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EHAD-UNITE de Haïm Goël / Extrait N° 6 : Quelques repères / La Loi / La tradition chrétienne nous a donné de la loi une vision complètement déformée. Dans la tradition juive, la loi est d’abord pédagogique, en nous révélant nos devoirs d’amour à l’égard de D.ieu et nos devoirs d’amour à l’égard de tous ceux qui nous entourent. Les dix commandements donnés par D.ieu, via Moïse, au peuple d’Israël, étaient éminemment relationnels et avaient pour but de ramener à la mémoire des hommes qu’ils avaient été créés pour aimer D.ieu et pour aimer, tout simplement, leurs prochains. C’est ce que Jésus rappellera dans ses Paroles fameuses, où Il résume la loi : « Tu aimeras le Seigneur Ton D.ieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. » (Luc 10 v. 27).

Chapitre 3

Quelques repères

La Loi

La tradition chrétienne nous a donné de la loi une vision complètement déformée. Dans la tradition juive, la loi est d’abord pédagogique, en nous révélant nos devoirs d’amour à l’égard de D.ieu et nos devoirs d’amour à l’égard de tous ceux qui nous entourent.

Les dix commandements donnés par D.ieu, via Moïse, au peuple d’Israël, étaient éminemment relationnels et avaient pour but de ramener à la mémoire des hommes qu’ils avaient été créés pour aimer D.ieu et pour aimer, tout simplement, leurs prochains. C’est ce que Jésus rappellera dans ses Paroles fameuses, où Il résume la loi : « Tu aimeras le Seigneur Ton D.ieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. » (Luc 10 v. 27).

Combien nous nous trouvons aux antipodes, ici, des conceptions que nous trouvons dans les réservoirs inconscients de presque tous nos milieux chrétiens. Nous voyons la loi rejetée au profit d’une espèce de grâce surabondante, infinie, qui couvrirait toutes espèces de fautes sans que nous ayons à nous en inquiéter. Une grâce amplificatrice de nos égoïsmes, en fait.

C’est oublier que Jésus est venu accomplir parfaitement la loi par le modèle de vie qu’Il nous a laissé, pour nous ouvrir le droit à la grâce. Jésus avait, ne nous y trompons pas, le plus haut respect de la loi, non seulement parce qu’Il était juif, mais aussi parce que, pour l’accomplir parfaitement, il fallait qu’Il respecte et aime profondément la loi.

Et comment ne pas aimer la loi, lorsqu’en fait nous découvrons qu’elle n’a pas été écrite pour nous personnellement, mais, comprenons-nous bien, dans l’intérêt, par AMOUR, pour Celui qui nous précède directement en toutes choses, D.ieu, et pour tous ceux qui nous entourent : les autres. La loi est éminemment relationnelle et devrait être perçue comme un exercice excitant et non comme un ensemble rébarbatif de règles impossibles à respecter.

Et de même que l’esprit de la grâce peut être vécu «au rabais», de même l’esprit de la loi vécu au rabais engendra pour certains en Israël, du temps de Jésus, hypocrisie et image rébarbative.

Et c’est ainsi que l’on peut rencontrer, chose très étonnante, aujourd’hui même des Juifs orthodoxes aux faces lumineuses et heureuses s’exerçant joyeusement par amour pour D.ieu et pour autrui à respecter la loi, et des chrétiens arrogants par rapport à la loi, usant et abusant de l’esprit de la grâce (à leur avantage, bien entendu), aux faces totalement défigurées par les grimaces d’un égoïsme qui, bien sûr, s’avoue d’autant moins… « qu’ils sont sous la grâce ».

Il y a là matière à réflexion, Techouva (terme hébreu : retour sur soi, qui conduit à la repentance, à la réparation, le Tikoun)

Les recommandations relationnelles : Ephésiens 5 et 6 par exemple

 

Mari – femme, femme – mari.

Enfants – parents, parents – enfants.

Patron – employé, employé – patron (ainsi que les autorités),

contenues en Ephésiens 5 et 6, avec d’autres recommandations comme : « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de D.ieu » (Ephésiens 5 : 21), par exemple, nous permettent de couvrir les principaux cas de figure relationnels dans nos sociétés.

Les lois morales relationnelles supérieures

Celles qui impliquent plus encore sans doute la mort à soi-même, par exemple: «Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.» (Matthieu 5 : 39), «Si le grain de blé ne meurt, il reste seul.» (Jean 12 : 24), …

La liste des Paroles exemplaires que nous a laissées Yeshoua HaMashiah n’est évidemment pas exhaustive, consultez votre Bible.

Pouvons-nous aborder ce sujet en négligeant de signaler que la Bible, du début à la fin, dévoile le caractère éminemment relationnel de D.ieu Lui-même, puisque la Bible est une immense exhortation, depuis la chute de l’homme jusqu’à l’Apocalypse, à faire Teshouva, ce qui en hébreu signifie : « faire retour à D.ieu, en faisant retour sur soi-même pour la repentance » ?

Cet aspect de notre vie de sanctification relationnelle est probablement le plus négligé aujourd’hui, car il est subtil et ignoré. Il engage notre vie intérieure avant nos actes et, dans ce domaine, une forme d’inconscience ou d’hypocrisie peut être plus aisément pratiquée que dans le cas du péché grossier. J’aimerais néanmoins mettre en garde, car la Bible dit : « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne  doive  être connu. C’est  pourquoi tout ce  que vous aurez  dit dans  les

ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits. » (Luc 12 : 2 à 3).

Il m’est arrivé souvent de vivre des expériences saisissantes dans ce domaine en exerçant le ministère et de saisir clairement tout l’aspect caché dans le coeur d’une personne, et ceci de manière irréfutable, par le Saint-Esprit.

Si nous, qui sommes de simples humains, de pauvres outils dans le service du Seigneur, pouvons par l’Esprit de D.ieu voir momentanément dans le secret des coeurs, combien plus Lui-même peut-Il le faire exactement. Ce temps est un temps où D.ieu visite et va continuer à visiter son Eglise pour lui faire voir sa réalité, pour la dépouiller de ses faux-semblants, pour mettre à jour la fausseté dans laquelle elle se complaît quelquefois à bien des niveaux. Il est absolument inutile de songer à votre voisin, à votre pasteur et à ses défauts, ou à la femme adultère au troisième rang dans l’assemblée, car c’est par vous, amis lecteurs, quelle que soit l’Eglise, la dénomination ou la tradition qui est la vôtre, c’est par nous qui nous déclarons chrétiens ou messianiques nés de nouveau, que le Seigneur veut commencer.

La plupart d’entre nous ignorons tout simplement que nous devons être les premiers visités. Le Seigneur veut vraiment nous conduire vers sa perfection avant la fin qui est proche. D’une manière ou d’une autre, nous allons tous être éprouvés. Notre humilité complète face à autrui va devoir apparaître, notre capacité d’aimer qui que ce soit, quel que soit le mal qu’on nous a fait, va devoir apparaître. Et lorsque cette capacité n’existe pas encore, c’est bien notre incapacité à aimer qui sera mise en lumière.

Le Seigneur prépare un labour d’une extrême profondeur dans l’Eglise en Europe et particulièrement en Francophonie. Les serviteurs de D.ieu ne seront pas laissés de côté, loin de là, car la pauvreté de notre amour les uns par rapport aux autres est hélas énorme.

Il est inutile, je crois, de faire le détail de tout ce qui contrecarre des relations spirituelles satisfaisantes. Les sectes, les divisions, l’absence de longanimité, de patience, de charité, les chapelles qui se font la guerre, … l’orgueil dénominationnel, etc, etc, et cette vanité latine (héritage romain) qui nous déshonore en présentant si souvent le front de la bêtise et du quant à soi !

Songeons à l’affreuse inefficacité qui nous ridiculise et nous paralyse sans même que nous en ayons honte, quelquefois… Aujourd’hui le monde entier, parmi les croyants, a souvent un regard étonné, tourné vers la France. Avons-nous saisi la teneur de ce regard ?

En matière de combat spirituel, le chapitre 6 d’Ephésiens, versets 10 à 19, nous informe de manière très claire que nous sommes en position de lutte, de conflit avec les puissances des ténèbres :

    « Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de D.ieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C’est pourquoi, prenez toutes les armes de D.ieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’évangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de D.ieu. Faites en tous temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’évangile. »

Précisons immédiatement une chose capitale. C’est que D.ieu, à la croix, a dans ce domaine remporté toutes les victoires et que, lorsque nous allons rencontrer ces puissances, ces dominations, ces esprits mauvais dans la prière, c’est pour pratiquer en ce qui nous concerne les oeuvres d’une victoire potentiellement déjà accomplie. C’est pourquoi nous ne pouvons et ne devons nous confronter à ces puissances que lorsque le Seigneur le permet, le demande, et qu’à condition de respecter les normes de sainteté relationnelle élémentaires ». Le plus sincèrement possible.

Nous n’avons pas besoin de chercher cette confrontation. Cette confrontation existe et existait déjà avant chacun d’entre nous. D.ieu en est le maître. Si cette recherche existe chez vous, cela indique très certainement une immaturité spirituelle, une immaturité émotionnelle, psychique.

Dans ce domaine personnellement, pendant plusieurs années, au fond des Ardennes belges, j’ai connu la formation du Seigneur jour après jour. Au sortir de cette période de formation, qui fut aussi à bien des égards comme un désert, je découvris qu’à travers les expériences vécues, j’en connaissais bien plus que plusieurs, discutant de ces choses, courant les séminaires, dévorant livres sur livres et négligeant, tout simplement l’appel et la formation de D.ieu, en fait.

Nous avons depuis continué à connaître des expériences tout à fait extraordinaires dans ce domaine et, comme tant d’autres chrétiens, il nous faudrait des livres entiers pour les décrire toutes.

Deux ou trois me reviennent à l’esprit. Je me souviens d’une convention de serviteurs de D.ieu qui se déroulait dans la région bernoise, en Suisse alémanique. Il y avait là de nombreux serviteurs, des hommes de D.ieu assoiffés de vivre pleinement la Parole et la perspective de quelques jours passés ensemble ne pouvait que réjouir chacun. La convention débuta et, d’emblée, quelque chose d’indéfinissable apparut au niveau des frères qui présidaient la réunion. L’un d’entre eux particulièrement semblait troublé et connaître une oppression spirituelle très forte, un dérangement évident, et quelque chose de paralysant planait sur toute l’assistance. Le prédicateur, Moïse Cabalero, de Mexico City, semblait lutter contre une muraille invisible. La prédication était donnée, mais il manquait quelque chose, un souffle, l’onction puissante.

Après quelques temps, mon épouse et moi décidâmes, sur une direction du Saint-Esprit, de nous retirer dans la chambre où nous étions hébergés, pour prier. Arrivés dans celle-ci, l’Esprit de D.ieu me parla immédiatement de l’armure du croyant et de la nécessité de proclamer cette armure pièce par pièce sur chaque serviteur de D.ieu et sur chaque participant à cette convention. J’avais la conviction de réaliser là pleinement la volonté de D.ieu. Je pouvais ressentir dans l’Esprit que chaque élément de l’armure du croyant, selon Ephésiens 6, le casque du salut, le bouclier de la foi, l’épée de l’Esprit, la ceinture de la vérité, la cuirasse de la justice et les chaussures du zèle de l’évangile de paix, devenait une réalité très concrète pour chaque personne installée sous la tente de la convention.

En écrivant, je puis voir encore comme une armée équipée de pied en cap, prédicateur et assistance. Oh ! Quelle vision ! Lorsque nous redescendîmes ensuite, mon épouse et moi (tout ceci n’avait pris que quelques instants) nous découvrîmes avec joie que quelque chose de doux et de rafraîchissant commençait à passer au-dessus de l’assistance. Ce n’était d’abord qu’un frémissement, mais rapidement le prédicateur développa alors avec des moyens extrêmement simples un message sous une onction croissante, puissante et victorieuse. Ceci dura pendant toute une soirée longue et bénie.

Ce que nous percevions comme une onction croissante avait en fait beaucoup à voir avec la victoire de plus en plus impressionnante de la part de toute une armée équipée de pied en cap d’une armure spirituelle entièrement renouvelée.

Ce soir-là, le peuple de D.ieu fut vraiment un peuple victorieux.

Combien de prédicateurs ont bouleversé un auditoire du fait d’une intercession dirigée par l’Esprit et combien d’autres n’ont jamais atteint le but, faute d’intercesseurs.

Un autre exemple. Il y a plusieurs années, avec une équipe, depuis la Belgique, le Seigneur nous conduisit à programmer une campagne d’évangélisation dans une ville particulièrement délaissée du Sud de la France, dans les Hautes-Alpes, Embrun.

A cette époque selon nos informations, seul un groupe de trois ou quatre chrétiens y subsistait à l’exclusion de tout autre groupe ou assemblée.

Nous préparâmes d’abord le terrain, sur place, dans l’intercession, au cours d’un séjour d’une semaine. Là, avec mon épouse et nos trois fils aînés, nous expérimentâmes une des aventures spirituelles les plus puissantes que nous eussions vécues en famille.

Nous intercédâmes durant six jours et six nuits, dans des conditions extrêmement difficiles, priant dans la repentance pour le sang versé pendant les guerres de religion d’antan et pour bien d’autres choses encore. Une nuit, nous entendîmes sur la place devant l’immeuble où nous séjournions un cri étrange, mi-humain, mi-animal, dont D.ieu ne nous permit pas de connaître l’origine, car l’Esprit de D.ieu nous interdit d’ouvrir la fenêtre. Nous avions spécialement prié contre des pratiques satanistes, ce jour-là.

Ce fut un rude combat, mais au terme de ces six jours et de ces six nuits où nous dormîmes bien peu, nous tombâmes enfin dans un repos profond et, au petit matin, notre fils David, âgé à l’époque de cinq ans et rempli du Saint-Esprit, nous réveilla. David nous fit part de son étonnement, car il avait vu que durant toute la nuit des anges se trouvaient dans l’appartement, devant chaque porte, même devant les volets de nos fenêtres (notre appartement était situé au troisième étage).

Notre fils vit-il ces choses en songe ou réellement, nous ne le sûmes jamais, mais je puis vous affirmer que cette nuit fut celle d’un des plus beaux et des plus profonds sommeils que nous eussions connus. Nous quittâmes la ville, persuadés d’avoir fini le travail préparatoire pour l’évangélisation à venir et à la porte de la cité, je perçus en esprit deux colonnes ou deux êtres de lumière, à droite et à gauche de la porte de la cité. Ils étaient là comme des sentinelles et l’Esprit de D.ieu me dit alors que la ville serait gardée jusqu’à notre retour avec l’équipe d’évangélisation, trois mois plus tard. La campagne se solda par une croissance de trois à quasiment trente personnes dans le seul groupe de croyants nés de nouveau de cette localité, selon les informations transmises par un pasteur de la région.

Combien nous nous trouvons aux antipodes, ici, des conceptions que nous trouvons dans les réservoirs inconscients de presque tous nos milieux chrétiens. Nous voyons la loi rejetée au profit d’une espèce de grâce surabondante, infinie, qui couvrirait toutes espèces de fautes sans que nous ayons à nous en inquiéter. Une grâce amplificatrice de nos égoïsmes, en fait.

C’est oublier que Jésus est venu accomplir parfaitement la loi par le modèle de vie qu’Il nous a laissé, pour nous ouvrir le droit à la grâce. Jésus avait, ne nous y trompons pas, le plus haut respect de la loi, non seulement parce qu’Il était juif, mais aussi parce que, pour l’accomplir parfaitement, il fallait qu’Il respecte et aime profondément la loi.

Et comment ne pas aimer la loi, lorsqu’en fait nous découvrons qu’elle n’a pas été écrite pour nous personnellement, mais, comprenons-nous bien, dans l’intérêt, par AMOUR, pour Celui qui nous précède directement en toutes choses, D.ieu, et pour tous ceux qui nous entourent : les autres. La loi est éminemment relationnelle et devrait être perçue comme un exercice excitant et non comme un ensemble rébarbatif de règles impossibles à respecter.

Et de même que l’esprit de la grâce peut être vécu «au rabais», de même l’esprit de la loi vécu au rabais engendra pour certains en Israël, du temps de Jésus, hypocrisie et image rébarbative.

Et c’est ainsi que l’on peut rencontrer, chose très étonnante, aujourd’hui même des Juifs orthodoxes aux faces lumineuses et heureuses s’exerçant joyeusement par amour pour D.ieu et pour autrui à respecter la loi, et des chrétiens arrogants par rapport à la loi, usant et abusant de l’esprit de la grâce (à leur avantage, bien entendu), aux faces totalement défigurées par les grimaces d’un égoïsme qui, bien sûr, s’avoue d’autant moins… « qu’ils sont sous la grâce ».

Il y a là matière à réflexion, Techouva (terme hébreu : retour sur soi, qui conduit à la repentance, à la réparation, le Tikoun)

Les recommandations relationnelles : Ephésiens 5 et 6 par exemple

 

Mari – femme, femme – mari.

Enfants – parents, parents – enfants.

Patron – employé, employé – patron (ainsi que les autorités),

contenues en Ephésiens 5 et 6, avec d’autres recommandations comme : « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de D.ieu » (Ephésiens 5 : 21), par exemple, nous permettent de couvrir les principaux cas de figure relationnels dans nos sociétés.

Les lois morales relationnelles supérieures

Celles qui impliquent plus encore sans doute la mort à soi-même, par exemple: «Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.» (Matthieu 5 : 39), «Si le grain de blé ne meurt, il reste seul.» (Jean 12 : 24), …

La liste des Paroles exemplaires que nous a laissées Yeshoua HaMashiah n’est évidemment pas exhaustive, consultez votre Bible.

Pouvons-nous aborder ce sujet en négligeant de signaler que la Bible, du début à la fin, dévoile le caractère éminemment relationnel de D.ieu Lui-même, puisque la Bible est une immense exhortation, depuis la chute de l’homme jusqu’à l’Apocalypse, à faire Teshouva, ce qui en hébreu signifie : « faire retour à D.ieu, en faisant retour sur soi-même pour la repentance » ?

Cet aspect de notre vie de sanctification relationnelle est probablement le plus négligé aujourd’hui, car il est subtil et ignoré. Il engage notre vie intérieure avant nos actes et, dans ce domaine, une forme d’inconscience ou d’hypocrisie peut être plus aisément pratiquée que dans le cas du péché grossier. J’aimerais néanmoins mettre en garde, car la Bible dit : « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne  doive  être connu. C’est  pourquoi tout ce  que vous aurez  dit dans  les

ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits. » (Luc 12 : 2 à 3).

Il m’est arrivé souvent de vivre des expériences saisissantes dans ce domaine en exerçant le ministère et de saisir clairement tout l’aspect caché dans le coeur d’une personne, et ceci de manière irréfutable, par le Saint-Esprit.

Si nous, qui sommes de simples humains, de pauvres outils dans le service du Seigneur, pouvons par l’Esprit de D.ieu voir momentanément dans le secret des coeurs, combien plus Lui-même peut-Il le faire exactement. Ce temps est un temps où D.ieu visite et va continuer à visiter son Eglise pour lui faire voir sa réalité, pour la dépouiller de ses faux-semblants, pour mettre à jour la fausseté dans laquelle elle se complaît quelquefois à bien des niveaux. Il est absolument inutile de songer à votre voisin, à votre pasteur et à ses défauts, ou à la femme adultère au troisième rang dans l’assemblée, car c’est par vous, amis lecteurs, quelle que soit l’Eglise, la dénomination ou la tradition qui est la vôtre, c’est par nous qui nous déclarons chrétiens ou messianiques nés de nouveau, que le Seigneur veut commencer.

La plupart d’entre nous ignorons tout simplement que nous devons être les premiers visités. Le Seigneur veut vraiment nous conduire vers sa perfection avant la fin qui est proche. D’une manière ou d’une autre, nous allons tous être éprouvés. Notre humilité complète face à autrui va devoir apparaître, notre capacité d’aimer qui que ce soit, quel que soit le mal qu’on nous a fait, va devoir apparaître. Et lorsque cette capacité n’existe pas encore, c’est bien notre incapacité à aimer qui sera mise en lumière.

Le Seigneur prépare un labour d’une extrême profondeur dans l’Eglise en Europe et particulièrement en Francophonie. Les serviteurs de D.ieu ne seront pas laissés de côté, loin de là, car la pauvreté de notre amour les uns par rapport aux autres est hélas énorme.

Il est inutile, je crois, de faire le détail de tout ce qui contrecarre des relations spirituelles satisfaisantes. Les sectes, les divisions, l’absence de longanimité, de patience, de charité, les chapelles qui se font la guerre, … l’orgueil dénominationnel, etc, etc, et cette vanité latine (héritage romain) qui nous déshonore en présentant si souvent le front de la bêtise et du quant à soi !

Songeons à l’affreuse inefficacité qui nous ridiculise et nous paralyse sans même que nous en ayons honte, quelquefois… Aujourd’hui le monde entier, parmi les croyants, a souvent un regard étonné, tourné vers la France. Avons-nous saisi la teneur de ce regard ?

En matière de combat spirituel, le chapitre 6 d’Ephésiens, versets 10 à 19, nous informe de manière très claire que nous sommes en position de lutte, de conflit avec les puissances des ténèbres :

    « Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de D.ieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C’est pourquoi, prenez toutes les armes de D.ieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’évangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de D.ieu. Faites en tous temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’évangile. »

Précisons immédiatement une chose capitale. C’est que D.ieu, à la croix, a dans ce domaine remporté toutes les victoires et que, lorsque nous allons rencontrer ces puissances, ces dominations, ces esprits mauvais dans la prière, c’est pour pratiquer en ce qui nous concerne les oeuvres d’une victoire potentiellement déjà accomplie. C’est pourquoi nous ne pouvons et ne devons nous confronter à ces puissances que lorsque le Seigneur le permet, le demande, et qu’à condition de respecter les normes de sainteté relationnelle élémentaires ». Le plus sincèrement possible.

Nous n’avons pas besoin de chercher cette confrontation. Cette confrontation existe et existait déjà avant chacun d’entre nous. D.ieu en est le maître. Si cette recherche existe chez vous, cela indique très certainement une immaturité spirituelle, une immaturité émotionnelle, psychique.

Dans ce domaine personnellement, pendant plusieurs années, au fond des Ardennes belges, j’ai connu la formation du Seigneur jour après jour. Au sortir de cette période de formation, qui fut aussi à bien des égards comme un désert, je découvris qu’à travers les expériences vécues, j’en connaissais bien plus que plusieurs, discutant de ces choses, courant les séminaires, dévorant livres sur livres et négligeant, tout simplement l’appel et la formation de D.ieu, en fait.

Nous avons depuis continué à connaître des expériences tout à fait extraordinaires dans ce domaine et, comme tant d’autres chrétiens, il nous faudrait des livres entiers pour les décrire toutes.

Deux ou trois me reviennent à l’esprit. Je me souviens d’une convention de serviteurs de D.ieu qui se déroulait dans la région bernoise, en Suisse alémanique. Il y avait là de nombreux serviteurs, des hommes de D.ieu assoiffés de vivre pleinement la Parole et la perspective de quelques jours passés ensemble ne pouvait que réjouir chacun. La convention débuta et, d’emblée, quelque chose d’indéfinissable apparut au niveau des frères qui présidaient la réunion. L’un d’entre eux particulièrement semblait troublé et connaître une oppression spirituelle très forte, un dérangement évident, et quelque chose de paralysant planait sur toute l’assistance. Le prédicateur, Moïse Cabalero, de Mexico City, semblait lutter contre une muraille invisible. La prédication était donnée, mais il manquait quelque chose, un souffle, l’onction puissante.

Après quelques temps, mon épouse et moi décidâmes, sur une direction du Saint-Esprit, de nous retirer dans la chambre où nous étions hébergés, pour prier. Arrivés dans celle-ci, l’Esprit de D.ieu me parla immédiatement de l’armure du croyant et de la nécessité de proclamer cette armure pièce par pièce sur chaque serviteur de D.ieu et sur chaque participant à cette convention. J’avais la conviction de réaliser là pleinement la volonté de D.ieu. Je pouvais ressentir dans l’Esprit que chaque élément de l’armure du croyant, selon Ephésiens 6, le casque du salut, le bouclier de la foi, l’épée de l’Esprit, la ceinture de la vérité, la cuirasse de la justice et les chaussures du zèle de l’évangile de paix, devenait une réalité très concrète pour chaque personne installée sous la tente de la convention.

En écrivant, je puis voir encore comme une armée équipée de pied en cap, prédicateur et assistance. Oh ! Quelle vision ! Lorsque nous redescendîmes ensuite, mon épouse et moi (tout ceci n’avait pris que quelques instants) nous découvrîmes avec joie que quelque chose de doux et de rafraîchissant commençait à passer au-dessus de l’assistance. Ce n’était d’abord qu’un frémissement, mais rapidement le prédicateur développa alors avec des moyens extrêmement simples un message sous une onction croissante, puissante et victorieuse. Ceci dura pendant toute une soirée longue et bénie.

Ce que nous percevions comme une onction croissante avait en fait beaucoup à voir avec la victoire de plus en plus impressionnante de la part de toute une armée équipée de pied en cap d’une armure spirituelle entièrement renouvelée.

Ce soir-là, le peuple de D.ieu fut vraiment un peuple victorieux.

Combien de prédicateurs ont bouleversé un auditoire du fait d’une intercession dirigée par l’Esprit et combien d’autres n’ont jamais atteint le but, faute d’intercesseurs.

Un autre exemple. Il y a plusieurs années, avec une équipe, depuis la Belgique, le Seigneur nous conduisit à programmer une campagne d’évangélisation dans une ville particulièrement délaissée du Sud de la France, dans les Hautes-Alpes, Embrun.

A cette époque selon nos informations, seul un groupe de trois ou quatre chrétiens y subsistait à l’exclusion de tout autre groupe ou assemblée.

Nous préparâmes d’abord le terrain, sur place, dans l’intercession, au cours d’un séjour d’une semaine. Là, avec mon épouse et nos trois fils aînés, nous expérimentâmes une des aventures spirituelles les plus puissantes que nous eussions vécues en famille.

Nous intercédâmes durant six jours et six nuits, dans des conditions extrêmement difficiles, priant dans la repentance pour le sang versé pendant les guerres de religion d’antan et pour bien d’autres choses encore. Une nuit, nous entendîmes sur la place devant l’immeuble où nous séjournions un cri étrange, mi-humain, mi-animal, dont D.ieu ne nous permit pas de connaître l’origine, car l’Esprit de D.ieu nous interdit d’ouvrir la fenêtre. Nous avions spécialement prié contre des pratiques satanistes, ce jour-là.

Ce fut un rude combat, mais au terme de ces six jours et de ces six nuits où nous dormîmes bien peu, nous tombâmes enfin dans un repos profond et, au petit matin, notre fils David, âgé à l’époque de cinq ans et rempli du Saint-Esprit, nous réveilla. David nous fit part de son étonnement, car il avait vu que durant toute la nuit des anges se trouvaient dans l’appartement, devant chaque porte, même devant les volets de nos fenêtres (notre appartement était situé au troisième étage).

Notre fils vit-il ces choses en songe ou réellement, nous ne le sûmes jamais, mais je puis vous affirmer que cette nuit fut celle d’un des plus beaux et des plus profonds sommeils que nous eussions connus. Nous quittâmes la ville, persuadés d’avoir fini le travail préparatoire pour l’évangélisation à venir et à la porte de la cité, je perçus en esprit deux colonnes ou deux êtres de lumière, à droite et à gauche de la porte de la cité. Ils étaient là comme des sentinelles et l’Esprit de D.ieu me dit alors que la ville serait gardée jusqu’à notre retour avec l’équipe d’évangélisation, trois mois plus tard. La campagne se solda par une croissance de trois à quasiment trente personnes dans le seul groupe de croyants nés de nouveau de cette localité, selon les informations transmises par un pasteur de la région.

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