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COPAINS – COQUINS / Extrait N°6 : Copains et coquins (Des raisons du laxisme. Où l’on voit que copain rime en fait avec amitié pour soi-même exclusivement) Dénoncer un mal est une chose, mais la langue sans bride est un mal profond en francophonie particulièrement. Comprendre les racines de l’état d’esprit qui autorise ce mal est tout aussi important.

By 10 novembre 2021LECTURE QUOTIDIENNE

CHAPITRE 3

Copains et coquins

(Des raisons du laxisme. Où l’on voit que copain rime en fait avec amitié pour soi-même exclusivement)

Dénoncer un mal est une chose, mais la langue sans bride est un mal profond en francophonie particulièrement. Comprendre les racines de l’état d’esprit qui autorise ce mal est tout aussi important.

Je ne m’arrêterai pas sur les racines spirituelles de ce mal propre à la francophonie. Il est clair que l’esprit de la déesse terre-mère, l’esprit femme et l’esprit de Jézabel qui gouvernent spirituellement en bien des lieux la France et la psychologie hyper-réactive, hyperémotive et sensuelle souvent qui en découle chez les individus sous son influence, expliquent beaucoup de choses.
J’ai développé le sujet de manière plus détaillée dans l’ouvrage Ehad et je vous renvoie à sa lecture.

Copains et coquins ! Il y a une étonnante similitude sonore entre les deux mots. Le mot copain est un mot dont je me suis toujours intuitivement méfié, car il véhicule quelque chose de complaisant et de vulgaire tout à la fois qui l’apparente dans mon esprit au mot coquin.

La Bible, il n’est nul besoin de vous le rappeler, utilise des expressions comme frères, hommes frères, bien-aimés, saints (ce qui signifie mis à part), pour établir des passerelles relationnelles entre les êtres. C’est donc à dessein que j’utilise en les amalgamant les mots copains et coquins et que j’utilise le mode péjoratif pour mieux faire ressortir une vérité.

Etre frères, s’appeler bien-aimés et se considérer les uns les autres comme tels nous engagent dans un relationnel à haut niveau. Mais nous pouvons déchoir au niveau du copinage ou être tirés vers le bas par certains qui recherchent ce copinage plus qu’une réelle fraternité. Une réelle fraternité, en Christ s’entend, est le fait d’hommes prêts à mourir les uns pour les autres et donc bien entendu éminemment prévenants pour autrui.

Derrière le copinage se cache toujours un relationnel au rabais dont l’axe véritable et toujours dissimulé est l’intérêt personnel.
Le copain viendra toujours à vous rempli de bonnes intentions apparentes. Il connaît parfois la vérité dans le domaine relationnel (l’amour parfait) mais pour diverses raisons, il ne peut pas ou ne veut pas mettre en pratique.

Sa motivation relationnelle est toujours égoïste et, un jour ou l’autre, sa tromperie se révélera dans une trahison quelconque. Il ne vous aura finalement rien donné de ce qu’il laissait, par ses promesses implicites ou exprimées, entendre vouloir ou pouvoir vous donner. Mais il vous aura pris beaucoup et peut-être tout. Un jour, un jeune ministère prophétique m’assura : – Le Seigneur m’a montré d’être pour toi comme Jonathan fut pour David, un porteur de bouclier. Quelques mois après, au mépris de son propre message prophétique, cet homme m’abandonna dans un moment où j’étais dans la turbulence, soumis à une attaque féroce…

Il existe même des « leaders » qui se veulent copains et qui se révèlent être de fameux coquins. Malheur à vous si vous glissez dans leur orbite. Vous croyez avoir trouvé des pères. Vous vous décidez avec beaucoup de générosité à ne pas jouer un jeu relationnel intéressé de type « copains » avec eux et vous donnez, donnez et donnez encore à ces hommes votre amour, votre temps, votre argent, votre vie, votre confiance.

Lorsqu’il s’avère peu à peu que vous n’êtes ni reçus, ni aimés par ces hommes, vous entrez alors dans une spirale de culpabilisation qui vous lie encore plus à ceux-ci. Car, pensez-vous, est-ce bien spirituel de critiquer un tel ministère, une telle onction ? La confusion psychique et psychologique qui s’ensuit peut vous enfermer durablement pendant des années dans un trouble grandissant qui fera de vous un fantôme, un être « vampirisé ».

Je connais ainsi en France le président d’une structure qui, en fait de président, n’est plus que l’homme de paille d’un grand copain. Que dire de la ruine psychologique et psychique des hommes qui entourent ces leaderships ? Elle est grande.
Comme me le disait un frère récemment, nous avons désespérément besoin en France de pères et non de maîtres. J’ajouterai que nous n’avons pas besoin de gourous qui sont des copains-coquins par excellence.

Il y a quelques années, j’ai commencé à organiser les rencontres EHAD. Ehad en hébreu signifie un, unité. Les rencontres EHAD étaient destinées à faire se rencontrer des serviteurs de D.ieu dans une dynamique biblique de fraternité, une dynamique créée par des hommes de bonne volonté.

Il s’agissait de mettre nos agendas de côté et de nous rencontrer pour nous aimer en recherchant prioritairement le bien et l’intérêt de l’autre. Ainsi, nous nous sommes réunis et avons bientôt été une vingtaine.

Nous avions l’habitude d’accorder au dernier venu parmi nous la possibilité d’exprimer besoins, souffrances, aspirations. Bref, je l’encourageais à s’exprimer. Ainsi, tous se réunissaient autour de ce bien-aimé en prière pour lui exclusivement. Les divers ministères s’exerçaient, l’onction prophétique était présente. Quels encouragements, quelles bénédictions certains ont-ils retiré de ces rencontres ! Des relations pouvaient ensuite s’établir ainsi que des passerelles de ministère à ministère.

D.ieu pouvait agir avec puissance. J’introduisais chacune de ces réunions par un court message destiné à rappeler inlassablement le principe de nos rencontres qui loyalement vécues devaient exclure ce terrible phénomène du vedettariat qui infantilise et ruine ce qui devrait être le véritable objectif de tant de nos rencontres : la gloire de D.ieu et l’amour fraternel.

Il est à remarquer que ce sont deux ministères bien connus, qui m’avaient pourtant déclaré au départ leur soutien, qui ont provoqué la chute et la destruction de ces rencontres au travers de circonstances (appelons-les une attaque satanique, pour être succinct, suffisant et clair), qui ont révélé que l’amour qu’ils portaient à leur ministère (soyons clairs, l’amour qu’ils se portaient à eux-mêmes en fait) passait avant l’amour fraternel.

Je me souviens pourtant d’un de ces courts messages que j’ai donnés en introduction d’une de ces rencontres EHAD. « Un docteur de la loi se leva et dit à Jésus, pour l’éprouver : Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Jésus lui dit : Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton D.ieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée. Et ton prochain, comme toi-même. Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela et tu vivras. » (Luc 10.25-28).

N’est-il pas évident ici que Jésus indique clairement que l’héritage de la vie éternelle s’obtient en aimant le Seigneur de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force et de toute sa pensée, mais aussi SON PROCHAIN COMME SOI-MEME ? Je ne déclare pas ici, bien sûr, que ces chers frères qui m’ont quelque peu trahi dans un moment difficile sont des hommes perdus.
Mais je prétends que nous pouvons nous placer sur un chemin au bout duquel il y a l’héritage de la vie éternelle ou bien nous placer systématiquement sur un autre chemin au bout duquel cet héritage ne se retrouve pas. Jésus sauve, c’est clair. Mais il est écrit aussi que tous ceux qui crient : – Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas nécessairement dans le royaume de D.ieu.

Il est écrit aussi que certains qui auront accompli de grands miracles se verront dire par D.ieu Lui-même : « Retirez-vous de moi, Je ne vous ai jamais connus. » Il est bien connu que, sans cette dimension de l’amour qui donne et qui se donne (et attention, il n’y a pas de calcul possible en matière d’amour vrai !), nous ne sommes rien (1 Cor. 13.1 : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. »).
Il est bien connu que nos ministères et nos dons ne sont RIEN sans l’amour. Attention ! L’amour ne consiste pas en ces choses qu’il nous est facile de donner. Et nous serons tous testés quant à ce qu’il nous est le plus difficile à donner.

C’est logique et souhaitable. Sans quoi, pas d’adhésion possible à l’idée d’épouse. L’épouse de qui ? De Christ qui n’a pas dû trouver dans sa chair tellement facile de manifester l’amour qu’Il nous a manifesté nu et cloué sur une croix.

J’ai aimé ces rencontres EHAD. Car je ressentais à quel point nous tenions une clé extrêmement importante. Le défi consistait à nous rencontrer dans un esprit de service mutuel excluant toute mise en valeur individualiste, tout égoïsme. Nous avons connu ensemble de grands moments de communion fraternelle et de service les uns pour les autres.

Un jour, néanmoins, un des deux prophètes cités plus haut a commencé à démontrer que sa motivation devenait un peu plus copains-coquins que véritablement fraternelle. Il m’a abordé avec cette assurance un peu forcée qui était la sienne : – En ce qui concerne le frère X, que tu songes à inviter à notre prochaine rencontre EHAD, m’a-t-il déclaré, je t’avertis que mon épouse et moi qui ressentons une certaine « impureté » chez cet homme, nous nous y opposons totalement.

Ma première réaction a consisté en une certaine stupeur face à un jugement aussi intempestif. Je ressentais moi aussi une certaine part d’ombre dans la vie de ce pauvre frère rejeté et j’étais incapable de discerner s’il s’agissait d’ombre provenant de souffrances, de problèmes non réglés, de difficultés émotionnelles ou de fautes cachées. Et j’avais la conviction très claire que le frère au point de vue si radical n’avait aucun élément concret en main pour réclamer l’exclusion a priori de cet homme.

En fait, il ressentait un malaise et en concevait immédiatement une exigence cruelle car sa motivation était plus qu’égoïste. L’amour qu’il portait à SON ministère, à SA personne, à SON appel, le conduisait à créer une forme de cordon sanitaire autour de sa personne, son ministère auréolé de gloriole naissante, dans un monde évangélique bien idolâtre (mais ceci est un autre sujet).

De telles attitudes sont-elles rares ? Non ! Car tant de chrétiens et d’hommes de D.ieu, ayant reçu par pure grâce un peu d’onction, un peu de puissance, sont tombés immédiatement dans une espèce de sentiment de propriété face aux richesses de D.ieu, ce qui les conduit dans bien des chemins de l’erreur. Dans le cas de cet homme, l’idée de la « super-sanctification » débouchant sur une forme de « racisme spirituel » (les mots ne sont pas trop forts, hélas !), chez d’autres la création de structures pyramidales justifiées par l’onction, l’appel…, la liste n’est pas exhaustive…

CHAPITRE 3

Copains et coquins

(Des raisons du laxisme. Où l’on voit que copain rime en fait avec amitié pour soi-même exclusivement)

Dénoncer un mal est une chose, mais la langue sans bride est un mal profond en francophonie particulièrement. Comprendre les racines de l’état d’esprit qui autorise ce mal est tout aussi important.

Je ne m’arrêterai pas sur les racines spirituelles de ce mal propre à la francophonie. Il est clair que l’esprit de la déesse terre-mère, l’esprit femme et l’esprit de Jézabel qui gouvernent spirituellement en bien des lieux la France et la psychologie hyper-réactive, hyperémotive et sensuelle souvent qui en découle chez les individus sous son influence, expliquent beaucoup de choses.
J’ai développé le sujet de manière plus détaillée dans l’ouvrage Ehad et je vous renvoie à sa lecture.

Copains et coquins ! Il y a une étonnante similitude sonore entre les deux mots. Le mot copain est un mot dont je me suis toujours intuitivement méfié, car il véhicule quelque chose de complaisant et de vulgaire tout à la fois qui l’apparente dans mon esprit au mot coquin.

La Bible, il n’est nul besoin de vous le rappeler, utilise des expressions comme frères, hommes frères, bien-aimés, saints (ce qui signifie mis à part), pour établir des passerelles relationnelles entre les êtres. C’est donc à dessein que j’utilise en les amalgamant les mots copains et coquins et que j’utilise le mode péjoratif pour mieux faire ressortir une vérité.

Etre frères, s’appeler bien-aimés et se considérer les uns les autres comme tels nous engagent dans un relationnel à haut niveau. Mais nous pouvons déchoir au niveau du copinage ou être tirés vers le bas par certains qui recherchent ce copinage plus qu’une réelle fraternité. Une réelle fraternité, en Christ s’entend, est le fait d’hommes prêts à mourir les uns pour les autres et donc bien entendu éminemment prévenants pour autrui.

Derrière le copinage se cache toujours un relationnel au rabais dont l’axe véritable et toujours dissimulé est l’intérêt personnel.
Le copain viendra toujours à vous rempli de bonnes intentions apparentes. Il connaît parfois la vérité dans le domaine relationnel (l’amour parfait) mais pour diverses raisons, il ne peut pas ou ne veut pas mettre en pratique.

Sa motivation relationnelle est toujours égoïste et, un jour ou l’autre, sa tromperie se révélera dans une trahison quelconque. Il ne vous aura finalement rien donné de ce qu’il laissait, par ses promesses implicites ou exprimées, entendre vouloir ou pouvoir vous donner. Mais il vous aura pris beaucoup et peut-être tout. Un jour, un jeune ministère prophétique m’assura : – Le Seigneur m’a montré d’être pour toi comme Jonathan fut pour David, un porteur de bouclier. Quelques mois après, au mépris de son propre message prophétique, cet homme m’abandonna dans un moment où j’étais dans la turbulence, soumis à une attaque féroce…

Il existe même des « leaders » qui se veulent copains et qui se révèlent être de fameux coquins. Malheur à vous si vous glissez dans leur orbite. Vous croyez avoir trouvé des pères. Vous vous décidez avec beaucoup de générosité à ne pas jouer un jeu relationnel intéressé de type « copains » avec eux et vous donnez, donnez et donnez encore à ces hommes votre amour, votre temps, votre argent, votre vie, votre confiance.

Lorsqu’il s’avère peu à peu que vous n’êtes ni reçus, ni aimés par ces hommes, vous entrez alors dans une spirale de culpabilisation qui vous lie encore plus à ceux-ci. Car, pensez-vous, est-ce bien spirituel de critiquer un tel ministère, une telle onction ? La confusion psychique et psychologique qui s’ensuit peut vous enfermer durablement pendant des années dans un trouble grandissant qui fera de vous un fantôme, un être « vampirisé ».

Je connais ainsi en France le président d’une structure qui, en fait de président, n’est plus que l’homme de paille d’un grand copain. Que dire de la ruine psychologique et psychique des hommes qui entourent ces leaderships ? Elle est grande.
Comme me le disait un frère récemment, nous avons désespérément besoin en France de pères et non de maîtres. J’ajouterai que nous n’avons pas besoin de gourous qui sont des copains-coquins par excellence.

Il y a quelques années, j’ai commencé à organiser les rencontres EHAD. Ehad en hébreu signifie un, unité. Les rencontres EHAD étaient destinées à faire se rencontrer des serviteurs de D.ieu dans une dynamique biblique de fraternité, une dynamique créée par des hommes de bonne volonté.

Il s’agissait de mettre nos agendas de côté et de nous rencontrer pour nous aimer en recherchant prioritairement le bien et l’intérêt de l’autre. Ainsi, nous nous sommes réunis et avons bientôt été une vingtaine.

Nous avions l’habitude d’accorder au dernier venu parmi nous la possibilité d’exprimer besoins, souffrances, aspirations. Bref, je l’encourageais à s’exprimer. Ainsi, tous se réunissaient autour de ce bien-aimé en prière pour lui exclusivement. Les divers ministères s’exerçaient, l’onction prophétique était présente. Quels encouragements, quelles bénédictions certains ont-ils retiré de ces rencontres ! Des relations pouvaient ensuite s’établir ainsi que des passerelles de ministère à ministère.

D.ieu pouvait agir avec puissance. J’introduisais chacune de ces réunions par un court message destiné à rappeler inlassablement le principe de nos rencontres qui loyalement vécues devaient exclure ce terrible phénomène du vedettariat qui infantilise et ruine ce qui devrait être le véritable objectif de tant de nos rencontres : la gloire de D.ieu et l’amour fraternel.

Il est à remarquer que ce sont deux ministères bien connus, qui m’avaient pourtant déclaré au départ leur soutien, qui ont provoqué la chute et la destruction de ces rencontres au travers de circonstances (appelons-les une attaque satanique, pour être succinct, suffisant et clair), qui ont révélé que l’amour qu’ils portaient à leur ministère (soyons clairs, l’amour qu’ils se portaient à eux-mêmes en fait) passait avant l’amour fraternel.

Je me souviens pourtant d’un de ces courts messages que j’ai donnés en introduction d’une de ces rencontres EHAD. « Un docteur de la loi se leva et dit à Jésus, pour l’éprouver : Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Jésus lui dit : Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? Il répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton D.ieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée. Et ton prochain, comme toi-même. Tu as bien répondu, lui dit Jésus ; fais cela et tu vivras. » (Luc 10.25-28).

N’est-il pas évident ici que Jésus indique clairement que l’héritage de la vie éternelle s’obtient en aimant le Seigneur de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force et de toute sa pensée, mais aussi SON PROCHAIN COMME SOI-MEME ? Je ne déclare pas ici, bien sûr, que ces chers frères qui m’ont quelque peu trahi dans un moment difficile sont des hommes perdus.
Mais je prétends que nous pouvons nous placer sur un chemin au bout duquel il y a l’héritage de la vie éternelle ou bien nous placer systématiquement sur un autre chemin au bout duquel cet héritage ne se retrouve pas. Jésus sauve, c’est clair. Mais il est écrit aussi que tous ceux qui crient : – Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas nécessairement dans le royaume de D.ieu.

Il est écrit aussi que certains qui auront accompli de grands miracles se verront dire par D.ieu Lui-même : « Retirez-vous de moi, Je ne vous ai jamais connus. » Il est bien connu que, sans cette dimension de l’amour qui donne et qui se donne (et attention, il n’y a pas de calcul possible en matière d’amour vrai !), nous ne sommes rien (1 Cor. 13.1 : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. »).
Il est bien connu que nos ministères et nos dons ne sont RIEN sans l’amour. Attention ! L’amour ne consiste pas en ces choses qu’il nous est facile de donner. Et nous serons tous testés quant à ce qu’il nous est le plus difficile à donner.

C’est logique et souhaitable. Sans quoi, pas d’adhésion possible à l’idée d’épouse. L’épouse de qui ? De Christ qui n’a pas dû trouver dans sa chair tellement facile de manifester l’amour qu’Il nous a manifesté nu et cloué sur une croix.

J’ai aimé ces rencontres EHAD. Car je ressentais à quel point nous tenions une clé extrêmement importante. Le défi consistait à nous rencontrer dans un esprit de service mutuel excluant toute mise en valeur individualiste, tout égoïsme. Nous avons connu ensemble de grands moments de communion fraternelle et de service les uns pour les autres.

Un jour, néanmoins, un des deux prophètes cités plus haut a commencé à démontrer que sa motivation devenait un peu plus copains-coquins que véritablement fraternelle. Il m’a abordé avec cette assurance un peu forcée qui était la sienne : – En ce qui concerne le frère X, que tu songes à inviter à notre prochaine rencontre EHAD, m’a-t-il déclaré, je t’avertis que mon épouse et moi qui ressentons une certaine « impureté » chez cet homme, nous nous y opposons totalement.

Ma première réaction a consisté en une certaine stupeur face à un jugement aussi intempestif. Je ressentais moi aussi une certaine part d’ombre dans la vie de ce pauvre frère rejeté et j’étais incapable de discerner s’il s’agissait d’ombre provenant de souffrances, de problèmes non réglés, de difficultés émotionnelles ou de fautes cachées. Et j’avais la conviction très claire que le frère au point de vue si radical n’avait aucun élément concret en main pour réclamer l’exclusion a priori de cet homme.

En fait, il ressentait un malaise et en concevait immédiatement une exigence cruelle car sa motivation était plus qu’égoïste. L’amour qu’il portait à SON ministère, à SA personne, à SON appel, le conduisait à créer une forme de cordon sanitaire autour de sa personne, son ministère auréolé de gloriole naissante, dans un monde évangélique bien idolâtre (mais ceci est un autre sujet).

De telles attitudes sont-elles rares ? Non ! Car tant de chrétiens et d’hommes de D.ieu, ayant reçu par pure grâce un peu d’onction, un peu de puissance, sont tombés immédiatement dans une espèce de sentiment de propriété face aux richesses de D.ieu, ce qui les conduit dans bien des chemins de l’erreur. Dans le cas de cet homme, l’idée de la « super-sanctification » débouchant sur une forme de « racisme spirituel » (les mots ne sont pas trop forts, hélas !), chez d’autres la création de structures pyramidales justifiées par l’onction, l’appel…, la liste n’est pas exhaustive…

En tant que responsable coordinateur de la rencontre EHAD, le ministère « super-sanctifié » persistant dans sa démarche, je me suis adressé avec des trésors de tact et de prière à « l’impur » en vue d’essayer de comprendre ce qui pouvait motiver une telle hostilité chez le couple ultra-sanctifié. Je n’ai rien trouvé, au travers d’une discussion loyale avec « l’impur ». Je lui ai fait néanmoins part de ce que je ressentais, en priant, une zone de vie troublée et lui ai demandé si nous pouvions en parler. Selon ce que je ressentais, il devait s’agir d’un trouble émotionnel du passé.

Ce frère n’a pas accepté, vu les circonstances, qu’on rentre avec lui dans son intimité. C’ETAIT SON DROIT LE PLUS STRICT, TOUT A FAIT RESPECTABLE ET COMPREHENSIBLE, et n’autorisait bien sûr pas à soupçonner le mal.

Plus tard, en priant encore, j’ai perçu que le problème chez ce frère relevait de blessures profondes du passé.

En tant que responsable coordinateur de la rencontre EHAD, le ministère « super-sanctifié » persistant dans sa démarche, je me suis adressé avec des trésors de tact et de prière à « l’impur » en vue d’essayer de comprendre ce qui pouvait motiver une telle hostilité chez le couple ultra-sanctifié. Je n’ai rien trouvé, au travers d’une discussion loyale avec « l’impur ». Je lui ai fait néanmoins part de ce que je ressentais, en priant, une zone de vie troublée et lui ai demandé si nous pouvions en parler. Selon ce que je ressentais, il devait s’agir d’un trouble émotionnel du passé.

Ce frère n’a pas accepté, vu les circonstances, qu’on rentre avec lui dans son intimité. C’ETAIT SON DROIT LE PLUS STRICT, TOUT A FAIT RESPECTABLE ET COMPREHENSIBLE, et n’autorisait bien sûr pas à soupçonner le mal.

Plus tard, en priant encore, j’ai perçu que le problème chez ce frère relevait de blessures profondes du passé.

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