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EN LISANT DANS LE TEXTE EN HEBREU ET EN GREC, Tome 1, d’Elishéva Goël / Extrait N° 17

Jean 3 : 1

Nicodème : c’est un nom grec qui signifie « vainqueur du peuple ». Il ne faut
pas s’étonner qu’il porte un nom grec car à l’époque de nombreux Juifs à
Jérusalem étaient issus de la diaspora et le grec était la langue parlée partout
dans le bassin méditerranéen. Les Juifs le parlaient souvent, comme
l’araméen, qui était la langue pratiquée en Judée à l’époque de Yeshoua. Le
Tana’h avait d’ailleurs été traduit en grec par les « Septante » (rabbins érudits
de l’époque d’Alexandre le Grand) pour les Juifs d’Alexandrie et ceux qui
étaient dispersés dans le bassin méditerranéen.
Il était pharisien et même chef des Juifs (« arkôn tôn ioudaïôn ») (V.1).
V. 10 : « Tu es LE docteur d’Israël » (« o didaskalos », « o » signifiant « le »).
Il devait être un enseignant très renommé en Israël, une autorité religieuse
reconnue, peut-être ce qu’on appellerait aujourd’hui « le grand de sa
génération » parmi les rabbins.

Jean 5 : 19

« En vérité, en vérité ».
Dans le texte grec, cette expression est écrite telle qu’elle est utilisée en
hébreu : « Amen, Amen ».

Jean 5 : 25

« L’heure vient, et elle est déjà venue ».
Cette phrase révèle la tension entre le « déjà » et le « pas encore » à propos
de la résurrection. Ceux qui sont nés de nouveau sont déjà spirituellement
ressuscités (« elle est déjà venue » ; Eph. 2 : 1-6 ; Col. 2 : 13).
Et cependant une résurrection future les attend encore sur le plan physique
(« l’heure vient » ; 1 Cor. 15 : 35-54 ; Phil. 3 : 20-21).
(Commentaire de Mac Arthur).

Jean 6 : 22 à 58

C’est le célèbre discours de Jésus sur le pain de vie.
Le thème clé se lit au verset 35 :
« Je suis le pain de vie », qui représente la première des sept déclarations
emphatiques, « Je suis », que prononce Jésus dans l’Evangile de Jean (8 :
12 ; 10 : 7, 9, 11, 14 ; 11 : 25 ; 14 : 6 ; 15 : 1, 5).
Cette présentation de Jésus comme « pain de vie » renforce le thème de sa
messianité (20 : 30-31 : « Jésus a fait encore, en présence de ses disciples,
beaucoup d’autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceci est
écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de D.ieu, et qu’en
croyant, vous ayez la vie en Son nom. »).
Jean rapporte les miracles de Jésus pour prouver Sa divinité, mais il passe
immédiatement au discours concernant les réalités spirituelles de Sa
personne pour définir correctement quelle était Son identité : pas un simple
faiseur de miracles mais le Fils de D.ieu, venu sauver l’humanité de son
péché (Jean 3 : 16 : Car D.ieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils
unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie
éternelle. »).
(Commentaire de Mac Arthur).

Jean 6 : 23

« Après que le Seigneur eut rendu grâces… »
« Rendu grâces » se dit « eucharistèsantos » (de là vient le mot eucharistie
utilisé dans le catholicisme). La définition du dictionnaire grec-français Bailly
est la suivante : « rendre grâce, témoigner sa reconnaissance ».
« Eucharistia » veut dire « action de grâce ».
Intéressons-nous maintenant au terme « manger » que l’on retrouve plusieurs
fois dans les versets qui suivent . En français, il est traduit systématiquement
par manger. Or, en grec, on peut constater que Jean utilise deux verbes
différents : manger et mâcher.
V. 53 : phagèté : mangez
V. 54-56-57 : trôgône : mâchant
v. 58 : éphagone : ont mangé.
Puis : trôgône : mâchant.
Le terme trôgône utilisé plusieurs fois par Jésus dans ce passage indique
qu’Il insiste sur le fait qu’il ne faut pas seulement manger, avaler, mais
véritablement prendre le temps et le soin de « mâcher » sa chair pour avoir la
vie éternelle. Bien sûr il s’agit d’une image symbolique (il ne s’agit pas de le
manger, comme le prétend la doctrine catholique qui sacrifie Jésus à chaque
messe pour que les fidèles puissent manger sa chair !).
Mais il s’agit d’un choix conscient et réfléchi, qui engage l’être humain et lui
donnera d’en récolter le fruit car, de même que manger et boire sont
nécessaires à la vie physique, de même la foi en Sa mort sacrificielle sur la
croix est indispensable pour recevoir la vie éternelle.

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  • Brigitte Pelletier dit :

    Merci encore Élishéva pour ces éclaircissements de la Parole.
    On peut les savourer. Que vous puissiez recevoir toi et ton mari
    les bénédictions du Seigneur.

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