Et si les bioterroristes utilisaient des logiciels malveillants pour pousser les laboratoires à créer des virus et des toxines ?

By 6 décembre 2020Le mot du jour

Et si les bioterroristes utilisaient des logiciels malveillants pour pousser les laboratoires à créer des virus et des toxines ?

Des chercheurs de l’Université Ben-Gurion du Néguev (Israël) nous mettent en garde face à une nouvelle forme d’attaque biologique qui repose sur l’utilisation de logiciels malveillants déployés à distance pour créer des dégâts. Une menace qui semble bien réelle !…….Détails…….

Les pirates cherchent visiblement à étendre leur champ d’action.
Il est évident que les criminels développent de nouvelles techniques pour faire le plus de victimes possible, mais qui aurait pu imaginer qu’un jour ils arriveraient jusqu’à utiliser des malwares pour piéger le personnel des laboratoires et les pousser à créer involontairement des virus et des toxines ?
C’est du moins ce que souligne un nouveau rapport repéré par nos confrères d’EurekAlert.
Le rapport en question a été publié dans la revue Nature Biotechnology et émane d’une équipe d’experts en cybersécurité de l’Université Ben Gourion du Néguev à Beer-Sheva, en Israël.
Des logiciels malveillants pour modifier la composition d’un ADN
Quand on parle d’attaque biologique, on a tendance à penser que le pirate doit être en contact physique avec l’environnement dans lequel se trouvent ses cibles. Toutefois, avec cette nouvelle technique évoquée par l’université israélienne Ben Gourion du Néguev, aucun contact réel n’est requis.
Au lieu de cela, les pirates utilisent des logiciels malveillants pour remplacer une courte sous-chaîne de l’ADN sur l’ordinateur d’un bio-ingénieur afin qu’une toxine ou un virus soit involontairement créé.
Pour se mettre à l’abri d’une telle menace, certains fournisseurs de gênes synthétiques ont déjà renforcé les démarches de vérification de leurs commandes. D’après Rami Puzis, chef du BGU Complex Networks Analysis Lab, il s’agit pour l’heure de la ligne de défense la plus efficace contre ce type d’attaque.
Des directives encore fragiles
 
Aux États-Unis, la Californie a été cette année le premier État à introduire une législation sur les ventes d’ADN.
Cependant, les directives établies par le Département américain de la santé ne seraient pas encore suffisantes pour garantir la sécurité de la population. Et pour cause, il serait possible de contourner les systèmes de contrôle existants par le biais d’une procédure d’obscurcissement générique.
Rami Puzis est conscient du fait que l’attaque par injection d’ADN constitue une menace de taille vu qu’elle permet d’altérer les processus biologiques. L’expert recommande ainsi de renforcer la chaîne d’approvisionnement en ADN synthétiques en mettant en place des moyens de protection contre les menaces cyberbiologiques.

Source FredZone

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