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EHAD-UNITE de H. Goël / Extrait N°30 : S’ils se convertissent, ils risqueront de rejoindre, souvent, la cohorte grandissante, dans l’Eglise, de ceux qui toujours considèrent la grâce, les bénédictions, les excitations passagères voire charismatiques comme une panacée, courant de séminaires en campagnes d’évangélisation, éternellement assoiffés de sensations. Oh ! cette atmosphère sécrétée inconsciemment par le regard de la mère esseulée qui cajole, … C’est le regard qui les renverra sans cesse à une identité où l’autosatisfaction prime et comment feraient-ils autrement, si D.ieu n’intervenait dans leur vie de manière puissante ? Ce sont des prisonniers et nous avons devant nous, jusque dans nos églises, des foules entières de prisonniers.

S’ils se convertissent, ils risqueront de rejoindre, souvent, la cohorte grandissante, dans l’Eglise, de ceux qui toujours considèrent la grâce, les bénédictions, les excitations passagères voire charismatiques comme une panacée, courant de séminaires en campagnes d’évangélisation, éternellement assoiffés de sensations. Oh ! cette atmosphère sécrétée inconsciemment par le regard de la mère esseulée qui cajole, … C’est le regard qui les renverra sans cesse à une identité où l’autosatisfaction prime et comment feraient-ils autrement, si D.ieu n’intervenait dans leur vie de manière puissante ? Ce sont des prisonniers et nous avons devant nous, jusque dans nos églises, des foules entières de prisonniers.

Ils connaissent une dimension relationnelle à sens unique avec D.ieu. Mais lorsque vous retirez le « biberon » des bénédictions perpétuelles, ils jouent des pieds et des poings, maudissant les pasteurs, l’Eglise toute entière et, s’ils l’osaient, D.ieu Lui-même.

La croix, ils passent à côté. Ils se mettent à hanter les séminaires sur la cure d’âme. Je n’ai rien contre la cure d’âme et je la pratique moi-même, mais il y a une règle d’or que j’ai trouvée pour toutes les personnes pour lesquelles j’ai prié. Invariablement, il a fallu qu’elles passent par la repentance, par la croix, par l’apprentissage du brisement, pour qu’il y ait libération, délivrance réelle. Car D.ieu permet aussi nos difficultés en vue d’une délivrance profonde de ce moi sensuel, sensitif, égocentrique, idolâtre, pour faire de nous des êtres mûrs, qui se donnent, afin qu’un grain de blé en donne cent…

 

    « Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son coeur : cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin. Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racine en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute. Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend ; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente ». Matthieu 13:19 à 23.

    Dans un terrain exempt de pierres et de ronces, c’est-à-dire un coeur net et disposé pour le don de soi, la croix est l’instrument que D.ieu a choisi de planter pour qu’intervienne une substitution de nature. La croix est faite de deux axes, l’un vertical, se dirige vers le ciel et vers la terre, l’autre axe est horizontal, pour accueillir nos bras et notre nature humaine à crucifier.

La rencontre de ces deux axes est le lieu d’une substitution. La mise à mort de notre nature humaine nous fait basculer dans l’axe vertical ciel – terre, afin que D.ieu puisse penser, agir, commencer à marquer l’univers, à travers nous, en nous marquant premièrement.

 

Les enfants de ce schéma n°2 auront des difficultés pour connaître ce transfert du terrestre vers le céleste. Plus grave, lorsqu’ils se marieront, ils resteront nécessairement sous le contrôle invisible mais bien réel, (à des profondeurs insoupçonnées), de leur mère. Ils transgresseront sans même en prendre conscience, très souvent, l’ordre donné à Adam en Genèse 2 : 24 : « … l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. »

Et ainsi, incapable de tourner les regards de son coeur vers son épouse, prisonnier de l’influence passée de sa mère, l’homme inaugurera une nouvelle cellule familiale négative, où il agira dès le départ avec une nature démissionnaire.

 

 

Et nos paroles nous suivent…

 

… et nous poursuivent, et nous rattrapent et rattrapent notre destin, et nous encadrent ou pour la mort, ou pour la vie !

Redoutable privilège de la parole !

Que n’a-t-on pas dit qu’il aurait fallu ne pas dire ? Que n’a-t-on pas tu qu’il aurait fallu dire ?

Le pouvoir de la parole placé en nous est un pouvoir qui émane originellement de D.ieu. Il y aurait tant à dire sur ce sujet. Mais contentons-nous de relever ici simplement la responsabilité que D.ieu nous a confiée avec l’usage de la parole.

 

    « Adam connut Eve sa femme. Elle conçut et enfanta Caïn et elle dit : « J’ai acquis un homme de par l’Eternel. » Genèse 4 : 1.

 

Nos paroles nous révèlent. Elles révèlent ici l’état d’esprit d’Eve. Dans sa bouche ici, aucune mention n’est faite de l’homme Adam. C’est une femme au coeur et à l’esprit déboussolés, une femme indépendante et certainement en pleine crise de dépit et de rébellion qui s’exprime ici.

Adam et Eve viennent d’être chassés du jardin d’Eden et elle vient de perdre sans doute toute illusion en ce qui concerne cet époux qui s’est révélé lâche et démissionnaire. Il nous faut les imaginer ainsi, face à face, dans cette aube de l’humanité déchue. Les splendides corps nus, sur lesquels courait la lumière de D.ieu, et ceci dans l’innocence la plus pure, sont à présent couverts de la peau du premier animal qu’il aura fallu tuer pour les revêtir. « L’Eternel D.ieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit. » Genèse 3 : 21.

 

Ses désirs à elle se sont portés vers son mari, ou plutôt vers l’écho de ce qu’il fut. Et lui, plein de désir et de désespoir puéril, a dominé sur elle.

Elle enfante Caïn.

Les paroles qu’elle prononce alors sont terribles, car elles résument son état d’esprit : « Moi, pleine de stupeur, de crainte face à cet homme qui ne représente plus rien pour moi, moi la femme, Eve, désillusionnée, rejetant même l’image de ce mari déchu et faible, j’ai acquis un enfant. » Il y a dans ce « j’ai acquis », « ani caniti » en hébreu, tout ce que nous venons de décrire dans le schéma n°2, déroute, désarroi, avec leurs conséquences que l’épouse éprouve face à un mari démissionnaire.

 

Il y a aussi « manipulation » de l’ordre divin, ce qui est déjà de la « sorcellerie ». Il y a enfin rebellion. Et si la démission est la tare spiriturelle et psycologique autant que psychique (tant elle est inscrite en profondeur)  de l’homme déchu et de tous les hommes peu ou prou, la rébellion, le besoin difficile à réprimer de vouloir prendre les décisons qui reviennent à l’homme et la place de l’homme est la caractéristique de la femme déchue et de toutes les femmes peu ou prou. Et ce n’est évidemment pas un hasard si l’apôtre Paul écrira un jour le texte fameux d’Ephésiens 5 v 22 à 31 qui est le manifeste du couple restauré en Yeshoua. Notez que le dernier verset, le verset 31 dit :

« L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme; et les deux ne seront qu’une seule chair. » en conclusion d’une longue série de riches commandements pour le couple restauré, Paul insiste sur le fait qu’il revient à l’homme d’être hors du shéma « Ani Caniti » de Caïn car il est dit qu’il quittera (j’ai mis expressément l’emphase sur la mère) ses parents et s’attachera à son épouse pour en être le chef protecteur. En aucun cas il n’y a de place ici pour « l’éternel fils à sa maman » que sont bien des hommes.

 

Les enfants (et nous sommes tous plus ou moins de ceux-là) issus d’un couple relevant du schéma non biblique

sont toujours peu ou prou de la race de Caïn.

 

Je me souviendrai toujours de cette femme sicilienne, femme de serviteur de D.ieu, issue d’un milieu où le sens maternel est idolâtré et dominant. Ce jeune couple avait une conception très étrange dans la manière d’élever leur enfant : le laisser-faire absolu était la règle. C’est-à-dire la règle dictée par la mère, au demeurant très jeune, face à un père insignifiant. Il fallait voir le petit trésor mettre la pagaille la plus absolue dans le foyer, avec une insolence d’autant plus diabolique qu’assurée d’impunité. L’enfant était pour la mère un objet d’idolâtrie, un véritable dieu, auquel il convenait d’apporter tous les présents, tous les trésors d’une maternité que l’on aurait voulue éternelle…

 

Un jour, son époux me fit part de son désarroi face au tempérament colérique et incontrôlable de l’enfant. Je lui expliquai le plus délicatement possible qu’il lui faudrait intervenir et apprendre à corriger son fils, ce qu’il tenta de faire très, trop doucement ! Eu égard à ce que je connais pour ma part de la correction, sans excès néanmoins, appliquée à mes fils quand c’est nécessaire, le début timide de discipline manifesté par ce papa était tout bonnement pitoyable (ce pauvre homme partait battu d’avance face à cette petite terreur de garnement qui le menait allègrement par le bout du nez). Mais ce début, ce tout petit début de discipline, provoqua chez la mère une telle réaction de colère et de rébellion que j’en reste pantois jusqu’à ce jour.

Cette femme avait le coeur tourné entièrement vers son idole, vers son bambin et son époux était à ses yeux juste le géniteur qui avait permis la satisfaction de son fantasme le plus enfantin : le bébé-poupée, l’enfant-dieu (comment ne pas faire le rapport avec « l’enfant-Jésus » – voir chap. sur l’Italie page 86 – ?) dont l’ancêtre spirituel n’est autre que Nimrod (le fondateur de Babylone) épousé par sa propre mère Sémiramis…

 

Je songe encore à cet enfant regardant les dessins animés occultes à la télévision. Il s’en gavait sans que ses parents arrivent à le discipliner. Il devait avoir trois ou quatre ans. Je frémis quant au futur de ce petit.

Je voyais en lui pleinement l’illustration de la race de Caïn, rebelle, incontrôlable, fils de la mère exclusivement, jalousement couvé par le regard plein de sentiments et de ressentiments d’une mère possessive et, par conséquent, très charnelle.

 

Caïn, lorsqu’il fit une offrande des fruits de la terre à l’Eternel, déplut à D.ieu (genèse 4 v1 à 7), car D.ieu connaissait le fond de son coeur et le fond de son coeur était double. L’influence de cette mère possessive l’avait incité depuis longtemps à adorer les biens de la terre, à se rendre esclave à son tour de la créature bien plus que du Créateur. Plus encore, selon mon intuition! En effet la raison la plus fondamenatle pour laquelle l’offrande de Caïn fut rejetée par D.ieu est que tout au fond cette offrande était du cœur de Caïn bien plus  conçue pour sa mère qu’il idolâtrait, lié qu’il était à elle par sa des tinée d’homme « acquis » que pour D.ieu. elle était en fait par laforce des choses exclusivement dévouée à sa mère et présentée hypocritement comme faite à D.ieu.

Quelle tragédie ! Voici qu’avec l’aide de sa mère, il répète à son tour le drame, c’est-à-dire suivre la créature (ici sa mère et les fruits de la terre) en abandonnant le Créateur. A ce stade le lien entre Abel et Caïn est rompu. Ils existent dans des mondes séparés et antagonistes et par conséquent Caïn deviendra un meurtrier. Le meurtrier de son frère.

 

Pourtant sa vie publique commença comme celle de son frère Abel, par une offrande « à D.ieu ». N’y avait-il pas quelque chose de bon quand même en lui ? Non, car la personnalité de l’homme « don de soi » était fatalement absente et il était tourné vers la création pour qu’elle serve (en l’exploitant) ses ambitions personnelles, (puissance, position, etc.) car il était aussi sujet de sa mère et privé de sa dignité profonde d’être autonome. Un « prisonnier » met toujours « en prison » ce qui l’ entoure. On appelle cela la convoitise. Cain, convoité et acquis « frauduleusement » auprès de D;ieu par sa mère en écartant, éliminant l’orde divin, c.à.d D.ieu, l’homme, la femme devenait à son tour un être de convoitise. De la convoitise au meurtre, en passant par la jalousie à l’égard du frère spirituellement libre et aggréé de D.ieu, il n’y avait qu’un pas. Il fut franchi. Il est toujours franchi jusqu’en nos jours lorsque ces shémas se répètent. Sous toutes les lattitudes, au sein de toutes les cultures, tribus ou familles. Comme nous le verrons plus loin, des empires entiers, des civilisations entières se construisirent sur le ce terrible « malentendu » d’Ani Canniti.

 

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