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INSEPARABLES de Haïm Goël / extrait N°28 : Voici donc mon témoignage en deux étapes essentielles.

Voici donc mon témoignage en deux étapes essentielles.

 

Première étape : la prise de conscience ou, autrement dit, D.ieu me met à bas de mon cheval. Ou la révélation que mon zèle à servir est un peu comme Paul avant sa chute de cheval, un zèle très humain, bien que je sois né de nouveau et rempli du Saint-Esprit. Un zèle mêlé de mon humanité, de l’appel et des dons venus, eux, de D.ieu.

 

Comment on devient un N°1 de D.ieu et non des hommes, une des facettes du passage du régime babylonien et pyramidal de l’Eglise à un régime biblique. Petits courages s’abstenir car la transition est extrêmement rude.

 

 

La première étape de mon chemin de Damas à ce sujet s’est faite dans une prison belge.

 

Voici bien des années, jeune évangéliste et jeune pasteur d’une assemblée pentecôtisante et malheureusement voire inconsciemment pyramidale (comme presque toujours dans ce cas. La force prégnante du moule, du modèle et du système, hélas…), je fus visité par un bouillant évangéliste français qui apporta un superbe message à l’occasion de l’ouverture de nouveaux locaux d’église à Malmédy en Belgique. Belle réunion avec présence du St-Esprit…L’évangéliste français m’entreprit alors concernant un appel ou un désir profond qu’il avait de visiter les prisons belges.

Je me mis en quête d’un aumônier et d’une prison et je trouvai vite l’un et l’autre. Rendez-vous fut pris pour une visite d’évangélisation pour les prisonniers qui désireraient écouter message ou témoignage. Quant à la prison où D.ieu m’attendait pour une expérience inoubliable, c’était le quartier de haute sécurité de la prison de Lantin à Liège.

Quelques heures avant notre passage en ce lieu qui regroupait quelques-uns des criminels les plus notoires du pays, l’évangéliste français me fit une curieuse requête : « je suis très à l’aise quant à donner mon témoignage et je suis un ancien drogué et routard, ce qui convient, mais quant à faire l’appel ensuite pour proposer à qui le veut le salut par grâce en Yeshoua, je ne me sens pas vraiment à l’aise. Veux-tu le faire ? ». Le désistement de ce frère me sembla étrange mais ressentant la paix pour faire la chose à  sa place, j’acceptai. La suite allait me démontrer que j’avais un étrange rendez-vous avec D.ieu.

L’aumônier, lui, appartenant à une confession évangélique assez hostile aux manifestations du Saint-Esprit, me fit une recommandation très appuyée. « Je te fais confiance, n’apporte rien de pentecôtiste dans cette réunion. Voici quelques années que je m’occupe de ces hommes et bien que je n’en aie quasi jamais amené un seul à la repentance et à la nouvelle naissance, j’y travaille avec acharnement et ne désespère pas. Alors, ne viens pas détruire tant d’efforts ». La suite allait lui prouver qu’il avait tort de mépriser ainsi le pouvoir du Saint-Esprit au profit de l’effort humain, seul.

 

Nous nous retrouvâmes face à une cinquantaine de détenus dont certains assez effrayants d’allure. Je me souviens d’un géant qui devait faire son bon deux mètres et peser bien au- delà des cent kilos. Je me souviens surtout de la façon peu rassurante dont il scrutait le jeune évangéliste en cravate, fringant et dynamique que j’étais alors. Je me souviens aussi de son sourire en coin peu engageant, hum !

Nous étions confinés avec ces prisonniers et quelques gardiens seulement dans cet unique lieu de la prison consacré aux activités « culturelles » et autres, dans un espèce de mini-théâtre, ma foi assez joli, moderne d‘aspect, bien que le tout restât bien inquiétant. Un des détenus m’avait confié avec un air de folie vraie ou simulée que sa spécialité était d’attaquer les femmes-policiers à coup de tronçonneuses. Forfanterie, vérité ? Franchement j’étais bien incapable de discerner, vu l’allure très patibulaire de l’individu. D’autres vinrent se vanter d’autres choses non moins inquiétantes.

 

J’installai sur l’estrade mes cartons de nouveaux testaments prévus pour une éventuelle distribution et présentai l’orateur.

Il donna le témoignage assez spectaculaire de sa conversion qui démarrait ainsi : « Un beau jour en Inde, réfugié sur le toit d’un immeuble du haut duquel j’avais choisi de me suicider, je criai : D.ieu si tu existes, prouve-le, car je ne puis croire que tu aies choisi de me laisser mourir ainsi. Et c’est alors qu’une main puissante me repoussa du bord du toit et me fit tomber sur le dos… » Les détenus encadrés de deux ou trois gardiens écoutèrent et au terme de son récit l’évangéliste se tourna vers moi et me tendit le micro. C’était à mon tour d’intervenir en faisant un court commentaire et un appel à la conversion.

Au moment de parler, D.ieu me glissa cette simple déclaration : «  je vous aime… » D.ieu me dit : « Dis-leur simplement : je vous aime ! Dis-leur cela, rien de plus ! ».

 

Je m’exécutai immédiatement et regardant l’assemblée des prisonniers je leur dis : « je vous aime » comptant sur le Rouah HaKodesh pour la suite du discours. Il n’y eut pas de suite. Il y eut un soudain et phénoménal vacarme mêlé de grondements outrés, de cris, de sifflets, et de réponses du style : « viens là ma puce, je vais te faire voir des « je vous aime ! ». J’en passe et de pires. Bref.

 

Le Seigneur me parla à nouveau ; « répète-leur la même chose ! Je vous aime ! ».

Malgré les cris menaçants et le géant qui s’était dressé le poing levé avec plusieurs autres, je répétai plein d’assurance : « je vous aime ! ».

Inutile de vous décrire la suite en détails. Vous l’imaginez, je crois. Cette fois, presque tous étaient debout, les pieds battaient le sol et la poussière s’élevait. Les gardiens se précipitèrent pour s’interposer tout en me jetant des regards mi-interrogateurs, mi-désapprobateurs. Mais leur message visuel était clair : stop ! Un peu plus et c’était l’émeute !

Que faire ? Le Seigneur vint à mon secours et en une fraction de seconde me donna une vision et un nouvel ordre de parole. La vision fut la suivante : Un thermomètre avec dans sa colonne de verre un liquide bleu et une température de 12 ou 13 degrés. L’Esprit me dit : « cela c’est la force humaine de ton amour comparé au mien, 13 degrés. Peu, trop peu face aux circonstances du jour. A présent répète cette même phrase : je vous aime ! ».

Je m’exécutai sans aucune hésitation car sous l’onction et malgré les regards des gardiens et des prisonniers.

 

Un silence total s’établit, la présence de D.ieu devint manifeste, les hommes s’assirent, certaines têtes s’abaissèrent et j’enchaînai tout simplement avec cette invitation : « que ceux qui veulent recevoir le pardon de leurs pêchés et le salut gracieux en Jésus-Christ s’approchent, je leur remettrai aussi un Nouveau Testament ». Quelque chose comme vingt-cinq d’entre eux s’approchèrent de l’estrade. Certains se mirent à genoux spontanément. Les larmes coulaient. L’émotion que je ressentais mêlée à la présence de D.ieu et la leçon que commençait à m’enseigner très en profondeur D.ieu Lui-même sur ce grand mystère  (voir Ephésiens ) et ministère de l’amour ont fait que j’ai oublié la suite des événements et comment nous avons prié. Je me souviens juste de ce petit homme d’une trentaine d’années s’accrochant à moi, la voix pleine de repentance et d’effroi devant son péché. Il me disait, presque en criant : « Pasteur, moi, j’ai abusé ma jeune sœur et je l’ai tuée. Croyez-vous que D.ieu puisse pardonner une telle chose ? »

 

La rencontre la plus radicale était en train de survenir entre la croix et la condition humaine dans son expression la plus totalement coupée de la sainteté de D.ieu.

Nous finîmes par distribuer les Nouveaux Testaments mais les prisonniers ne voulaient pas nous laisser repartir et après moult demandes de leur part, l’aumônier, incrédule quant au Saint-Esprit, négocia une rencontre supplémentaire et immédiate à l’étage supérieur où nous échangeâmes encore avec les détenus. Certains tinrent à nous faire voir leur cellule et nous eûmes à prier.

Ce jour-là en repassant les lourdes et terribles portes géantes de la prison je commençai à méditer sur ce thermomètre et ses treize degrés de mon pauvre amour seulement humain… D.ieu allait commencer en moi un travail qui culminerait dans une révélation reçue au ciel : la deuxième étape de mon chemin de Damas.

 

De manière moins spectaculaire au travers de ces trois « je vous aime » d’essence différente, D.ieu venait de me jeter à bas de mon cheval. Je continuai néanmoins ma route de serviteur, prêchant avec onction et la belle « gymnastique » des dons spirituels combinés : paroles de connaissances, de sagesse, don de foi, etc., guérissant les malades, prophétisant, plantant des assemblées, visitant quatre continents avec un ministère itinérant. Secrètement j’étais hanté par deux choses  que je désirais fortement  et qui en même temps me faisaient parfois peur : voir le Seigneur était la première. Comprendre, vivre pleinement comme D.ieu le vit cet amour dont la présence était si bouleversante qu’elle pouvait agir radicalement comme nous venions de le vivre dans ce lieu terrible, une prison, était la deuxième. Au travers de ces préoccupations intimes une autre vint se greffer. Je réalisai combien je n’étais pas seul concerné par ces besoins et combien le relationnel entre croyants, serviteurs y compris, était loin de correspondre à ce qu’en dit la Parole.

 

Les structures même de ce que l’on appelle l’Eglise m’apparurent dès lors souvent bancales, non bibliques. Tout cela était-il relié de près ou de loin à cette absence de révélation de qui est D.ieu dans Sa nature profonde ? Je le crois, car là où la nature profonde de D.ieu n’a pas été révélée au point de mettre chacun à bas de son cheval, la vérité ne peut rayonner que partiellement et l’égoïsme et l’orgueil limitent grandement un relationnel confronté à bien des écueils.

J’étais profondément lassé du climat d’une rencontre de pasteurs à laquelle je participais en France où jamais je ne ressentis, sinon de façade, cette unité supposée être puisque nous étions du « Plein Evangile ». Mais bien d’autres choses sourdes (clans, critiques hypocrites, mensonges, comportements politiciens bien plus que fraternels) et peu réjouissantes empêchaient qu’une réelle présence de D.ieu puisse vraiment couronner nos rencontres. Je me mis dès lors en chemin pour proposer à quelques frères quelque chose de différent.

 

J’étais sur un chemin particulier : la révélation fondamentale de l’amour parfait de D.ieu au travers d’une rencontre personnelle à laquelle j’aspirais profondément. De ce fait tout ce qui n’était pas biblique heurtait mon esprit et durant toutes ces années D.ieu m’interdit l’adhésion à toutes dénominations ou organisations religieuses. Il me fut pourtant proposé une vice-présidence de mouvement et même une présidence d’œuvre missionnaire durant ces années. Mais je me tins à l’écart, car D.ieu me l’avait demandé et chaque fois que le « succès » était au rendez-vous du ministère le Seigneur m’invitait secrètement à m’en écarter, me soufflant à l’esprit la pensée suivante : « Tu n’es encore qu’en préparation pour quelque chose de bien plus grand »

 

Sur ce chemin exigeant, la disponibilité que me commandait D.ieu et Sa recommandation de ne pas rechercher à faire partie d’une structure humaine fut mal interprétée très souvent comme de l’indépendance, donc de l’orgueil et un supposé manque d’amour et d’humilité. Les malveillances vinrent avec des flots ininterrompus de calomnies et mensonges de toutes sortes et souvent de la part d’autorités religieuses elles-mêmes. Un leader proclama un jour en public : « Cet homme, je vais le casser ! ». Il parlait de moi.

 

Très clairement, il écoutait sans contrôle et utilisait contre moi tout ce qu’il entendait de pernicieux à mon égard. Ce leader mourut peu de temps après. Attention les N°1 ! Un N°1 qui casse un ou des N°2, s’il ne se repent pas, s’expose à un jugement sévère. Cela se passa en France.

 

En Belgique où je débutai dans mon appel, établi par deux hommes de D.ieu dans l’assemblée des Ardennes où je vivais, le staff d’une puissante dénomination sous l’impulsion d’un serviteur qui avait pourtant reconnu mon appel mena une guerre totale en vue de me déconsidérer. La raison profonde était la jalousie ou l’esprit de domination pyramidal.

 

Plus encore, ce fut Satan qui se déchaîna, je fus, d’autant plus que je n’étais pas « protégé » par une dénomination, souvent en butte à l’irrespect et l’immoralité de « croyants qui se révélèrent boiteux », car que craindre d’un homme « non protégé » par une institution ? Dès lors tous les coups furent souvent permis et j’entrai de pleins pieds dans une lutte à mort avec Satan sur un terrain où l’extrême authenticité obligée mettait en valeur la vérité de tous et de chacun.  Il faut ajouter que, dès mon adolescence et même mon enfance, je fus toujours avide d’authenticité, ce qui me poussa un jour, par exemple, par le fait d’une étonnante sensibilité spirituelle d’enfant à exposer sans réellement en prendre conscience la dérive morale d’une personne adulte en pleine réunion mondaine. Méfions-nous, ou plutôt réjouissons-nous, de la terrible innocence dans le cœur des enfants et de leur soif de vrai. Elle peut être redoutable dans son expression.

 

Attention, des yeux et des oreilles que l’on ne trompe pas nous observent en toute innocence !

 

Partant du fait qu’il est évident que Yeshoua le Messie, le Christ, a vaincu Satan à la croix, il faut donc admettre que ces luttes avec l’ennemi sont permises par pure pédagogie par le Seigneur. J’ai donc marché durant des années sur « ma route de Damas » alternant moments puissants dans le ministère avec maints miracles (voyez mon livre témoignage : L’os brisé de la raison et la foi triomphante !) et temps d’intenses persécutions le plus souvent en provenance de l’Eglise elle-même.

 

Comme dit plus haut dans ce livre, je convainquis donc quelques frères d’initier un type de rencontres basé sur un tout autre relationnel que celui du « mon ministère, mon appel, mes expériences puissantes » d’abord. Je convainquis deux amis prophètes bien connus en France de tenter ce genre d’expérience ensemble en élargissant progressivement le cercle. Ces rencontres furent baptisées « Rencontres d’hommes de bonne volonté ». Un des deux prophètes  a ensuite repris sans vergogne cette idée et cette appellation dans le cadre du site web de son œuvre.

 

En quoi consistaient-elles ces rencontres? J’introduisais généralement celles-ci d’un très court message que le Seigneur faisait toujours tourner autour de la préoccupation de base et prétexte à ces rencontres. Ensuite pour briser la dynamique habituelle du « que le meilleur », (hum !), parle et prenne insensiblement autorité, je donnais au dernier venu parmi nous l’occasion la plus ouverte possible de s’exprimer sur… lui, sa relation avec D.ieu, son vécu de jeune ou moins jeune ministère, ses attentes, sa vision, ses souffrances (rejet, incompréhension, etc.). Ensuite les frères réunis se mettaient en prière pour l’intéressé et l’onction prophétique relâchée faisait sa large part ? Combien furent ainsi écoutés, entourés, aimés, restaurés, encouragés. Un des deux prophètes qui menait à l’époque un difficile combat pour la reconnaissance de son ministère au sein de sa structure bénéficia, bien avant cette reconnaissance, d’encouragements non négligeables au sein de ces rencontres et de ma part dans l’accueil personnel que je lui fis plus d’une fois à mon domicile dans des moments de désarroi. Il bénéficia aussi de conseils nécessaires à certains moments cruciaux.

 

L’entreprise était belle, mais était-ce qu’elle n’était encore que le fruit et l’aboutissement de mes questionnements seuls en matière de relationnel biblique ou manqua-t-il seulement de courage et d’amour vrai à certains, elle ne résista pas à une attaque de Satan et elle révéla en fait que personne n’avait de tout cœur et en profondeur intégré le véritable enjeu de celle-ci ! L’individualisme et la priorité donnée à l’appel personnel prirent en terme le pas sur une gestion biblique et  sans compromis à l’occasion d’une crise qu’il aurait pourtant été aisé de dénouer tant les éléments pour le faire étaient disponibles.

 

Un « pasteur » pur produit d’un pyramidal hyper charnel demanda à joindre notre équipe de serviteurs, cette équipe ayant reconnu mon ministère apostolique (ce qu’elle n’était pas la première à faire). Cet homme dont je tairai le nom me demanda de l’aide pour venir au secours de son  assemblée en grande difficulté. J’acceptai après prière et consultation de l’un des deux prophètes et pasteur  qui m’encouragea à aller de l’avant dans ce projet. Cet homme habile, connu  et écouté m’ayant jadis écrit une lettre de recommandation pour les églises d’Italie, ceci indiquant notre degré de confiance mutuelle, jouissait à mes yeux d’un capital de confiance comme conseiller.

 

Nous oeuvrâmes d’arrache-pied, un ancien et moi pour aider cette assemblée en perdition, proposant avec des trésors de délicatesse des changements au sein de la structure de l’œuvre construite de toute évidence sur la chair bien plus que sur des qualifications spirituelles. Le « pasteur » louangea régulièrement notre travail, notre abnégation, etc.

 

Cette assemblée avait été créée par Marie-Hélène Moulin une femme, (un N°2…) qui y avait établi un couple de pasteurs (selon ce qui nous fut déclaré). Etrange couple pastoral car l’épouse hélas faisait des séjours réguliers en hôpital psychiatrique. Les conflits dans le couple et la famille étaient très profonds. Mon épouse, un ancien et moi eûmes à subir des moments particulièrement pénibles et humiliants dans ce contexte de conflits permanents. Nous persévérâmes néanmoins par souci des âmes.

 

Le « pasteur » un beau jour annonça clairement à toute l’assemblée, après une fugue mémorable de son épouse, qu’il souhaitait transmettre les rênes à notre assemblée de Gap ainsi qu’à mon ministère. C’est alors que la comptable (fraîchement établie après dix années de fonctionnement de l’assemblée) me prévint qu’il n’avait jamais existé jusqu’il y avait y peu la moindre comptabilité dans cette œuvre. Selon mes calculs c’était donc plus d’un million de francs français de l’époque qui avaient été collectés dimanche après dimanche et gérés au travers de deux cartes bleues, l’une pour le pasteur, l’autre pour son épouse. Vérification faite auprès du « pasteur » et des documents d’assemblée, il s’avéra qu’outre une Assemblée Générale fondatrice il n’existait aucune trace d’une quelconque autre AG ni réunion de bureau ni la moindre trace de comptabilité. La chemise de l’association était vide…

 

Ainsi cet homme avait géré avec son épouse les finances de cette oeuvre au seul gré de ses décisions propres grâce à deux cartes de banque. Je lui signifiai qu’il était impossible pour notre assemblée de Gap d’accepter un transfert dans ces conditions et qu’il lui fallait procéder à une dissolution, après quoi nous proposerions aux âmes de l’assemblée le redémarrage de l’œuvre sur de nouvelles bases. Ce fut fait, la structure fut dissoute, le « pasteur » se retira en nous laissant la responsabilité spirituelle complète de ses anciennes brebis.

 

Nous choisîmes alors de donner à tous un temps de relâche car tous étaient fatigués par les péripéties imposées par la famille de l’ancien responsable durant les derniers mois. Nous l’étions aussi… Un temps de réflexion s’imposait. Nous décidâmes de fixer ce temps de repos à deux mois pour laisser à chacun le loisir de choisir une assemblée de la région ou de recommencer ensuite quelque chose de neuf avec nous. Après ces deux mois tous étaient au rendez-vous y compris l’ancien responsable.

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