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COPAINS-COQUINS / Extrait N°8 : L’amour ne soupçonne pas le mal

By 12 novembre 2021LECTURE QUOTIDIENNE

CHAPITRE 4

 

L’amour ne soupçonne pas le mal

 

Paisible et merveilleux adage biblique qui nous conduit aux eaux paisibles comme dans le Psaume premier par exemple, qui incline notre âme, notre cœur, notre conscience vers le vrai Shabbat, vers des dispositions d’innocence propres aux enfants (Matth. 18.3 : « … et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. »).

 

Pour quelle raison la moindre rumeur, les ragots les plus gras et les plus abjects, qui ne sont à 95% voire plus que des épouvantails qui prétendent avoir forme humaine ont-ils un tel impact ? Et un épouvantail, ça trompe énormément les promeneurs égarés, la nuit de préférence, comme je l’écrivais il y a peu à un « pasteur » dont les furieuses ardeurs à juger autrui au quart de tour me paraissent finalement bien suspectes.

 

Pourquoi de telles choses provoquent-elles si facilement et avec quelle réactivité furieuse des feux de brousse, des incendies dévastateurs, des forêts entières transformées en champs de cendres qui représentent les terribles no-mans lands qui se créeront entre des hommes et des femmes pourtant frères et sœurs en Jésus et cela du fait de la suspicion et de la méfiance installées souvent pour longtemps ?

 

Où puiser ensuite le courage (car il en faudrait) pour réparer ce qui a été détruit ? Une pharmacienne française me disait il y a quelques jours que la politique en France en matière de soins médicaux n’était pas préventive mais curative. Etrange conception ! Je parierais que, si dans le domaine relationnel nous adoptions une politique préventive, il y aurait beaucoup moins de cadavres jonchant nos champs de cendres relationnels en France. Il est vrai que les soins curatifs rapportent plus à l’industrie pharmaceutique que les soins préventifs et que… nos hôpitaux sont remplis de dépressifs et de malades… A qui profite le crime ?

 

Quelle réponse apporter au mal ? Elle est simple : l’œuvre essentielle accomplie à la croix est négligée aujourd’hui, au profit de bien des choses où l’on retrouve, jusque chez nos serviteurs, le chemin inverse, des ambitions humaines, par exemple. Quelle est la révélation profonde de l’œuvre accomplie à la croix ? L’amour parfait. Et l’amour parfait bannit la crainte, ce qui nous autorise à garder le calme le plus absolu face à toute rumeur concernant autrui.

 

L’amour parfait nous fait voir l’autre plus grand que nous, donc éminemment respectable et je te laisse, ami lecteur, le soin de développer toi-même le schéma des comportements qui en découlent. L’amour parfait dont l’ombre apparaît déjà clairement dans la loi construite sur un axe relationnel vertical avec D.ieu, et horizontal avec autrui, le commandement du Shabbat – parfait repos – étant celui qui prend le plus de place, donc la place centrale.

Le repos parfait, le Shabbat, le vrai Shabbat en Yeshoua, est donc le lieu de la manifestation de l’amour parfait pour D.ieu… et autrui.

 

Pourquoi cultivons-nous alors dans notre francophonie une culture anti-shabbatique – je parle d’abord spirituellement, bien sûr ?

 

Savons-nous que bien des chrétiens étrangers ont appelé la France « le cimetière des missionnaires » ? Nous pourrions bien sûr développer ici toute une recherche des arrière-plans spirituels de la nation française et de l’Europe. Je l’ai fait quelque peu dans mon ouvrage EHAD et d’autres l’ont sans doute fait ou le feront bien mieux que moi.

 

J’ai la ferme conviction que si nous mettions en pratique de simples règles bibliques de base, nous obtiendrions immédiatement un énorme blocage pour les œuvres du diable et créerions déjà les conditions d’un déblocage pour l’œuvre du Saint-Esprit… au travers du corps.

 

J’ai aussi la ferme conviction que, si nous ne pratiquons pas ces règles, c’est aussi que quelque chose manque dans notre processus de nouvelle naissance, ou dans son prolongement.

 

Sommes-nous réellement nés de nouveau, avons-nous laissé s’enrayer le processus de sanctification qu’implique la dynamique continue de la nouvelle naissance ? Sommes-nous en phase de régression ? D.ieu devrait-Il venir nous reprendre comme Il le fait parfois, avant qu’il ne soit trop tard ?

 

Avons-nous encore un cœur simple en face de nos transgressions ? Ou sont-elles atténuées à nos propres yeux par des voiles de toutes sortes, l’activisme par exemple, l’ambition peut-être, la furieuse conviction intérieure d’être peut-être des êtres d’exception du fait de l’une ou l’autre expérience spirituelle marquante ? Le vin ou l’alcool dont on use bien trop n’endorment-ils pas nos réflexes, trop souvent – et ce n’est pas mineur, loin s’en faut…- en France ?

 

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