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INSEPARABLES de Haïm Goël / Extrait N° 42 : « Ils l’ont provoqué, ils ont lancé des traits ; les archers l’ont poursuivi de leur haine ». Ceci n’est-il pas représentatif du harcèlement que met Satan à persécuter tous les N°2, ne serait-ce qu’au travers de l’égoïsme si fréquent de tant de N°1 ? Satan hait les N°2 car il sait le prix que D.ieu attache à leur parcours qui doit être un parcours de magnification de Ses principes de N°1 demeuré Lui, parfait. Satan hait aussi le parcours prophétique que D.ieu applique dans Sa grâce aux N°2 malgré leurs défaillances (Jacob l’usurpateur…) car le but que D.ieu s’est assigné doit s’accomplir : tous les N°2 qui entendront Son appel accompliront leur destin qui est de magnifier tout ce qui appartient à l’univers des N°1 et dont la source initiale se trouve en D.ieu Lui-même.

« Ils l’ont provoqué, ils ont lancé des traits ; les archers l’ont poursuivi de leur haine ».

 

Ceci n’est-il pas représentatif du harcèlement que met Satan à persécuter tous les N°2, ne serait-ce qu’au travers de l’égoïsme si fréquent de tant de N°1 ? Satan hait les N°2 car il sait le prix que D.ieu attache à leur parcours qui doit être un parcours de magnification de Ses principes de N°1 demeuré Lui, parfait. Satan hait aussi le parcours prophétique que D.ieu applique dans Sa grâce aux N°2 malgré leurs défaillances (Jacob l’usurpateur…) car le but que D.ieu s’est assigné doit s’accomplir : tous les N°2 qui entendront Son appel accompliront leur destin qui est de magnifier tout ce qui appartient à l’univers des N°1 et dont la source initiale se trouve en D.ieu Lui-même.

Bien des N°2 dans leur parcours étrange et tourmenté ne sont guère compris et c’est ce qui ne peut qu’accroître leur rejet et leur persécution par l’environnement.

 

 

« Mais son arc est demeuré ferme, et ses mains ont été fortifiées par les mains du Puissant de Jacob : il est ainsi devenu le berger, le rocher d’Israël ».

« Mais son arc est resté plein de vigueur, et les muscles de ses bras sont demeurés fermes, grâce au Protecteur de Jacob qui par là préparait la vie au rocher d’Israël » nous dit la version Zadok Kahn.

 

Saisissons-nous toute la portée de cette déclaration ?

 

1/ Il y a par intervention surnaturelle de D.ieu (le Protecteur) une capacité de survie inouïe, une « rage de vivre » qui aide les N°2 à tout surmonter. Voyez l’étrange combat de Jacob avec… D.ieu Lui-même au gué de Jabok. On est obligé d’admettre que là c’est D.ieu Lui-même qui a doté Jacob (et tous les N°2 pour peu qu’ils veuillent le vivre) d’un courage étrange dans le but de se laisser Lui D.ieu N°1 fléchir par un N°2. Profondeurs insondables du dessein divin pour la sagesse humaine…

 

2/ « qui par là préparait la vie au rocher d’Israël »

 

Oh, la richesse et la force prophétique de cette déclaration qui est en soi déjà une magnification de ce qui précède. Ainsi dans cette phrase tout entière nous avons un début de type N°1 (arc et muscles demeurés fermes, principes de la force inépuisable) et une deuxième partie qui en est l’accomplissement, la magnification qui par là préparait la vie au rocher…

Revenons au texte lui-même : ainsi la force surnaturelle accordée aux N°2, ici à Joseph et à sa descendance, est donnée pour préparer et assurer la vie au rocher d’Israël. Autrement dit pour préparer la venue du Messie, le Rocher, et assurer la vie et la survie d’Israël au travers des siècles, en tant que peuple. Israël composé de descendants de Juda sauvé par et sur le rocher Yeshoua, et gens des nations, pour beaucoup descendants des tribus perdues. Il n’est pas inutile ici de rappeler de quelle manière et vers qui Yeshoua envoya ses premiers disciples. Matth. 10 : 6 nous dit : « Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël ». La « maison d’Israël » désigne ici très clairement les restes des tribus perdues après la déportation et l’exil des tribus constituant le royaume du Nord, d’Israël, par opposition au royaume de Juda. Les deux avaient fait scission après Salomon (1 Rois 12).

 

3/ « grâce au D.ieu de ton père, qui sera ton appui » (version Zadok Kahn)

 

Permanence annoncée du soutien de D.ieu pour accomplir jusqu’au bout sa mission de N°2. Cette promesse va bien au-delà de Joseph, nous allons le comprendre.

 

« et au Tout Puissant qui te bénira des bénédictions supérieures du ciel »

 

Logiquement ce type de bénédiction ne doit-il pas revenir à un N°1 ? Eh bien non, délibérément D.ieu l’accorde à un N°2 et cela parce que le discours prophétique de grâce entamé avec Jacob se poursuit et que D.ieu veut assurer aux N°2 les moyens d’accomplir leur mission éternelle : magnifier Ses principes de N°1. Ici nous retrouvons l’esprit de ce que Jésus annonce à ses disciples lorsqu’il leur déclare qu’ils feront de plus grandes choses que Lui, qui est pourtant D.ieu !

 

«des bénédictions souterraines de l’abîme »

 

Quelle étrange promesse n’est-ce pas ? Le monde souterrain de l’abîme peut-il produire des bénédictions ? A première vue, non ! Cependant, avoir fréquenté les lieux souterrains de l’abîme peut en donner une connaissance redoutable pour Satan car le repenti revenu à D.ieu sait dès lors « bien des choses » que la naïveté du bien pensant (le frère aîné dans la parabole du fils prodigue) est totalement incapable d’appréhender. Et croyez-moi, les N°2 qui font leur parcours de Jacob rebelle et usurpateur en connaissent « un bout » et même deux sur le monde « d’en bas ». Lorsqu’ils reviennent à D.ieu  en leur jour du gué de Jabok, ils deviennent d’autant plus redoutables pour l’univers de Satan et utilisables par D.ieu de ce fait.

 

« des bénédictions de la mamelle et des entrailles »

 

Univers N°2. Faut-il développer ? Promesse aussi de fécondité magnifiant l’ordre de vie de D.ieu.

 

« les vœux de ton père, surpassant ceux de mes ancêtres atteignent la limite des montagnes éternelles, ils s’accompliront sur la tête de Joseph, sur le front de l’élu de ses frères »

 

Autrement dit : ce que ton père a acquis dans le combat de Jabok (les vœux de ton père) est au-delà de ce qui fut donné à Abraham et Isaac, est d’un autre ordre. Ces choses atteignent le sommet (les montagnes éternelles) de ce que D.ieu a souhaité de toute éternité  (que ses principes de N°1 soient magnifiés). Ici clairement la mission qui découle de l’intercession de Jacob au gué de Jabok est confiée à Joseph et à sa descendance par conséquent. Et cette mission de N°2 l’élève au-dessus de tous puisqu’elle s’inscrit sur la tête de Joseph et sur le front de l’élu de ses frères. En passant,… rappelons–nous ici la vision qu’enfant Joseph avait eue. Vision qui avait suscité stupéfaction parentale et jalousie de la fratrie.

Gen.37 : 1 à 11 : «  Jacob demeura dans le pays de Canaan, où avait séjourné son père. Voici la postérité de Jacob. Joseph, âgé de dix-sept ans, faisait paître le troupeau avec ses frères ; cet enfant était auprès des fils de Bilha et des fils de Zilpa, femmes de son père. Et Joseph rapportait à leur père leurs mauvais propos.

Israël aimait Joseph plus que tous ses autres fils, parce qu’il l’avait eu dans sa vieillesse ; et il lui fit une tunique de plusieurs couleurs. Ses frères virent que leur père l’aimait plus qu’eux tous, et ils le prirent en haine. Ils ne pouvaient lui parler avec amitié.

Joseph eut un songe, et il le raconta à ses frères, qui le haïrent encore davantage. Il leur dit : Écoutez donc ce songe que j’ai eu ! Nous étions à lier des gerbes au milieu des champs ; et voici, ma gerbe se leva et se tint debout, et vos gerbes l’entourèrent et se prosternèrent devant elle.

Ses frères lui dirent : Est-ce que tu régneras sur nous ? Est-ce que tu nous gouverneras ? Et ils le haïrent encore davantage, à cause de ses songes et à cause de ses paroles.

Il eut encore un autre songe, et il le raconta à ses frères. Il dit : J’ai eu encore un songe ! Et voici, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi. Il le raconta à son père et à ses frères. Son père le réprimanda, et lui dit : Que signifie ce songe que tu as eu ? Faut-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner en terre devant toi ?

Ses frères eurent de l’envie contre lui, mais son père garda le souvenir de ces choses ».

 

 

Et tout cela prend un relief si particulier qu’on en devient songeur si l’on réalise que Juda N°1 dispersé parmi les nations y a côtoyé immanquablement bien des descendants des tribus dites perdues… parmi ces nations. Le « génie » des deux mille ans de civilisation judéo-chrétienne serait à décrypter de ce point de vue qui n’a jamais été exploré car parmi les peuples qui ont produit cette civilisation se sont côtoyés à bien des niveaux non identifiés mais pourtant existants Juda, N°1 et les descendants des tribus perdues que l’on nomme généralement Ephraïm (N°2). La dynamique relationnelle  des principes N°1 magnifiés par des N°2 y a joué à fond. C’est une évidence qui reste à explorer !

 

 

L’IMMENSE PARCOURS ENTAME PAR LA MISE EN LUMIERE CRUE DU CONFLIT N°1 ET N°2 (ESAÜ ET JACOB DANS LE VENTRE MATERNEL) ET PERENNISE PAR LA PEDAGOGIE GRACIEUSE DE D.IEU AU TRAVERS DE  JACOB ET SA DESCENDANCE  S’AFFIRME DANS UNE ETAPE BIEN PARTICULIERE .

 

Manassé et Ephraïm, D.ieu confirme l’élection des N°2.

 

Lisons Genèse 48 : 1 à 20 : « Après ces choses, l’on vint dire à Joseph : Voici, ton père est malade. Et il prit avec lui ses deux fils, Manassé et Éphraïm. On avertit Jacob, et on lui dit : Voici ton fils Joseph qui vient vers toi. Et Israël rassembla ses forces, et s’assit sur son lit. Jacob dit à Joseph : Le Dieu tout puissant m’est apparu à Luz, dans le pays de Canaan, et il m’a béni. Il m’a dit : Je te rendrai fécond, je te multiplierai, et je ferai de toi une multitude de peuples ; je donnerai ce pays à ta postérité après toi, pour qu’elle le possède à toujours. Maintenant, les deux fils qui te sont nés au pays d’Égypte, avant mon arrivée vers toi en Égypte, seront à moi ; Éphraïm et Manassé seront à moi, comme Ruben et Siméon. Mais les enfants que tu as engendrés après eux seront à toi ; ils seront appelés du nom de leurs frères dans leur héritage. A mon retour de Paddan, Rachel mourut en route auprès de moi, dans le pays de Canaan, à quelque distance d’Éphrata ; et c’est là que je l’ai enterrée, sur le chemin d’Éphrata, qui est Bethléhem.

Israël regarda les fils de Joseph, et dit : Qui sont ceux-ci ? Joseph répondit à son père : Ce sont mes fils, que D.ieu m’a donnés ici. Israël dit : Fais-les, je te prie, approcher de moi, pour que je les bénisse. Les yeux d’Israël étaient appesantis par la vieillesse ; il ne pouvait plus voir. Joseph les fit approcher de lui ; et Israël leur donna un baiser, et les embrassa.

Israël dit à Joseph : Je ne pensais pas revoir ton visage, et voici que D.ieu me fait voir même ta postérité. Joseph les retira des genoux de son père, et il se prosterna en terre devant lui. Puis Joseph les prit tous deux, Éphraïm de sa main droite à la gauche d’Israël, et Manassé de sa main gauche à la droite d’Israël, et il les fit approcher de lui. Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d’Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé : ce fut avec intention qu’il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né.

Il bénit Joseph, et dit : Que le D.ieu en présence duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, que le D.ieu qui m’a conduit depuis que j’existe jusqu’à ce jour, que l’ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces enfants ! Qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu’ils multiplient en abondance au milieu du pays !

 

Joseph vit avec déplaisir que son père posait sa main droite sur la tête d’Éphraïm ; il saisit la main de son père, pour la détourner de dessus la tête d’Éphraïm, et la diriger sur celle de Manassé. Et Joseph dit à son père : Pas ainsi, mon père, car celui-ci est le premier-né ; pose ta main droite sur sa tête. Son père refusa, et dit : Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple, lui aussi sera grand ; mais son frère cadet sera plus grand que lui, et sa postérité deviendra une multitude de nations.  Il les bénit ce jour-là, et dit : C’est par toi qu’Israël bénira, en disant : Que D.ieu te traite comme Éphraïm et comme Manassé ! Et il mit Éphraïm avant Manassé ».

 

Mais que d‘étrangetés dans cette histoire!

 

La première aux versets12 et 13. Relisez.

Imaginons la scène : Voici Joseph face à son père Jacob devant lequel il s’est prosterné, ce qui inévitablement va engendrer quelque chose de solennel de la part de Jacob. On ne se prosterne pas devant son père pour recevoir quelque chose mais la solennité spirituelle d’un tel acte (« Enfants honorez vos parents » nous rappelle l’Ecriture en Ephésiens 6) induit une solennité spirituelle aux conséquences fortes et dès lors…

Joseph fait avancer ses deux fils, l’aîné, Manassé, il l’avance au côté droit d’Israël en vue de recevoir de la droite de Jacob la bénédiction de l’aîné et Ephraïm le N°2, il le place au côté gauche de Jacob afin qu’il y reçoive la bénédiction du second.

 

Notons certains détails apparemment secondaires et cependant porteurs de sens :

 

1/ Jacob, face à deux de ses petits-enfants (lisons le verset 5) est aveugle ou quasi (verset 10) exactement comme l’était son père Isaac. N’est-il pas intéressant qu’il faille que D.ieu aveugle dans le naturel certains hommes afin que s’accomplisse le dessein profond de D.ieu ? Il y a certainement ici une clé pour expliquer le mystère d’une partie du peuple d’Israël aveuglé sur la réalité du Messie pour qu’entrent les gens des nations dont beaucoup sont descendants d’Ephraïm. La différence dans cette histoire, par rapport à la bénédiction d’Isaac sur Jacob, est que la bénédiction transmise au second par Isaac s’est faite en trompant le père, tandis qu’ici c’est le père qui délibérément va « se tromper ».

C’est qu’entre Isaac et Jacob, il y a l’espace de toute une histoire que nous avons quelque peu dévoilée et parcourue.

 

2/ Au verset 7, on perçoit clairement l’affection, l’amour que porta Joseph à Rachel, deux fois N°2.

Ceci typifie l’amour que D.ieu/Père, N°1, porte à tous les N°2 dans leurs souffrances et leur destinée difficile du fait de la chute.

 

3/ Aux versets 4, 5, 6 et 19, Jacob répète la promesse d’une descendance nombreuse et clairement Ephraïm et Manassé y sont associés. Nous verrons au travers de l’Ecriture que dans la suite tout Israël (les tribus qui constitueront Israël, le royaume du Nord, face au royaume de Juda après la scission) prendra le nom d’Ephraïm qui plus que le nom d’une demi tribu deviendra le nom de tout un peuple. Celui-ci constituera les fameuses dix tribus « perdues » parmi les nations. Lisons Es. 11 : 13, Ez. 37, tout le livre d’Osée, etc. qui nous en parlent de manière très explicite.

 

4/ Notons encore que dans cette scène les deux fils sont présents ensemble et qu’ils sont présents UNIS, Ehad. Nulle trace de la jalousie et du conflit Esaü/Jacob. Nous avons ici en type la promesse de l’unité absolue et restaurée un jour dans le futur des N°1 et des N°2, de tous les N°1 et de tous les N°2. Jacob a incarné le conflit, le combat dans toutes ses profondeurs jusqu’aux plus laides et il a vaincu au gué de Jabok. La promesse de restauration parfaite du relationnel N°1 et  N°2 est ici installée. Et Jacob va pérenniser l’esprit de la grâce accordé par D.ieu à toute la création (N°2 face à D.ieu) en donnant la bénédiction paternelle en premier au second afin qu’il MAGNIFIE  les principes de D.ieu pour tout l’ordre créationnel que les N°1 n‘ont généralement pas pu lui communiquer.

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  • Brigitte Pelletier dit :

    Comme ces deux textes sont beaux.
    C’est profond et grandiose comment Dieu va restaurer les choses.
    Aujourd’hui, dans la prière je priais pour de la restauration en nous et
    le Seigneur m’a amené dans cette plénitude de recevoir les principes
    de Dieu dans ce retour au N.2 que je suis. Je ne pouvais me mettre en action
    parce que le Seigneur me montrait que c’était jouer le rôle d’un N.1.
    Ce moment de restauration et de prière fut merveilleux. Que la restauration soit sur vous et Élishéva. Merci pour ces principes.

    • Haïm Goël dit :

      Et ma joie est immense de découvrir la tienne. plus qu’une consolation, une douce et pénétrante jubilation sans aucune rancune. Quand ce livre fut publié un « monsieur » que je ne connaissais pas et dont je tairai le nom, en lisant simplement la quatrième de couverture avait publié sur son site une photo de ce livre barré d’un immense « INSEPARABLES FOUTAISES ». Il avait lu BDP et avait trouvé le livre nul, donc Inséparables, sans même le lire était une « foutaise ». Comme quoi l’orgueil et la grossièreté la plus violente cohabitent volontiers parfois. Dommage.

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