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INSEPARABLES de Haïm Goël / Extrait N°22 : Lisons en 1 Corinthiens 2 : 15 : « L’homme spirituel juge de tout » J’ajouterai : juge de tout correctement. Son jugement n’est pas accusation mais exacte évaluation. La justice des hommes, elle, cherche un coupable… à condamner. Celle de D.ieu cherche un criminel à dépêtrer de ses liens. N’oublions jamais que la justice de D.ieu en Yeshoua HaMashiah à la croix absout toujours le coupable ! A condition qu’il se repente bien sûr. Seulement, cela n’est pas de notre ressort mais de celui du Saint-Esprit qui va convaincre de péché !

Lisons en 1 Corinthiens 2 : 15 :

« L’homme spirituel juge de tout » J’ajouterai : juge de tout correctement. Son jugement n’est pas accusation mais exacte évaluation. La justice des hommes, elle, cherche un coupable… à condamner. Celle de D.ieu cherche un criminel à dépêtrer de ses liens. N’oublions jamais que la justice de D.ieu en Yeshoua HaMashiah à la croix absout toujours le coupable ! A condition qu’il se repente bien sûr. Seulement, cela n’est pas de notre ressort mais de celui du Saint-Esprit qui va convaincre de péché !

Donc, nous avons ainsi accès à une autre justice, une tout autre justice. Mais sommes-nous des hommes spirituels capables de juger comme cela ?

Alors on va faire un petit détour vers cette notion de jugement. Juger, qu’est-ce que c’est ? Juger n’est jamais trancher brutalement dans une situation ou un être.

Telle personne commet une faute, comment est-ce que je juge ? Je réagis selon ce que je crois être la justice. Si vous saviez le nombre de fois où j’ai vérifié qu’on devrait toujours prendre du recul même et surtout en face du mal qui se présente devant nous (rumeurs, attitudes, propos directs même), car face à ce que nous croyons être le mal, parce cela nous blesse, nous réagissons en juges immédiats et nous disons : c’est mal. Attendons ! Si nous prenions la peine de dire à la personne : « qu’est-ce que tu as voulu dire, qu’est-ce que tu as voulu faire ? » Nous découvririons souvent qu’en réalité nous avons été abusés par nos sens, notre amour défaillant, notre perception embrouillée, souvent, très souvent. C‘est ce qu’avait compris un homme comme Salomon et c’est pourquoi il demanda et obtint la sagesse.

Juger n’est jamais trancher vite, brutalement, car le sort d’un être pour quelquefois le reste de ses jours ou même la seule vérité en dépendent.
C’est, suivez-moi bien, saisir les vrais enjeux spirituels d’une situation ou d’une personne qu’il convient de faire au-delà d’apparences souvent brouillées : voyez Yeshoua face à la femme adultère. C’est comme cela que j’ai compris que, dans le cadre du ministère pastoral, lorsque vous écoutez des gens, vous allez vous rendre compte qu’il y a des tas de choses qui sont faussées en eux, dans leur conception. C’est alors qu’il faut savoir écouter le Saint-Esprit avec la sagesse de Salomon… ou celle que confère le Rouah HaKodesh à ceux qui sont sauvés, mais surtout profondément nés de nouveau donc morts, ayant rencontré le Maître dans la tombe de la mort et de la résurrection.
Lorsque quelqu’un m’annonce avec beaucoup d’aplomb parfois : « il est écrit dans la Bible ceci ou cela… » et que je réalise combien sa compréhension des Ecritures est légaliste ou saisie hors contexte, ou bien lorsque je discerne telle ou telle chose qui n’est pas bonne dans sa vie, etc., plus d’une fois j’ai réalisé qu’il était bien plus intelligent de prendre du recul avant de réagir, de parler même. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut être démissionnaire, lâche et faible ! Je ne dis pas cela, mais plutôt il vaut mieux parfois simplement prier pour que la personne arrive elle-même à découvrir là où elle se trompe, que de le lui dire en face trop tôt.
Si vous dites à quelqu’un qu’il se trompe, vous n’avez pas tort dans l’absolu, mais vous avez tort parce que vous ne l’avez pas dit au bon moment ou que vous n’avez pas eu le courage de vous taire et de simplement prier.

Par contre, faites en sorte de laisser le Saint-Esprit vous dire : « Tais-toi ! Ne dis rien maintenant, laisse-moi faire, éclairer, convaincre ! ». Je l’ai vécu avec plusieurs d’entre vous à de nombreuses reprises. Vous ne vous en êtes pas rendus compte (N.B : ce message s’adressait à des membres de nos assemblées en maisons suisses et françaises). Combien de fois n’ai-je pas entendu de vos bouches : « tu sais, j’ai réalisé que… »
Six mois après, un an après, et vous étiez émerveillés de ce que D.ieu vous avait révélé ou fait comprendre en changeant votre point de vue ! Je me souvenais, moi, de ce qu’il en était six mois avant. C’est ça, le bon jugement. Le bon jugement, c’est toujours de se dire : « Seigneur, quel est le vrai intérêt dans cette discussion ? » Quel est le véritable enjeu dans cette situation ?
« Quel est le véritable enjeu, la chose importante selon Toi, Père ? »

Il y a aussi des situations où il faut intervenir directement, il faut juger ; pas juger dans le sens accusateur. Non, il faut porter un jugement pour sauver. Ça, ce n’est pas évident et ça demande au fond de l’amour et du recul. Ça demande de savoir ce qui est important : le fait que j’aie raison ou bien le fait que je cherche l’intérêt des gens que j’ai en face de moi ? Jésus avait raison dès sa naissance. Il aurait pu naître et repartir, il avait raison. Il aurait pu nous dire nos quatre vérités, puis nous dire : « Je m’en vais ! » Il n’a pas fait ça. Il nous a supportés jusqu’à la croix. Et la puissance de la croix et l’amour de Christ continuent à amener les plus fous d’entre nous – nous sommes tous un peu fous – à un jour commencer à avoir la sagesse de D.ieu dans nos cœurs. Jésus ne nous a jamais jugés ! Aucun d’entre nous ! Il nous a aimés. C’est très important d’avoir ce recul.
Maintenant, vous allez vous rendre compte pourquoi parfois nous critiquons, nous jugeons, nous observons,… En réalité, c’est parce qu’il y a le contraire de l’amour dans nos vies : il y a de l’ambition, de l’orgueil, de la jalousie, de l’envie, l’amour de soi, etc.

Prenons deux situations extrêmement parlantes de l’Ecriture :
1/ lorsqu’on a amené devant Salomon ces deux femmes qui réclamaient toutes les deux la maternité d’un enfant.
Qu’auriez-vous fait à la place de Salomon ? Je suis sûr que chacun de nous aurait commencé par regarder les deux femmes en tentant une évaluation du type : celle-là m’a l’air bien, mais celle-là, je ne suis pas très sûr, etc.

Mais Salomon avait beaucoup d’amour et il avait le recul nécessaire, l’esprit libre.

Il a manifesté au fond que l’important n’était pas de donner une réponse, l’important était que le véritable enjeu soit révélé, soit manifesté. Donc il se méfiait de sa propre chair, il se méfiait éminemment de lui.
Je dis que l’homme spirituel, c’est celui qui sait se méfier éminemment de toutes ses réactions. Celui qui sait vraiment se méfier de toutes ses réactions, il a à mon sens compris Esaïe 32 : 1 – 2 lorsqu’il est question du retour du Messie et des princes qui gouverneront avec le Messie ; le ministère apostolique pour moi se trouve représenté par l’ombre du rocher.
L’homme qui sait se méfier complètement de lui (qui devient ombre du Rocher) est apte à recevoir la sagesse de Dieu. Alors Salomon ayant pris du recul eut un coup de génie. D’une manière claire, directe, immédiate, sans bavure, il dit au soldat : « prends l’épée et tranche l’enfant en deux ». Il avait l’espace de quatre pas, c’est-à-dire de sept secondes pour ne pas se tromper, parce que l’épée, elle, était sortie.

Mais D.ieu est infaillible, D.ieu est sûr ! Alors là, le dénouement s’est produit. Celle qui aimait vraiment l’enfant, c’est-à-dire sa mère, dit : « Non ! Non ! J’y renonce ! » Salomon considérait aussi un autre enjeu, car il n’y avait pas que le désir de ces deux femmes ; il y avait aussi l’enfant avec son poids d’identité et de destinée à protéger !

On ne parle jamais de cela. J’ai entendu prêcher ce message très souvent, et jamais je n’ai entendu parler de l’enfant ! Et cela montre aussi à quel point les gens qui prêchent sont parfois centrés sur l’humain et pas sur les pensées et les buts de D.ieu.
Qui était le plus important dans l’affaire pour D.ieu ? Le cœur des mamans ? Non ! L’enfant ! Le petit, l’être qui était peut-être le futur prophète d’Israël, que savons-nous a priori ? C’est lui que le diable voulait détruire ! Vous me suivez ?

Vous voyez combien, si nous n’avons pas cette sagesse de Salomon, nous risquons, sans même nous en rendre compte un seul instant, d’être complètement éloignés des enjeux qui sont les enjeux de D.ieu, et pas ceux des hommes.

Frères et sœurs, nous devons absolument arriver à cette sagesse, qui nous permet de juger de tout, et qui va nous permettre de rejoindre constamment, en permanence, les enjeux de D.ieu. Moi, je suis béni parce que, je n’ai pas honte de le dire, pendant quinze ans j’ai été un ministère en formation. Il a fallu que je sois près de mourir et que le Seigneur me conduise au ciel – j’ai vécu cette expérience – et glisse un énorme diamant dans mon cœur. Et c’est à présent que je peux dire que là j’ai commencé à comprendre ce qu’est cette sagesse qui va avec l’amour parfait… pour D.ieu et pour les hommes.

2/ Un autre exemple. C’est celui de Jésus lorsqu’on va placer à ses pieds une femme adultère. Vous connaissez tous l’histoire. Vous savez le recul que Jésus, qui est D.ieu fait homme, va prendre avec Sa propre Loi dictée par Lui-même à Moïse.

Jésus était avec le Père quand cette Loi a été donnée à Moïse. Une loi condamnant l’adultère à mort ! Vous rendez-vous compte ? D.ieu prend Lui-même du recul avec Sa propre Loi.
Cependant Yeshoua prend du recul : « Père, quelle est la réponse ? »

Et il se relève avec cette parole d’une sagesse… !
« Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle ». (Jean 8 : 7).

Le boomerang revient en pleine figure de l’hypocrisie, car là était le véritable enjeu de cette situation : l’hypocrisie religieuse ! La sagesse de D.ieu brise les dents du péché et du pécheur pour son propre bien. La sagesse des hommes est démoniaque, charnelle et ne règle rien.

Je ferme la parenthèse concernant le jugement. J’espère que vous avez compris un peu plus ce que veut dire : « l’homme spirituel juge de tout ». Cela n’a rien à voir avec l’épée de justice. Quand j’étais jeune converti, je vivais tout à fond et j’avais besoin de guérison et de délivrance. Dans l’église où j’étais, cela ne se faisait pas, alors on m’a jugé, et le pasteur m’a rejeté. Il m’a traité de rebelle ! Dix ans après, j’ai appris qu’il commençait à faire de la relation d’aide. Et bien, voilà un homme qui a jugé et qui n’a absolument pas compris l’enjeu de D.ieu. Attention au jugement humain précipité ! J’insiste beaucoup là-dessus parce que nous allons maintenant aborder le problème de l’abus, et nous ne devons pas devenir des justiciers charnels par rapport à nos parents. Certainement pas !

Ce que je vais développer maintenant est sensé s’adresser à des gens spirituels. Il ne faudra absolument pas que vous vous appuyiez sur ce que je vais développer maintenant pour commencer à traquer chez vos pères ou vos mères l’abus à tout prix.
Alors bien sûr, vous allez discerner chez eux telle et telle chose, mais le problème n’est pas de discerner pour discerner ; nous savons tous que nos pères et nos mères ont fait des erreurs et nous en commettons aussi si nous sommes parents.

Le problème, c’est de juger, et on en revient à ce que je disais au début : comment est-ce que je juge ? Est-ce que je vais atteindre l’objectif de D.ieu dans cette affaire ou je vais me contenter de reprocher : « tu as fait ça et ça et encore cela… » ?
Pour rappel, en préalable n’oublions jamais cette fameuse étape qui est « honore ton père et ta mère ». Si vous ne passez pas par là d’abord, vous ne serez jamais libres des abus qui vous ont été appliqués. Je le répète et c’est très important !

Alors comment vit-on cette étape préalable d’honorer ? C’est très simple. PAR LA FOI ! Votre âme, votre corps ou votre cœur vous refusent pour diverses raisons d’honorer votre père ou votre mère ? Le jour où D.ieu m’a dit : « écris une lettre à ton père » j’ai dit : « Seigneur, je n’ai que du ressentiment dans mon cœur ! »
« Tu acceptes d’écrire « m’a répondu le Seigneur?
« Oui car j’ai confiance en Toi, Toi Tu vas faire en sorte que je puisse écrire ! » ai-je répondu. J’ai pris du papier et un stylo et j’ai mis ma foi en mon D.ieu. Alors malgré l’énorme combat intérieur, j’ai écrit, ou plutôt D.ieu a écrit ! Il a pris ma main et c’était Lui le cerveau, on était soudain UN.

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