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En lisant dans les textes en grec et en hébreu

By 25 décembre 2013 décembre 29th, 2013 Doctrine, Etz Be Tzion, Lève-toi !

Marc 2 : 27

Ce verset devrait attirer notre attention. Il est de partout convenu dans le monde chrétien que le Shabbat est réservé aux Juifs. Serions-nous comme les catholiques qui ont supprimé un des dix commandements (celui qui nous parle de ne pas nous faire d’images taillées…) et l’ont remplacé par un autre ?

D.ieu ne nous a-t-Il pas par ailleurs donné Lui-même l’exemple en étant le tout premier à pratiquer le Shabbat ?!

Le contexte : Jésus s’adresse à ses disciples alors qu’ils traversent un champ et qu’il les autorise à prendre des épis de blé pendant Shabbat. Les pharisiens l’interpellent sur ce qui n’est pas permis de faire selon la loi juive pendant Shabbat et Jésus leur rappelle ce que fit David en fuite, lorsqu’il fut auprès d’Aviatar et qu’il mangea des pains de proposition réservés aux seuls prêtres.

Il leur explique ensuite le fondement même du Shabbat et ce verset à lui seul résume ce qu’il implique : « Le Shabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le Shabbat. » (Versions Ostervald et Segond à la Colombe).

Le mot grec pour « homme » est « anthrôpos », ce qui signifie « être humain » (l’homme, vis-à-vis de la femme, se nomme, lui, « aner »). Il n’est pas écrit ici : Le Shabbat a été fait pour le Juif, (pour l’Israélite), et non pas le Juif pour le Shabbat. »

Ce verset nous montre l’universalité du Shabbat, réservé à tout homme pour lui donner du repos, un jour de liberté pour tout être humain sur la Terre, car ce jour est saint et chacun a droit en ce jour à bénéficier de la grâce de D.ieu et de Son repos, pour entrer en communion avec son Dieu et pour Lui rendre un culte qui Lui soit agréable.

Luc 24 : 1

Lisons en parallèle Matthieu 28 : 1, Marc 15 : 1 et Jean 20 : 1 (qui nous dit quant à lui : « L’obscurité étant encore » – « skotias éti oussès »).

Luc 24 : 1 nous parle de « ortrou batéôs » – « de grand matin » (Segond et Ostervald).

En réalité, la venue des femmes se fit à l’extrémité de la nuit, alors qu’il faisait encore sombre, selon le grec. De grand matin n’est donc pas exact, car il peut faire penser que le soleil s’était déjà levé.

A ce moment-là, le Seigneur était déjà ressuscité. Il ne peut être ressuscité que le Shabbat ou la nuit qui suit, pas le dimanche matin, car il faisait toujours sombre quand les femmes sont arrivées au tombeau.

Nous en parlerons à une autre occasion, en étudiant les textes, mais il est clair qu’il faut se pencher sur ce grand mystère qui agite l’Eglise depuis des siècles, une Eglise qui ne connaît pas le monde juif, les fêtes juives, les traditions bibliques, car elle en a été coupée par une autorité religieuse politique désirant rompre toutes amarres avec le judaïsme biblique.

Il s’agit de considérer qu’il est impossible que Jésus soit resté trois jours et trois nuits dans la tombe s’il est mort un vendredi. Comptons comme nous voulons : c’est absolument impossible ! Mais nous en reparlerons plus tard.

Luc 23 : 54

Ostervald et Segond nous disent ceci : « C’était le jour de la préparation et le Shabbat allait commencer. »

Retenons ce qui est écrit plus haut. Nous y viendrons à une autre occasion.
Mais ce qui va attirer notre attention cette fois concerne la fin du verset. Longtemps je me suis posé la question de savoir si la coutume juive de l’allumage des bougies est très ancienne, ou si elle date de l’époque du Talmud ou encore si elle est plus récente.

Ce verset ne nous dira pas quelle est l’origine de cette tradition, mais par contre il va nous éclairer sur le fait qu’elle était déjà pratiquée à l’époque du Seigneur Yeshoua. En effet, le français a tronqué de manière radicale ce qui en grec nous éclaire à merveille sur le sujet (c’est le cas de le dire !).

Ce qui est traduit par « le Shabbat allait commencer » se dit en grec : « sabbatone èpéfôskene ». Cette expression signifie littéralement : « La lumière de Shabbat allait être allumée, allait commencer à briller ». Le mot « èpéfôskene » vient du verbe « fôskô » qui signifie : « éclairer, illuminer ». Nous avons donc ici la preuve que cette belle coutume de l’allumage des bougies dans les foyers juifs remonte à très longtemps. Elle est accompagnée de magnifiques prières par lesquelles la femme demande à Dieu de bénir son foyer, d’y instaurer Sa paix et la lumière de Son Esprit pendant ce Shabbat et de faire que ses enfants marchent à la lumière de l’Eternel.

Elishéva Goël

Reproduction autorisée avec mention de la source.

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