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EN LISANT DANS LE TEXTE EN HEBREU ET EN GREC d’ Elishéva Goël / Extrait N°21

By 9 avril 2021mai 7th, 2021Elishéva Goël, LECTURE QUOTIDIENNE

Actes 21 : 21

Tout un courant du christianisme revenant aux sources juives de sa foi
suggère que les croyants non juifs devraient manger des viandes pures
(selon Lév. 11 et Deut. 14 – passages sur les viandes impures non
consommables par les Israélites, selon l’ordre de l’Eternel). Voici ce qu’il me
semble juste de considérer, pour éviter les dérives.
Prenons dans son contexte le verset d’Actes 21 : 21: « Ils (les Juifs
pieux) ont entendu dire que tu (Paul) enseignerais les Juifs (pas les
païens) qui vivent parmi les païens la défection (le renoncement = apostasia,
en grec) vis-à-vis de Moïse, disant de ne pas circoncire leurs enfants et de ne
pas suivre les coutumes (juives) ».
Ce passage concerne donc Paul (qui était israélite, né de nouveau, et qui
continuait à observer les fêtes de l’Eternel et la loi). Celui-ci est accusé de
vouloir détourner les Juifs messianiques ou autres de la loi de Moïse, ce qui
est une fausse accusation, évidemment. Ce passage ne concerne pas les
chrétiens issus des nations.
Ce n’est donc pas un passage qu’il faudrait utiliser pour tenter de convaincre
les non-Juifs de la nécessité de respecter toute la loi de Moïse.
• Galates 3 : 10 : « Car tous ceux qui s’attachent aux oeuvres de la loi sont
sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque qui n’observe
pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en
pratique ».

• Galates 5 : 3 :

« Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait
circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi toute entière. »
L’épître aux Galates est adressée aux Goyim (non-Juifs), donc on voit bien
qu’ils ne sont pas tenus d’observer toute la loi, sauf Galates 5 : 14 : « Car
toute la loi est accomplie dans une seule parole : Tu aimeras ton prochain
comme toi-même ».
Qu’est-ce qui est recommandé dans la parole de D.ieu aux Goyim qui
viennent à la foi en leur Messie Yeshoua ? (Lisons Actes 15 : 5 et 19 à 29).
Les apôtres et les anciens de Jérusalem décident qu’il ne faut pas leur créer
de difficulté (v.19), puisque les Juifs eux-mêmes ne peuvent porter le joug de
la loi (v.10), selon ce que dit Pierre.
« Dès lors, qu’ils s’abstiennent des souillures des idoles, de la
débauche, des animaux étouffés et du sang » (sang : manger de la
viande non cachérisée – cachérisée c’est-à-dire lavée pour être débarrassée
du sang – consommer du sang – comme du boudin noir ou lors de rituels
occultes tels qu’on en trouve encore parmi certaines tribus en Afrique etc. ou
parmi les satanistes pour obtenir du pouvoir – et avoir des relations
sexuelles pendant les règles). Notons que les relations sexuelles pendant
les règles sont dénoncées par les scientifiques comme étant un déclencheur
du cancer du col de l’utérus, ce qui nous démontre que même dans le
domaine matériel, physique, la désobéissance à ce commandement de
s’abstenir du sang a des conséquences qui peuvent être dramatiques.
En ce qui concerne les viandes impures citées dans la Torah et interdites à la
consommation pour les Israélites, pas un seul verset de la Brit Ha’Hadasha
ne dit que les Goyim appartenant au Seigneur Yeshoua doivent s’en abstenir.
Il semblerait, contre toute logique humaine, que cela soit réservé aux
Israélites seuls.

• 1 Tim. 4 : 4 :

« Car tout ce que D.ieu a créé est bon, et rien ne doit être
rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâce ». (Retenons que
cette épître est adressée aux Goyim).

• 1 Cor. 10 : 25 :

« Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous
enquérir de rien par motif de conscience ». (Passage également adressé
à des Goyim, chez lesquels les boucheries contenaient des viandes
impures comme le cochon, et pas seulement des viandes sacrifiées aux
idoles, comme le contexte le précise. Ce passage ne concerne pas les
Israélites).
Selon la Nouvelle Alliance (Brit Ha’hadasha), on ne peut donc pas dire à un
Goy né de nouveau de manger des viandes pures uniquement (même si on
peut le lui conseiller pour sa santé, ce qui est un point de vue humain
uniquement, les viandes impures étant issues d’animaux que D.ieu a créés
pour nettoyer la planète de ses déchets et qui sont pleines de toxines).
On ne peut pas non plus lui dire de consommer uniquement des viandes
impures, parce qu’il est goy, mais il a le droit de manger des viandes pures s’il
le souhaite. Chacun doit agir dans ce domaine selon sa conscience. En effet,
la Parole ne dit rien à ce sujet, comme je l’ai dit plus haut, dans la Nouvelle
Alliance.
Pour revenir sur le terme « impur » (« tamé » en hébreu), il faut considérer
que ce mot n’a pas dans la Torah le même sens que celui qu’on lui donne
parmi les Goyim.
Par exemple, une femme qui a ses règles est considérée comme impure. Un
contact physique quel qu’il soit avec elle, selon la Torah, rend un sacrificateur
impropre à pratiquer un sacrifice. Il a donc besoin de se purifier.
Ce n’est pas pour autant que la femme est impure, comme le serait une
débauchée, ou une prostituée. L’impureté est donc considérée dans la loi
comme un état qui est en opposition à la sainteté de YHWH et du Temple. Il
ne s’agit pas de saleté ni de matière répugnante (comme la chair du porc),
mais on parle de quelque chose d’impur chaque fois que s’arrête le processus
qui développe la vie selon la sainteté de YHWH.
Si nous suivons les conseils décrits par plusieurs qui prônent la pratique de la
cacheroute pour les goyim convertis à Yeshoua (les chrétiens, donc !), il
faudrait donc appliquer également cette règle (dès qu’un contact physique
inattendu avec un femme se produit, un homme devrait automatiquement se
rendre au Mikvé pour se purifier. Et quant aux femmes chrétiennes, après
leurs règles, ou après avoir accouché, elles devraient également se rendre au
Mikvé avant de reprendre des relations sexuelles avec leurs maris). Bien
d’autres commandements seraient dès lors obligatoires pour chaque croyant
en Yeshoua et leur rendrait la vie impossible, comme Pierre le dit lui-même
dans Actes 15 : 10.
Cela semble-t-il correspondre à ce que la Brit Ha’Hadasha nous enseigne ?
La loi accomplie en Yeshoua n’est-elle pas une loi qui transcende ces choses
en nous conduisant à la sainteté par la grâce, sans devoir passer par toutes
ces règles qui, même si elles sont un pédagogue, ne doivent pas pour autant
devenir pour les chrétiens des fardeaux sans lesquels ils ne pourraient pas
accéder à la sanctification ?

Jean 21 : 11

« Simon Pierre monta dans la barque et tira à terre le filet plein de centcinquante-
trois grands poissons ; et quoiqu’il y en ait tant, le filet ne se rompit
point. »
Le nombre 153 utilisé dans ce passage n’est pas anodin. La Bible regorge de
nombres aux caractéristiques symboliques. Par exemple, le nombre 318, qui
est le nombre des serviteurs d’Abraham. C’est aussi la valeur numérique du
nom Eliézer, qui était le serviteur par excellence d’Abraham.
Le nombre 666 est un nombre triangulaire (de 1 à 36, ajoutés les uns aux
autres, formant un triangle : 1, 1+1, etc. - 36), tout comme le nombre 17 qui
est la valeur numérique de « Guédi », que l’on va retrouver plus loin dans
Ezéchiel, en rapport avec notre sujet. En même temps, 17 c’est 10 (la
complétude) + 7 (la perfection divine).
Jean utilise régulièrement des symboles et celui-ci est particulièrement
parlant.
Si l’on fait quelques recherches sur ce nombre, on s’aperçoit que les pères de
l’Eglise l’on remarqué et ont dit ceci le concernant :
Origène : 153 est le symbole de la Trinité.
Cyrille d’Alexandrie : c’est le symbole de D.ieu et de l’Eglise : païens : 100,
Juifs 50, Trinité : 3.
Saint-Augustin : 153 représente la totalité des élus (caractère hétérogène
mais uni de l’Eglise).
Les quatre premiers livres de la Torah : la somme des chapitres = 153
(50+40+27+36).
En hébreu, 153 est la valeur numérique de Eglaïm (que l’on trouve cité dans
Ezéchiel 47 : 8-10 : « Il me dit: Cette eau coulera vers le district oriental,
descendra dans la plaine, et entrera dans la mer; lorsqu’elle se sera jetée
dans la mer, les eaux de la mer deviendront saines. Tout être vivant qui se
meut vivra partout où le torrent coulera, et il y aura une grande quantité de
poissons; car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout
vivra partout où parviendra le torrent. Des pêcheurs se tiendront sur ses
bords; depuis En Guédi jusqu’à En Églaïm, on étendra les filets; il y aura
des poissons de diverses espèces, comme les poissons de la grande mer, et
ils seront très nombreux ».
« Depuis En Guédi jusqu’à En Eglaïm » : le torrent d’eau vive viendra se jeter
dans la Mer Morte et là se trouvera un séchoir à filets de gros poissons. En
Guédi se trouve sur la rive occidentale, côté Israël. En Eglaïm, sur la rive
orientale en Moab, terre païenne. Cela symbolise donc tous les « poissons »
juifs et païens.
153 est la somme des chiffres entre 1 et 17, formant un triangle équilatéral
dont chaque côté est formé de 17 points.
La valeur numérique du mot « poisson » en hébreu est de 17. Guédi, comme
nous l’avons dit plus haut a la valeur numérique de 17 également et en plus,
ce mot est l’anagramme de « poissons » en hébreu.
Retenons donc que ces nombres ont une importance symbolique capitale et
que 153 symbolise parfaitement le nombre des élus de toutes nations qui sont
appelés par le Seigneur.

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  • Brigitte Pelletier dit :

    Merci Élishéva, ce sont des points intéressants, comme la
    consommation de la viande et le sang pour les non-juifs.
    Ceci fait plus de clarté sur le sujet.

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