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EN LISANT DANS LE TEXTE EN HEBREU ET EN GREC Tome 1 d’Elisheva Goel / Extrait N°8: 1 Corinthiens 11: 5 à 6. Cette petite étude concerne le passage tant controversé (et pour cause en ce temps de féminisme outrancier) sur le thème du voile pour la femme en prière.

By 18 mars 2021mai 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

1 Corinthiens 11 : 5 à 16

Cette petite étude concerne le passage tant controversé (et pour cause, en ce
temps de féminisme outrancier) sur le thème du voile pour la femme en
prière. A ce sujet, écoutez le message mp3 très instructif de mon mari, Haïm
Goël, sur le thème du voile.
Lisons : « Passa dè gunè prosseukoménè è prophèteuoussa akatakaluptô tè
képhalè… » (« toute femme priant ou prophétisant la tête non couverte »).
Nous pouvons remarquer que le terme « akatakaluptos » en grec signifie
« non voilé », « non couvert ». Les traductions Ostervald et Segond
respectent cette traduction.
Paul explique très clairement qu’il s’agit pour la femme d’avoir sur la tête une
marque de l’autorité dont elle dépend (son mari), face aux anges. Ceux-ci
ont été témoins de la chute et sont aussi témoins aujourd’hui de la soumission
ou de l’insoumission de la femme. L’autorité qui est donc déférée à celle-ci
dans la prière dépend de ce signe librement consenti ou non. En effet, c’est la
femme qui la première, s’étant laisser séduire, a suivi le serpent dans le
chemin de la rébellion. Il est à présent utile pour notre protection et pour
l’avancement du royaume de D.ieu de marquer les choses par une attitude
claire et sans équivoque concernant notre volonté de soumission en tant que
femmes. C’est, si l’on veut bien y réfléchir, un geste libérateur pour la femme
qui désormais peut accéder à la prière d’autorité et à la prophétie, tout
comme l’homme, pour peu qu’elle veuille prendre sa place. Un geste
libérateur et non la marque d’une oppression injuste et frustrante.
Le verset 10 nous dit « opheilei hè gunè », ce qui signifie « la femme est
obligée ». Ce terme opheilô a une dimension plus marquée que la traduction
habituelle : « doit ». Le fait d’être obligé de faire quelque chose nous montre
que dans l’Eglise il y a des règles à respecter. D’ailleurs, après avoir expliqué
qu’il en est de même dans le domaine naturel (comme un exemple), Paul
insiste sur ce point à la fin de ce passage (v.16), lorsqu’il dit (traduction
littérale du grec) : « Si quelqu’un estime être un contestateur, nous n’avons
pas une telle coutume, ni les Eglises de D.ieu ».
A nous donc de réfléchir sur ce qui est véritablement un joug léger à porter, le
joug du Seigneur Yeshoua, qui est libérateur pour celui, celle qui veut bien Lui
obéir, d’un coeur joyeux.

1 Timothée 2 : 11 et 12

Le terme « èn èssukia » se retrouve deux fois dans ce passage. Il signifie
« dans le silence », c’est du moins ainsi qu’il est traduit généralement
(Segond et Ostervald).
Mais son sens est : 1) tranquillité, calme, repos, en paix ; 2) en silence.
On peut donc considérer qu’il est demandé aux femmes de se tenir dans le
calme, et on peut remarquer que cela est toujours actuel car celles-ci sont
toujours, en règle générale, portées à parler à tort et à travers, à interrompre
sans tenir compte de ce qui se passe autour d’elles, etc. (comme on le voit
fréquemment dans nombre d’assemblées).
Par contre, dans 1 Corinthiens 14 : 34, Paul dit (après avoir dit au verset 33
que D.ieu n’est pas un D.ieu de désordre, mais de paix) : « Comme dans
toutes les églises des saints, que les femmes se taisent dans les
assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient
soumises, comme le dit aussi la loi ».
Il s’agit donc de sainteté… (les saints sont ceux qui sont mis à part, qui ne
font plus partie du monde et de ses pratiques : « Ne vous conformez pas au
monde »).
« Qu’elles se taisent » : « sigatôssan », qui vient de « sigaô », signifiant « se
taire », « garder le silence ».
Ce passage est donc beaucoup plus sévère que celui de 1 Timothée 2 : 11 et
12.
A cause de ces écrits, Paul a auprès de la plupart des croyants une
réputation de misogyne. Il faut prendre un prudent recul par rapport à ces
passages des Ecritures, en ne réagissant pas à « chaud », mais en tentant
d’analyser calmement ce que l’apôtre a voulu dire. Il est un fait que par nature
la femme, tout comme Eve, est plus sentimentale que l’homme et réagit
souvent en fonction de ses émotions. Elle est facilement entraînée à la parole
facile et peut donc être fréquemment sujette à un manque de rigueur dans
ses propos. Trop souvent on voit également des femmes prendre autorité sur
l’homme dans les assemblées.
Ce n’est pas qu’elles n’aient rien à dire. Mais il est un fait que lorsqu’il y a un
ou des homme(s) dans l’assemblée, il est dans l’ordre des choses que le
Seigneur attende de lui ou d’eux qu’ils prennent la responsabilité de la
conduite de la réunion. N’est-ce pas à Adam que D.ieu avait confié la
première responsabilité sur la terre qui était de nommer les animaux ? La
Parole nous dit par contre que la femme, tout comme l’homme, peut prier et
prophétiser (comme nous l’avons étudié plus haut dans 1 Corinthiens 11),
remplir un service diaconal (1 Tim. 3 : 11, Romains 16 : 1-2), servir aux côtés
de son époux (voir Aquilas et Priscille dans Actes 18 : 2 à 26) et qu’elle doit
également enseigner les femmes plus jeunes (voir Tite 2 : 3 à 5).
Ceci est déjà en soi tout un programme ! Lorsqu’il n’y a pas d’hommes, le
Seigneur peut choisir une femme pour prendre en charge une assemblée ou
un service quelconque, et ce jusqu’à ce que D.ieu pourvoie. Nous en avons
eu l’exemple dans une assemblée en Belgique où, durant la guerre 40-45, il
n’y avait plus d’hommes pour tenir les réunions, car ils étaient tous mobilisés.
Une femme plus âgée, remplie de sagesse, a pris la relève jusqu’à la fin de la
guerre et l’assemblée est restée debout, remplissant en outre sa mission de
prière pour les frères absents.
En ce qui me concerne, alors que je vous dispense quelques perles tirées de
l’hébreu et du grec, je le fais à la demande de mon époux, puisqu’il n’y a
actuellement parmi nous aucun frère qui a eu le privilège comme je l’ai eu
d’étudier l’hébreu et le grec anciens. Je le fais donc en toute soumission à
mon époux et aux anciens dans notre oeuvre, et sans la moindre
revendication personnelle au service dans l’Eglise. Je pense qu’il s’agit là de
l’attitude d’obéissance nécessaire à tout service.

1 Pierre 3 : 1 et 2

« Vous de même, femmes, soyez soumises chacune à votre mari, afin que
même si quelques-uns n’obéissent pas à la parole, ils soient gagnés sans
parole, par la conduite de leur femme, en voyant votre conduite pure et
respectueuse. »
Dans le grec, les termes «èn phobô » signifient «dans le respect », mais aussi
« dans la crainte ». Il s’agit donc pour la femme croyante d’avoir une profonde
crainte de D.ieu, qui aura pour conséquence de la conduire à avoir une
crainte respectueuse envers son mari. Aucune parole ne sera nécessaire
pour le convaincre (« sans parole»), mais la vraie crainte respectueuse
envers celui à qui elle se soumet volontairement provoquera
automatiquement le désir de celui-ci de se soumettre aussi à D.ieu. Un époux
n’a pas besoin qu’on lui fasse la leçon, il a besoin du soutien et de la
reconnaissance de son épouse, avec le respect qui va de pair.
Pour clore ce petit chapitre, je dirai donc que l’attitude de la femme croyante
doit être avant tout une attitude d’obéissance à la parole de D.ieu qui lui
recommande la soumission. Quel que soit le comportement de son mari, la
femme qui, par la foi et la persévérance, choisira d’obéir à D.ieu dans la
soumission à son époux (tant que celui-ci n’exige pas d’elle des choses
contraires à la Parole et à la sainteté de D.ieu), verra sans aucun doute celuici
être amené à la même foi, un jour ou l’autre. La rébellion n’a jamais produit
de bons fruits, bien au contraire.
Il en va de même dans l’Eglise : la femme qui choisira librement de prendre
sa place dans la soumission sera honorée par le Seigneur et Il lui confiera
des tâches importantes à Son service. Je l’ai personnellement expérimenté
depuis des années et j’en vois les fruits dans ma vie. Je recommande donc à
mes soeurs de se conformer à la parole de D.ieu sans transiger, avec
exigence, et elles seront bénies.

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  • Brigitte Pelletier dit :

    Merci pour ces paroles d’Élishéva,
    Depuis que je mets mon coeur à me soumettre davantage et diminuer de beaucoup mes paroles, je ressens une paix en moi et je suis beaucoup moins dans le faire.
    Je rends grâce à Dieu pour cette paix qui prend place dans ma vie. Merveilleux Seigneur.
    Ceci confirme les enseignements de Paul.
    Soit-bénie ma soeur.

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