En lisant dans le texte en hébreu et en grec

By 27 septembre 2014Doctrine

Jean 11 : 19

« Beaucoup de Juifs étaient venus auprès de Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère ».

Il s’agit d’une coutume juive encore observée aujourd’hui lors d’un décès : la shiva.

Après la mort d’un proche, on visite les endeuillés pendant les sept jours de deuil et on vient les consoler. La famille ne quitte pas la maison et reçoit les visiteurs, assis au cœur du foyer. De là vient l’expression « shiva » dont la racine se retrouve dans le mot « lashévet » (s’asseoir).

Jean 11 : 48

« Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront  détruire et notre ville et notre nation ». (N.E. de Genève).

« … et ce lieu et notre nation. » (Version synodale).

Cette version est exacte car il est écrit : « tone topone » qui signifie « le lieu ». En hébreu, « le lieu » se dit « hamakom ». Or parmi les Juifs, on a depuis toujours coutume de désigner le temple par le terme « hamakom ».

Cette phrase a donc une portée prophétique puisque les Romains ont détruit le temple en 70 après J-C .

Jean 12 : 14-15

« Jésus trouva un ânon et s’assit dessus, selon ce qui est écrit : Sois sans crainte, fille de Sion ; voici, ton roi vient, assis sur le petit d’une ânesse. »

Ce verset accomplit la prophétie de Zacharie 9 : 9 : « Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ; lance des clameurs, fille de Jérusalem ! Voici ton roi, il vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse. » et celle d’Isaïe 40 : 9 : « Monte sur une haute montagne, Sion, messagère de bonheur ; élève avec force ta voix, Jérusalem, messagère de bonheur ; élève ta voix, sois sans crainte, dis aux villes de Juda : Voici ton D.ieu ! »

Après l’ascension de Yeshoua, les disciples comprirent la signification de cette entrée triomphale et pourtant toute en humilité (sur un ânon) dans Jérusalem.

Jean 14 : 26 : « Mais le Consolateur, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon Nom, c’est lui qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que moi je vous ai dit ».

Jean 13 : 21

« Ayant ainsi parlé, Jésus fut troublé en Son Esprit, et Il dit expressément : En vérité, en vérité, Je vous le dis, l’un de vous me livrera ».

En grec, il est écrit : « ayant dit cela, Jésus fut bouleversé en esprit, et Il témoigna (émarturèsene) et dit : Amen, Amen. Je vous dis qu’un parmi vous me livrera ».

L’accent est mis sur le témoignage de Jésus, puisqu’il est dit : « Il témoigna et Il dit ». Lorsque quelque chose est répété dans la Parole de D.ieu, ce n’est pas un hasard. L’auteur cherche à attirer l’attention de ses lecteurs sur ce qui va suivre, car il s’agit de quelque chose d’important.

Jean 13 : 26

« … Celui à qui je donnerai le morceau trempé ».

En grec : «… Celui à qui je plongerai la bouchée et lui donnerai (bapsône to psômione).

Voyons le rituel de Pessa’h, qui a bien sûr évolué par rapport à l’époque du Seigneur, mais il est intéressant de voir son déroulement, qui est très significatif : le « morceau de matza » que Yeshoua a trempé est sans doute celui de l’un des trois pains sans levain du séder (la moitié de la 2ème matza, celle du milieu, celle qui a été coupée en deux. L’autre morceau sera enveloppé d’un linge qui symbolise le linceul et sera caché sous la nappe ou dans un coin de la pièce).

Cette moitié sera coupée en petits morceaux et chacun d’eux plongé dans le ‘harosset (mélange de pommes râpées, miel, vin, noix) qui rappelle la trahison de chacun de nous face au Seigneur.

Le ‘harosset symbolise les œuvres mortes (mortier utilisé pour fabriquer les briques de Pharaon).

Ainsi, celui qui officie prend d’abord la matza du milieu, la casse en deux (le corps brisé du Seigneur). Souvenons-nous qu’il y a une serviette blanche entre chacune des trois matzot.

Il remet une des moitiés sous les deux autres entières.

Il garde l’autre moitié qui servira d’Afikomen (ce qui signifie « le chef est déjà venu ») à la fin du séder. Il l’entoure d’une des serviettes blanches (comme s’il entourait un corps d’un linceul).

Il fait sortir les enfants et met la demi matza sur son épaule (comme s’il portait un cadavre). Il va ensuite au bout de la table et cache cette moitié sous la nappe (= le tombeau). Il fait revenir les enfants.

La première moitié reste avec les deux autres, c’est le souvenir du Fils de D.ieu qui reste uni au Père et au Saint-Esprit. La deuxième moitié brisée et mise « au tombeau » c’est le fils de l’homme, Yeshoua, qui est venu mourir sur la croix.

Jean 14 : 16 et 26

« … un autre consolateur ».

En réalité paraklètos signifie : « celui qu’on appelle au secours », et donc l’avocat, le défenseur, l’intercesseur (voyez Philippiens 2), le paraclet, pour désigner le Saint-Esprit.

Le verbe parakaléô, qui est de la même racine, qui signifie essentiellement « appeler à son secours », signifie aussi « consoler » (voyez Matth. 2 : 18 ; Luc 6 : 24 et 2 Cor. 1 : 4).

Mais la traduction « consolateur » ne traduit pas pleinement le sens que Jésus veut donner à ce mot, à savoir « défenseur, avocat ».

« … un AUTRE défenseur… ».

Voyez 1 Jean 2 : 1 :

« Mes petits enfants, je vous écris ceci pour que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un pèche, nous avons un défenseur auprès du Père, Jésus-Christ le Juste ».

Elishéva Goël

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