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INSEPARABLES de Haïm Goël / Extait N°18 : « Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume. Alors les nations verront ton salut, et tous les rois ta gloire ; et l’on t’appellera d’un nom nouveau, que la bouche de l’Éternel déterminera.

« Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume. Alors les nations verront ton salut, et tous les rois ta gloire ; et l’on t’appellera d’un nom nouveau, que la bouche de l’Éternel déterminera. Tu seras une couronne éclatante dans la main de l’Éternel, un turban royal dans la main de ton D.ieu. On ne te nommera plus délaissée, on ne nommera plus ta terre désolation; mais on t’appellera mon plaisir en elle, et l’on appellera ta terre épouse ; car l’Éternel met son plaisir en toi, et ta terre aura un époux. Comme un jeune homme s’unit à une vierge, ainsi tes fils s’uniront à toi ; et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, ainsi tu feras la joie de ton D.ieu ».

La présence actuelle d’une bonne partie de Juda et sans doute d’une partie de Lévi et de Benjamin, assimilés dans Juda, en Israël aujourd’hui est un accomplissement partiel, à tous égards et relativement à ce que je viens d’écrire plus haut.  En  1 Chroniques 5 : 1 et 2 il est écrit que le droit d’aînesse perdu par Ruben du fait de sa faute et de son impureté fut transféré aux fils de Joseph, à Ephraïm et Manassé et non à Juda. Cette parole ne s’est pas encore accomplie et nous verrons plus loin que ce sont des « amants de Sion », aujourd’hui partie des tribus perdues d’Israël, qui vont développer dans les temps de la fin un amour quasi irrationnel mais si profond d’Israël, ce qui leur donnera progressivement leur droit d’aînesse. N°1 en terre d’Israël, droit d’aînesse transféré oblige… et N°2 face à D.ieu.  Mais ceci est développé plus loin dans ce livre au chapitre 12.

 

 

 

Revenons-en à nous, Messieurs !

 

Il en est de même pour tout le reste de vos semences : vos paroles, votre vécu quotidien, votre philosophie, vos priorités et au pinacle votre identité, espérée d’En Haut et non d’en bas, et les choix qui en découlent pour le navire de votre couple et famille.

Elles, vos femmes, reçoivent tout et en sont imprégnées. Elles sont en quelque sorte « enceintes » de vous en tous temps car elles vous aiment et ceci d’autant plus si vous leur accordez l’attention aimante, respectueuse et protectrice que toute femme attend foncièrement. Et leur amour sera d’autant plus silencieux et pudique qu’il est profond et qu’elles sont en permanence enceintes, oui, de tous vos faits et gestes.

 

L’intimité de la pièce vide de toute présence familiale trop bruyante libérera parfois des paroles d’or qui prouveront cela. Des paroles d’or venues du cœur de votre femme vers vous. Comme le faisait Sarah lorsqu’elle s’adressait à Abraham en lui disant : « Mon Seigneur » !

Cela vous arrive-t-il, Messieurs et chers frères ?

 

Cette belle et grandiose expérience de la grossesse est hélas négligée stupidement par tant d’hommes, non observée, non méditée, voire souvent méprisée avec une  condescendance à peine masquée qui ne fait que trahir des peurs surprenantes, des problèmes sexuels, ou un égoïsme qui ne s’avoue pas. J’aimerais insister ici : un homme qui n’a pas contemplé avec frissons d’émerveillement son épouse enceinte jusque dans les derniers jours de cette grossesse est un handicapé en tant que N°1 et il est probablement plus un macho qui s’ignore qu’un homme biblique, qu’un homme complet tout simplement.

 

Je ne puis oublier ce qui commença à me séparer d’un des deux prophètes évoqués plus haut.

 

C’est justement cette comparaison de deux N°2 : la femme dans l’ordre relationnel du couple et au fond dans un de ses rapports à la communauté, à la société, et le prophète dans l’ordre relationnel au corps et au ministère apostolique, ce qui provoqua chez cet homme une réaction de rejet très, très violente.

Réaction qui ne faisait que confirmer le paysage connu de son relationnel de couple : problématique, hélas. Réaction qui confirmait aussi l’aspect enfantin, capricieux, réactif d’un adolescent prolongé pour lequel le prophétisme était un sas d’évacuation ludique bien plus qu’une paisible et forte tour de l’Eternel pour le service d’autrui et la gloire de D.ieu.

 

Comment le rapport de cet homme au ministère apostolique pouvait-il dès lors être fructueux de même que son rapport au corps ? Cet homme finit par créer un ministère en roue libre et une équipe caractérisée par des participants semblables à lui. Inévitable et fatal. Le drame, c’est que le côté résolument spectaculaire de ces ministères exprime leur don avec une capacité d’illusion et qu’en bien des lieux du corps le discernement manque. A terme, le faux prophétisme surgit avec les dégâts à la clé.

 

Quelle erreur tragique que cette méconnaissance du premier des N°2. La femme, qui est bien comprise, bien intégrée dans la conscience, le cœur, la connaissance et l’intelligence d’un homme, devient un partenaire incontournable, le partenaire incontournable tel que voulu par D.ieu à l’origine. D.ieu n’a-t-il pas dit : « il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui est son vis-à-vis » (Gen. 2 : 18) ? Et combien d’époux, à commencer par votre serviteur, négligeant d’écouter les conseils de « leur N°2 » durent ensuite s’en mordre les doigts. Encore heureux lorsqu’ils s’en rendent compte et l’admettent.

 

 

Revenons à l’apôtre africain.

 

Environ deux ans plus tard, un couple missionnaire qui entretenait d’excellents rapports avec l’apôtre africain mentionné plus haut me visita comme il avait coutume de le faire chaque année pour un temps de prière.

 

Je reçus une prophétie terrible et j’annonçai subitement, saisi par l’Esprit, que l’apôtre africain allait connaître un terrible accident et qu’il y perdrait plusieurs membres de sa famille. Pour séparer les frères africains de l‘influence devenue néfaste de la « maison mère » d’Europe, D.ieu choisissait de « décapiter » l’œuvre en Afrique. C’est ce qui advint.

 

L’œuvre africaine finit par obtenir à travers une tragédie son indépendance devenue nécessaire. Je reçus en Esprit que le couple présent dans ma maison devait reprendre en mains la vision missionnaire priée dans les années 1930 par un apôtre et confirmée quant à son exécution par un prophète dans les années 1990. Et c’est ce qui advint aussi.

 

En conclusion : bien des prophètes mais aussi des apôtres ou des pasteurs, des évangélistes, des docteurs, des anciens, etc. n’ont pas reçu une révélation profonde de leur imbrication et dépendance mutuelle dans le corps et s’exposent à un grand danger : créer leur propre ministère ou mouvement et se faire eux-mêmes N°1 permanents. C’est évidemment une aberration. Le retour de manivelle sera toujours à redouter et quelle que soit leur onction de départ, leur ministère, leurs dons irrévocables, tout ce qu’ils construiront n’empêchera pas leur échec finalement, d’une façon ou d’une autre. Les fruits seront peu ou prou gâchés…

 

Ne l’oublions jamais, fonctionner ainsi nous situe en fait comme étant en pleine dynamique charnelle, diabolique. Fonctionner ainsi nous conduit à plein et à pieds joints dans un piège luciférien que nous avons déjà largement décrit dans ce livre. Nul ne peut longtemps dans le royaume de D.ieu revendiquer une indépendance de N°1 permanent. Nul ne doit négliger ou mépriser les directions divines données par le corps, à condition bien sûr que ces directions viennent de D.ieu et non de systèmes religieux qui se disent hypocritement de D.ieu. Discernement requis…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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