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EN LISANT DANS LE TEXTE EN HEBREU ET EN GREC Tome 1 d’Elishéva Goel / Extrait N°18

Jean 7 : 3

Contrairement à ce que disent les catholiques pour justifier la virginité absolue
et éternelle de celle qu’ils appellent la Vierge Marie, Jésus avait des frères, en
fait des demi-frères, puisque le père de Jésus était D.ieu Lui-même, et le père
de ses frères fut Joseph.
Marie, après avoir donné naissance à Jésus conçu par le Saint-Esprit, eut des
relations avec Joseph, son époux, et eux plusieurs autres enfants. Matth. 13 :
56 nous dit que Jésus eut des soeurs, mais on ne connaît pas leur nom.
Matthieu 13 : 55 et Marc 6 : 3 nomment ses frères : Jacques, Joseph (Joses
chez Marc), Simon et Jude.
Jacques est l’auteur de l’épître qui porte son nom et Jude également a écrit
une épître qui porte comme titre son nom.

Jean 7 : 37

« Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria : Si
quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. »
V. 38 : « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein,
comme dit l’Ecriture. » (Voir Ezéchiel 47 : 1-9 ; Zach. 13 : 1).
Lorsque Yeshoua prononce ces paroles – et ce n’est pas anodin qu’Il les
prononce car pour tous les Juifs rassemblés elles avaient un sens direct et
évident – nous sommes en plein à la fin de la fête des Tabernacles, fête de
Souccot (le 8ème jour, nommé Shémini Atséret. C’est la fête de l’eau).
Le septième jour de Souccot, lui, se nomme Hoshana Raba (Hosanna,
comme on le dit généralement en français, signifie « Sauve, nous t’en
supplions ») et l’on effectue alors sept processions autour de la bima au lieu
d’une chaque jour de la fête. On chante et on sonne du shoffar, tout comme
on l’a fait déjà lors de Yom Terouah (Yom HaShofarim – la Fête des
Trompettes) et lors de Yom Kippour (la Fête des Expiations).
Pour revenir à Shémini Atséret (le 8ème jour, jour de la fête de l’eau), on prie
durant ce moment pour que la pluie tombe et vienne fertiliser la terre
desséchée par l’été, mais cette fête, encore célébrée de nos jours comme à
l’époque de la Bible, puisqu’elle fait partie des Fêtes de l’Eternel, a une
connotation spirituelle profonde.
En effet, le peuple récite Isaïe 12 : 3 à cette occasion : « Vous puiserez de
l’eau avec joie aux sources du salut » et chante « Shavtem maïm
bessasson… ». Ce chant est repris tout à la fin de la fête (Sim’hat Torah – la
Joie de la Torah, fête qui ne fait pas partie des fêtes de l’Eternel mais dont il
est déjà fait mention à l’époque du prophète Aggée) quand les hommes
sortent les rouleaux de la Torah et dansent en tournant dans la synagogue
alors que le peuple se réjouit pour le don de la Torah dont on a fini alors le
cycle annuel de lecture et recommence à nouveau celui-ci (Parashat Beréshit
– Genèse). (Pour ceux qui l’ignorent, une parasha est une portion de la Torah
déterminée qui est lue chaque semaine, méditée et commentée, pendant
toute l’année juive).
Nous comprenons mieux, après tout ceci, pourquoi Yeshoua s’est écrié à la
fin de la fête : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. » et
« Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme
dit l’Ecriture » ! Car Il est véritablement Celui qui a accompli l’Ecriture !

Jean 11 : 19

« Beaucoup de Juifs étaient venus auprès de Marthe et Marie pour les
consoler au sujet de leur frère ».
Il s’agit d’une coutume juive encore observée aujourd’hui lors d’un décès : la
shiva.
Après la mort d’un proche, on visite les endeuillés pendant les sept jours de
deuil et on vient les consoler. La famille ne quitte pas la maison et reçoit les
visiteurs, assis au coeur du foyer. De là vient l’expression « shiva » dont la
racine se retrouve dans le mot « lashévet » (s’asseoir). On trouve trace de
cette pratique dans la Torah (Genèse 50 : 10). Par contre, il est fait aussi
mention d’un deuil de 30 jours (les shloshim, où l’on se recueille sur la tombe
d’un défunt au bout des 30 jours, ce qui est pratiqué encore aujourd’hui parmi
le peuple juif). Voir Nombres 20 : 29 (pour Aaron) et Deut. 34 : 8 (pour
Moshé).

Jean 11 : 48

« Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront
détruire et notre ville et notre nation. » (Version Segond 1910, dont la
traduction n’est pas juste mais tient plutôt de l’interprétation).
« … et ce lieu et notre nation. » (Version synodale).
Ostervald dit : « et ce lieu », ce qui est réducteur. La version Segond à la
Colombe dit : « et notre lieu (saint) », avec « saint » entre parenthèse dans le
texte.
Qu’est-ce qui est exact ? Eh bien, la version Segond à la Colombe est tout à
fait proche du sens en grec car le mot grec utilisé est « topos » qui signifie
« lieu ». Il n’est donc pas écrit « notre ville ». Or le mot « lieu » se rapporte
sans aucun doute à l’hébreu, car en hébreu le mot « lieu » se dit « makom »
et le mot « makom » signifie aussi et surtout « lieu saint, temple » pour les
Israélites. Parmi eux, on a depuis toujours coutume de désigner le temple par
le terme « hamakom ».
Les pharisiens avaient ressenti le danger que représentait Jésus, et ce qui
allait se produire en 70 après J-C. Le Temple fut détruit, malgré l’interdiction
de Titus : un soldat romain prit une torche, la lança et tout brûla sur le Mont
du Temple. Tous les Juifs qui s’y trouvaient (on parle d’un million de
personnes), réfugiés sur le parvis, périrent.
On dit par contre que la plupart des Juifs messianiques, avertis par prophétie,
ne se trouvaient plus à Jérusalem et s’étaient dispersés bien avant ces
événements, ce qui permit l’évangélisation de toutes les contrées alentour.
Cette phrase a donc une portée prophétique puisque les Romains détruisirent
le temple en 70 après J-C .

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