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EHAD-UNITE de Haïm Goël / Extrait N° 7 – Un dernier exemple : lorsque nous acquîmes la maison du Refuge, dans le Midi de la France, nous eûmes à faire à forte partie spirituellement parlant. La maison était visitée par des esprits ténébreux, dont nous percevions la présence de manière très tangible, de nuit comme de jour. Dans cette maison vivait autrefois un prêtre catholique et il y avait érigé un autel particulier voué à Marie. Nos nuits étaient interrompues par les hurlements de notre fils Nathan. De jour comme de nuit, malgré nos prières, les présences hostiles se faisaient sentir.

Un dernier exemple : lorsque nous acquîmes la maison du Refuge, dans le Midi de la France, nous eûmes à faire à forte partie spirituellement parlant. La maison était visitée par des esprits ténébreux, dont nous percevions la présence de manière très tangible, de nuit comme de jour. Dans cette maison vivait autrefois un prêtre catholique et il y avait érigé un autel particulier voué à Marie. Nos nuits étaient interrompues par les hurlements de notre fils Nathan. De jour comme de nuit, malgré nos prières, les présences hostiles se faisaient sentir.

 

Un jour, alors que je téléphonais depuis la Belgique à mon épouse, nous eûmes sur un ordre du Saint-Esprit juste le temps de raccrocher, car nous ressentions une atmosphère spirituelle étrange. Quelques instants après, la foudre détruisait le téléphone au Refuge et en Belgique en même temps, à quasiment mille kilomètres de distance. Il nous arriva aussi plusieurs fois de trouver les portes ouvertes et les lumières allumées ici et là dans la demeure.

 

Bien qu’habitués à prier, à jeûner et à discerner, il nous fallut plusieurs mois de confrontation (irrégulière, du fait de nos séjours espacés), avant qu’avec mon frère Jean, autorité nous fut donnée après discernement, pour commander à une principauté, une autorité élevée dans le domaine démoniaque, de se retirer du dessus de la maison et de la région. L’Esprit de D.ieu nous révéla que cette principauté ténébreuse était en connexion avec d’autres agissant sur la nation entière. Il s’agissait de l’esprit marial.

 

Instantanément, une paix et une lumière puissantes envahirent notre maison et la plupart de ceux qui y séjournent aujourd’hui nous disent connaître dans nos bâtiments et sur les terres qui les environnent une paix surnaturelle, tout à fait particulière.

 

Il nous fallut donc combattre progressivement la hiérarchie démoniaque qui contrôlait notre maison du fait des pratiques religieuses, occultes et largement pécheresses du passé. Les temps de D.ieu ne sont pas nos temps et beaucoup de choses nous échappent. Il nous fallut près d’un an pour arriver au bout d’un combat apparemment simple, alors que d’un autre côté nous programmâmes un peu plus tard une campagne d’évangélisation dans la ville de Liège en Belgique, en collaboration avec une assemblée de Bruxelles qui y commençait à l’époque un travail pionnier.

 

Nous fûmes conduits à quelques-uns, quatre ou cinq soeurs et moi-même, à pratiquer un jeûne d’Esther, sans boire ni manger pendant trois jours, et à intercéder. Le troisième jour du jeûne, l’Esprit de D.ieu me parla très clairement, en  me commandant de prier pour qu’un jugement descende sur cette ville. Je connaissais fort bien que cette ville était dissolue à tous égards et que ses oeuvres ne pouvaient certes pas être agréables devant D.ieu. Quelque chose de particulier m’apparut en priant : l’insolence de ses habitants à l’égard d’un D.ieu Saint et bon, prêt à pardonner néanmoins pour peu qu’on se tourne vers Lui.

 

Lorsque je communiquai ce que l’Esprit de D.ieu venait de me demander, mes soeurs redoublèrent dans la prière, afin que D.ieu ait pitié. Je dus les interrompre et rappeler que l’Esprit m’avait commandé de demander un jugement sur cette ville. J’étais, je dois vous l’avouer, bien que sûr de moi du point de vue de l’inspiration, plein de craintes et d’appréhension.

 

Persuadés finalement que tout cela venait bien de D.ieu, nous priâmes dans ce sens. Tout en décidant de persévérer dans le jeûne jusqu’à minuit ce jour-là. Je me couchai. A deux heures du matin, je fus réveillé par un vacarme assourdissant, mon lit tanguait de droite et de gauche et, croyant à une attaque démoniaque, je commandai à Satan de cesser.

Effectivement, tout vacarme cessa. Mais il ne s’agissait nullement d’une attaque démoniaque. J’eus alors l’impression que la chaudière du chauffage central avait dû exploser. Il n’en était rien.

Le lendemain, je ne tardai pas à apprendre qu’un tremblement de terre, de niveau cinq sur l’échelle de Richter, avait secoué la ville de Liège la nuit même. Nous en avions perçu la secousse de manière très forte, jusqu’à près de cent kilomètres de là.

En prévision de la campagne d’évangélisation qui devait se dérouler dans les jours suivants, nous avions déjà distribué massivement des invitations et un traité que le Seigneur m’avait montré de rédiger spécialement.

Ce traité parlait notamment de tremblements de terre comme signe des temps de la fin, avant le retour du Seigneur : « Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre. » (Matthieu 24 : 7).

 

Le premier soir, la campagne d’évangélisation fut fréquentée au-delà de ce que nous

 

avions raisonnablement espéré. Le Seigneur avait secoué la ville et amené la crainte de D.ieu dans certains coeurs, et si le frère Shilo Haig du Pays de Galle laissa dans les locaux annexes de l’Université de Liège un puissant souvenir parmi les étudiants athées ou musulmans venus le troisième soir de la campagne, nous laissâmes tous ensemble plusieurs convertis derrière nous.

 

Voilà donc quelques expériences positives de combat spirituel. J’aimerais maintenant vous donner l’exemple d’une expérience qui, elle, ne le fut pas du tout et fit de votre serviteur un homme momentanément vaincu.

 

L’exposé de cette expérience nous ramène au préalable sur le terrain des conditions relationnelles bibliques. J’étais à l’époque un jeune chrétien. Je venais d’être appelé au ministère d’évangéliste et découvrais avec une joie profonde toutes les facettes de la vie de l’Esprit à travers l’exercice des dons. Nous avions fort à faire, car notre église était à présent installée à Stavelot, dans les Ardennes belges, dans une cité où jamais encore une assemblée évangélique quelconque n’avait ouvert ses portes. Mon épouse et moi en avions eu la vision lorsque nous habitions dans les murs de la future assemblée et il nous avait fallu payer le prix en allant de l’avant pour installer les tous premiers éléments de cette oeuvre pionnière. Un jour, notre pasteur prit enfin possession des murs à notre plus grande joie. Nous fûmes ainsi libérés pour un travail pionnier plus avant dans la région. Jules Etienne, le pasteur en question, vint me trouver un jour. Demande lui avait été faite par un frère de visiter une femme en repos dans une cité thermale toute proche. Elle avait, adolescente, effectué un pacte de sang avec Satan, et était devenue par la suite, si mes souvenirs sont bons, une « épouse » de Satan. Plus tard, en fréquentant une assemblée, elle était restée liée par ces choses ténébreuses du passé et une intervention rapide était maintenant nécessaire.

 

Au jour convenu, nous avions rendez-vous avec cette jeune femme, vers quatorze heures. Vers douze heures, le pasteur se présentant à la porte de notre domicile à Stavelot, les mains et les vêtements enfarinés de plâtre, m’expliqua avec confusion qu’il avait dû intervenir dans la maison d’une femme âgée pour apporter une réparation urgente à une cheminée risquant l’effondrement. La visite à Spa semblait compromise.

Persuadé néanmoins de la nécessité de nous y rendre, puisque nous avions fixé rendez-vous à cette jeune femme et que le besoin était grand, j’insistai et nous nous déplaçâmes.

Arrivés sur place, nous n’eûmes pas longtemps à chercher, puisqu’effectivement la personne assise dans le salon d’accueil de l’établissement de repos nous accueillit dès notre arrivée. Nous nous dirigeâmes vers le petit appartement qu’elle occupait et, après avoir rendu grâce à l’Eternel et avoir proclamé la souveraineté du sang de Jésus, nous commençâmes l’entretien. Je passerai les détails, mais cette jeune femme confirma effectivement l’histoire que nous connaissions déjà. La cave abandonnée, le groupe d’adolescents qui s’y réunissaient en invoquant Satan…, le pacte de sang. Les noces avec Satan et toute la diversité des comportements contre nature, noces lesbiennes, etc., etc.

 

Cette personne que nous appellerons « Anne » était visiblement « liée » des pieds à la tête. Sur sa table de nuit, un calice en or trônait et elle admit que c’était là un objet auquel elle était visiblement liée, car il avait servi à des libations sanglantes. Lorsque nous nous enquîmes de savoir si elle avait accepté Jésus, elle s’avoua incapable de prononcer ce nom. Je lui demandai alors de prier en se repentant des oeuvres du passé, en y renonçant et, après prière d’autorité de notre part, sa gorge et sa langue furent libérées pour laisser passer le nom de Jésus comme Sauveur et Seigneur.

 

Quittant l’endroit, j’emmenai avec l’accord d’« Anne » le fameux calice et d’autres objets dont j’ai oublié la nature. Sur la route du retour, désireux de proclamer la victoire de Jésus, j’écrasai ces objets au bord de la route à coups de talons, tant leur usage passé me révulsait. Le lendemain, ces choses disparurent dans une décharge publique.

 

La vision d’une décharge publique reste toujours pour moi une image très parlante de l’enfer. L’enfer, le lieu où tout ce qui aura été trouvé inutile pour le Royaume de D.ieu, tout ce qui aura choisi de rester souillé, tout ce qui n’aura pas eu accès à la perfection de Yeshoua, l’Oint, tout ce qui est en quelque sorte « ébréché », « rouillé », « dépareillé », pourrira pêle-mêle, dévoré et livré aux rats et vermines diverses, images des démons.

 

Avons-nous songé au tourment infini qui serait le nôtre, si nous nous imaginions en casserole trouée, en matelas moisi, en document périmé, se corrompant les uns par les autres, et régulièrement visités par la vermine, les chiens, les renards, et ceci pour l’éternité ?

Il y a bien des choses en nous dignes de la décharge publique : l’assiette ébréchée ne nous rappelle-t-elle pas les consciences non restaurées ? Les documents périmés, qui ont eu tant de valeur et d’autorité en leur temps (un contrat, des titres, par exemple), ne nous font-ils pas penser à l’esprit dénominationnel, lorsqu’il a remplacé le réveil et le souffle de l’Esprit par des règles mortes ? Toute cette incapacité à pratiquer l’amour fraternel sincère et authentique s’exhalant de toutes parts du corps de Christ, sous forme de gémissements, les gémissements des coeurs brisés par l’injustice, sous les oripeaux de la justice apparente ? Tout ce sérieux hypocrite, cette assurance bien nantie de la conscience frileusement engoncée dans des garanties humaines de toutes sortes, lorsqu’elle a remplacé la noblesse, la beauté du geste gratuit, du don de soi, du pardon accordé ? Le pardon à accorder par exemple à ceux qui vous ont fait tort et qui, craignant la lumière, vous assaillent. Il est un fait que si le ciel est descendu sur la terre avec Jésus, l’enfer monte bien souvent sur la terre. Ou bien serait-ce les hommes qui font descendre la terre aux portes de l’enfer, dans les périodes de basses eaux comme la nôtre ? (« … les méchants se promènent de toutes parts, quand la bassesse règne parmi les fils de l’homme ». Psaume 12 : 9).

Revenons-en à notre histoire de délivrance et à ses conséquences négatives. Dans les jours qui suivirent cette première confrontation avec une ex-servante de Satan, je passai par certains des moments les plus difficiles qu’il m’eût été donné de connaître. Laissez-moi vous avouer que dans les semaines qui suivirent la libération de cette jeune sataniste, Anne, bien que me remémorant constamment à travers le souvenir de ces choses passées l’amour de D.ieu à mon égard, la détresse qui m’envahit, l’oppression, le sentiment d’échec, de solitude, face aux puissances des ténèbres que je venais d’affronter, furent complets. Je me souviendrai longtemps encore de ce dimanche matin où, totalement abruti de détresse, d’oppression spirituelle, avec la sensation d’avoir été mis au plancher, K.O., j’entrai dans l’assemblée au moment du culte. Intérieurement, je hurlais un appel au secours à tous mes frères et soeurs qui ne semblaient rien voir, rien entendre et rien être en mesure de faire. Durant deux semaines entières, je venais de vivre un échec total, incapable, malgré la prière, de me relever, vivant jour et nuit le tourment et l’angoisse, brisé, épuisé, plein du sentiment d’un échec grave, la présence de D.ieu ayant, semblait-il, disparu.

 

C’est au moment de la Sainte-Cène que, ce dimanche-là, disparut complètement, après un ultime cri intérieur vers D.ieu, cet horrible sentiment de destruction sur ma vie que je ne peux comparer qu’à une expérience ultérieure où je vécus en songe la Shoa. Mais c’est une autre histoire, et une autre leçon que D.ieu permit plus tard.

 

Join the discussion 2 Comments

  • Shoshana dit :

    Cet extrait numéro 7 et l’extrait précédent m’interpellent vraiment. Merci Haïm pour ces exemples de courage, de persévérance dans la prière qui nous montrent à quel point nous devons nous confier en Yeshua, dans la puissance de son sang versé pour nous et surtout prier, prier!
    Le chant de Simon Khorolskiy d’aujourd’hui, que j’ai écouté juste après ma lecture, complète je trouve admirablement ce chapitre. Il nous parle du retour du Seigneur! Quel belle illustration!

  • Sarah dit :

    Merci Haïm car cet extrait numéro 7 me montre qu’il faut persévérer dans la prière. Il m’encourage car les prières sont efficaces même si on ne voit pas le résultat tout de suite.

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