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En lisant dans le texte en hébreu et en grec : Hébreux 11 : 21 ; 11 : 31 ; 11 : 35 ; Ez. 48 : 35 ; 1 Jean 4 : 12 ; 17

By 12 février 2015Doctrine

Hébreux 11 : 21

« C’est par la foi que Yaacov mourant bénit chacun des fils de Yossef, et qu’il adora, appuyé sur l’extrémité de son bâton« . (N. E. De Gen.)

Lisons maintenant Genèse 47 : 31 : « … Puis Israël se prosterna sur le chevet de son lit ». (N.E. de Gen.) 

« … Et Israël s’inclina sur la tête du lit ». (Traduction du ‘Houmash). en hébreu « tête du lit » se dit « rosh hamitah ». (Ce qui nous semble beaucoup plus logique, étant donné qu’il est sur le point de mourir, que le fait de s’appuyer sur l’extrémité de son bâton).

Nous avons donc ici deux versions qui pourraient passer inaperçues si on ne comparaît pas les deux versets.  Si l’on prend le mot « bâton » en hébreu, on s’aperçoit qu’il s’écrit « matah » (mem-tet-hé) et le mot « lit » s’écrit « mitah » (mem-tet-hé également).

Les deux mots s’écrivent donc exactement de la même manière. Notons que les voyelles ne s’écrivent pas en hébreu, sinon que dans nos bibles hébraïques elles sont représentées par des points ou des barres accrochés aux consonnes.

Il se fait que le mot « bâton » a été adopté pour ce passage de l’Epître aux Hébreux  à cause de la Septante (traduction du Tana’h en grec, faite par des rabbins pour les Juifs de la diaspora, très nombreux dans tout le bassin méditerranéen à une époque où le grec était la langue la plus parlée, et utilisée pour certains passages, essentiellement les passages du Tana’h cités dans la Brit Ha’Hadasha – Nouveau Testament). Les traducteurs, ayant ignoré les voyelles, ont donc confondu le mot « lit » et le mot « bâton ». Ceci nous démontre une fois de plus qu’il faut toujours être prudent avec une traduction, car elle peut changer le sens d’un verset. Dans le cas qui nous occupe, cela ne va pas bouleverser des notions doctrinales essentielles, bien sûr, mais cela reste important qu’il y ait cohérence dans le texte.

Hébreux 11 : 31

« … parce qu’elle [Rahab] avait reçu les espions avec bienveillance« .

Dans le texte grec nous lisons : « … parce qu’elle avait reçu les espions dans la paix (de manière pacifique) ». (« Met’ eirènès »).

Hébreux 11 : 35

« … d’autres furent livrés aux tourments« .

En grec : « … d’autres subirent l’écartèlement« . (« Alloï dè étumpanisthèsane »).

Ce qui est bien sûr beaucoup plus explicite concernant les tortures qu’ils subirent…

Ezéchiel 48 : 35

« Et dès ce jour le nom de la ville sera : L’Eternel est ici ».
En hébreu il est écrit : « Véshem-hayir miyom YHWH shama ». Ce qui signifie « Et le nom de la ville depuis ce jour sera YHWH est là ». 

Ce verset décrit donc le couronnement de l’Histoire d’Israël, en utilisant ici le nom de YHWH seul, qui est souvent (pas systématiquement) caractéristique dans la Parole pour désigner l’Eternel dans Son attribut de Miséricorde. Il s’agit de la présence de YHWH pendant le Millenium, alors que toutes les alliances seront accomplies :

1) abrahamique (Gen. 12)

2) sacerdotale (Nombres 25)

3) davidique (2 Sam. 7)

4) celle de la Nouvelle Alliance (Jér. 31)

1 Jean 4 : 12

« Personne n’a jamais vu D.ieu ; si nous nous aimons les uns les autres, D.ieu demeure en nous, et Son amour est parfait en nous ».

En grec : « Personne n’a jamais contemplé (tetheataï) D.ieu. Si nous nous aimons les uns les autres (agapômen = amour, dans le sens d’affection fraternelle), D.ieu demeure en nous et Son amour ayant été mené à son accomplissement (teteleiômenè) est en nous ».

Prenons le verset 17 : « Tel Il est, tels nous sommes aussi dans ce monde : c’est en cela que l’amour est parfait en nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement ».

En grec : « En ceci l’amour est parvenu à son accomplissement parmi nous, pour que nous ayons de l’assurance lors du jour du jugement, car comme celui-là est, nous aussi nous sommes dans ce monde-ci ».
 

Nous constatons ici que la phrase n’est pas construite dans le même ordre en grec et en français. Par ailleurs, l’expression « est parvenu à son accomplissement » nous semble bien plus explicite que le mot « parfait » dans ce contexte.

Elishéva Goël, sous l’autorité des anciens.
Reproduction autorisée avec mention de la source.

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