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EHAD – UNITE de H. Goël / Extrait N° 22 : La grande leçon à tirer de cet épisode est que le pouvoir du verbe a été donné à l’homme :

La grande leçon à tirer de cet épisode est que le pouvoir du verbe a été donné à l’homme :

 

  • pour aider autrui à former son identité. Identité fondamentale comme chez l’enfant ou identité à retrouver en période de crise chez l’adulte. Il est entendu que toute identité procède de CHRIST. La dynamique est ici : L’AMOUR.
  • pour me faire comprendre mon propre besoin identitaire, mes besoins au fur et à mesure de mon développement en face des autres. La dynamique est ici la SAGESSE et l’humilité, étant entendu que toute sagesse procède de D.ieu.

 

    Or, la femme fut la plus merveilleuse « trouvaille » que l’homme ait pu faire et elle lui échut au moment où il y pensa le moins, pendant son sommeil. La lancinante obsession qu’en fit Baudelaire ou l’aveu courageux que fit Jacques Brel, par exemple, en déclarant « n’avoir rien compris à la femme » démontrent à quel point la « trouvaille » fut ravie à l’homme ensuite.

Nous sommes arrivés au moment où D.ieu va offrir Eve comme compagne à Adam pour l’aider à épanouir les desseins de D.ieu dans la création.

D.ieu, dans Sa sagesse et Son amour infini, va continuer d’activer avec bonté son plan relationnel pour l’homme. Cette fois, ayant laissé l’homme exercer son libre choix sans qu’il soit satisfait par aucune des créatures présentes sur la terre, D.ieu va lui offrir le meilleur. L’être avec lequel il pourra continuer à vivre l’aventure relationnelle dans laquelle il se trouve engagé et où D.ieu le précède de toute éternité.

Le terme hébreu « Ehad », comme nous l’avons déjà vu, n’indique pas seulement la valeur numérique « un ».

Ce « Ehad » s’exprime, nous l’avons vu, dans un sens relationnel difficilement abordable pour l’intelligence et pour l’homme naturel déchu et ce sens relationnel, cette unité dans l’amour parfait, D.ieu en a marqué la création tout entière.

Ce sceau d’unité sur la création fait sens, parce qu’il y a de la part de D.ieu continuation dans un plan de dialogue parfait avec la création, ainsi que de la création avec son D.ieu et de tous les éléments de la création entre eux. C’est pourquoi au verset 18 du chapitre 2 de la Genèse, il est écrit : « L’Eternel D.ieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; Je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis ». Un sommet relationnel semblable à l’atmosphère EHAD initiale procédant de D.ieu.

 

Nous avons vu plus haut ce que signifiait « fait à l’image de D.ieu » pour l’homme, c’est-à-dire éminemment relationnel. La femme, faite comme le vis-à-vis de l’homme, est donc de même nature que lui, éminemment relationnelle.

D’emblée donc, nous pouvons dire que, lorsque ce sens relationnel parfait est rétabli avec D.ieu et que le plan de vie est perçu, le couple est en mesure de vivre une relation parfaitement harmonieuse en ouverture sur la création.

Au départ de ce couple, le plan divin était d’étendre de manière intelligible cette dimension éminemment relationnelle (Sa propre nature divine) à toute la descendance de l’homme. Descendance à laquelle l’Eternel veut confier la terre pour l’assujettir avec amour. (Genèse 1 : 28 : « D.ieu les bénit, et D.ieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre »).

 

Genèse 2 : 21 à 24 : « Alors, l’Eternel D.ieu fit tomber un profond sommeil* sur l’homme, qui s’endormit, Il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Eternel D.ieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme et Il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »

 

Que de significations riches et profondes dans cet épisode ! D.ieu manifesta un amour extraordinaire en créant l’homme à son image (mais D.ieu aurait-il pu faire moins que  cela,  Lui qui est  Ehad-unité,  relationnel,  amour  parfait, don de  soi ?).   De Même, l’Eternel extrait la femme du côté de l’homme fait à l’image de D.ieu : relationnelle.

Intérieurement, au moment de rédiger ce passage, je ne puis en esprit que me réjouir. Combien j’aurais aimé être présent là, pour crier sans doute avec mon père Adam : « Hourra ! Soeur Hava ! (Hava : Eve en hébreu). Bienvenue dans le grand plan relationnel de la création ! »

 

Quel moment extraordinaire que le réveil d’Adam, lorsqu’il découvrit à ses côtés, au sortir du coma profond dans lequel l’avait plongé l’Eternel, cet être semblable à lui, c’est-à-dire parfaitement relationnel et complémentaire.

Arrêtons-nous un instant sur certains détails. C’est du côté de l’homme que fut extraite Eve. Le côté, partie du thorax, est une des parties les plus sensibles du corps. Le thorax contient aussi tous les organes essentiels à la vie, hormis le cerveau et les organes sexuels. Vous saviez, mes frères, que votre côté est une des parties les plus sensibles de votre être, mais aviez-vous jusqu’à présent réfléchi au pourquoi de la chose ? Lorsque vous riez à coeur joie, n’est-ce pas à une forme de « massage intercostal » que vous vous adonnez ? Lequel massage a pour effet de détendre en profondeur et vers l’intérieur tous les organes vitaux, qui y trouvent une saine détente.

Le rire bien compris est sain. Nous pouvons dire aussi qu’il est saint, puisque « Celui qui siège dans les cieux rit » (Psaume 2:4).

 

Mais avons-nous réfléchi à l’origine de ce rire bienfaisant ? Est-ce un simple mécanisme d’ordre physique ? Comme pour le phénomène de la parole tout à l’heure, nous serions vite amenés après une réflexion du type : « D’où vient le rire ? » à admettre que le rire a une origine spirituelle.

 

Il est d’ordre spirituel dans ses sources, puisque D.ieu Lui-même rit. (Psaume 2:4). Et, de même que le rire a pour vertu de débarrasser les organes contenus dans notre thorax de tant de tensions vaines, et de remettre en quelque sorte les choses à leur place dans notre corps, nous pouvons dire que le rire de D.ieu dans les lieux célestes remet les choses à leur place.

 

Voici peut-être un point de vue intéressant pour observer et prendre une saine position face aux manifestations du « rire dans l’Esprit », à leur raison d’être ou de ne pas être, au sein de cette génération extrêmement troublée et nerveuse de ces temps de

la fin. Ceci dit, nous ne prendrons pas position pour ou contre dans l’actuel débat concernant la « bénédiction » dite de Toronto, débat exacerbé duquel, au risque d’en choquer beaucoup, nous préférons rire (car le rire, comme nous l’avons vu plus haut, possède la vertu de remettre les choses à leur place), en attendant que D.ieu Lui-même

 

 

* « Un coma proche de la mort! » – Thora, traduction et commentaires de Munk.

clarifie les choses de Son point de vue. (Ceci a été écrit en 1998 et aujourd’hui en 2011, au moment de la relecture du livre avant réédition, les choses sont devenues très claires et les origines charnelles de ce mouvement sont devenues une évidence).

 

Mais n’oublions pas que D.ieu se rit de Ses ennemis. A nous donc de savoir jusqu’où aller dans ce débat pour ou contre. Peut-être vaudrait-il mieux ne pas s’y engager, tout simplement, et attendre, et vivre ce que D.ieu nous donne à vivre… avec le sourire.

 

Si le corps de l’homme est doté de parties sensibles (le thorax, par exemple, les organes sexuels, bien sûr), nous savons que le corps féminin est nettement plus innervé que le nôtre. Est-ce pourquoi le rire de nos soeurs est bien souvent plus sensible, plus « mélodieux » ? Nous pouvons donc dire que, si D.ieu, pour bien marquer le fait qu’Il est relationnel et que nous sommes nous aussi créés relationnels, dans un acte d’amour nous a créés, mes frères, sensibles, c’est de la partie la plus sensible de l’homme que D.ieu a extrait la femme.

 

Une question : si nos soeurs, nos épouses, toutes filles d’Eve, ont été tirées de la partie la plus sensible de l’homme, n’est-ce pas pour l’y rejoindre ? Pour y exercer avec lui le grand « ministère » relationnel du couple sur la terre ?

Alors, pourquoi ce mépris de la sensibilité féminine dans tant de milieux ? Pourquoi cette gêne, ce malaise, cet agacement qui peut aller jusqu’à la colère chez certains, cette honte diffuse dans l’âme de l’homme lorsqu’il est question de sensibilité féminine ou de sensibilité tout court ?

Notre poitrine, notre thorax, mes frères, est la cage de notre système sympathique, est l’aquarium de nos émotions et de la vie de l’âme, en quelque sorte.

C’est d’une façon bien particulière que Jésus fut mis à mort, pieds et mains paralysés par les clous, tête couronnée par l’humiliation (la couronne d’épines et l’écritoire dictée par Ponce Pilate). C’est sa poitrine contenant le coeur, tous les organes vitaux, toute la vie de l’âme, et donc celle de la volonté qui fait partie de l’âme, qui se soulevait ici, cherchant désespérément le souffle. Le thorax de Jésus devint une caisse de résonance terrifiante sur laquelle tout le péché et toute la souffrance du monde, consécutive à la malédiction, vinrent percuter avec violence. Cette violence fut d’une telle intensité qu’elle se confondit avec un feu qui s’abattait sur lui. La colère de D.ieu s’abattait sur cette poitrine, pendant que tout le péché du monde y était consumé. Holocauste… (« Moïse prit la poitrine du bélier de consécration, et il l’agita de côté et d’autre devant l’Eternel » Lévitique 8:29).

 

De manière prophétique, il y a ici une image extrêmement forte de l’holocauste qui sera accompli sur la croix, sur la poitrine de Jésus, mais aussi, de la nature particulière de la poitrine de l’homme duquel fut tirée Eve, sa compagne.

Eve était, (et toutes nos Eve le sont vraiment), une créature de grand prix et, lorsque D.ieu dit dans Genèse, chapitre 2, verset 18, qu’Il fera à l’homme une aide qui soit son vis-à-vis, Il a vraiment extrait cette aide de la partie la plus profonde de l’homme, celle d’où on aime. Nos compagnes sont donc des compagnes d’un grand prix.

Et, lorsque dans le texte hébreu (Torah commentée du Rabbin Munk), nous lisons que D.ieu fit tomber sur l’homme un coma proche de la mort, pour en extraire la femme, nous voyons vraiment que c’est au plus profond de nous-mêmes, (hommes), que D.ieu est allé saisir la nature même de la femme. Et c’est encore l’Ehad divin qui est magnifié là.

Saisissons-nous cela, mes frères ?

La plupart d’entre nous ne le saisissons pas, car nous ne sommes pas des maris nés de nouveau et car seul l’homme Adam, avant la chute, pouvait saisir cela parfaitement.

Mais dans ce domaine, notre ignorance est fâcheuse, surtout si nous nous proclamons nés de nouveau, car n’est-ce pas au côté que Jésus fut frappé par la lance, alors qu’Il venait d’expirer et qu’Il fut plongé dans la nuit (semblable en quelque sorte au coma profond dans lequel fut plongé Adam) ?

La nuit dans laquelle fut plongé Jésus fut une nuit où Il remporta la victoire sur la mort et toute la puissance du mal. Je dis, avec Saint-Augustin, que potentiellement l’Eglise, c’est-à-dire l’épouse de Jésus-Christ, fut acquise à la croix, à cet instant précis où le soldat romain perça le côté de Jésus et qu’il en sortit sang et eau.

 

Ephésiens 5 : 25 : « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré Lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau… »

 

Jésus est la Parole et l’eau a jailli du flanc de la Parole. C’est à ce moment, tout étant accompli, que la relation parfaite est établie entre l’Epoux céleste et son épouse, et que le sens relationnel qui était entre D.ieu et la créature à l’origine est rétabli à la perfection. C’est au prix d’un acte d’amour absolu de l’Epoux, Jésus. L’eau de la Parole, en nous lavant, rétablit le contact, rétablit la relation spirituelle avec D.ieu, dès que nous nous laissons couvrir, nettoyer par cette eau de la Parole. C’est aussi là que nous sommes, Messieurs, convoqués par l’Esprit de D.ieu face à nos épouses.

 

Christ a aimé l’Eglise en se livrant.

La relation avec ton épouse, frère, renaîtra lorsque toi aussi tu choisiras de te livrer pour elle et que pourra naître en toi un étrange désir de mourir pour elle (physiquement même s’il le fallait). Lorsque ce désir sera installé au fond de toi avec la puissance d’un besoin, alors tu sauras que le plan relationnel a commencé à être rétabli entre toi et ton épouse. C’est le sens de ce qui m’est advenu sur le quai de cette gare de Gap, alors que j’ai été brisé, totalement désillusionné, et que la lance a pu percer la dernière paroi de résistance charnelle en abattant tout mon univers et mes conceptions relationnelles mari – femme qui étaient fausses jusque-là.

 

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