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EN LISANT DANS LE TEXTE EN HEBREU ET EN GREC Tome 1, d’Elisheva Goel / extrait N°11: Jean 10:22-23, etc

By 22 mars 2021mai 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

Jean 10 : 22 – 23

« On célébrait à Jérusalem la fête de la dédicace. C’était l’hiver. Jésus se
promenait dans le temple, sous le portique de Salomon ».
La plupart des croyants ignorent de quelle fête il s’agit. Eh bien, il s’agit en fait
de la fête de ‘Hannouca, célébrée au dixième jour du neuvième mois (souvent
début décembre, selon les années) et instituée par Judah Maccabée et ses
frères, en souvenir de la victoire qu’ils eurent contre Antiochus Epiphane (qui
était grec) en 165 avant l’ère chrétienne et de la purification du temple qui
avait été profané par celui-ci (il y sacrifiait des porcs et interdisait aux
Israélites de pratiquer leur religion et d’étudier la Torah). Cette fête, bien que
non biblique, est toujours célébrée aujourd’hui par le peuple juif et elle a un
poids très significatif de foi alors que le peuple juif est de plus en plus menacé
de toutes parts. Une grand ferveur règne dans le pays d’Israël lors de cette
fête qui dure huit jours, et durant laquelle on allume une lumière en plus
chaque jour jusqu’à atteindre les huit lampes qui nous parlent du miracle de la
fiole d’huile : lorsque les Maccabées eurent la victoire, il ne restait plus dans
le temple d’huile sainte pour allumer la ménorah qui devait être sans cesse
allumée, en signe de la présence sainte de l’Eternel dans Son temple. Or on
trouva une petite fiole d’huile qui à elle seule n’aurait pas suffit pour tenir
allumée cette ménorah jusqu’à ce que le peuple puisse presser de l’huile à
nouveau. Mais un miracle se produisit et la ménorah ne s’éteignit pas pendant
huit jours. La foi en action ! Voilà ce qu’il nous faut en ces heures sombres et
menaçantes que nous vivons !

Apocalypse 4 : 4 à 10 et 5 : 6-8-11-14, etc.

« Oï eikossi téssarès presbutéroï » en grec signifie « les vingt-quatre
vieillards » traduit également par « les vingt-quatre anciens », ce qui est tout à
fait exact, le mot « presbutéros » voulant dire « homme âgé, ancien ». Ce mot
se retrouve à plusieurs reprises dans les Actes et les épîtres avec la même
signification, selon les circonstances.
Par contre, qui sont ces vingt-quatre vieillards ou anciens ? Le docteur Roger
Liebi, dans une de ses études parues en dvd, nous explique que ces hommes
âgés, ces anciens, étaient de la race des cohanim (prêtres, sacrificateurs). Il y
avait donc à l’époque biblique un rôle de deux fois douze sacrificateurs qui se
relayaient tout au long de l’année dans le temple. Voilà qui lève probablement
le voile sur ce mystère.

Genèse 19 : 14 – 15

« Lot sortit pour parler à ses gendres qui avaient épousé ses filles et leur dit :
Levez-vous, sortez de ce lieu, car l’Eternel va détruire la ville. Mais, aux yeux
de ses gendres, il parut plaisanter. Quand l’aube se leva, les anges
insistèrent auprès de Lot en disant : Lève-toi, prends ta femme et tes deux
filles qui se trouvent ici, pour ne pas succomber avec la ville fautive. »
« Tes deux filles ici présentes » se dit en hébreu « èt shtéi bnotéi’ha
hanitzaot ».
Mais on voit juste avant, au verset 14, que Lot est sorti et qu’il a parlé à ses
gendres qui avaient pris ses filles (« Lot baydaber èl ‘hatanaïv lok’hé
bnotaïv »).
On voit que ceux-ci pensent qu’il plaisante. Il semble donc que certaines des
filles de Lot étaient déjà mariées et sont restées à Sodome avec leurs maris,
tandis que Lot est finalement parti avec sa femme et deux de ses filles qui
étaient toujours vierges, et qui demeuraient chez lui (voir Genèse 19 : 8,
lorsque Lot propose aux Sodomites de prendre ses deux filles qui n’ont pas
connu d’homme à la place des anges qu’ils réclamaient).

Genèse 19 : 31 – 38

Les filles de Lot ont couché avec leur père, car elles pensaient qu’Elohim
avait détruit la terre entière et qu’il n’y aurait plus d’hommes pour leur donner
une descendance. L’aînée des deux (v. 37) nomme le fils qu’elle a eu avec
son père Moab (qui signifie : « du père »), ce qui montre son impudeur. La
seconde nomme le sien Ben-Ami, l’ancêtre des enfants d’Amon. Ben-Ami
signifie « fils de mon peuple », dissimulant ainsi ses origines (plus de pudeur).
La conséquence en est que plus tard, à l’époque de Moshé, elle a été
récompensée, car D.ieu a ordonné aux enfants d’Israël de n’engager aucune
guerre contre Amon (selon Rachi).
Lot a donc eu le privilège de quitter Sodome, par son mérite (car il a protégé
les anges des Sodomites) et grâce aux prières d’Avraham. De lui descendront
« deux précieux trésors », malgré le péché d’inceste de leurs ancêtres : Ruth,
la Moabite, ancêtre de David, et Naama, l’Amonite, qui épousera le roi
Salomon.
Ces deux femmes vertueuses issues de Lot deviendront les mères de la
dynastie de David et du Messie.
(Puisé dans les commentaires du ‘Houmash).

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