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EN LISANT DANS LE TEXTE EN HEBREU ET EN GREC d’Elishéva Goël / Extrait N°2 : Bereshit (Genèse) 2.7 « L’Éternel façonna l’homme – poussière détachée du sol, insuffla dans ses narines une âme de vie, et l’homme devint un être vivant. » « Vaiitzer YHWH Elohim et-haadam. »

By 1 décembre 2021décembre 2nd, 2021LECTURE QUOTIDIENNE

Bereshit (Genèse) 2.7

« L’Éternel façonna l’homme – poussière détachée du sol,
insuffla dans ses narines une âme de vie, et l’homme devint un
être vivant. »
« Vaiitzer YHWH Elohim et-haadam. »
Rachi explique que le mot vaiitzer (Il façonna, forma) est écrit
avec deux yod pour la raison suivante :
Il y a eu deux formations de l’homme : une pour ce monde-ci, et
une pour la résurrection des morts.
Mais pour les animaux, qui ne se présenteront pas au jour du
Jugement dernier, le même mot n’a qu’un seul yod (voir verset
19) : vaitzer.
Yod étant la première lettre du Tétragramme (YHWH)…

Bereshit (Genèse) 5.24« Et ‘Hano’h marcha avec Elohim et il ne fut plus car Elohim
l’avait pris. »
Le nom de ‘Hano’h (Eno’h) a la même racine que le mot
‘Hanouccah (qui signifie dédicace). ‘Hano’h s’était dédié luimême à Elohim. À cause de cela, il fut enlevé.
En tant que croyants, nous sommes le temple du Saint-Esprit. Si
nous sommes encore en vie lors du proche retour du Seigneur
Yeshoua HaMashia’h, si nous sommes fidèles et Lui dédions nos
vies en nous préparant pour Sa seconde venue, nous aussi
serons enlevés comme ‘Hano’h et serons pour toujours avec le
Seigneur.
8

Bereshit (Genèse) 32
Quelques questions concernant les masculins et les féminins
dans le Tana’h. J’ai déjà abordé ce problème dans le tome 1 de
En lisant dans le texte en hébreu et en grec (page 113), en ce qui
concerne le Roua’h HaKodesh (le Saint-Esprit), dont certaines
femmes disent qu’il est féminin et qui le nomment La SaintEsprit ! Pour résumer, nous dirons que le mot roua’h (qui veut
dire vent, esprit, souffle) est un mot féminin. Mais associé au mot
HaKodesh (qui veut dire le Sacré, le Saint, la Sainteté et qui est
masculin), il devient masculin (l’Esprit saint).
D’ailleurs, il est l’Esprit d’Elohim qui est D.ieu et Père créateur et
qui est bien masculin (attention, ne sexualisons pas notre
Adonaï, Elohim, YHWH, qui est Esprit !). En hébreu, on dit : Abba
shèbashamayim (Père qui est au ciel).
Nous allons retrouver ce (faux) problème dans ce passage de

Bereshit 32, aux versets 8 et 9.
Verset 8 : nous lisons : lishnei (shnei est masculin et signifie
deux) ma’hanot (ma’hanè est masculin, mais avec un pluriel
féminin, ce qui est le cas de plusieurs autres noms en hébreu,
comme ‘halon, ‘halonot, qui signifie rêve(s). Ces mots sont des
exceptions de la langue, comme il y en a dans toutes les
langues). Cette expression lishnei ma’hanot signifie en deux
camps.
Verset 9 : El-hama’hanè haa’hat, qui signifie vers le premier
camp.
Ma’hanè est donc toujours ici masculin, mais il est suivi de
haa’hat qui signifie littéralement la une et ici dans le texte peut
être traduit pour une meilleure compréhension par la première.
Mais associé à ma’hané il se dit le premier, puisque ma’hané est
masculin.
Ceci semble très étrange. Pourquoi dans le verset 8 l’adjectif qui
accompagne ma’hané est-il masculin et pourquoi dans le verset
9 est-il féminin ?
9
Nous trouverons un début de réponse chez Rachi qui explique
que certains mots en hébreu sont soit masculins, soit féminins,
selon les passages du Tana’h. Des mots comme soleil, feu, vent,
par exemple. Tiens, nous retrouvons le mot vent (roua’h) cité plus
haut !
En cherchant dans le Tana’h, j’ai trouvé plusieurs passages qui
utilisent le mot roua’h accompagné d’un adjectif masculin (alors
qu’à d’autres occasions, il est accompagné d’un adjectif
féminin) : par exemple, en Job 8.2 (Roua’h kakir, un vent
impétueux). Jérémie 4.11 (roua’h tza’h, un vent embrasé).
Jérémie 4.12 (roua’h malèh, un souffle violent, plein).
Dans ces trois passages bibliques, le nom roua’h est
accompagné d’un adjectif masculin. Il est donc considéré aussi
comme masculin.
Ceci nous amène à considérer qu’il ne faut jamais aller trop vite
avant de tirer des conclusions concernant la parole de D.ieu, ni
quoi que ce soit d’ailleurs. Ni surtout tirer des conclusions qui
nous arrangent pour élaborer des dogmes ou théories qui ne sont
nullement inscrits dans la Parole.
Ne faisons pas dire à la parole de D.ieu ce qu’elle ne dit pas, ne
fonctionnons pas selon des modes. (Attention aussi, en
l’occurrence, au féminisme ambiant qui prend de plus en plus le
dessus en tant de domaines, y compris dans le domaine
spirituel.) Restons ouverts à l’Esprit du Seigneur et à ce qu’Il veut
nous dire, ne cherchons pas à construire notre propre religion,
notre propre théologie.
Voici maintenant quelques réflexions sur les versets 11-12-13. Ils
sont remarquables et, quant à moi, je les considère comme des
versets clés pour tout croyant qui veut avancer sur le chemin de
la vie.
Versets 11-12 : « Je suis petit (ou j’ai diminué, ou j’ai été rendu
petit – katonti) de toutes les bontés et de toute la fidélité (ou de
toute la vérité, car le mot émeth signifie surtout vérité) que tu as
accomplies pour ton serviteur, car avec mon bâton (il ne s’est pas
appuyé sur ses richesses, sachant que c’est D.ieu qui les lui avait
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accordées) j’ai traversé ce Jourdain et maintenant je suis (je
possède) deux camps. Sauve-moi de grâce de la main d’Essav ».
Ce sont deux versets extraordinaires pour ceux qui veulent bien
s’y pencher. Dans la crainte de son frère, Yaakov a partagé sa
famille et ses biens en deux camps, afin qu’un des deux au moins
soit sauvé. Mais il confesse surtout qu’HaShem, dans Sa grâce,
lui a révélé ce qu’est l’humilité, car Il a témoigné à son égard tant
de bonté et de fidélité. Il se tourne dès lors vers Lui pour Lui
demander de le sauver avec femmes et enfants de la main de
celui qui est son frère, Essav, mais qui est aussi un homme
inique.
Vient ensuite le verset 13 qui dit : « Mais toi, Tu as dit : faire du
bien, Je ferai du bien à toi. héitev éitiv » (Traduction littérale –
répétition du mot « faire du bien ». Il s’agit de la promesse faite à
Avraham – avec la double mention du fait qu’HaShem veut
lui faire du bien, à lui et à sa postérité). Combien HaShem est
grand !
La répétition d’un mot dans la Torah a toujours une signification
particulière, et, dans ce cas, elle démontre l’immense amour
d’HaShem pour Ses enfants, au-delà de ce qu’on peut imaginer
et penser, et sans que nos mérites puissent entrer en compte
dans Ses bontés à notre égard.
Pour clore, je me permettrai de vous suggérer l’écoute d’un chant
admirable dont les paroles sont exactement celles des versets 11
et 12. Il s’agit de Katonti (j’ai été diminué) chanté par Jonathan
Razel. Vous pouvez le trouver sur YouTube en tapant le lien
suivant : https://youtu.be/HZYivKwVmJc

Join the discussion One Comment

  • Brigitte dit :

    Oui, l’homme n’est que poussière, on ne peut rien
    par nos propres forces.
    Merci pour le chant à la fin du texte ou David
    fait recours à l’Éternel.
    Merci Élishéva pour ce travail.

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