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EN LISANT DANS LE TEXTE EN HEBREU ET EN GREC / Extrait N° 28 : Le maître Nous allons étudier ce mot dans la Brit Ha’Hadasha (ou Nouveau Testament, écrit initialement en grec). Nous constaterons qu’il est utilisé à bon escient dans la traduction française à certains moments et pas à d’autres.

By 31 décembre 2021LECTURE QUOTIDIENNE

Le maître
Nous allons étudier ce mot dans la Brit Ha’Hadasha (ou Nouveau
Testament, écrit initialement en grec). Nous constaterons qu’il est
utilisé à bon escient dans la traduction française à certains moments
et pas à d’autres.
Il aurait été opportun de traduire littéralement le texte afin d’en
rendre la substance de manière plus appropriée. Certains mystères
subsistent quant à la traduction des textes, quelquefois.
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Nouvelle Edition de Genève :
Matthieu 24.43 : « le maître de la maison » = oïkodespotès.
Dans le sens d’enseignant :
Matthieu 23.8 : « un seul est votre maître » = didaskalos.
Marc 5.35 : « Pourquoi importunes-tu le maître ? » (= didaskalon).
Marc 10.17 : « Bon maître » (= didaskale agaté).
Jean 11.28 : « Le maître est ici » (= o didaskalos parestin).
Dans le sens de pédagogue :
1 Corinthiens 4.15 : « Des milliers de maîtres (pédagogues) (=
murious païdagôgous).
Dans le sens de maître d’un esclave :
1 Timothée 6.1 : « leur maître » (= despotas).
Apocalypse 6.10 : « Le Maître saint et véritable » (= o despotès).
Par contre, on trouve le mot seigneur (traduction littérale depuis le
texte grec) traduit par maître en français dans la Nouvelle Edition
de Genève :
Matthieu 6.24 : « Personne ne peut s’asservir à deux seigneurs ».
(= kuriois).
Matthieu 9.38 : « Priez donc le Seigneur de la moisson » (= Kuriou).
Matthieu 12.8 : « En effet, le Fils de l’homme est Seigneur du
Shabbat » (= Kurios).
Pourquoi ne pas avoir gardé la signification première du terme
kurios, c’est-à-dire seigneur ?
Hébreux 13.17
Puisque nous en sommes à étudier le terme maître, lisons ce qui
suit : « Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la
déférence, car ils veillent sur vos âmes dont ils devront rendre
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compte ; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en
gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage ».
Nous allons nous attacher au mot « conducteurs » que l’on retrouve
dans la traduction de la Nouvelle Edition de Genève, de même que
dans la version Segond.
En grec, le mot utilisé dans le texte est ègoumenos, qui signifie
plutôt dirigeant. Le dictionnaire grec/français Bailly nous donne la
définition complète de ce mot : être le chef, avoir le premier rang,
commander, diriger, tracer la route, être en première ligne, le plus
important, le principal.
Le conducteur, comme on le trouve dans la version française
habituelle, correspond plutôt au mot katègètès, qui signifie selon
Bailly guide, conducteur, quelquefois maître, précepteur, rarement
chef.
La traduction française n’est donc pas tout à fait adéquate. Ici, dans
le texte, il est plutôt fait mention de dirigeant, de quelqu’un qui va
exercer un rôle de commandement dans l’Église afin de lui tracer la
voie, du fait qu’il est en première ligne de par son appel, quelqu’un
qui, par ailleurs, a une position plus importante que les autres dans
le corps.
Ce ou ces dirigeant(s) ne sont donc pas seulement des
conducteurs, dans le sens de guides, comme le définit le mot
katègètès, qui n’est pas utilisé dans le texte. Leur rôle est bien plus
vaste que cela.
Il est un fait que l’Église ne doit pas être un lieu de pouvoir pour
quelques-uns, à D.ieu ne plaise.
Le verset en lui-même explique parfaitement bien le rôle des
dirigeants, qui est de veiller sur les âmes pour leur bien.
Et ce également parce qu’ils ont une plus grande responsabilité en
tant que dirigeants et parce qu’il leur sera demandé des comptes
par le Seigneur concernant la façon dont ils auront veillé sur les
croyants.
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Petite étude sur les mots Satan, diable et
Béelzébul dans la Bible
Apocalypse 12.9 : « Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent
ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut
précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui ».
Lisons le commentaire de MacArthur : « Le mot diable vient du
verbe grec signifiant ‘calomnier’ ou ‘accuser faussement’. C’est un
menteur pervers (Jean 8.44 ; 1 Jean 3.8). Les accusations qu’il
profère à l’encontre des croyants (Apocalypse 12.10) sont sans effet
grâce au Mashia’h Yeshoua, notre avocat auprès du Père
(1 Jean 2.1). Le terme Satan du mot hébreu désignant un
adversaire, un ennemi, apparaît le plus souvent dans Job et dans
les Évangiles ».
Béelzébul ou Baal-Zébul signifie « Baal le prince » ou « seigneur
exalté », ou « maître des mouches », divinité d’Ekron (chez les
Philistins), culte de Baal, titre courant de Baal dans les textes
cananéens extrabibliques. Dans la Brit Ha’Hadasha, il désigne
Satan, prince des démons. (2 Rois 1.2 ; Matthieu 10.25 ; 12.24)

Join the discussion 3 Comments

  • Brigitte Pelletier dit :

    Merci pour ces précisions.
    Maître appelé Seigneur dans la nouvelle édition de Genève pour la Louis Second.
    Je trouve cette traduction intéressante.
    Obéissez à vos conducteurs dans Hébreux qui peut être traduit par dirigeants.
    Qui va exercer un rôle de commandement.

  • Shoshana dit :

    Merci Elishéva pour cette étude . On ne se rend pas compte de la richesse et de la précision du texte grec. en lisant nos traductions française! La démonstration est faite avec le mot « maître ».

  • Sarah dit :

    Merci Elishéva pour toutes tes recherches. C’est intéressant de voir pour le mot « maître » toutes les traductions du grec et leurs différences dans la Bible.

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