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EHAD – UNITE de Haïm Goël / Extrait N°10 : Les hommes d’aujourd’hui, avec une étrange fureur, une étrange ardeur, cultivent le droit à l’individualisme, et donc au mépris d’autrui et, en définitive, au mépris d’eux-mêmes. Ils semblent ignorer que l’amour de soi passe nécessairement et en priorité par l’amour d’autrui. Ô profondeur du mensonge de Satan depuis la chute : en fait, « Détourne-toi de D.ieu et conséquemment deviens incapable de voir autrui. Expérimente toutes choses pour ton compte. » « Sois toi-même ». Mai 68 – la chute en Eden : même combat !

Les hommes d’aujourd’hui, avec une étrange fureur, une étrange ardeur, cultivent le droit à l’individualisme, et donc au mépris d’autrui et, en définitive, au mépris d’eux-mêmes. Ils semblent ignorer que l’amour de soi passe nécessairement et en priorité par l’amour d’autrui. Ô profondeur du mensonge de Satan depuis la chute : en fait, « Détourne-toi de D.ieu et conséquemment deviens incapable de voir autrui. Expérimente toutes choses pour ton compte. » « Sois toi-même ». Mai 68 – la chute en Eden : même combat !

D.ieu, dans Son souci de maintenir l’univers et la justice en équilibre, leur applique et leur appliquera la loi des effets en retour, avec patience et amour, en guise de mise en garde, avant la catastrophe globale inévitable. Les hommes de ce temps, tout en s’appauvrissant horriblement, se préparent une récolte effroyable et amère.

 

D.ieu, en quelque sorte, nous a « enfermés » par amour et pour notre plus grand bien dans un système relationnel. Avec Lui en premier lieu, avec un conjoint ensuite (voir Ephésiens 5, Genèse 2,  1 Pierre 3, …), des enfants, des parents, des relations de travail ou de collaboration, d’église, de corps de Christ, etc. et, au-delà, d’une manière ou d’une autre, avec tout l’univers créé. Il nous appartient d’expérimenter ce système pour la souffrance ou la félicité, la gloire, les richesses incorruptibles ou un océan de détresses infinies, et on a beau s’appeler Baudelaire ou Léo Ferré, avoir du génie, et clamer « ni D.ieu, ni maître », on en fait l’amère expérience qui se lit sur les faces ou se discerne dans les inflexions d’une voix. Toute l’Ecriture, de manière latente ou implicite, nous parle de relations avec D.ieu ou avec les hommes. Plus nous prenons conscience de nos devoirs relationnels et plus nous nous renforçons dans une identité vivante, donnée, qui implique d’être selon D.ieu, et dans un pouvoir reçu de D.ieu de « dominer » sur la création.

Ce pouvoir a été restauré en Jésus-Christ il y a deux mille ans déjà (et que de combats en 2000 ans autour de ce pouvoir restauré). Il prendra son expression terrestre maximale durant la période hautement pédagogique du Millenium, pour terminer dans une éternité d’adoration et de relation avec la riche pensée de l’Eternel dans la Jérusalem céleste.

Plus nous ignorons nos devoirs relationnels, nos responsabilités, ou recherchons notre seule jouissance, plus nous nous appauvrissons dans l’échec répété. Cela est vrai pour nous tous, que nous soyons païens à cet instant, simples croyants ou serviteurs de D.ieu. Des passages bibliques comme : « …Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ». (Matthieu 7 : 23), nous démontrent clairement que notre position de chrétiens, voire de serviteurs, peut nous exposer éventuellement à la réprobation sévère de D.ieu quand nous en aurons méprisé l’aspect d’amour, dans le relationnel et les priorités qui en découlent.

Encore une fois, nous touchons ici finalement au grand secret, au plus grand mystère, révélé complètement en Yeshoua, à travers lequel D.ieu a choisi dès le commencement de se « présenter » à l’humanité (Voir Ch.1 v.1 de Berechit*). C’est ici le sens profond du IOD.HE.VAV.HE. (IHVH) : le nom imprononçable car trop gracieux et à mon sens spirituellement consubstantiel, en osmose parfaite avec celui de Yeshoua. Le nom de Celui qui dit de lui-même : « Je suis Celui qui Suis » (Exode 3 : 14) c’est à dire : J’existe en me donnant infiniment (sans début ni fin possibles) et sans discontinuer (principe spirituel de la source d’eau vive…), et c’est pour cela que « Je suis » et que mon identité ne peut que connaître une non-régression infinie (sans début ni fin).

 

    En rédigeant ces lignes, une pensée sous forme de vision s’impose à mon esprit et je me sens poussé à la révéler. Je puis voir des hommes, des serviteurs de D.ieu empruntant une route qui descend lentement d’abord mais sûrement ensuite, vers une vallée de ténèbres. Ces hommes furent zélés parmi nous et apparemment bien plantés, des hommes de « caractère », des personnalités même.

Parallèlement, je vois à côté des premiers, empruntant le chemin d’une pente beaucoup plus abrupte et montante, des hommes et des femmes, comme issus de nulle part. Leur émergence et leur avancée sur une route difficile et méprisée sont comme hésitantes, saccadées, signe d’une marche difficile dans le brisement et dans l’apprentissage de l’obéissance à D.ieu. Une obéissance qui peut aller jusqu’à la mort. Ils ont au fond de l’âme quelque chose d’étrange, comme la trace d’un amour parfait pour D.ieu. Ils avancent, pour beaucoup méconnus encore ; la lumière de D.ieu est sur eux et, par instants, cette lumière décharge sur eux de puissantes secousses. Ils sont à l’école de l’onction. Leur face a quelque chose de particulier, elles sont comme hilares, avec une apparence qui pourrait paraître comme stupide : ce sont des hommes et des femmes « égarés » en D.ieu, perdus pour le monde, ayant renié tout ce qui fait la force de la seule sagesse humaine. Ce sont des serviteurs de la Dernière Heure, que D.ieu utilisera en dépit de toutes formes de sagesse humaine, dans le grand réveil, la dernière moisson qui vient sur la face de toute la terre.

 

Il est à noter que l’égoïsme, que l’individualisme, entrent dans l’Eglise d’aujourd’hui et  y font  des ravages.  Où sont  passés l’esprit de  service, le don  de soi gratuit, entier, sans retour ? Les hommes de ce temps, individualistes d’une manière forcenée,  sont des plus pauvres sur le plan moral,  psychologique  et intellectuel.

 

* Rappel : Berechit : Genèse dans la Bible. Berechit signifie : « En tête ».

La relation des hommes au monde, à la nature, à la beauté, à tout ce qui est fait pour les réjouir de façon saine, s’accomplit de façon inverse, disharmonieuse, brutale, aride. Aussitôt pris, aussitôt rejeté, le domaine des relations de couple, la sexualité, l’amitié, etc., … Jésus fut l’homme le plus humblement relationnel que la terre ait porté. A lire Ses Paroles dans l’Ecriture, je le ressens toujours comme en recul, jamais soucieux de faire valoir Son point de vue, mais celui du Père. La sagesse de Salomon accompagnait

 

 

 

Jésus. Cet extraordinaire recul que Jésus manifesta à l’égard de toute personne et de toute circonstance témoignait de la prière intense qui brûlait dans Son cœur et de ce qu’Il regardait les hommes depuis les profondeurs du cœur du Père. Jésus n’était pas réactif, Jésus était tellement soucieux d’avoir la parole, le geste juste, en face de chacun. Jésus était infiniment relationnel avec Son Père d’abord, avec les hommes ensuite. Il n’y a nul doute que, marchant sur les routes de Galilée ou montant sur la croix, son Esprit ait été puissamment relationnel avec chacun d’entre nous.

 

La force de Sa personnalité trouvait là sa racine et Jésus a manifesté une personnalité à ce point riche des dons de D.ieu qu’aucun livre ne pourrait contenir Ses actes ni Ses paroles en entier. C’est ce qui assure aux paroles de Jésus cette aura qui les rend toujours complètement inassimilables par l’esprit humain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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