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INSEPARABLES de Haïm Goël / Extrait N° 38 : Et D.ieu va intervenir !

Et D.ieu va intervenir !

Comment ?

 

D’abord et avant tout, cette manière de mettre en lumière notre chaos n’est pas une accusation. Mais au contraire ce chaos supporté par D.ieu devient en quelque sorte effet et démonstration d’une grâce insistante et profonde. Toute l’histoire d’Esaü et Jacob et de certains descendants de Jacob va être une longue déclaration de la grâce de D.ieu, jusque et y compris le mystérieux combat de Jacob au gué de Jabok, et la promesse d’un plan de restauration peu à peu dévoilé qui ouvre une porte toute particulière aux N°2 délaissés et abusés souvent par l’égoïsme issu de la chute dans le caractère de tant de N°1 abusifs. Préparons-nous à un parcours extraordinaire dans l’Ecriture.

 

1/ Esaü et Jacob se heurtent dès le sein de leur mère. La lutte pour la prééminence est à son comble. Le relationnel N°1 et N°2 est plus que manqué ici et cette « catastrophe » est exposée.

 

2/ La « catastrophe » exposée, D.ieu va la laisser mûrir pour en tirer Sa solution gracieuse à travers une longue histoire, une lente prise de conscience au gré de divers épisodes sur plusieurs générations et tout cela pour nous conduire à la tribu de Juda en tant que N°1, détentrice des principes de la royauté et de la Torah portée au long des siècles, et les tribus perdues qui seront  généralement appelées dans la suite Israël ou Ephraïm (Voyez entre autres Ez. 37 et Osée). Ephraïm est détenteur des bénédictions de son père Joseph et ses bénédictions sont typiquement N°2. Nous verrons cela plus loin. Un N°1 et un N°2 appelés à se réconcilier à l’entrée du Millenium qui vient bientôt : « Et toi, fils de l’homme, prends une pièce de bois, et écris dessus : Pour Juda et pour les enfants d’Israël qui lui sont associés. Prends une autre pièce de bois, et écris dessus : Pour Joseph, bois d’Éphraïm et de toute la maison d’Israël qui lui est associée. Rapproche-les l’une et l’autre pour en former une seule pièce, en sorte qu’elles soient unies dans ta main. Et lorsque les enfants de ton peuple te diront : Ne nous expliqueras-tu pas ce que cela signifie ? réponds-leur : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, Je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d’Éphraïm, et les tribus d’Israël qui lui sont associées ; Je les joindrai au bois de Juda, et J’en formerai un seul bois, en sorte qu’ils ne soient qu’un dans Ma main » (Ez. 37 : 16 à 19).

 

Cette première réconciliation N°1 et N°2, savoir Juda et Ephraïm, sera la première à l’entrée du Millenium et sera suivie pour 1000 années de toutes les autres restaurations N°1 et N°2. Rêvons les yeux ouverts…N’oublions pas de nommer au passage la réconciliation des porteurs de Torah avec ceux qui ont été chargés par le Rouah HaKodesh de la magnifier durant 2000 années écoulées parmi les nations.

 

3/  Genèse 25 : 27 : « Ces enfants grandirent. Ésaü devint un habile chasseur, un homme des champs ; mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes ».   Ceci ne vous rappelle-t-il rien ? Il y a ici un air de déjà vu qui nous rappelle Caïn, l’aîné et Abel le second, sauf qu’ici c’est le second qui est « la chose » de sa mère. Ah, ces femmes N°2 en boussoles affolées… et ce n’est pas un hasard si celle qu’on appellera Marie (la mère de Jésus) s’appellera en fait Myriam. Ce qui veut dire rebelle.

 

Genèse 27 v 1 à 29 : « Isaac devenait vieux, et ses yeux s’étaient affaiblis au point qu’il ne voyait plus. Alors il appela Ésaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui répondit : Me voici ! Isaac dit : Voici donc, je suis vieux, je ne connais pas le jour de ma mort. Maintenant donc, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, va dans les champs, et chasse-moi du gibier. Fais-moi un mets comme j’aime, et apporte-le-moi à manger, afin que mon âme te bénisse avant que je meure.

 

Rebecca écouta ce qu’Isaac disait à Ésaü, son fils. Et Ésaü s’en alla dans les champs, pour chasser du gibier et pour le rapporter. Puis Rebecca dit à Jacob, son fils : Voici, j’ai entendu ton père qui parlait ainsi à Ésaü, ton frère : Apporte-moi du gibier et fais-moi un mets que je mangerai ; et je te bénirai devant l’Éternel avant ma mort. Maintenant, mon fils, écoute ma voix à l’égard de ce que je te commande. Va me prendre au troupeau deux bons chevreaux ; j’en ferai pour ton père un mets comme il aime ; et tu le porteras à manger à ton père, afin qu’il te bénisse avant sa mort.

 

Jacob répondit à sa mère : Voici, Ésaü, mon frère, est velu, et je n’ai point de poil. Peut-être mon père me touchera-t-il, et je passerai à ses yeux pour un menteur, et je ferai venir sur moi la malédiction, et non la bénédiction. Sa mère lui dit : Que cette malédiction, mon fils, retombe sur moi ! Écoute seulement ma voix, et va me les prendre.

Jacob alla les prendre, et les apporta à sa mère, qui fit un mets comme son père aimait. Ensuite, Rebecca prit les vêtements d’Ésaü, son fils aîné, les plus beaux qui se trouvaient à la maison, et elle les fit mettre à Jacob, son fils cadet. Elle couvrit ses mains de la peau des chevreaux, et son cou qui était sans poil. Et elle plaça dans la main de Jacob, son fils, le mets et le pain qu’elle avait préparés.

 

Il vint vers son père, et dit : Mon père ! Et Isaac dit : Me voici ! Qui es-tu, mon fils ? Jacob répondit à son père : Je suis Ésaü, ton fils aîné ; j’ai fait ce que tu m’as dit. Lève-toi, je te prie, assieds-toi, et mange de mon gibier, afin que ton âme me bénisse. Isaac dit à son fils : Eh quoi ! Tu en as déjà trouvé, mon fils ! Et Jacob répondit : C’est que l’Éternel, ton Dieu, l’a fait venir devant moi. Isaac dit à Jacob : Approche donc, et que je te touche, mon fils, pour savoir si tu es mon fils Ésaü, ou non. Jacob s’approcha d’Isaac, son père, qui le toucha, et dit : La voix est la voix de Jacob, mais les mains sont les mains d’Ésaü.

Il ne le reconnut pas, parce que ses mains étaient velues, comme les mains d’Ésaü, son frère ; et il le bénit. Il dit : C’est toi qui es mon fils Ésaü ? Et Jacob répondit : C’est moi. Isaac dit : Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Jacob le servit, et il mangea ; il lui apporta aussi du vin, et il but.

Alors Isaac, son père, lui dit : Approche donc, et baise-moi, mon fils.

Jacob s’approcha, et le baisa. Isaac sentit l’odeur de ses vêtements ; puis il le bénit, et dit : Voici, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni ».

.

Avec l’aide de sa mère (un N°2) et même à l’incitation de celle-ci, Jacob (un N°2) va mentir avec persévérance en vue d’obtenir la bénédiction de l’aîné, d’un N°1. Certes en Genèse 25 : 27 à 34 Esaü démontre son inaptitude morale évidente eu égard à son statut d’aîné. Il n’en est pas moins vrai que le comportement de son frère est un abus, une tentative de prendre une place qui ne lui revient pas par principe. En cela, il participe directement d’une stratégie qui l’apparente à celle de Lucifer lorsqu’il tenta de prendre la place de D.ieu. Mais la différence ici réside dans le caractère absolument indigne d’un aîné au paroxysme de l’égoïsme au point de brader son droit d’aînesse pour quelques lentilles…

 

 

 

Alors D.ieu laisse faire encore et expose l’échec d‘un N°1 humain, Esaü, et par-delà Esaü de la plupart des N°1 et D.ieu laisse un N°2 « prendre la barre » au prix de tout un scénario « mafieux ». Cher Jacob, dans quelle aventure es-tu entraîné là ?

 

4/ Après l’épisode de l’usurpation Jacob fuit sur conseil de sa mère (N°2) chez son oncle Laban, frère de sa mère (univers, atmosphère N°2) Genèse 27 : 41 à 45 : « Ésaü conçut de la haine contre Jacob, à cause de la bénédiction dont son père l’avait béni ; et Ésaü disait en son cœur : Les jours du deuil de mon père vont approcher, et je tuerai Jacob, mon frère.

On rapporta à Rebecca les paroles d’Ésaü, son fils aîné. Elle fit alors appeler Jacob, son fils cadet, et elle lui dit : Voici, Ésaü, ton frère, veut tirer vengeance de toi, en te tuant. Maintenant, mon fils, écoute ma voix ! Lève-toi, fuis chez Laban, mon frère, à Charan ; et reste auprès de lui quelque temps, jusqu’à ce que la fureur de ton frère s’apaise, jusqu’à ce que la colère de ton frère se détourne de toi, et qu’il oublie ce que tu lui as fait. Alors je te ferai revenir. Pourquoi serais-je privée de vous deux en un même jour ?

Rebecca dit à Isaac : Je suis dégoûtée de la vie, à cause des filles de Heth. Si Jacob prend une femme, comme celles-ci, parmi les filles de Heth, parmi les filles du pays, à quoi me sert la vie? »

Il fuit son frère aîné Esaü qui le hait désormais et est proche de le tuer, tant sa déconvenue est grande. Nous avons ici l’évidente répétition du scénario Caïn et Abel, sauf qu’ici le cadet échappe à la colère de son aîné. D.ieu veille…

 

Genèse 28 : 10 à 22 : « Jacob partit de Beer-Schéba, et s’en alla à Charan. Il arriva dans un lieu où il passa la nuit; car le soleil était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et il se coucha dans ce lieu-là.

Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de D.ieu montaient et descendaient par cette échelle. Et voici, l’Éternel se tenait au-dessus d’elle ; et il dit : Je suis l’Éternel, le D.ieu d’Abraham, ton père, et le D.ieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité. Ta postérité sera comme la poussière de la terre ; tu t’étendras à l’occident et à l’orient, au septentrion et au midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité. Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays ; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie exécuté ce que je te dis.

Jacob s’éveilla de son sommeil et il dit : Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas ! Il eut peur, et dit : Que ce lieu est redoutable ! C’est ici la maison de D.ieu, c’est ici la porte des cieux !

Et Jacob se leva de bon matin ; il prit la pierre dont il avait fait son chevet, il la dressa pour monument, et il versa de l’huile sur son sommet. Il donna à ce lieu le nom de Béthel ; mais la ville s’appelait auparavant Luz. Jacob fit un voeu, en disant : Si D.ieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Éternel sera mon D.ieu ; cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de D.ieu ; et je Te donnerai la dîme de tout ce que Tu me donneras ».

 

Sur la route de l’exil, Jacob est encouragé par l’Eternel qui confirme que la bénédiction usurpée est acquise. Il faudra néanmoins que Jacob quittant l’univers de son beau-père Laban retrouve son frère Esaü, s’humilie devant lui, lui reconnaissant par là son statut originel d’aîné pour qu’il soit « libéré » et puisse aller vers son destin de N°2 magnifiant des principes N°1 acquis jadis au prix de la ruse. D.ieu fait grâce mais D.ieu reste D.ieu dans Sa justice. C’est aussi le lieu d’une victoire car, si le premier N°1 Caïn a tué son frère cadet par jalousie, ici le cap crucial est dépassé et Jacob survivra. L’épisode du songe est aussi la promesse du ciel ouvert et du soutien de D.ieu pour Jacob. Un ciel ouvert qui va culminer dans un épisode des plus étrange : le combat au gué de Jabok qui est au fond une forme d’intercession, de lutte avec D.ieu très violente. Peu à peu D.ieu commence à tisser à travers les péripéties de Jacob Son grand projet de restauration pour toute l’humanité tel qu’il débutera à l’entrée du grand Shabbat du Millenium, après le retour du Messie Roi, Yeshoua.

 

5/ La suite (Genèse  29 : 15 à 30),  nous la connaissons : « Puis Laban dit à Jacob : Parce que tu es mon parent, me serviras-tu pour rien ? Dis-moi quel sera ton salaire. Or, Laban avait deux filles : l’aînée s’appelait Léa, et la cadette Rachel. Léa avait les yeux délicats ; mais Rachel était belle de taille et belle de figure.

Jacob aimait Rachel, et il dit : Je te servirai sept ans pour Rachel, ta fille cadette. Et Laban dit : J’aime mieux te la donner que de la donner à un autre homme. Reste chez moi ! Ainsi Jacob servit sept années pour Rachel : et elles furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait.

Ensuite Jacob dit à Laban : Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli : et j’irai vers elle. Laban réunit tous les gens du lieu, et fit un festin. Le soir, il prit Léa, sa fille, et l’amena vers Jacob, qui s’approcha d’elle. Et Laban donna pour servante à Léa, sa fille, Zilpa, sa servante.

Le lendemain matin, voilà que c’était Léa. Alors Jacob dit à Laban : Qu’est-ce que tu m’as fait ? N’est-ce pas pour Rachel que j’ai servi chez toi ? Pourquoi m’as-tu trompé ? Laban dit : Ce n’est point la coutume dans ce lieu de donner la cadette avant l’aînée. Achève la semaine avec celle-ci, et nous te donnerons aussi l’autre pour le service que tu feras encore chez moi pendant sept nouvelles années.

Jacob fit ainsi, et il acheva la semaine avec Léa ; puis Laban lui donna pour femme Rachel, sa fille. Et Laban donna pour servante à Rachel, sa fille, Bilha, sa servante. Jacob alla aussi vers Rachel, qu’il aimait plus que Léa ; et il servit encore chez Laban pendant sept nouvelles années ».

 

Mais découvrons ce passage peut-être pour la première fois sous un angle nouveau. Que va-t-il arriver pour l’essentiel à Jacob ? Il va se marier et se marier deux fois du fait d’un oncle (univers N°2 de la mère de Jacob) aussi rusé et trompeur que lui. Et D.ieu laisse faire et laissera encore faire beaucoup car Son plan de restauration en dépend et Sa grâce passe par là.  A ceux qui, raides, émettraient des doutes au sujet de cette patience de D.ieu face au péché, je suggère simplement de considérer la patience que D.ieu eut à leur égard et qu’Il a sans doute encore. Ayant été ainsi trompé, Jacob épousera d’abord Léa, l’aînée,  un N°1. En tant que N°2 lui-même, il est clair que Jacob avait plus d’affinités avec la jolie N°2, Rachel.

 

Eh bien, non ! Il devra d’abord assumer la N°1 et ensuite, sept jours après, il épousera la seconde. Une leçon terrible qui lui remet en mémoire l’usurpation du droit d’aînesse à l’égard de son frère Esaü. Mais D.ieu ne s’arrête jamais à nous faire récolter ce que nous semons. Il se sert des circonstances, surtout celles-là, pour nous apprendre quelque chose, que Jacob va donc apprendre pour l’essentiel.

 

Il va surtout et sans doute souvent méditer sur la question « aîné et second », N°1 et N°2, en observant impuissant les éternelles querelles et jalousies entre ses deux épouses désireuses de supplanter l’autre dans le cœur de l’époux : Jacob.

 

Genèse 29 : 31 à Genèse 30 : 24 : « L’Éternel vit que Léa n’était pas aimée ; et il la rendit féconde, tandis que Rachel était stérile. Léa devint enceinte, et enfanta un fils, à qui elle donna le nom de Ruben ; car elle dit : L’Éternel a vu mon humiliation, et maintenant mon mari m’aimera. Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit : L’Éternel a entendu que je n’étais pas aimée, et il m’a aussi accordé celui-ci. Et elle lui donna le nom de Siméon. Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit : Pour cette fois, mon mari s’attachera à moi ; car je lui ai enfanté trois fils. C’est pourquoi on lui donna le nom de Lévi. Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit : Cette fois, je louerai l’Éternel. C’est pourquoi elle lui donna le nom de Juda. Et elle cessa d’enfanter.

 

Lorsque Rachel vit qu’elle ne donnait point d’enfants à Jacob, elle porta envie à sa soeur, et elle dit à Jacob : Donne-moi des enfants, ou je meurs ! La colère de Jacob s’enflamma contre Rachel, et il dit : Suis-je à la place de Dieu, qui t’empêche d’être féconde ? Elle dit : Voici ma servante Bilha ; va vers elle ; qu’elle enfante sur mes genoux, et que par elle j’aie aussi des fils. Et elle lui donna pour femme Bilha, sa servante ; et Jacob alla vers elle. Bilha devint enceinte, et enfanta un fils à Jacob. Rachel dit : Dieu m’a rendu justice, il a entendu ma voix, et il m’a donné un fils. C’est pourquoi elle l’appela du nom de Dan. Bilha, servante de Rachel, devint encore enceinte, et enfanta un second fils à Jacob. Rachel dit : J’ai lutté divinement contre ma soeur, et j’ai vaincu. Et elle l’appela du nom de Nephthali.

 

Léa voyant qu’elle avait cessé d’enfanter, prit Zilpa, sa servante, et la donna pour femme à Jacob. Zilpa, servante de Léa, enfanta un fils à Jacob. Léa dit : Quel bonheur ! Et elle l’appela du nom de Gad. Zilpa, servante de Léa, enfanta un second fils à Jacob. Léa dit : Que je suis heureuse ! Car les filles me diront heureuse. Et elle l’appela du nom d’Aser.

Ruben sortit au temps de la moisson des blés, et trouva des mandragores dans les champs. Il les apporta à Léa, sa mère. Alors Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils. Elle lui répondit : Est-ce peu que tu aies pris mon mari, pour que tu prennes aussi les mandragores de mon fils ? Et Rachel dit : Eh bien ! Il couchera avec toi cette nuit pour les mandragores de ton fils. Le soir, comme Jacob revenait des champs, Léa sortit à sa rencontre, et dit : C’est vers moi que tu viendras, car je t’ai acheté pour les mandragores de mon fils. Et il coucha avec elle cette nuit. D.ieu exauça Léa, qui devint enceinte, et enfanta un cinquième fils à Jacob. Léa dit : D.ieu m’a donné mon salaire parce que j’ai donné ma servante à mon mari. Et elle l’appela du nom d’Issacar. Léa devint encore enceinte, et enfanta un sixième fils à Jacob. Léa dit : D.ieu m’a fait un beau don ; cette fois, mon mari habitera avec moi, car je lui ai enfanté six fils. Et elle l’appela du nom de Zabulon. Ensuite, elle enfanta une fille, qu’elle appela du nom de Dina.

D.ieu se souvint de Rachel, il l’exauça, et il la rendit féconde. Elle devint enceinte, et enfanta un fils, et elle dit : Dieu a enlevé mon opprobre. Et elle lui donna le nom de Joseph, en disant : Que l’Éternel m’ajoute un autre fils ! »

 

Voilà qu’à son tour il doit se retrouver constamment au carrefour de leurs tensions de rivales. Et D.ieu laisse faire et les naissances d’enfants se suivent : femmes et servantes accouchent et la guerre des deux sœurs semble interminable jusqu’à la naissance de JOSEPH. Il ne fait aucun doute que Jacob aura eu tout le loisir de réfléchir au fameux duo N°1 et N°2 et que c’est là un des points majeurs de sa destinée. Toutes ces querelles et tensions entre la N°1 Léa et la N°2 Rachel, y compris via les servantes mises à contribution pour fournir la descendance qui tarde à venir selon l’humeur des deux sœurs, vont déboucher sur la constitution d’un peuple de douze tribus, de douze fils, de douze N°1. L’unique fille aura une destinée spéciale mais non fondatrice quant au peuple d’Israël.

 

On peut donc dire qu’Israël, comme son père Jacob (c’est lui et non Isaac ou Abraham qui établit les douze tribus, ne l’oublions pas, et c’est encore Jacob dont le nom devient Israël), est  un peuple spécial construit dans les affres les plus totales et les plus exposées du conflit N°1 et N°2.

 

Celui-ci débuta, ne l’oublions jamais, dans la lutte initiée un jour par Lucifer, N°2 face à D.ieu N°1, et se poursuivit dans le désordre de la création initié par la chute et l’inversion de position survenue pour Eve (un N°2) discutant des principes de D.ieu avec Satan alors qu’il revenait à son époux, Adam (N°1), de le faire. Adam (N°1 originel) perdit son statut et devint une espèce de N°2 artificiel en laissant faire car, nous dit l’Ecriture, il était auprès de son épouse et ne fit rien pour intervenir (Gen. 3 : 6).

Israël, au travers d’un immense accouchement conflictuel encadré du trio Jacob, Léa et Rachel, est le peuple de la restauration de douze N°1 dont on retrouve la trace jusque dans la Jérusalem céleste puisqu’on y trouve douze portes portant chacune le nom d’une tribu.

 

C’est dire si la restauration de tout Israël, le retour de toute la descendance de Jacob, Isaac et Abraham, l’appel lancé à tous les membres perdus de ce peuple à  revenir sur leur terre et à être réconciliés avec D.ieu et Ses principes est d’une importance capitale et sera placé comme un emblème de restauration universelle de toutes les valeurs bibliques au fronton du Millenium qui est devant nous. Notons aussi que les deux sœurs en conflit seront chacune mère, l’une d’un fils qui deviendra N°1 : Juda. Il s’agit de Léa (N°1 elle aussi) et de Rachel (N°2 elle aussi), qui sera mère de Joseph qui deviendra N°2. Rien n’est laissé au hasard !

 

Nous effectuons en ce moment un parcours bien étrange puisque d’une part nous suivons à la trace le parcours d’un N°2 particulier et hors normes bibliques, savoir Jacob, et puisque nous constatons le « laisser faire » de l’Eternel qui en tirera profit. Ce parcours de N°2 en rébellion n’existe, souvenons-nous en, que parce qu’il y a défaillance des N°1 (souvenons-nous d’Adam, d’Esaü,…).

D’autre part, voici que dans la suite de Jacob bénissant ses fils nous assistons à la restauration des N°1. La chose est-elle contradictoire ? Non car, si D.ieu laisse l’homme s’égarer, c’est en finalité pour mieux restaurer Ses principes. Me suivez-vous ? Les N°2, sans la capacité du fait de N°1 défaillants, sont dans l’impossibilité de magnifier leurs principes. Ils vont donc toujours effectuer un parcours spécial. Très spécial. Nous allons encore accompagner Jacob dans un épisode des plus particuliers de toute l’Histoire biblique.

 

Mais soulignons avant cela combien Yeshoua (qui est D.ieu, donc N°1) s’est fait homme (univers N°2 face à D.ieu) pour ne rien faire d’autre que ce qu’Il a vu faire par le Père (Jean 5 : 19). C’est-à-dire que Yeshoua, admirant le principe gracieux du salut inscrit dans le cœur du Père, l’a magnifié au prix de Sa propre vie.

 

Il fut le seul qui dans un corps d’homme parvint à maintenir, bien que D.ieu Lui-même, Son statut terrestre, délibérément choisi, de N°2 dans une totale perfection. On comprendra mieux dès lors la portée profonde de Ses paroles en Matth. 5, dans les Béatitudes, car il s’agit là d’un univers complètement N°2. On n’oubliera pas que Yeshoua fut, après son parcours terrestre, élevé en gloire, au zénith de ce qui est N°1, et qu’Il est appelé le premier né de la création (Col. 1 : 15).

 

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  • Brigitte Pelletier dit :

    Quel profondeur dans ces deux principes du N.1 et du N.2
    J’attends la suite sur ce sujet.
    De penser que Dieu va nous restaurer dans nos relations
    à travers ces principes au millénium, c’est magnifique!
    Merci Haim.

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