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EHAD-UNITE de H. Goel / Extrait N° 26 : Le regard du père sur ses enfants est d’une extraordinaire importance, car il est générateur d’identité et il convient que le canal d’identification (le père terrestre), soit pur, apte à la transmission de cette identité, communiquée quant à elle par le Père céleste.

Le regard du père sur ses enfants est d’une extraordinaire importance, car il est générateur d’identité et il convient que le canal d’identification (le père terrestre), soit pur, apte à la transmission de cette identité, communiquée quant à elle par le Père céleste.

Le regard du père est identitaire, car il est, dans le cas de figure le plus favorable, la continuation du regard de D.ieu sur les enfants. Il assure à l’individu une identité claire au niveau de toute sa personnalité. L’enfant devient alors un être en relation claire et simple, directe, avec lui-même (ceci évacue bien des problèmes psychologiques, schizophrénie, dépression et toute sorte de troubles qui relèvent en fait d’une composante caractérielle mal formée et d’un vacuum identitaire).

Le caractère d’un être ne peut être bien formé s’il ne l’est au jour le jour par le biais du regard identitaire plein d’amour du père et d’une correction (fréquente si cela est nécessaire), en fonction du plan et de la pensée de D.ieu concernant l’enfant.

 

Le regard du père est également identitaire dans le domaine sexuel et nous aurions tort de négliger cet aspect des choses. Combien d’adolescents ont de réelles questions qu’ils ne formuleront jamais quant à leur identité sexuelle. Certains en arrivent à se demander en face d’un père démissionnaire s’ils sont bien l’enfant de cet homme et s’ils ne sont pas des être adultérins. Des adolescents passent par des crises d’identité importantes sur le plan sexuel et en arrivent à se demander s’ils sont hommes ou femmes. L’absence du regard du père peut avoir sur l’identité sexuelle et le comportement sexuel de l’adolescent des répercussions terribles et peut initier des choix mauvais, confus, aux conséquences redoutables.

 

Permettez-moi d’extraire quelques lignes d’un article de journal consacré au phénomène des « Femio-Kun » au Japon.

 

 

A Tokyo, les « femio-kun » rêvent de ressembler à des filles

 

     Au-delà du phénomène de mode, ces « garçons féminins » révèlent la difficulté de devenir un homme dans un pays où la concurrence féroce commence dès l’enfance.

« Rue Takeshita à Harajuku, le délire vestimentaire n’a rien à envier aux clubs de Londres ou New-York. Rockers, rappers ou punks aux crêtes multicolores ne surprennent plus guère. La nouveauté depuis l’été dernier, ce sont les « femio-kun », les « garçons féminins » japonais. En fin de semaine et les jours de fête, ils viennent de partout pour se retrouver dans les quartiers branchés de Tokyo, à Harajuku et Shibuya. Les femio-kun n’ont pas 20 ans.

Les plus jeunes en ont tout juste 13, lycéens imberbes, visage poupin, regard angélique. Ils se vernissent les ongles, se maquillent délicatement le visage parfois, portent des boucles d’oreilles, enfilent des chemisettes étroites ou des vestes très serrées à la taille, ainsi que des pantalons à pattes d’éléphant. Les plus audacieux mettent une jupe.

Ni homosexuels ni travestis, ils veulent seulement ressembler à des filles. « Pour moi, m’habiller comme une fille est une façon de m’exprimer, explique l’un d’entre eux. Je ne tiens pas particulièrement à devenir réellement une femme. Il est plus intéressant pour moi d’être un garçon qui soit comme une fille. »

 

Rares sont ceux qui prêtent attention au couple de très jeunes femio-kun qui passe devant le grand magasin à la mode Laforêt. « Mes parents ne sont pas contents. Ils veulent que j’enlève ces vêtements. Mais je ne les écoute plus. Je mène ma vie comme je veux et mon rêve, c’est de ressembler le plus possible à une fille », dit Koji Beppu, le regard caché derrière les lunettes fumées ovales, très féminines. L’effet est réussi car on jurerait qu’il est une fille et seule sa voix qui a déjà mué le trahit. « Le soir, dans ma chambre, je lis des magazines féminins. Je dois bien m’informer sur la mode féminine ». Mais les jours de la semaine, Koji rentre dans le rang. Il va à l’école, habillé comme les autres garçons de son âge. Comme tout au Japon, la nouvelle mode a été récupérée sur le plan commercial. Les « garçons féminins » ont donc maintenant leurs boutiques. Elles ont pour noms Milk Boys, Super Lovers et Hysterics. Les femio-kun jurent qu’ils n’ont aucune difficulté à trouver une petite amie. Parfois, on les voit se promener ensemble et, pour peu que la fille soit un peu androgyne, voilà le jeu complètement inversé.

 

    Au-delà du phénomène de mode, de l’avis des sociologues et des enseignants, les « garçons féminins » révèlent la difficulté de devenir un homme dans un pays où la concurrence féroce commence dès l’enfance et où la société attend du mâle qu’il assume les responsabilités ingrates exigées par une culture tournée vers l’entreprise. En outre, les enfants d’aujourd’hui au Japon ne voient plus leur père, bien trop absorbé par de longues journées de travail, et vivent donc dans un monde de femmes.

 

    Elevés par leur mère, les garçons sont jaloux de leurs soeurs, plus libres et plus épanouies puisque, exclues de la vie publique, elles ne sont pas astreintes à une compétition impitoyable. « Ces adolescents sont déjà fatigués de la vie macho, ils veulent échapper au carcan d’un monde masculin étroit et rêvent des libertés dont les femmes bénéficient », dit Sachiko Otsuka, professeur d’anglais de 28 ans. Absorbé par un travail qui paraît souvent futile, le père est devenu un antimodèle. La mère, elle, a du temps pour mener une vie sociale plus riche. Elle voyage, se fait des amies. Quant aux jeunes filles, elles sont tellement plus gaies que les garçons ». (Article de Jean-Christophe Schmitt  Journal LIBERATION du 5 janvier 1995).

Je connais un homme qui a connu une crise d’identité très réelle dans le domaine sexuel à l’époque de sa puberté, se demandant s’il deviendrait un homme ou une femme. La relation que son père entretenait avec lui était d’une extrême froideur, d’une infinie distance. Cet adolescent découvrit sa sexualité naissante dans une confusion énorme. Il fut envahi et dominé par celle-ci. Plus tard, ce problème d’identité développa chez lui une timidité anormale dans ses rapports avec l’autre sexe, qu’il idéalisa alors sur la base du modèle maternel conçu comme refuge. Ses sentiments à l’égard du sexe féminin étaient purs et élevés. En quête d’identité sexuelle, il finit par la rechercher peu à peu dans la fornication. L’absence de modèle paternel et la forte personnalité de la mère auraient pu le conduire tout droit à l’homosexualité. Ce ne fut jamais le cas heureusement. Au moment de sa conversion, on s’empressa d’exiger de lui une vie droite et pure, sans se préoccuper des guérisons profondes dont il avait besoin. Je connais tant de jeunes aujourd’hui avec de tels problèmes.

 

Ce problème de distorsion relationnelle a toujours existé dans les familles, mais il a pris aujourd’hui des proportions véritablement catastrophiques et, si nous n’évangélisons pas en Occident tout particulièrement en tenant compte de cela, nous risquons d’attirer à Christ en blessant ensuite mortellement l’âme de centaines d’entre eux, au lieu de ramener le cœur des fils vers les pères, comme il est écrit en Malachie 4:6 (« Il ramènera le coeur de pères à leurs enfants, et le coeur d’enfants à leurs pères »).

 

Je suis persuadé que l’homosexualité, par exemple, ne trouve pas sa racine comme la psychologie l’affirme généralement dans le seul chef d’une mère dominatrice, mais d’abord dans le fait d’un père démissionnaire. Car, si les pères démissionnaires étaient remplacés par des pères responsables, la plus grande partie de nos épouses ne seraient plus des femmes portant « culotte » par compensation. Je me souviens, il y a plusieurs années, bien avant de venir au salut, d’une expérience à cet égard très forte, vécue dans le milieu que je fréquentais à l’époque, le milieu artistique et d’écrivains. Ainsi, spectateur curieux et assoiffé, j’utilisais mes jours et mes nuits en quête de rencontres de toutes sortes. Je vivais alors dans un univers existentialiste quelque peu « blow-up » (du titre d’un film culte d’Antonioni dans les années 60-70).

 

Un jour, je fis connaissance de trois jeunes femmes, toutes trois dotées d’une forte réputation. En fait, ces trois jeunes femmes, issues d’une même famille, pratiquaient toutes les trois dans des domaines différents ce que l’on appelait à l’époque « une recherche ».

Le charisme qu’elles manifestaient et que tous trouvaient attachant, possédait un revers à la médaille : elles avaient toutes trois un effrayant problème d’identité et, de leur  désir  puissant   de  sortir  du  problème,  se   dégageaient  la  force  et  le  charisme particulier que tous leur attribuaient. Il y avait quelque chose de dur, de résolu et d’infiniment blessé, solitaire tout à la fois chez ces trois jeunes femmes, et l’on pouvait discerner que toute relation durable avec elles serait rendue très difficile. Il y avait quelque chose de difficilement cernable chez elles, mais qui finissait par mettre mal à l’aise.

Longtemps, je me questionnai sur le pourquoi de cette similitude de caractère chez les trois soeurs. J’eus la réponse,  sans en discerner  toute la portée,  quelques mois plus tard. A l’occasion d’un vernissage, je rencontrai le père et la mère des trois filles. Immédiatement, ce qui me frappa chez la mère, ce fut l’expression du visage, que l’on aurait cru taillé dans le marbre et articulé par l’acier. Toute l’expression de sa face semblait exprimer un être constamment au bord de l’explosion. Une amertume et une frustration extraordinaires se dégageaient de toute sa physionomie. A ses côtés, pérorant parmi le public, le mari, le père des trois filles, ressemblait à un jeune colibri brillant et superficiel. Cet homme d’un rang social élevé m’apparut néanmoins comme l’être le plus futile, le plus égoïste et le plus vain qui ait été. Pourtant, il avait l’air extrêmement gentil. C’était un « brave type », un brave petit colibri, mais tous ses gestes et ses mots trahissaient la superficialité et la démission. En un instant, je saisis à quel point cette épouse de fer et de marbre à ses côtés avait dû assumer de responsabilités par compensation.

Je vous prie de pardonner à l’avance ce que je vais décrire à présent. Une colère inouïe déferla en moi devant tant de lâcheté. Je compris alors combien les trois soeurs devaient donner le change dans des expériences toujours plus « fortes » pour sembler exister. Je pris conscience alors de la solitude et du désarroi profond auxquels elles étaient condamnées. Ce fut terrible, mais une envie de gifler cet homme, de le réveiller de son sommeil de petit être superficiel, vint en moi, avec force, rage et mépris.

Ces trois soeurs, bien qu’intelligentes et sensibles, s’enfoncèrent ensuite dans des expériences toujours plus extrêmes, à haut niveau : l’une dans le domaine du yoga, une autre dans celui du théâtre, … Je garde le souvenir de trois êtres infiniment perdus à force de vouloir « être » sans savoir comment, du fait d’être les filles d’un homme superficiel.

Aujourd’hui, de tout coeur, je souhaite que D.ieu ait pu trouver le coeur de ces trois jeunes femmes.

 

On peut lire des choses intéressantes dans la presse depuis quelques temps sur des thèmes comme : « crise d’identité, bisexualité, etc. » Nous n’avons pas pu obtenir l’autorisation de reproduire deux extraits de presse extrêmement représentatifs. L’un concerne la bisexualité, l’autre s’appuie sur la sexualité troublée d’un jeune homme et l’analyse de son cadre familial.

Au travers de ces lectures et de ce que nous percevons autour de nous, il est évident qu’une pensée est très répandue aujourd’hui, même parmi certains médecins. Cette pensée est que l’absence de résolution d’un conflit d’identité et l’apparition d’une sexualité double, polymorphe, n’interdisent pas une vie réussie.

Cette analyse de la bisexualité conduit à mettre celle-ci sur le compte d’un problème d’identité.

 

Nous sommes d’accord, mais ne pouvons pas adhérer avec l’idée que cela « autorise » une vie réussie.

Résumons le témoignage d’une jeune femme bisexuelle, nous en retirons les éléments suivants :

  • le témoignage de sa bisexualité représente pour elle une souffrance malgré l’apparence de bonheur,
  • elle se définit comme « un lieu de conflit » et avoue que sa représentation du bonheur reste le couple (avec un homme). Le couple continue à représenter pour elle la vie familiale, la procréation, le couple hétérosexuel continue à représenter pour elle une image de paix,
  • le fait de ne pas avoir d’enfant constitue pour elle un manque grave car, pressent-elle, le fait d’en porter un pourrait la situer mieux dans le monde,
  • l’ambivalence au cœur de son identité constitue un fardeau lourd à porter. Elle en ressent un sentiment d’inadaptation partout et en toutes circonstances.

 

Peut-on parler d’une vie réussie ?… Notez aussi l’énorme désarroi identitaire !

De tels phénomènes de comportement dépassent et de loin le seul problème de l’homosexualité considérée aujourd’hui comme quasiment normale. Ils cachent mal en fait les profondeurs d’un iceberg en pleine formation, un malaise identitaire de plus en plus grand dans un univers New Age et bien entendu anti-Bible.

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