Skip to main content

EHAD-UNITE de H. Goël / Extrait N° 62 : A cette époque, des évêques de tous les points de la chrétienté et des représentants de tous les bouts de la terre se rencontrèrent à Rome, et ce fut seulement avec quatre voix d’opposition qu’il fut décrété que Marie, la mère de D.ieu, qui était morte, était ressuscitée et montée au ciel, et devait être désormais adorée comme « la Vierge Immaculée conçue et enfantée sans péché ».

By 26 octobre 2021LECTURE QUOTIDIENNE

A cette époque, des évêques de tous les points de la chrétienté et des représentants de tous les bouts de la terre se rencontrèrent à Rome, et ce fut seulement avec quatre voix d’opposition qu’il fut décrété que Marie, la mère de D.ieu, qui était morte, était ressuscitée et montée au ciel, et devait être désormais adorée comme « la Vierge Immaculée conçue et enfantée sans péché ». Ce fut là l’élévation formelle de la statue de la Bête, et cela du consentement général « des habitants de la terre ». La Bête fut donc glorifiée. Mais il est dit que la Bête de la terre donne la vie et la voix à l’image ; cela veut dire d’abord qu’elle n’a elle-même ni la vie ni la parole ; mais que, néanmoins grâce à la Bête qui monte de la terre, elle a à la fois la vie et la parole, et elle peut être un agent actif du clergé papal qui la fera parler exactement comme il lui plaît. Depuis que cette image a été élevée, sa voix s’est fait entendre par toute la papauté. Autrefois les décrets étaient lancés, plus ou moins, au nom du Christ. Aujourd’hui tout est fait de préférence au nom de la Vierge immaculée. Sa voix est partout écoutée, sa voix est souveraine. Mais il faut le remarquer, lorsqu’elle se fait entendre, ce n’est pas la voix de la grâce et de l’amour, c’est la voix de la cruauté et de la terreur. Les décrets qui sont lancés au nom de l’Image ont pour but de (v. 17) : « défendre à tout homme d’acheter ou de vendre, sauf à celui qui a la marque ou le nom de la Bête, ou le nombre de son nom ». A peine l’image est-elle exposée, que nous voyons cette défense formulée. En Autriche, par exemple, le Concordat qui suivit de près ce décret, ne fut pas autre chose que cette défense elle-même. Il n’a pas encore été appliqué, par la force d’événements imprévus, mais s’il l’était, les résultats seraient exactement ce qui a été prédit. C’est-à-dire que dans les possessions autrichiennes, nul homme ne pourrait vendre ou acheter, sauf celui qui a la marque d’une manière ou de l’autre. Et si un concordat aussi tyrannique vient immédiatement après le décret de l’Immaculée Conception, cela montre qu’il en est le fruit naturel. Les événements qui survinrent bientôt après en Espagne montrèrent là aussi le puissant travail de ce même esprit de persécution. Pendant ces dernières années, le flot du despotisme spirituel a pu sembler s’arrêter, et beaucoup sans doute se sont laissés aller à croire que, boiteuse comme est la puissance temporelle, et chancelante comme elle paraît être, cette puissance ou ses subordonnés ne pourraient jamais plus se faire persécuteurs. Mais le mystère d’iniquité possède une merveilleuse vitalité, et personne ne peut prédire quelles impossibilités apparentes il peut réaliser pour arrêter le progrès de la vérité et de la liberté, en dépit des meilleures promesses que le cours des événements semble faire. Quel que soit désormais le sort du pouvoir temporel de Rome, il n’est pas si évident aujourd’hui, qu’il le paraissait naguère à beaucoup de personnes, que la chute du pouvoir spirituel de la papauté soit imminente, et que son pouvoir de persécuter se soit définitivement évanoui. Je crois que bien des âmes entraînées par l’amour et la miséricorde divine, obéiront encore à la voix céleste et s’enfuiront de cette communion maudite avant que les coupes de la colère divine ne soient versées sur elle. Mais si j’ai bien interprété ce passage, il s’ensuit qu’elle doit devenir encore plus persécutrice qu’elle ne l’a jamais été, et que cette intolérance qui immédiatement après l’élévation de l’Image, se déploya en Autriche et en Espagne, se répandra encore dans toute l’Europe, car il n’est pas dit seulement que l’Image de la Bête décréterait, mais qu’elle causerait la mort de tous ceux qui ne voudraient pas adorer l’image de la Bête (v. 15). Quand ce moment viendra, ce sera évidemment le moment de l’accomplissement des

paroles du v. 8 : « Et tous ceux qui habitent sur la terre adoreront la Bête, ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le Livre de Vie de l’Agneau égorgé, depuis la fondation du monde ». Il est impossible d’échapper à cette prophétie en disant : « Elle se rapporte au Moyen Age, elle a été accomplie avant la venue de Luther ». Je le demande, les habitants de la terre avaient-ils élevé la statue de la Bête avant les jours de Luther ? Certainement non. Le décret de l’Immaculée Conception est l’oeuvre d’hier. La prophétie se rapporte donc à nos propres jours, à la période dans laquelle l’Eglise entre actuellement. En d’autres termes le martyre des témoins, la grande épreuve des saints, est encore à venir. »

(Extraits de Les deux Babylones d’Alexandre Hislop, édité par La Librairie Fischbacher, 33 rue de Seine Paris 6ème).

 

Join the discussion One Comment

  • Brigitte Pelletier dit :

    Dans les églises américaines la femme est de plus en plus élevée pour prendre
    la parole dans l’enseignement, et pour la louange.

    Je rencontre beaucoup de femmes avec cet esprit marial, qui valorise l’émancipation de la femme dans nos sociétés.

    Je vois un tel esprit de rébellion chez ces femmes au point de vouloir
    rester catholiques malgré toutes les preuves que ce n’est pas de Dieu.

    Comme je suis heureuse que le Seigneur me transforme au niveau de la soumission parce que c’est vraiment un esprit de rébellion .

    J’apprécie tous les textes qui parlent de cet esprit marial qui est sur la plupart des nations.

Leave a Reply

Translate »