En lisant dans les textes en hébreu.

By 26 décembre 2013 janvier 7th, 2014 Doctrine, Etz Be Tzion, Lève-toi !

Malachie 3 : 17

« Ils seront à moi, dit l’Eternel des armées, ils m’appartiendront en propre au jour que Je prépare » (Segond à la Colombe). « Ils seront ma propriété. » (Ostervald). La TOB dit : « Ils m’appartiendront, dit le Seigneur le tout-puissant, au jour que Je prépare, comme ma part personnelle. »

Mais le mot « ségoula », ici traduit par « propriété », « part personnelle », a comme sens essentiel en hébreu « trésor ». Il y a donc une dimension plus puissante, qui indique à quel point le peuple est cher au cœur de l’Eternel, que la traduction française ne rend pas.

Psaume 1 : 2

Segond et Ostervald : « … mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel et qui médite sa loi jour et nuit ! »

En hébreu, il est écrit : « Car si son plaisir est dans la Torah de YHWH, et s’il médite (ou murmure) dans sa Torah de jour et de nuit,… » « … il est comme un arbre planté près de canaux d’eau. »

Le mot utilisé pour « médite » est « lahag » (méditer continuellement, étudier beaucoup). Le mot « hèguè » de même racine signifie : « bruit qui sort de la bouche, murmure, plainte, soupir ». On y trouve donc la dimension d’une méditation profonde qui s’exprime par un son semblable à un murmure.

Le mot « Torah » a été traduit en français par loi. Pourquoi ne pas l’avoir conservé ? Certes la loi est écrite dans la Torah (Pentateuque), mais bien d’autres choses y sont inscrites et il est bon de méditer toute la Torah qui nous donne dès ses premiers mots un dévoilement du plan du salut pour l’humanité et tant d’autres enseignements extrêmement profonds.

2 Samuel 6 : 7

On nous parle dans ce verset du geste d’Ouza qui voulut retenir l’arche alors qu’elle allait tomber lors de son transport. « D.ieu le frappa à cause de sa témérité. » Ostervald. La TOB nous dit : « Et D.ieu le frappa là pour cette insolence. » Segond traduit le mot « shal » par « sacrilège » (« Et D.ieu le frappa là, à cause de ce sacrilège. »).

La Thompson a comme note en bas de page ce qui suit : « Ce mot n’apparaît qu’ici dans l’Ancien Testament (Tanah’) et son sens reste incertain ; sacrilège semble bien convenir ».

Ayant vérifié quelle peut être la signification du mot « shal » dans le dictionnaire hébreu ancien-français de Sander et Trénel, je ne l’y ai pas trouvé. Il n’existe pas en hébreu moderne non plus. Sa signification reste donc incertaine. Ce cas est assez rare dans la Parole de D.ieu.

2 Samuel 6 : 11

« L’Arche de l’Eternel resta trois mois dans la maison d’Obed-Edom de Gath,.. » (Segond).

En hébreu, le mot « arche » est dit « arone », qui signifie : « armoire, boîte, coffre, arche, et même cercueil ». Différentes associations de mots sont utilisées pour définir cette Arche sainte où étaient enfermées les tables de la loi :

–         « Arone Elohim » (l’Arche de D.ieu)

–         « Arone HaBrit » (l’Arche de l’Alliance)

–         « Arone HaHérout » (l’Arche du témoignage).

Mais que veut dire le mot « arche » ? Eh bien, il vient du latin « arca » qui signifie tout simplement « coffre ».

L ‘arone est aussi le nom donné à l’armoire où est enfermé le Séfer Torah (rouleau de la Torah) dans la synagogue, écrit exclusivement à la main par un scribe, ceci le rendant de grand prix. Il peut se trouver plusieurs rouleaux dans cette armoire, souvent magnifiquement décorée. Le ou les rouleau(x) sont sortis à chaque Shabbat matin pour la lecture de la Parasha lors de l’office et lors des fêtes, notamment à la fin de Souccot, pendant la fête de Simh’at Torah (la joie de la Torah) où les rouleaux sont promenés en chantant et en dansant parmi les fidèles qui les embrassent au passage. Cette fête clôture Souccot, la fête biblique des Tabernacles, et inaugure le début de la lecture recommencée de la Torah pour une année.

Daniel 7 : 13

« Je regardais pendant mes visions nocturnes, et voici que sur les nuées du ciel arriva comme un fils d’homme ; il s’avança vers l’Ancien des jours, et on le fit approcher de Lui. »

En hébreu dans Daniel, « fils d’homme » est dit « bar ènash ». Voici donc « la » référence au Fils de l’homme cité dans la Brit Ha’Hadasha (Nouvelle Alliance dite aussi Nouveau Testament) et qui s’appelle Jésus.

Daniel en avait eu la révélation. Voyez le verset 14 : « On lui donna la domination, l’honneur et la royauté ; et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera pas, et sa royauté ne sera jamais détruite. »

Elishéva Goël.

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