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EHAD-UNITE de H. Goël / Extrait N° 28 : D.ieu possède tout le programme pour le développement identitaire des enfants, mais ne pourra le communiquer. Le fleuve, pas toujours tranquille, de la vie se chargera de le dissiper. La dimension du père terrestre, « don de soi », étant absente, la vie ne peut être communiquée.

D.ieu possède tout le programme pour le développement identitaire des enfants, mais ne pourra le communiquer. Le fleuve, pas toujours tranquille, de la vie se chargera de le dissiper. La dimension du père terrestre, « don de soi », étant absente, la vie ne peut être communiquée. Il n’est pas inutile de rappeler, bien qu’on nous l’ait prêché si souvent, que sans mort à nous-mêmes il n’y a pas de vie possible ; sans le principe de la croix, rien de ce qui est d’ordre divin, rien du domaine du spirituel de D.ieu, spirituel qui féconde, ordonne, met en lumière, et conduit à la lumière parfaite, à la vie et à la vie éternelle, rien de ce qui est bon, agréable, juste et parfait, ne peut être révélé.

 

Le mari biblique, le père biblique, ont toujours commencé d’exister en devenant un jour grain de blé mort. Et ils ont parfaitement intégré au fond de leur coeur l’image salvifique pour l’univers et de toute éternité. C’est l’image du Christ mourant en croix qui amène l’humanité vers la résurrection et la vie.

Le mari, le père, qui a compris cette position et qui l’adopte dans son foyer, devient une antenne, un récepteur parfait pour la pensée de D.ieu concernant les siens et tout particulièrement l’identité, insistons, qu’il lui revient de communiquer à chacun de ses enfants.

 

Dans un autre domaine, toute transmission de révélations, toute révélation, lorsque le sens de la croix n’est pas clairement installé, tout leadership même qui n’est pas construit sur la croix, devraient être reçus avec discernement, sagesse. Des enseignements et des leaderships de ce type paraissent et paraîtront encore dans ces temps d’apostasie.

Nous ne pouvons que nous exhorter les uns les autres. Si nous avons intégré cette expérience de la croix, afin qu’elle continue à se manifester quotidiennement, notre objectif devrait être la perfection et nous avons ne serait-ce que le champ de nos relations pour en vérifier la réalité.

 

Revenons à notre schéma où il y a rupture relationnelle entre le mari et la femme. Ce sentiment d’unité et d’Ehad tellement nécessaire à la croissance spirituelle, mentale, psychologique et même physique de l’enfant, est absent. Ne nous y trompons pas, même le plan physique peut être atteint. Le sentiment d’unité, d’Ehad, provient toujours de ce que les lois relationnelles sont vécues et l’amour parfait en est le moteur. Je me souviendrai toujours de cet enfant gitan dont la croissance physique était complètement bloquée, au point qu’il en serait probablement resté nain. C’est un exemple hors cadre, mais voyons :

 

En priant, et en parlant avec la famille, nous avons découvert qu’un système de malédictions et de contre-malédictions sur plusieurs générations avait amené un faisceau relationnel « anti-Ehad », entre les gens de cette famille et d’autres personnes. A la base, il y avait bien sûr le contraire de l’amour, c’est-à-dire la haine.

Le fruit, à travers trois générations de conflits, était le blocage total dans la croissance d’un petit enfant, et des problèmes de troubles nerveux, des troubles de personnalité et de comportement, au niveau de toute cette troisième génération.

Après avoir conduit toute cette grande famille d’une vingtaine de personnes, grand-mère y comprise, à la repentance, nous avons proclamé le sang de Jésus qui purifie. Dans les mois qui suivirent, je reçus d’intéressantes nouvelles : dans un redémarrage de croissance, l’enfant avait grandi de plusieurs centimètres.

 

La rupture relationnelle entre le mari et la femme, rupture dont le mari est devant D.ieu le premier responsable, aura pour conséquence à moyen et à long terme de détruire l’unité familiale. Les enfants grandiront dans un climat de solitude qui peut conduire à l’extrême au suicide ou à l’anorexie mentale par exemple.

 

Dans ce type de cellule familiale, c’est un indicible et puissant sentiment d’isolement qui va se développer dans le coeur de chaque enfant, sans parler ici du sentiment de frustration quasi permanent dans le coeur des parents l’un vis-à-vis de l’autre.

Ici, la marque du sens relationnel parfait, de D.ieu, est littéralement dissipée. Chacun est au fond ici seul, centré sur soi, car souffrant et déjà démissionné de ses futures responsabilités relationnelles. Il est aisé – et ceci résonnera dans le coeur de nombreux lecteurs – d’imaginer les conséquences et ce qui peut germer sur un tel terrain. Que dire alors, lorsqu’un divorce vient activer ce processus ? Nous l’avons évoqué plus haut : l’adolescent, en manque de données pour sa croissance et pour atteindre sa stature d’adulte, pourra avoir recours à l’extrême au suicide, pour échapper par exemple au sentiment d’angoisse, de panique et de solitude généré par l’échec relationnel dans sa famille.

 

Un autre moyen pour sortir de l’impasse, pour l’adolescent ? Il n’en reste qu’un : la rébellion. Foncer droit devant dans cette vie « qu’il faut bien vivre » et tout casser, faute d’y croire, et faute de repères.

Est-il utile de parler de la phase des modèles, des idoles, que se cherchent alors la plupart des adolescents, en l’absence de modèles paternels et maternels crédibles ?

 

Selon l’éducation et le milieu, il choisira Gandhi, Goethe, Rimbaud, ou Michael Jackson. Mais dites-moi, connaissant les dessous de cartes, la vie débauchée notoire de « l’apôtre » de la non-violence vaut-elle mieux que celle du modèle Jackson, être infantile à la sexualité trouble ?

Et puis, creusons un peu et nous trouverons vite derrière Gandhi, Goethe, Rimbaud, Jackson et tant d’idoles, le petit enfant perdu et perplexe et l’adolescent paumé qu’ils furent.

Il n’y a pas de hasard. Parlons-en à nos jeunes ! Car Satan est très avisé dans cette stratégie d’images et de miroirs.

 

Dans ce schéma n°2, l’homme étant de nature démissionnaire, verra son influence diminuer au fil des années, ce qui ne fera qu’accroître chez l’épouse un sentiment de solitude et de détresse face au rôle d’éducateur que devrait assumer son mari. Cet homme deviendra de plus en plus un « un petit homme » au coeur de son foyer et finalement ne « connaîtra » jamais sa famille. Le caractère ultra sensible de l’épouse aura tendance (intérieurement d’abord) à s’affoler dangereusement. Et quelqu’un « en danger » ou pressentant le danger réagit.

La chair prend le dessus. Le sentiment d’urgence et le désir de protéger les enfants (rôle paternel par essence) apparaît et :

  • peu à peu, l’épouse prend dans le foyer, par défaut d’époux et de père, la place centrale,
  • l’influence de D.ieu est bloquée et l’épouse échaudée prend peu à peu (et tout à fait inconsciemment le plus souvent) la place pour influencer à tous niveaux ses enfants avec les seules armes de son coeur blessé. Il est aisé de comprendre le plan qui va se glisser dans l’âme solitaire de l’enfant. La mère prend la place de D.ieu, devient « la déesse ».

 

L’homme véritable, l’homme « don de soi », connaît son épouse. Il l’épouse durant toute sa vie et sa relation avec elle est un perpétuel festin spirituel. Le livre du Cantique des Cantiques est un festin qui n’exclut aucun niveau. L’homme qui a sacrifié son propre ego vit aussi avec sa progéniture, sa descendance, une forme de noce spirituelle, affective, psychique, intellectuelle. Il connaît ses enfants et renouvelle chaque jour un contrat d’amour avec eux.

 

Abraham, par exemple, dans sa relation avec Isaac, fut très certainement cet homme, et dans certains milieux juifs religieux, on retrouve cette relation tout à fait privilégiée du père avec les enfants. L’extraordinaire adhésion que manifestent dans certains milieux juifs religieux tant d’adolescents pour les traditions de leurs pères peut nous sembler être du fanatisme religieux et, forts de notre point de vue de « la grâce », nous rejetons leur état d’esprit sans en bien comprendre tous les ressorts. Mais n’avons-nous pas ainsi jeté le bébé avec l’eau sale ?

J’ai la conviction, et ceci est personnel, qu’en fait nombre d’entre eux ont eu des pères extrêmement présents et c’est la raison pour laquelle ils manifestent une identité forte. C’est le versant positif d’une tradition issue de la Loi, où le devoir d’instruire, de protéger, est clairement indiqué :

« Mettez dans vos coeurs et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos enfants, et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes ». Deutéronome 11:18 à 20.

 

Abraham, lui aussi, était très proche de son fils Isaac. Il cheminait près d’Isaac jour après jour en lui offrant du temps, avec joie, en recherchant les traces du plan de D.ieu dans la vie d’Isaac, en scrutant cet être jeune pour y discerner l’émergence des promesses de D.ieu. Abraham aimait Isaac.

    Les promesses faites par D.ieu à Abraham n’étaient-elles pas le signe évident de ce que c’est à travers le père que D.ieu révèle Son plan sur une descendance ? Ceci est capital !

 

Il en va de même sur le plan du service du Seigneur. Mais cette dimension ne peut être perçue correctement que par des hommes au coeur de père, fussent-ils même très jeunes. Dans notre francophonie, on rencontre les plus grandes difficultés à gérer des visions. Mais malgré bien des hiatus, j’ai la conviction que dans ces temps de la fin, D.ieu veut restaurer pleinement ce sens visionnaire, cette capacité de recevoir le plan de D.ieu et bien au-delà de ce que nous croyons.

 

Abraham, un des hommes les plus proches de D.ieu que la terre ait porté, pensant, agissant, au standard de D.ieu, reçut une vision chevauchant finalement toute l’histoire future. Abraham était un donneur d’identité, un formidable transmetteur spirituel, à Isaac premièrement, qui typifiera Christ, à l’humanité entière ensuite, appelée au salut.

 

    « L’Eternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». Genèse 12:1 à 3.

 

Si Abram reçut une promesse aussi vaste que celle-là, c’est que du fond de ce Moyen-Orient, sous sa tente « bédouine » inconfortable, Abram était un formidable exemple d’homme « amour et don de soi ». En son coeur, Abram avait déjà rejoint Celui à partir duquel « tout » deviendrait possible. Celui qui est appelé à régner depuis le centre de l’univers, Yeshoua Ha Mashiah, le grand recréateur d’identité à travers mort et résurrection.

Abraham a été un des hommes les plus morts à lui-même que la terre ait porté. Il était proche du coeur de D.ieu et, lorsqu’il accepta de donner son fils, ce fils unique selon la promesse, ce bien-aimé qu’il chérissait par-dessus tout, il mit le comble à son amour pour D.ieu et D.ieu, qui l’avait conduit là où il voulait le conduire, l’arrêta, tout en lui faisant vivre un acte éminemment prophétique.

Toute grande vision venue de D.ieu passe par le même cheminement et coûte cher. Elle nécessite une personnalité forte, capable d’accéder à cette dimension d’homme brisé et don de soi. Le Seigneur a répandu beaucoup de visions aujourd’hui, mais Il n’a pas trouvé d’hommes pour les porter. Mais Il est en train de les former de façon mystérieuse et spéciale aujourd’hui. Ces combattants de la dernière heure seront des géants de la foi et pas seulement des êtres connaissant ce que sont la puissance, les miracles, les guérisons, mais des hommes et des femmes remarquables, capables de recevoir une vision et de donner leur vie éventuellement pour que celle-ci puisse naître. Des êtres capables d’aimer !

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  • Danielle dit :

    Les comportements familiaux décrits dans le second schéma sont tellement visibles autour de nous ou chez nous, même. Je les ai découverts en lisant ce livre lors de sa parution, et j’ai ainsi vu les erreurs que j’ai moi-même subies, ou bien celles que j’ai commises lorsque mes enfants étaient jeunes.
    Ce livre démontre de façon criante l’importance d’une famille biblique saine et sainte, où le père est un homme véritable, non démissionnaire, où son épouse voit en lui un homme qu’elle peut admirer et respecter car il tient sa place fidèlement. Il enseigne ses enfants dans les voies de D.ieu et leur donne une identité forte qui sera tellement nécessaire pour leur avenir.
    Quelle bénédiction qu’un tel homme pour sa famille !
    Merci Haïm pour cet enseignement majeur.

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