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Ehad – Unité de Haïm Goël / Extrait N° 19 : Durant des années, je me suis tenu à l’écart de ces choses, implorant D.ieu de mettre sur ma route quelque chose qui ressemble à de la louange véritablement ointe. D.ieu finit par m’exaucer. Alors que j’étais arrivé à l’aube d’une toute nouvelle et ô combien plus biblique étape dans la manifestation de mon ministère, le Seigneur amena dans ma maison une famille.

Durant des années, je me suis tenu à l’écart de ces choses, implorant D.ieu de mettre sur ma route quelque chose qui ressemble à de la louange véritablement ointe. D.ieu finit par m’exaucer. Alors que j’étais arrivé à l’aube d’une toute nouvelle et ô combien plus biblique étape dans la manifestation de mon ministère, le Seigneur amena dans ma maison une famille. Un soir, après le repas, j’eus à cœur de prier en groupe. L’épouse du frère qui nous visitait me demanda avec beaucoup de simplicité et d’humilité s’il lui était possible de nous chanter un ou deux chants en s’accompagnant d’une simple mais sobre guitare. J’acquiesçai et au moment précis où la sœur ouvrit la bouche, au moment même où le premier son vint à sortir, le Saint-esprit me dit : « KADOSH » (« saint » en langue hébraïque). Je fus saisi par une chose toute simple mais si rare : cette femme avait été ointe pour la louange. Aujourd’hui encore elle anime tous nos cultes et moments d’adoration, tout en refusant tout vain professionnalisme que lui ont fait miroiter plus d’un.

 

J’ai observé cette sœur et tâché de comprendre pourquoi cette onction, ce choix divin. Est-elle parfaite à tous égards ? Non sans doute car elle a ses luttes, elle aussi. Mais lorsqu’elle loue elle devient parfaite et cette marque de perfection l’accompagne le plus souvent. Elle est ointe, choisie. Quel est son secret ? Il est simple. C’est un état d’esprit. L’état d’esprit d’un N°2 qui désire et vit une totale soumission à son D.ieu en tant que N°1. Le fruit est excellent. Lorsque Anna dirige la louange ou plutôt se laisse envahir par la présence de D.ieu, elle oublie sa guitare et offre sa voix à l‘Eternel pour qu’Il l’utilise. Sa soumission à D.ieu est telle que, présents non loin d’elle, nous vivons une intimité spirituelle le plus souvent stupéfiante qui nous fait comprendre instantanément les desseins de D.ieu pour la réunion. Une telle osmose spirituelle n’est possible qu’à condition d’une profonde humilité qui s’accompagne de disponibilité totale, amoureuse à l’égard de l’Eternel.

Ce que nous vivons dans nos réunions n’est dès lors jamais banal… Que nous sommes loin de ces concerts prétendus de louange qui ne démontrent en rien leur osmose avec le corps si ce n’est à coup d’illusions sonores et émotionnelles.

 

 

LA LOUANGE EST AVANT TOUT UN ETAT D’ESPRIT

 

Que pensez-vous du respect plein d’amour que vouait Elisée, N°2, à Elie N°1 et à D.ieu N°1 qui avait suscité Elie N°2 face à D.ieu ? Que pensez-vous de ce « féroce » besoin de rester attaché à son maître ? C’était  de la louange, le départ de la vraie louange. L’essence de la louange est là. Elisée avait raison et il vit ce qu’il aimait le plus, Elie et le D.ieu d’Elie, se rencontrer dans les airs par cet enlèvement. L’église qui sera enlevée sera une église ointe dans l’état d’esprit d’une vraie louange de cœur pur.

 

Que pensez vous de Sarah, une femme N°2, disant de son N°1 de mari, Abraham : « Mon Seigneur » ? C’est de la louange et c’est plus facile à saisir bien sûr ici.
Que pensez-vous d’une femme devenue strictement biblique face à son mari selon les ordonnances d’Ephésiens 5 : 22 à 24 : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise, qui est son corps, et dont Il est le Sauveur. Or, de même que l’Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses » ?

C’est de la louange pour son N°1 de mari et pour D.ieu N°1 suprême qui le lui a donné.

 

Que pensez-vous d’enfants appliquant d’un cœur pur Ephésiens 6 : 1, 2 et 3 : « Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste. Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec une promesse), afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre » ? C’est de la louange et la vraie louange répand la bénédiction comme nous invite d’ailleurs à le croire ce passage. D’autres exemples ? Ils abondent. En fait, toute soumission à la Parole de D.ieu est indissociable de la louange dans son essence et chaque fois que nous éprouvons de la difficulté à louer dans une atmosphère sainte et ointe, c’est que nous ne sommes plus en accord avec quelque chose du domaine divin, de sa Parole. Comment puis-je honorer D.ieu d’une bouche sainte si je vis dans la désobéissance ? Mon cœur me refusera la paix dans ce cas.

 

Un des sommets de la louange est atteint dans l’état d’esprit de Marie, de son vrai nom Myriam (ce qui veut dire « rebelle » en langue hébraïque), à l’occasion de son cantique. Jamais un N°2 n’aura sans doute été aussi loin dans la manifestation de la louange, dans la pleine acceptation de son statut de N°2 magnifiant les principes de D.ieu, et donc Sa volonté de N°1.

 

Le cantique de Myriam représente ici la femme rebelle de la chute, Eve, à laquelle une grâce est faite. Avec quelle émotion Myriam (rebelle) devient avec reconnaissance pleine de louange un N°2 largement ouvert à recevoir et magnifier la volonté de D.ieu N°1 ! Comme nous sommes loin ici de l’Eve séduite et rebelle. Lisons : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en D.ieu, mon Sauveur, parce qu’Il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint, et Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui Le craignent. Il a déployé la force de Son bras ; Il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses. Il a renversé les puissants de leurs trônes, et Il a élevé les humbles. Il a rassasié de biens les affamés, et Il a renvoyé les riches à vide. Il a secouru Israël, Son serviteur, et Il s’est souvenu de Sa miséricorde, comme Il l’avait dit à nos pères, envers Abraham et Sa postérité pour toujours »  (Luc 1 : 46 à 55).

 

Les premiers mots : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit se réjouit en D.ieu, mon Sauveur », l’émotion de tant de grandeur dans la relation amoureuse et disponible à D.ieu, nous étreignent immédiatement. C’est de la pure louange, et sans aucun « carnaval » instrumental. Le silence et la stupeur émerveillée des anges durent être à leur comble.

 

Nous l‘avons compris, c’est seulement lorsque je deviens un authentique N°2 que je pose en tout des actes de louanges, qui ont une qualité intrinsèque de louange et d’adoration.

 

 

 

REVENONS AUX ATTRIBUTS CONFIES A LUCIFER AVANT SA CHUTE.

 

7/ « Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées » D.ieu est Lui-même et par excellence le grand protecteur. En tant que protecteur délégué, Lucifer magnifiait la glorieuse capacité de protection divine de l’Eternel. Mais il y a aussi là un principe actif délégué à Lucifer qui en faisait un N°1 face au monde angélique associé à Son autorité protectrice. Voici un exemple au travers duquel nous pouvons observer qu’en tant que N°2 nous devenons aussi N°1 en certaines circonstances. Exemple dans le genre humain : l’homme et la femme sont ensemble N°2 face à D.ieu mais deviennent N°1 face à leurs enfants. A l‘intérieur de ce duo, l’homme reste N°1, la femme N°2. Quand les maths et les configurations s’entremêlent… ! Ainsi tous les rapports entre le divin et tout ce qui fut créé reste toujours fixe (D.ieu N°1 et la création N°2 sauf dans le cas de Yeshoua, D.ieu se faisant homme et Fils) mais les rapports entre les êtres créés se modulent constamment vers des états différents N°1 ou N°2.

 

8/ je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de D.ieu ; tu marchais au milieu des pierres étincelantes. Ici, c’est semble-t-il toute la réserve de gloire, de science, de sagesse, de beauté, de perfection, d’amour ineffable de D.ieu Lui-même qui semble être « stockée » (que l’on me pardonne ce mot si limité, mais il représente au mieux la pensée qui m’est donnée) afin que Lucifer inlassablement y plonge le regard de l’esprit. Ce puissant cadeau de D.ieu est sans doute ce qui en soi démontre la vocation pure de Lucifer, porteur de la lumière de D.ieu, au départ : magnifier les principes de D.ieu.

 

Nous avons une conviction au terme de ce qui précède : D.ieu avait donné à connaître beaucoup de Sa gloire à Lucifer. Quelle délégation de choses relevant de l’identité divine elle-même ! Pierre ne nous dit-il pas de ne pas injurier Satan, ne le qualifie-t-il pas de « Gloire » ? (2 Pi. 2 : 10 – 11).  On retrouve presque ici en écho une autre proximité, une autre intimité lorsque D.ieu dit en Gen. 2 : 23 : «  je ferai à l’homme une aide semblable à lui » en parlant de l’homme qui dira :  « Voici celle qui est os de mes os et chair de ma chair ». Est-il étonnant dès lors que ce soit à la femme que Lucifer, devenu Satan, s’adresse en priorité dans le jardin d’EDEN où il avait accès dès le départ ?

 

En fait tout ce qui relève du statut de N°2 est ciblé par Satan dès son apparition : la naissance d’un deuxième enfant, le mariage pour une jeune fille, la prise de contrat auprès d’un patron pour un travailleur, etc.,  par l’incitation à la rébellion des N°2 et avec comme élément déclencheur fréquent  l’abus égoïste des N°1. Abus évidemment encouragé par Satan en personne. N’oublions pas non plus qu’il existe chez tout N°2 une trace non négligeable de désir de magnifier inscrite au plus profond. Il suffit d’observer le puissant désir qui existe chez un N°2 de servir autrui, par exemple. Observez, observez,…

 

Lucifer ! Sans doute jamais personnage spirituel n’aura été plus proche de D.ieu et sa chute n’en sera que plus grave en termes de résultat. Sa crise identitaire par perte de statut est insondable. Voyez,  six  lignes  plus loin et le texte en gras à l‘intérieur d’Esaïe 14 un peu plus loin encore, le jugement de D.ieu qui prive Lucifer de tout recours identitaire désormais.

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