Skip to main content

EN LISANT DANS LE TEXTE EN HEBREU ET EN GREC Tome 1 d’Elishéva Goël / Extrait N°26 : A propos de « la » Roua’h HaKodesh . A propos de Goël, etc

By 15 avril 2021mai 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

A propos de « la » Roua’h HaKodesh

Un peu d’hébreu cette fois, pour quelques précisions
importantes
Depuis quelques temps circule dans le monde chrétien et messianique un
enseignement très pervers (je vais préciser pourquoi j’utilise le mot pervers,
car il pervertit le sens de la Parole) concernant le Saint-Esprit.
Je me permets de préciser que ce que j’écris ici est en accord avec la pensée
de mon époux. Nous sommes tous les deux en parfait accord à ce sujet.
Une certaine prophétesse américaine dont les enseignements sont dispensés
sur youtube déclare que le Saint-Esprit est féminin (on voit clairement en
l’écoutant que cette femme est foncièrement féministe et tente à tout prix de
justifier le fait que, selon elle, D.ieu est aussi femme). D’autres se joignent à
elle pour répandre cet enseignement.
Elle s’appuie pour ce faire sur le fait que le mot Esprit – Roua’h en hébreu, qui
veut dire « souffle, vent, esprit » – est un mot féminin. Il est clair, bien
évidemment, que le Saint-Esprit est empreint de sensibilité que l’on pourrait
dire « féminine », car on est habitué à dire que la femme est plus sensible
que l’homme, et plus « réceptrice » face aux choses spirituelles. Mais ceci est
un peu vite évalué… En effet, le Tana’h est constitué de nombre de livres
prophétiques écrits par des prophètes… masculins (Esaïe, Jérémie, Ezéchiel,
etc., etc.) et ne parlons pas d’Elie, d’Elisée et tant d’autres qui ont perçu la
pensée de notre Elohim de manière très sensible et profonde. Peu de
femmes prophétesses dans tout cela… même s’il y en eut et s’il y en a encore
ici et là quelques-unes, car lorsqu’il n’y a pas d’hommes, D.ieu parle au
travers de qui Il veut.
Bref, si l’on veut bien être honnête, on discernera rapidement dans ce
discours quelque chose de pervers, comme je disais plus haut. Il s’agit de
prouver que D.ieu est féminin. Il s’agit de nuancer le Texte de manière à
introduire un « équilibre » entre homme et femme qui vise à donner à la
femme un rôle, à terme, prééminent, puisque nous sommes dans une ère où
la femme cherche à évincer l’homme qui, de toute façon, évite de partout de
prendre ses responsabilités. Mais tous les hommes ne sont pas dans le cas,
loin de là, grâce à D.ieu ! Il s’agit, tout au fond, avouons-le, de justifier le
ministère féminin.
Je suis un peu cynique, me direz-vous ?! Mais non, pas du tout, je sais ce
qu’est un homme, je sais ce qu’est une femme et je me réjouis de ce que la
Parole nous ouvre les yeux sur la place et le rôle de chacun de manière si
extraordinaire, nous apprenant à rentrer pleinement dans notre identité et
appel particulier.
Pour revenir au terme Roua’h HaKodesh, nous pourrons bien sûr, si vous le
voulez, dire « la Roua’h HaKodesh » , mais en considérant quand même – et
cela n’est pas négligeable – que le mot « Kodesh » est masculin ! L’un ne
va pas sans l’autre. Et ça, dans le cadre de cet enseignement déviant, on
n’en parle pas, bien sûr !
« Kodesh » : il s’agit du mot hébreu qui signifie « le Saint, le Sacré, la
Sainteté ». Tiens, en parlant de sainteté, on aurait pu utiliser pour nommer le
Saint-Esprit plutôt le mot « Kédousha », qui est féminin et signifie aussi
« sainteté ». Pourquoi donc ici trouve-t-on le mot « Kodesh », qui est
masculin ?
Peut-être tout simplement pour rappeler que l’Esprit est l’Esprit d’Elohim, du
Père, qui Lui est bien masculin en tant que Père…, sans qu’il y ait en cela la
moindre connotation sexuelle, précisons-le. Car D.ieu est Esprit, ne l’oublions
pas !
Il faudrait creuser la question en nous adressant aux rabbins pour
comprendre pourquoi on utilise le mot « Kodesh » et non « Kedousha »
quand il s’agit de qualifier « la » Roua’h.
Je pense personnellement que, tout simplement, il nous revient de ne pas
oublier que l’Esprit Saint est soumis au Père et lui est intrinsèquement lié.
Je réfute pleinement cette tendance actuelle qui cherche à « sexualiser »
dans les Ecritures les personnes mêmes d’Elohim. Il n’est en aucune manière
sexué et il s’agit là d’une manoeuvre honteuse de rébellion qui heurte notre
esprit, en ces temps finitifs qui nous sont décrits dans la Parole – en bref –
comme des temps de rébellion ultime. Il s’agit d’une manoeuvre
blasphématoire. La Reine du Ciel n’est pas loin, en tout cela. Prêtez-y bien
attention. Et les enseignements de cette « prophétesse » américaine diffusés
sur youtube sont empreints de fausses doctrines et de l’esprit de la Reine du
Ciel.
Je dirai aussi que les mots, dans toutes les langues, ont quelquefois des
caractéristiques totalement différentes. On n’y prend pas garde généralement,
mais prenons par exemple le terme « mère patrie » en français. En allemand,
on dit « vater land » (« pays père »). Prenons le mot « lune » et le mot
« soleil ». En français, « lune » est féminin et « soleil » est masculin. En
allemand, c’est le contraire. Faut-il à partir de là en déduire des
choses particulières sur les différents peuples…? Donc, n’allons pas jusqu’à
dire comme je l’ai entendu : « la Saint-Esprit », ce qui est un peu fort de café !
L’hébreu est l’hébreu, le français est le français ! Sinon, nous aurons bientôt
une langue absolument ingérable et incompréhensible, à force de modifier les
mots.
Pour conclure, je dirai que je refuse personnellement catégoriquement de
sexualiser les personnes de D.ieu. Qui suis-je pour ce faire ? Je ne suis pas
une sommité théologique, loin s’en faut, mais une simple lectrice de la Parole,
qui aime son Elohim et qui prétend juste être honnête.
Pour moi, selon les Ecritures et la perception que j’en ai, les trois différentes
personnes de la Trinité ne sont nullement comme nous, les humains, mais
D.ieu qui est Père, Créateur, est Esprit, est-il écrit, et il faut se contenter de
prendre la Parole pour ce qu’elle est et non chercher à lui faire dire ce que
l’on voudrait.

Goël

Je voudrais aussi faire une petite remarque sur ce que j’ai entendu à deux
reprises à propos du nom « goël », et qui me semble déformer le sens
premier de ce mot.
« Goël » : il s’agit du nom donné au Mashia’h, en tant que Sauveur,
Rédempteur.
Mais il est utilisé une douzaine de fois dans le Tana’h également lorsqu’il est
associé au mot « dam » qui signifie « sang » pour nommer celui que l’on
appelle en français le « vengeur du sang » (« goël hadam »).
Lorsque l’on parle de « vengeur du sang », il importe donc de ne pas
dissocier les deux mots. Car la connotation de vengeance n’intervient avec le
terme « goël » que dans ce cas, lorsqu’il est associé à « dam ».
Le mot « goël » en lui-même veut dire « celui qui rachète ». Il peut aussi être
utilisé en hébreu pour un homme, et pas seulement pour le Mashia’h. De
nombreuses personnes en Israël portent ce nom de famille, sans pour
autant se prendre pour le Messie !

Les alliances

Trop souvent dans le monde chrétien on considère qu’il y a eu une ancienne
alliance révolue (celle de D.ieu avec Israël) et la nouvelle qui remplace la
première (celle de D.ieu avec ceux qui sont sauvés en Yeshoua-Jésus).
La réalité est qu’il y a diverses alliances et que « l’ancienne » n’est pas
révolue mais éternelle, selon ce que le shalia’h Shaoul (Paul) lui-même dit en
Romains 9 : 4 : « … qui sont israélites, à qui appartiennent l’adoption, la
gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses,… »
Voici les différentes alliances telles qu’elles sont nommées dans l’Ecriture :
– L’alliance noa’hique (Gen. 9 : 8-17)
– L’alliance abrahamique ( Gen. 15 : 12-21)
– L’alliance lévitique ou sacerdotale (Nomb. 3 : 1-18 ; 18 : 1-20 ; 25 : 10-13)
– L’alliance davidique (2 Sam 7 : 16 ; 1 Ch 17 : 1-15 ; Ps 89 ; Ps 110 ; Ps 132
et plus de 40 passages bibliques)
accomplie en Yeshoua, le Mashia’h (Ez 37 ; Za 14 ; Ap 19)
– La Nouvelle Alliance (Jér 31 : 31-34 ; voir Matth 26 :

Leave a Reply

Translate »