement pas se permettre.

La Russie

L’entrée directe de la Russie dans la guerre civile syrienne le 30 septembre 2015 semble toutefois avoir mis fin à une situation figée.

À l’heure actuelle, le régime d’Assad, l’Iran, le Hezbollah et les forces alliées se déplacent de manière décisive contre les rebelles arabes sunnites dans la province d’Alep.

Le régime d’Assad a également fait des gains plus au sud dans les provinces de Hama et Deraa.

Bachar el-Assad a précisé, lors d’une interview en février 2016, que son intention est de venir à bout de reconquérir l’ensemble du pays.

Il semble que l’objectif du régime et de ses alliés soit d’éliminer la rébellion non-alignée avec l’ÉI et de sécuriser et de reprendre le contrôle de l’ouest de la Syrie, ainsi que de la majorité de la population du pays.

Ceci soulève la perspective d’un retour éventuel du régime dans la province de Quneitra, ce qui impliquerait aussi le retour de l’armée syrienne sur la zone frontalière.

Même si une telle éventualité ne peut être exclue, il convient de noter qu’elle ne semble pas imminente. Le régime devra achever la reconquête des provinces d’Alep et d’Idlib avant qu’une telle tâche ne puisse être envisagée.

Cela demeure donc une tâche gigantesque à accomplir qui ne fait que commencer.

La rébellion s’est montré tenace et difficile à déraciner au cours de la dernière demi-décennie. La puissance aérienne russe augmente, bien sûr, considérablement la force du régime. Mais l’ancienne situation dans laquelle le régime est en mesure de reconquérir les zones mais se révèle incapable de les contrôler demeure en vigueur.

Pour ce qui est de pacifier les zones reconquises, la puissance aérienne sera d’une utilité limitée, à moins que le régime souhaite simplement dépeupler la zone en question.

C’est pourquoi, alors qu’on ne peut complètement exclure la perspective d’un retour du régime Assad à la zone frontalière, il y a loin de la coupe aux lèvres.

Il est non moins important de considérer qu’Israël a pris soin de maintenir la communication avec les Russes, et qu’un régime non-conflictuel semble être en vigueur entre la puissance aérienne russe et israélienne au-dessus de la Syrie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le chef d’état-major de Tsahal, Gadi Eisenkot, et le chef du renseignement militaire, Herzl Halevi, se sont rendus à Moscou immédiatement après l’intervention russe, sans doute pour jeter les bases d’un échange de communication.

Dès lors, cela semble avoir permis à Israël de continuer à opérer dans le ciel syrien.

Ainsi, alors que l’émergence d’une nouvelle alliance stratégique russo-iranienne au Moyen-Orient est certainement un sujet de préoccupation pour Israël, les éléments de preuve à ce jour suggère que l’alliance ne signifie nullement que les Iraniens aient carte blanche pour poursuivre leurs objectifs régionaux sous l’égide de la couverture aérienne russe.

Au contraire, les Russes, en tant que partenaire principal dans la relation, dictent quand et comment la coopération a lieu.

Netanyahu, selon le Times d’Israël, aurait déclaré au président russe, Vladimir Poutine, en termes non équivoques qu’il ne tolérerait pas les efforts de Téhéran pour armer les ennemis d’Israël dans la région, et que Jérusalem a pris et continuera de prendre des mesures contre toute tentative de ce genre.

Le Times a cité le premier ministre disant: « Ceci est notre droit et notre devoir …. Il n’y a pas eu d’objection à nos droits (par les Russes)…. Il (Poutine) est prêt à faire en sorte que quelles que soient les intentions de la Russie en Syrie, la Russie ne sera pas un partenaire dans les actions extrêmes de l’Iran contre nous ».

Israël semble avoir mené au moins deux actions sur le sol syrien depuis l’intervention russe, indiquant que, pour l’instant, l’accord semble tenir.

Néanmoins, étant donnée la satisfaction d’Israël pour ce qui est de la situation à l’est de Quneitra en vertu du présent arrangement, Jérusalem va sans aucun doute continuer de surveiller attentivement et avec une certaine inquiétude, ce qui se passe concernant le retour possible du régime d’Assad et d’autres forces appuyées par l’Iran dans la région.

À cet égard, il convient de noter que la position de la Russie et du régime d’Assad concernant les efforts actuels en vue d’un cessez-le-feu comprend la demande d’exclusion des groupes «terroristes».

Ainsi, même si les efforts du régime d’Assad devaient porter fruit, il est peu probable qu’ils aient un impact majeur sur l’éventuelle reconquête des zones occupées par les rebelles dans le sud-ouest du pays.

La politique israélienne à l’égard de la guerre civile syrienne offre un exemple d’objectifs modestes, pragmatiques et poursuivis avec un succès notable.

Israël est maintenant le seul état voisin de la Syrie qui n’a pas eu à subir des retombées majeures de la guerre.

L’Irak et dans une moindre mesure le Liban ont vu la guerre éclater sur leur propre sol.

La Jordanie et la Turquie ont du faire face à une vague de réfugiés et, dans le dernier cas, au retour d’une insurrection kurde.

Israël a réussi, jusqu’à présent, à éviter ces problèmes.

Compte tenu de la dimension massive et historique des événements qui se déroulent en Syrie et en Irak, il s’agit d’une réalisation importante.

À quelques kilomètres d’un conflit dans lequel près d’un demi-million de vies ont été perdues, une vie normale sans entrave poursuit son cours dans les communautés israéliennes et druzes sur les hauteurs du Golan.

La leçon pour les autres pays pourrait bien être qu’une politique pragmatique, réaliste, sobre, avec des objectifs clairement définis et l’absence d’ambition grandiose de réorganisation d’autres sociétés, constitue la meilleure voie vers le succès.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pourDreuz.info.

Comment Israël navigue dans l’ouragan de la guerre civile syrienne

par Jonathan Spyer

*Jonathan Spyer est directeur du Centre Rubin de recherche des Affaires Internationales et membre du Middle East Forum.

Magali Marc (@magalimarc15)

Leave a Reply

Lève-toi ! / Etz Be-Tzion
Translate »